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1er juillet 2006

[ 30 du 28 juin 2006]

Et si Gabriel Dosseh-Anyron avait raison avant l’heure ?
 
 

Il n’est pas du tout aisé d’être un visionnaire et de prédire les événements bien longtemps à l’avance. Lorsque Gabriel Dosseh-Anyron, il y a un an, avait osé briser la glace de l’adversité et accepté d’entrer dans un gouvernement présidé par un Gnassingbé du RPT, les condamnations avaient afflué de toutes parts. Parce que jusque-là, militer à l’UFC signifiait qu’on considérait tout ce qui s’apparentait de loin ou de près au RPT et aux Gnassingbé comme la peste même.

Dosseh-Anyron avait plutôt perçu cela comme un problème de génération au sein de l’opposition. La jeune classe devait prendre ses responsabilités et se démarquer, au besoin, des aînés qui, malgré tout le respect dû à leurs sacrifices passés, ne commencent pas moins à avoir leur vie de derrière eux. La jeune génération, elle, devait résolument aller de l’avant. Et prendre attache au besoin avec le camp au pouvoir, sans toutefois se renier et se trahir. Dosseh-Anyron est en train de démontrer qu’on peut travailler avec le RPT sans se laisser toutefois phagocyter par ce parti.

Aujourd’hui, dans toutes les tendances de l’opposition, on rencontre le pouvoir RPT. En plein jour comme dans les coulisses. On murmure qu’on négocierait avec acharnement autour de postes à occuper et de garanties à s’accorder mutuellement. On ne peut rien faire de tout cela, si on ne commence pas à être ensemble, à s fréquenter, à apprendre à se connaître. Tout en restant différents. Participer à l’action commune tout en restant réaliste et faire ensemble les petits pas qui conduisent résolument à bâtir ensemble la patrie commune, c’est le slogan du NID. Qui dit mieux ?

SAS

 

 

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