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4 Août 2006

[ 35: 2 Août 2006]

 

Lutte autour du premier ministre d’après dialogue : Comment les extrémistes ont installé Edem Kodjo, et comment ils le renforcent

Depuis longtemps, le combat pour l’alternance politique a toujours été une lutte entre le pouvoir et l’opposition principalement entre le RPT et l’UFC. Car l’adhésion populaire est toujours allée à l’UFC si bien qu’on a l’impression que sans elle aucun parti ne peut parvenir au pouvoir. C’en est toujours ainsi de toutes les élections les présidentielles de 1993, 1998, 2003 et 2005 tendant à faire de l’UFC la seule opposition vraie. Récemment et suite à l’élection présidentielle  du 24 avril 2005, il s’est agi de désigner un Premier Ministre dans l’opposition en vue d’harmoniser cette crise de confiance. Me Yawovi Agboyibo, leader du CAR et actuel Président directoire du dialogue inter togolais était bien placé pour occuper ce poste.

Cependant les tractations, les attaques arrière de ses camarades de l’opposition traditionnelle, par manque de confiance pour lui, ont plutôt préféré que le poste leur échappe et qu’il aille plutôt au RPT qu’à Agboyibo. C’est ainsi que contre toute attente, Edem Kodjo fut désigné par Faure comme PM en juin 2005.Tous s’accordaient pendant ce temps que Kodjo était assis sur un siège éjectable et ne ferait qu’au plus 6 mois. Si des consultations engagées entre Faure et l’opposition étaient sérieusement menées et un accord avait été dégagé il ne fait aucun doute que Kodjo s’en irait depuis.

Mais des atermoiements, des conflits, des calculs politiciens ont fait que Edem Kodjo a perduré et a gagné au fil du temps jusqu’à franchir le cap d’une année .Un an de bilan tout à fait critique mais n’empêche que le coq a chanté et a réveillé plus d’un togolais. Le dialogue national qualifié de dernière chance  doit nécessairement déboucher sur l’organisation des élections législatives mais au préalable  la formation d’un gouvernement d’union nationale donc du choix d’un nouveau Premier Ministre. Nous sommes parvenus à une importante étape du dialogue :le paraphe de l’accord politique de base le 06 juillet dernier par 7 des 9 délégations au dialogue et le choix d’un probable Premier Ministre est imminent .Loin de tirer des leçons et s’unir pour cette fois-ci et bénéficier du poste tant convoité du PM,  l’opposition se mord toujours le nez et
la CDPA et l’UFC n’hésitent pas à classer Me Yawovi Agboyibo comme d’entente avec pouvoir ; lui qui a paraphé avec les autres l’accord de base rejeté par ses deux camarades. Conséquence :L’UFC et la CDPA combattent de nouveau férocement le CAR. Cela peut profiter une fois encore au PM Kodjo de renforcer son entente et sa confiance avec Faure ainsi se maintenir au poste. L’opposition n’aura que ses yeux pour pleurer.

    La Rédaction

 
Peau neuve à la CNDH : Les nouveaux membres donneront-ils un autre souffle à la CNDH ?

17 nouveaux membres de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH)ont été désignés par les députés au cours d'une session extraordinaire le lundi dernier. Elus au bulletin unique par 73 parlementaires sur les 81 inscrits, les 17 nouveaux membres de CNDH se retrouveront prochainement devant la même Assemblée pour la prestation de serment. Une autre étape vient ainsi d'être franchie par le Gouvernement vis-à-vis de l'Union Européenne. En effet le choix des 17 membres élus de la CNDH s'inscrit dans la logique des 22 engagements souscrits par le Togoet répond  au même esprit que c la réorganisation de la Haute Autorité de l'Audiovisuelle et de la Communication (HAAC) en vue pallier au déficit démocratique et au manque de respect des droits de l’homme au Togo.

La CNDH  a été une institution clé dans la promotion des droits de l’homme et des premiers pas dans la démocratisation au Togo Ellle a connu des orientations diverses par la personne de ses présidents.

Instituée en 1987, la CNDH a connu à sa tête comme premier président Me Yawovi AGBOYIBO, un artisan à l'époque conciliateur et qui a contribué à l'éveil démocratique au Togo. Vint ensuite Me Dovi  Ahlonko un va-t- en guerre contre les dérives du feu président Eyadema, et qui paie sa témérité par un exil depuis 1992.après Me Dovi, on a constaté une sorte d’inféodation de la CNDH au pouvoir jusqu’à un nouveau sursaut ces derniers temps.

Qui sera donc le prochain Président de la Commission ? Comment va-t-il se prendre ? Un regard hâtif sur le choix des membres semble rassurer quelque peu. Les Me Traoré Tchassona, Sylvain Attoh-Mensah, Octave N .Brohm, le Rvd Gelewonou Woglo et consorts présents au sein de la commission amènent  à prendre le risque de leur faire confiance tout en les mettant au défi. Heureusement que le Président de l'Assemblée Nationale, El Hadj Abass Bonfoh leur a lancé comme avertissement: « Vous devez donner un souffle nouveau à la CNDH et faire comprendre aux citoyens et à l'Etat leurs droits et devoirs, deux valeurs fondamentales et importantes pour notre jeune démocratie ».

Jean Abot

 
Combat judiciaire Le Changement-Dupuydauby : L’ATOPAP surprise en flagrant délit de ...

Le journal «Le Changement», dans sa parution N° 29 du 29 juin 2006, avait émis un doute profond sur le caractère réellement neuf des 2 grues géantes que la SE2M et SE3M ont faites inaugurer en grande pompe par le Chef de l’état, Faure Gnassingbé le 26 juin 2006.  Pour Jacques Dupuydauby,  le directeur général des 2 sociétés, cet article du confrère est une information mensongère, diffamatoire et sans fondement. Il a par conséquent porté plainte contre le journal en citation directe, et la dote de l’audience qui a été fixée au mercredi 25 juillet 2005.

La citation directe en justice du journal Le Changement a suscité un grand courant de solidarité. D’autres médias, des associations de journalistes, des avocats et même un parti politique se sont portés aux côtés de Kouamivi Amouzouvi, le directeur de la publication et de Laurent Zankli, son directeur de la rédaction. Au nombre de ces réactions, on a aussi noté un communiqué de presse de l’Association togolaise des patrons de presse (ATOPAP) signé par son président en date du  24 juillet 2006.

L’ATOPAP faisait croire dans son communiqué que sur son intervention, un règlement à l’amiable aurait été négocié entre Le Changement et Dupuydauby, et que ce dernier aurait retiré sa plainte. Les confrères Amouzouvi et Zankli de leur côté nous avaient confié qu’ils n’étaient au courant de rien.

Et pourtant le journal « 
La Matinée», membre de l’ATOPAP, avait mis sa satisfaction du retrait de la plainte de Dupuydauby à la une dans sa parution de la semaine dernière.

Le journal Tingo-Tingo, autre poids lourd de l’ATOPAP a titré le mercredi 25 juillet 2006 que «l’ATOPAP  a sorti Le Changement des griffes de la justice ».

Mais malgré tout ce matraquage, les amis du Changement ont bel et bien comparu ce mercredi 26 juillet, ce qui veut dire que le sieur Jacques Dupuydauby n’avait jamais retiré sa plainte. L’audience a d’ailleurs été repoussée au 8 août 2006, après que le président de la Cour a fixé la caution à 75.000 FCFA pour Dupuydauby.

On aurait pu croire à une blague de mauvais goût de la part des membres  de l’ATOPAP s’il ne s’était pas agi d’une affaire sérieuse de justice et si les prévenus n’étaient pas des confrères journalistes, des gens qui sont bien connus dans le petit monde de la presse togolaise. A moins que ce soit la nouvelle forme de mode de confraternité.

SAS

 

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