|
Si le dialogue formel a du mal à
se tenir dans un cadre structuré
entre le pouvoir et son
opposition, des contacts suivis et
apparemment assez poussés existent
entre les deux camps. La semaine
passée, le Comité d’action pour le
renouveau (CAR) et l’Union des
Forces de Changement signifiaient
par des communiquées respectifs
qu’ils ne se rendraient pas à
Ouaga dans le cadre des séances
préparatoires au dialogue. Ce
refus était essentiellement motivé
par la façon dont la présidence de
la République s’y prenait pour
envoyer les invitations.
Pourtant une délégation de l’UFC
se serait rendue auprès de Blaise
Compaoré, le président du Burkina
Faso à Ouaga le jeudi 16 février
dernier. Le 3ème vice président
Patrick Lawson et le secrétaire
général Jean Pierre auraient
quitté Lomé dans la nuit du
mercredi 15 février pour rejoindre
leur leader qui séjournait à Accra
au Ghana depuis quelques jours
déjà. Et c’est de la capitale
ghanéenne que la délégation de l’UFC
se serait envolée pour la capitale
du Burkina Faso.
Selon des indiscrétions
recueillies depuis Ouaga, l’objet
des discussions entre Blaise
Compaoré et l’UFC aurait tourné
autour des sujets à débattre lors
du dialogue national.
L’UFC verrait avec inquiétude
certains contacts informels et
secrets qui existeraient entre
l’entourage du président Faure
Gnassingbe et quelques pôles de
l’opposition togolaise. L’UFC
craindrait que ces contacts
aboutissent à son insu entre
autres à la formation d’un
gouvernement d’ouverture ou
d’union avec participation des
partis de l’opposition.
Le déplacement de l’UFC la semaine
dernière sur Ouaga avait donc pour
but de rappeler au président
Compaoré, à Faure Gnassingbe, au
Rassemblement du Peuple Togolais
et aux partis de l’opposition
qu’elle (UFC) est toujours là et
n’entend pas se faire rouler.
De ce qui précède, il ressort que
l’UFC, le CAR et la CDPA n’ont pas
un agenda commun à défendre face
au pouvoir aujourd’hui représenté
par la Convergence Patriotique
Panafricaine du premier ministre
Edem Kodjo et au Parti pour la
Démocratie et le Renouveau du
ministre d’Etat Zarifou Ayeva aux
côtés du Rassemblement du Peuple
Togolais du président Faure
Gnassingbé.
SAS |