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Trois semaines que la commission
de réflexion pour la
réhabilitation de l’histoire
togolaise a rendu ses travaux.
Tout ce que l’on a semblé retenir,
ce sont les recommandations
relatives au père de
l’indépendance (Sylvanus Olympio)
et au père de la nation
(Gnassingbé Eyadema).
Si on n’a rien trouvé à dire au
premier, d’aucuns ont pensé dénier
au second son qualificatif qu’on a
voulu ajouter au second. Nous
respectons les arguments évoqués
pour les uns et les autres dans
cette bataille sur l’histoire de
notre pays.
Des voix n’ont pas du tout été
tendres avec les membres de la
commission. Son président en
l’occurrence, Mgr Robert Casimir
Dosseh-Anyron n’a pas été épargné.
Nous avions déjà écrit (confère
Nouvelle ère n°002) qu’on
n’oriente pas l’histoire d’un
pays ; l’histoire s’écrit, et
c’est la tâche des historiens.
La commission présidée par Mgr
Dosseh-Anyron s’en est donc tenue
à son mandat, à savoir proposer
des noms et des dates de
l’histoire du Togo à réhabiliter
pour servir la politique de
réconciliation et de consolidation
de l’unité nationale, ambition
chère au président Faure
Gnassingbé.
Les vieilles personnes de la
commission n’ont donc rien
inventé. Elles ont fait leurs
propositions selon l’histoire du
Togo telle qu’elles l’ont vécue en
direct. Car, ne l’oublions pas,
tous à des degrés divers, ont
passé leur vie au Togo où ils ont
mené de longues et riches
carrières. Nous osons seulement
croire que le sens de la vérité
authentique et l’équité ont guidé
leurs travaux.
Nous le disions, beaucoup a été
dit sur Mgr Dosseh-Anyron, le
président de la commission. Nous
avons alors poussé notre
curiosité, et nous avons appris
que Mgr Dosseh-Anyron a été de
ceux qui ont convoyé le corps de
feu le président Sylvanus Olympio
de Lomé à Agouè au Dahomey
actuellement République du Bénin.
Il a personnellement présidé les
cérémonies d’inhumation, et il a
prononcé à l’occasion un sermon
que nous vous proposons
intégralement.
Chacun appréciera.
A propos de la bataille des pères
du Togo, feu Sylvanus Olympio
s’était déjà vu décerner le titre
glorieux de père de
l’indépendance. Quant à Gnassingbé
Eyadema, on l’adulait de son
vivant aussi, des titres de
« timonier, national de « père
du Togo nouveau », de « père de la
nation ».
La commission n’a fait que
restaurer ce qui s’est déjà fait.
Reste que l’histoire nous fixe si
l’un ou l’autre mérite son titre.
SAS |