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Dans un communiqué signé de la
main de son secrétaire général
Jean-Pierre FABRE et rendu public
le 9 février dernier, l’Union des
forces de changement (UFC) a
laissé entendre qu’elle ne se
rendrait pas au dialogue national
togolais qui se profile à
l’horizon. Les griefs du parti de
Gilchrist Olympio sont de deux
ordres. Primo, l’UFC récuse
Ouagadougou, la capitale du
Burkina Faso comme ville devant
abriter les négociations inter
togolaises. Secundo, elle exige la
présence à ces pourparlers d’un
facilitateur, en l’occurrence
Lakdar Brahimi, le diplomate
onusien de nationalité algérienne
proposé par Kofi Annan.
Contacté par nous au téléphone, le
Professeur Léopold Messan Gnininvi,
le leader de la Convention
Démocratique des Peuples Africains
(CDPA) s’est abstenu de se
prononcer sur le tout dernier
communiqué de l’UFC.
Par contre, il nous a réitéré sa
disponibilité à prendre activement
part au dialogue politique
togolais, « qu’il se tienne
ici à Lomé, à Ouaga au Burkina ou
n’importe où sur la terre ».
Même s’il ne donne pas beaucoup de
chance à ce qu’il qualifie
d’avance de énième
mascarade ». Pas plus que
le lieu, le secrétaire général de
la CDPA ne pose de préalable de
facilitateur, car l’essentiel à
ses yeux est « la bonne
volonté réelle de tous d’aller de
l’avant, à commencer bien entendu
par ceux qui sont au pouvoir, afin
que cet éventuel énième dialogue
ne connaisse plus le sort de ce
que le peuple togolais a connu
depuis 15 ans ».
La CDPA sera donc bien là à Ouaga,
si ce choix est finalement
confirmé, pour dire face à face
ses quatre vérités à tous.
Du côté du Comité d’action pour le
renouveau (CAR), on avait pu
penser qu’ils étaient dans les
mêmes prédispositions, si ce n’est
plus. Le discours et les actes de
M. Yawovi Agboyibo, le patron de
ce parti le laissaient croire
depuis quelques temps, surtout que
le CAR a été le seul parti de
l’opposition dite radicale à être
allé présenter les vœux de
nouvelle année au président Faure
Gnassingbé le 29 décembre 2005.
Mais contacté par nous hier à la
mi-journée, le CAR nous a signifié
qu’il ne se rendait pas à Ouaga
dans les circonstances actuelles.
Les motifs tiennent autant à
l’organisation par le gouvernement
du dialogue que sur les
appréhensions qu’ont Me Yawovi
Agboyibo et ses amis des issues
éventuelles des assises préparées
et conduites dans ces conditions.
Vivement, le pouvoir espère que la
CDPA n’emboîte le pas à l’UFC et
au CAR. «Je souhaite que les
autres (partis ndlr) comprennent
la souffrance des Togolais et
décident pour une fois de ne pas
faire compagnie avec ceux qui
croient être le nombril du Togo»,
nous faisait savoir hier un membre
influent du RPT.
SAS
Aux toutes dernières nouvelles, le
dialogue en préparation à Ouaga
est reporté sine die. Nous
attendons les prochains jours pour
en savoir plus.
La Rédaction |