|
Alors que les forces de sécurité
sont lancées à ses trousses pour
atteinte à la sûreté de l’Etat et
association de malfaiteurs, le
leader du Rassemblement pour le
soutien de la Démocratie et du
Développement Harry Octavianus
Olympio assigne en justice la
plupart des barons du
Rassemblement du Peuple Togolais,
parti au pouvoir, pour avoir selon
lui, planifié et exécuté le 05
février 2005, un coup d’Etat avec
violence aggravée, utilisation
illégale et abusive de la force
armée et mort d’hommes.
La plainte vise aussi bien Zakari
Nandja, Chef d’Eta major au moment
des faits, Assani Tidjani,
ministre de la défense au moment
des fais, Koki Sama, premier
ministre au moment des faits ;
Kofi Atsu Amégah, président de la
Cour Constitutionnelle ; que les
frères Faure et Kpatcha Gnassingbé,
les principaux chefs d’orchestre
du coup d’Etat selon M Olympio.
Pour leader du RSDD, la succession
de Gnassingbé Eyadema par son fils
dans la nuit du 05 février est une
violation caractérisée de la
constitution, et constitue un
crime imprescriptible contre la
Nation.
Prenant appui sur les différents
rapports post-électoraux,
notamment le rapport de la
commission d’enquête instituée par
décret signé de l’actuel chef d’Etat,
M. Olympio estime dans sa plainte
que les faits de coup d’Etat sont
établis et demande à la justice de
statuer en vue de sanctionner les
coupables, leurs complices qu’ils
soient civiles, militaires ou
politiques.
Au lendemain de l’annonce de sa
plainte, le procureur de la
république Robert Bakaï a indiqué
que Harry Olympio, soupçonné
d’être impliqué dans l’explosion
d’engins incendiaires contre le
camp de gendarmerie nationale de
Lomé, est recherché par la
justice.
Le 26 février, des hommes non
identifiés avaient lancé des
cocktails Molotov sur le camp. Ces
engins n’avaient fait ni victime
ni dégât matériel.
«Nous avons arrêté
treize personnes à des endroits
différents qui ont reconnu les
faits. Ils ont décrit comment M .Olympio
les a trompés jusqu’à ce qu’ils
commettent ce crime», a
affirmé M. Bakaï.
Plusieurs fois
ministre de feu Gnassingbé
Eyadema, M. Olympio était candidat
à l’élection présidentielle
d’avril 2005 sous la bannière de
son parti. Il eut aussi maille à
partir avec la justice pour avoir
organisé son propre attentat en
2000. |