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Le dialogue politique, national est enfin annoncé pour
le vendredi 21 avril à 09h30 au Corinthia hôtel 2
février.
Y seront représentés le Rassemblement du peuple togolais
(RPT) au pouvoir, l'opposition traditionnelle telle que
cela avait été entendu en 1999, à savoir : Union des
Forces de Changement (UFC), Comité d'Action pour le
Renouveau (CAR), Convention Démocratique des Peuples
Africains (CDPA), Convention Patriotique Panafricaine (CPP)
et Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR). Deux
associations de femmes représenteront la société civile.
Il s'agit de Groupe Femme, Démocratie et
Développement (GF2D) et le Réseau des Femmes Africaines
Ministres et parlementaires (REFAM/Togo).
Chacun de ces partis et associations comptera cinq
délégués, et en face, il y aura le gouvernement bien
sûr.
Le dialogue va se tenir à Lomé au Togo. A ce niveau, le
gouvernement présidé par Faure Gnassingbé semble donner
satisfaction à l'UFC qui ne voulait pas de Ouagadougou,
la capitale du Burkina Faso, ou de quelque terre
étrangère. Par contre, sur la présence éventuellement
d'un médiateur, il n'y a aucun signe venant du
gouvernement. Or, l'UFC a toujours dit et répété à qui
voulait l'entendre qu'elle ne participerait à aucun
dialogue sans la présence d'un médiateur qui soit à son
goût. On attend alors l'UFC : ou elle abandonne son
exigence de médiateur et participe au dialogue, ou elle
s'y accroche et laissera les assises se dérouler sans
elle. De toute façon le gouvernement est clair : " le
dialogue se fera avec ou sans tel ou tel parti ", disait
encore le ministre Gilbert Bawara de la coopération le
lundi 10 avril. L'UFC n'aura pas le soutien de ses pairs
de ce qu'on appelait il n'y a pas longtemps " opposition
radicale ". La CDPA du Prof. Léopold Gnininvi s'est
toujours montré disposé à aller au dialogue, sans
conditionnalités particulières. Depuis Paris en France
où il se trouvait lundi en provenance de Windhoek en
Namibie, Me Yawovi Agboyibo nous a bien confirmé que le
CAR sera bel et bien présent au dialogue vendredi avec "
une prudence optimiste ".
Les sujets qui seront à l'ordre du jour du dialogue,
ainsi que sa durée figurent en annexe dans une synthèse
que le gouvernement a remise à la dernière mission que
l'Union Européenne a dépêchée dans notre pays, pour
évaluer justement l'exécution des 22 engagements d'avril
2004.
Le dialogue national, on en a tellement parlé, on en
attend tout. On verra les divers protagonistes à l'œuvre
dès vendredi, et ces dix jours durant. Les seules armes
admises seront la pertinence des propositions ainsi que
la force et la rigueur de leurs argumentations. Le
dilatoire, les chantages, les menaces et autres
intimidations, l'esprit de critique rétrograde, le refus
d'aller… n'auront plus droit de cité.
Du dialogue inter togolais de juillet 1999 à
aujourd'hui, en passant par la signature des 22
engagements en avril 2004 et la mort du président
Eyadema le 5 février 2005, les réalités politiques
togolaises ont énormément évolué. La CPP et le PDR
notamment sont au gouvernement, mais tiennent à ne pas
se faire confondre au RPT. Le CAR et la CDPA expriment à
présent ouvertement leurs divergences d'appréciations
avec l'UFC. Le parti de Gilchrist Olympio lui-même est
traversé par des contestations récurrentes. C'est dire
que le moins qu'on puisse attendre de ce dialogue, c'est
qu'il débouche sur un compromis positif qui fasse
repartir le Togo sur de nouvelles bases.
SAS |