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Il n’est pas du tout aisé d’être un visionnaire et de prédire les
événements bien longtemps à l’avance. Lorsque
Gabriel Dosseh-Anyron, il y a un an, avait osé
briser la glace de l’adversité et accepté d’entrer
dans un gouvernement présidé par un Gnassingbé du
RPT, les condamnations avaient afflué de toutes
parts. Parce que jusque-là, militer à l’UFC
signifiait qu’on considérait tout ce qui
s’apparentait de loin ou de près au RPT et aux
Gnassingbé comme la peste même.
Dosseh-Anyron avait plutôt perçu cela comme un
problème de génération au sein de l’opposition. La
jeune classe devait prendre ses responsabilités et
se démarquer, au besoin, des aînés qui, malgré tout
le respect dû à leurs sacrifices passés, ne
commencent pas moins à avoir leur vie de derrière
eux. La jeune génération, elle, devait résolument
aller de l’avant. Et prendre attache au besoin avec
le camp au pouvoir, sans toutefois se renier et se
trahir. Dosseh-Anyron est en train de démontrer
qu’on peut travailler avec le RPT sans se laisser
toutefois phagocyter par ce parti.
Aujourd’hui, dans toutes les tendances de
l’opposition, on rencontre le pouvoir RPT. En plein
jour comme dans les coulisses. On murmure qu’on
négocierait avec acharnement autour de postes à
occuper et de garanties à s’accorder mutuellement.
On ne peut rien faire de tout cela, si on ne
commence pas à être ensemble, à s fréquenter, à
apprendre à se connaître. Tout en restant
différents. Participer à l’action commune tout en
restant réaliste et faire ensemble les petits pas
qui conduisent résolument à bâtir ensemble la patrie
commune, c’est le slogan du NID. Qui dit mieux ?
SAS |