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Le président du Togo, Faure
Gnassingbé, a achevé vendredi une
visite d’Etat d’une semaine en
Chine.
Selon des confrères qui étaient de
la délégation présidentielle,
Faure Gnassingbé a effectué en
Chine plusieurs déplacements
touristiques et d’affaires.
La dernière journée du séjour en
Chine a été consacrée à la visite
du nouveau port en eau profonde de
la ville de Shanghai (située en
mer de Chine) et à la découverte
d’une ville ultramoderne qui
compte près de 17 millions
d’habitants.
Au cours de son
séjour, le chef de l’Etat togolais
s’est entretenu avec les officiels
chinois et avec les représentants
de sociétés opérant dans les
secteurs de l’énergie, de
l’agriculture, des services et des
infrastructures.
Le véritable volet économique de
la visite du président togolais en
Chine s’est donc déroulé à
Shanghai. Une mégalopole truffée
de buildings et d’échangeurs
routiers. C’est là que se trouve
le cœur du business chinois, là où
sont installées les grandes
entreprises.
Pendant deux jours,
Faure Gnassingbé y aura de
nombreux contacts avec les milieux
d’affaires dans les secteurs des
infrastructures, de l’énergie, du
transport et de l’électronique.
Les opérateurs chinois
rencontrés à Beijing, X’ian et
Shanghai auraient marqué leur
intérêt pour le marché togolais et
devraient envoyer prochainement
des délégations sur place.
Avant Shanghai, le Chef de l’Etat
avait séjourné dans la ville de
Xi’an (Province de Shaanxi), situé
à 1000 km de Pékin et célèbre
mondialement pour son armée de
soldats en terre cuite. Le centre
de la ville est encore encerclé
par d’imposants remparts, qui
autrefois protégeaient la cité.
Sur place il a eu une
série d’entretiens avec le vice
gouverneur de la Province, Zhao
Zhengyong à qui il a indiqué que
le Togo souhaitait renforcer la
coopération agricole avec le
Shaanxi.
L’entretien au sommet
Le président togolais, Faure
Gnassingbé, s’est entretenu dans
l’après-midi du 13 février à
Beijing avec son homologue
chinois, Hu Jintao.
Lors de la rencontre,
le chef de l’Etat togolais a
souligné que son pays souhaitait
renforcer sa coopération avec la
Chine. « Nous avons la volonté
de coopérer étroitement avec la
partie chinoise pour faire
progresser en commun les relations
amicales sino-africaines et le
développement de la coopération
mutuellement avantageuse », a
indiqué le président du Togo. «
Nous sommes intéressés à
développer nos relations dans les
secteurs de l’économie, du
commerce, des télécommunications,
des infrastructures, de la
science».
Le président togolais a également
rappelé à son interlocuteur la
position maintes fois répétée de
Lomé : «Le Togo ne reconnaît
pas Taiwan qui fait partie
intégrante du territoire chinois
».
Le président Hu Jintao
s’est, de son côté, félicité de
partager avec le Togo une même
vision de coopération.
« La Coopération entre la Chine et
le Togo a atteint des résultats
remarquables dans les domaines
politiques, économiques et des
échanges commerciaux, mais aussi
en matière culturelle, sanitaire
et éducatif. Le Togo est devenu
l’un des partenaires importants de
la Chine en Afrique de l’ouest »,
a fait remarquer Hu Jintao.
Les présidents Faure
Gnassingbé et Hu Jintao ont signé
un accord de coopération
économique et technologique.
Dans la matinée de ce
lundi, le président Faure
Gnassingbé avait reçu les
ambassadeurs africains accrédités
en Chine ainsi que la petite
communauté togolaise installée à
Beijing.
Mardi 14 février, le N°1 togolais
a visité la Cité impériale avant
de s’envoler pour la province de
Shaanxi au nord ouest de la Chine.
Une coopération multiforme
Le Togo et la Chine ont joui d’une
coopération active et fructueuse
dans les domaines politique,
économique, commercial, sanitaire
et éducatif depuis l’établissement
de leurs relations diplomatiques
en 1972.
Les relations de
coopération entre la Chine et le
Togo se sont poursuivies, bravant
le temps, et se sont renforcées.
Fidèle à la logique et
à l’esprit de cette coopération
bilatérale, le président
Gnassingbé Eyadema, décédé le 5
février 2005, qui a scellé ces
relations, a réaffirmé en juin
2004 l’attachement du Togo à la
politique d’une seule Chine et son
appui à la grande cause de la
réunification de ce pays.
Les nouvelles
autorités togolaises qui ont
hérité d’un pays dont l’économie
est au creux des vagues, gardent
le cap de cette coopération, ont
indiqué des proches du pouvoir
togolais.
Ils ont souligné que
la coopération sino-togolaise, qui
a apporté des fruits bénéfiques
au peuple togolais, est
véritablement un modèle de
coopération sud-sud.
Dans le cadre de cette
coopération, la Chine a construit
au Togo le premier véritable
grand stade du pays
Le palais des congrès et l’hôpital
de Kara dans le nord du pays ainsi
que d’autres infrastructures ont
été construites avec l’aide de
Beijing, alors qu’un nouveau
palais de la présidence de la
République togolaise dans la
capitale, également un ouvrage de
la Chine, dont la première pierre
a été posée en novembre 2003, est
en finition et que la construction
prochaine d’un complexe
hospitalier est annoncée.
Depuis des années, des
équipes médicales chinoises se
succèdent au Togo dans deux
importants hôpitaux, l’un dans la
capitale dans le sud et l’autre
dans le nord du pays. Elles
soutiennent ainsi les efforts du
gouvernement togolais pour les
soins de santé accessibles pour
tous. Pendant près de deux ans,
une mission médicale de 11
personnes qui a quitté le Togo en
juillet 2005 a soigné au total 35
235 malades en consultation
externe, fait 412 opérations
chirurgicales et sauvé la vie de
118 personnes gravement
malades.
70 petites et moyennes
entreprises chinoises ont investi
20 millions de dollars dans
l’établissement de compagnies
touchant quatorze industries.
Leurs chiffres d’affaires ont
atteint 40 millions de dollars,
stimulant la croissance des
échanges bilatéraux entre la
Chine et le Togo.
La contribution de la
Chine au développement de
l’économie togolaise se traduit
par la présence des industries
chinoises dans la Zone franche et
aussi à travers des prêts accordés
par ce pays au Togo.
Outre un Complexe
sucrier à Anié installé depuis
plus d’une quinzaine d’années, on
compte l’installation d’une
industrie pharmaceutique chinoise
TONG MEI (TM) et d’autres usines
dans la Zone franche togolaise.
En fait, les aides de
la Chine se font plus
grandissantes, sur fond
d’annulation en 2001 de la dette
de plus de 18,8 milliards FCFA
(28,6 millions d’Euros) du Togo
envers ce pays, avec aussi des
aides multiformes.
Le tournant
Il y a des signes qui ne trompent
pas. Cette visite d’une semaine du
président Faure en Chine marque
une volonté des autorités
togolaises de ne plus compter que
sur la seule Union Européenne, qui
depuis 1993, a suspendu sa
coopération avec le Togo pour
déficit démocratique.
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