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Après 3 semaines à la tête de la DGPN : Les
dessous de l’éviction du Cdt Ouro Agadazi et son
remplacement précipité par le Lt-colonel Monpion |
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Le mercredi 29 novembre dernier, par décret pris
en conseil des ministres, le Commandant Ouro
Agadazi nommé seulement il y a un peu plus de
trois semaines a été, contre toute attente, évincé
de la tête de la police nationale. II a été
immédiatement remplacé par le lieutenant colonel
Monpion Matéindou. Cette décision du Conseil des
ministres a surpris plus d'un et les
interrogations fusent de toute part. Que s'est
-il passé pour que quelqu'un qui a été nommé à la
tête de la police soit ainsi remercié en si peu de
temps alors que l'intéressé lui-même n'a pas
encore fini de recevoir les félicitations que les
uns et les autres lui envoyaient ? |
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N'ayant pas
cherché les causes profondes de cette nouvelle
situation qui se crée à la Direction Générale de
la Police Nationale (DGPN), beaucoup ont lié cette
décision aux récents évènements qui ont secoué
la ville de Lomé au sujet de la mésaventure subie
par les Ibos, une communauté nigériane qui fait
les frais des rumeurs. Certains ont même parlé de
l'intervention déplacée de l'actuel ex-patron de
la police dans cette affaire, qui aurait, selon
eux, mis le feu aux poudres. On a également avancé
comme arguments, selon les commentaires, la montée
en flèche ces derniers temps de l'insécurité qui
secoue la capitale togolaise et ses environs.
Or dans les milieux de la police, on jette les fleurs
au commandant Agadazi qui est toujours aux côtés
des corps habillés pour des séances de patrouilles
nocturnes jusqu'au petit matin. II n'a le temps
que pour retourner se changer et revenir au bureau
à huit heures. Ce que ne faisait pas son
prédécesseur qui reste au bureau pour donner des
ordres. Mais aujourd'hui, le Directeur de l'OSAT
fait les frais d'une certaine imprudence qui lui a
été fatale. Le milieu de la police est un milieu
très miné. Takougnadi qui était à la tête de cette
institution et qui la gérait comme son champ
privé, a pris soin de tout verrouiller et de
reminer le terrain.
II a en sa possession des hommes de main qui sont
capables de tout et de rien à la fois. Agadazi en
atterrissant sur ce terrain le connaissait très
mal et il s'est fait prendre au piège de sa propre
méconnaissance du terrain.
La direction Générale de la police est tellement
pourrie par de longues années de gestion du tout
puissant Takougnadi qu'il serait très difficile
pour un nouveau venu de vite s'y accommoder. Des
peaux de bananes des barons et autres
crocs-en-jambe sont très vite dressés comme
obstacles qu'il serait très difficile pour un non
habitué du sérail de s'installer correctement et
travailler convenablement avec la volonté requise.
Les vraies raisons de l'éviction en effet, selon
les informations de sources dignes de foi, des
malentendus couvaient entre le ministre de la
Sécurité Atcha Titikpina et le désormais ex-DG de
la police nationale.
Depuis que le Commandant Agadazi a pris fonction,
plusieurs fonctionnaires de police voyaient déjà
en ce dernier celui qui est venu pour mettre fin
à leurs sempiternels problèmes qui les assaillent
sous la direction du Colonel Takougnadi. Mais
cette vision ne serait que de courte durée. On
fait état de ce que, compte tenu de son grade
supérieur, à celui de son ministre, le Directeur
de l'OSAT fait fi des suggestions de son ministre
de tutelle. Le pot aux roses a été découvert lors
de la récente tournée du ministre de la défense à
Sokodé où un incident malheureux s'est produit.
Selon les informations, à l'arrivée du ministre
Kpatcha dans la région centrale, le
commissaire de la ville qui attendait les ordres
de sa hiérarchie avant de mobiliser ses troupes
pour le dispositif sécuritaire, n'avait pas eu le
temps de s'organiser ce qui a mis Agadazi dans
tous ses états et qui a conclu le Commissaire de
police à humilier le ministre de la défense.
Saisie de la situation, le ministre Titikpina a
demandé au Directeur Général de la police, le
commandant AGADAZI de conduire le Commissaire à
Lomé avant de voir dans quelle mesure, on pourrait
envisager des mesures disciplinaires à son
encontre. Mais le commandant Agadazi qui,
pourtant, est un militaire et qui connaît bien ce
que vaut le respect de la hiérarchie dans l'armée
n'a pas daigné prendre en compte les
recommandations de son ministre de tutelle. II a
envoyé les gendarmes arrêter le commissaire de
police, un docteur d'Etat en plus pour peut être
dire au ministre de la Défense qu'il défend bien
sa cause.
On a parlé également d'une décision à problème
concernant le corps de la police et dont on a
décidé de mettre en jachère en attendant d’y voir
clair. Mais dès qu’il a été nommé à la tête de la
police, le commandant Agadazi la met en
application sans autre forme de procès et sans
obtenir l'avis de son ministre de tutelle.
Ce sont-là les vraies causes d'une éviction
inédite et qui a surpris plus d'un.
D'autres se posent même la question de savoir si
le commandant Agadazi avait la carrure pour
occuper ce poste et affronter les dinosaures
fabriqués par le Colonel Takougnadi.
Ahmed Fo Toulabor |
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Rencontre avec le comité des Ambassadeurs ACP : Le boycott de
l’UFC est-il stratégique ?
Suite à la
décision de l'Union Européenne de reprendre sa
coopération avec le Togo, le groupe des
ambassadeurs de l'Afrique Caraïbes et Pacifique (ACP)
qui a toujours soutenu le Togo dans ses efforts de
la normalisation de ses relations avec l’UE, a
dépêché une mission au Togo en vue de s'enquérir
de la nouvelle situation économique du pays. Comme
cela est de règle, cette mission, après avoir
échangé avec les autorités en place, initie des
rencontres avec les différentes formations
politiques pour soupeser les différentes opinions
sur l'évolution des choses.
Le RPT, la CDPA, le CAR, la CPP, le PDR bref toutes
les parties ayant pris part au dialogue national
sauf l'UFC, ont répondu à l'appel du Comité des
ambassadeurs. Les rencontres que toutes ces
parties ont qualifié de fructueuses, ont porté
sur la situation de sortie de crise du Togo.
Chaque délégation a eu à développer sa vision de
l'évolution actuelle et comment elle entend aller au-delà des efforts pour sortir
définitivement le Togo du gouffre dans lequel il
tombe.
Mais, l'absence très remarquée de l'Union des
Forces de Changement (UFC) de Gilchrist
Olympio a été la fausse note de la rencontre. Le
groupe des Ambassadeurs ACP, en prenant cette
initiative, a clairement mis dans son programme
la possibilité de faire de sorte que l'UFC
jusque-là absente du gouvernement puisse prendre
le train en marche. Des propositions qu'on
qualifie d'intéressantes ont été concoctées par
cette mission pour convaincre l'UFC à rentrer au
gouvernement.
Mais, il faut dire que cette question
d'entrée de l'UFC au gouvernement, selon une
source proche du parti dépasse la compétence de ce
comité des Ambassadeurs. Alors que le
facilitateur, le président Blaise Compaoré
s’évertue mais en vain à faire satisfaire les
exigences de l'UFC pour son entrée au
gouvernement il serait ridicule de rencontrer ce
groupe qui dans la situation actuelle, n’a pas
trop de pouvoir. Tout en déplorant l’absence de l’UFC
à cette rencontre d’évaluation des 22 engagements
et de la crise togolaise, le groupe des ACP a dit
‘’comprendre la position de l’UFC qui est un parti
indépendant’’. Mais au-delà de ce refus, il faut
comprendre aussi la stratégie de l’UFC qui ne veut
plus se faire humilier. La position actuelle de l’UFC
vis-à-vis de l’évolution politique, est une
stratégie qui s’apparente à celle électoraliste.
Pour l’UFC, une fois que la primature
lui a échappé, il serait politiquement bon de
garder une certaine virginité pour mieux affronter
les législatives à venir. Rencontrer donc ce
comité d’ambassadeurs ACP qui ne fera qu’une
relecture de la situation politique actuelle,
serait une perte de temps et surtout une façon de
salir davantage son image. L’UFC, dans sa nouvelle
peau d’opposant, se sent à l’aise et n’accepte pas
qu’on vienne le perturber.
M. ALI |
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Célébration du 13 janvier 2007 :Fête d'une certaine libération ou
funérailles des anciens présidents du Togo ? |
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De sources concordantes et dignes de foi, les
autorités togolaises s'apprêtent à célébrer pour
une énième fois, le 13 janvier ; une fête dite de
libération nationale qui pendant plus de trois
décennies a été « fêtée » avec faste par le
régime Eyadema. Cette fête polémique parce que
donnant lieu à une double compréhension sinon
triple, a été célébrée en 2006 en l'absence de la
personne polémique, feu Gnassingbé Eyadema. Cette
dernière célébration a encore fait l'objet de
critiques diverses de la part des populations
togolaises. Pour certains, il n'y a plus lieu de
célébrer cette fête dans la division. D'abord le
13 janvier telle que célébrée du vivant du feu
Eyadema, est considérée comme l'assassinat du
Premier Président démocratiquement élu du Togo,
Feu Sylvanus Olympio. Son assassinat selon cette
catégorie de personnes, ne peut faire l'objet
d'une réjouissance jusqu'à en parler d'une
libération nationale. |
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Pour d'autres, ce n'est pas cet assassinat qui est
fêté mais plutôt l'accession au pouvoir de
l'armée togolaise qui, selon des versions, a mis
fin aux différentes crises faites de violences
politiques qui ont émaillé la vie politique
togolaise, jeune république indépendante.
Pour d'autres encore, c'est plutôt un jour de
deuil où les togolais doivent se souvenir de la
mort de Sylvanus Olympio, du Togo indépendant.
Même du vivant du président Eyadema qui selon
certaines versions était à la tête du groupe de
soldats qui a assassiné Sylvanus Olympio, cette
fête est une fête polémique. Aujourd'hui, les
données ont semblé changer et le Togo est dans
une ère nouvelle.
Le Togo, actuellement est gouverné par une équipe
gouvernementale, une équipe d'union nationale.
D'ailleurs, depuis l'accession de Faure au
pouvoir, la réconciliation nationale a semblé être
le soubassement de toute action. L'on se
rappelle, la mise en place d’une commission pour
la réhabilitation de l'histoire du Togo que le
Président Faure a su mettre en place. C'était un
signal fort pour que les togolais se retrouvent
ensemble dans un vaste mouvement de
réconciliation. Même l'Accord Politique Global
signé par les différents protagonistes de la
crise togolaise, est révélateur de cette
réconciliation annoncée et pour laquelle les
autorités travaillent.
A cette allure, est-il encore nécessaire de fêter
un 13 janvier sous le drapeau d'une certaine accession au pouvoir d'une
certaine armée ? Ne vaudra-t-il pas mieux que
cette fête soit célébrée sous le signe d'une
réconciliation au cours de laquelle, de
grandioses funérailles des feux Présidents
togolais seront faites ? Du feu Sylvanus Olympio
au feu Gnassingbé Eyadema en passant par les
présidents Grunitzky et Dadjo Kléber, des
funérailles doivent être faites en ce jour du 13
janvier pour apaiser tous les coeurs et taire
toutes les rancoeurs. Ce sera encore un autre
signal, très fort, pour la réconciliation
nationale que semble prôner le régime de Faure
Gnassingbé.
En prélude même à cette
célébration, il serait encore événementiel si le
président Faure Gnassingbé adresse un discours
d'apaisement aux populations togolaises. Ce sera
aussi un grand pas de géant de la part du parti au
pouvoir, le RPT dont Faure est Président. Nous
savons que depuis un certain temps, le RPT fait
des efforts pour colmater les brèches. La célébration du 13 janvier 2007
dans cette réconciliation sera encore un pari
gagné pour le RPT.
M. ALI
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Campus de Lomé :
Manque
d'infrastructures : Des professeurs obligés de
dispenser les cours
à
la belle étoile |
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« Aucun sacrifice n'est trop grand lorsqu'il
s'agit de la jeunesse », avait l'habitude de
dire le Général Président (paix à son âme)
Gnassingbé Eyadema. Ce dicton, on nous l'avait
servi au point que la jeunesse ne s'en rende pas
compte même si elle est piétinée. Demandez à un
bachelier sur le campus de Lomé aujourd'hui s'il
a envie de continuer ses études universitaires
comme il le voulait. Il vous répondra tout suite
non. |
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Et pour cause, les difficultés dans lesquelles
les étudiants évoluent ne sont plus
encourageantes. Et pourtant, les autorités
universitaires de Lomé crient sur tous les toits
que tout va bien. Dommage! Et quand les étudiants
veulent revendiquer leur droit pour une
amélioration de leurs conditions de vie et de
travail, la solution finale n'est autre que la
prison, la Justice, les gaz lacrymogènes pourquoi
pas des tirs à balles réelles. Et pourtant encore,
c'est à cette couche qu'on fait croire qu'elle est
la relève de demain. Jean Paul Oumolou et ses
camarades de lutte en ont fait les frais. Deux ans
après leur lutte, la réalité est là aujourd'hui.
Les étudiants et leurs professeurs se retrouvent à
la belle étoile pour les cours. Raison principale
évoquée, manque de salles de cours. C'est très
difficile et écoeurant qu'après plus de 40 ans
d'indépendance du Togo, de telle réalité puisse
se passer sur la Terre de nos aïeux.
Cette année, compte tenu de l'effectif pléthorique
des étudiants posant ainsi le problème de salles,
les étudiants inscrits à la FASEG n'ont plus de
TD (travaux dirigés) à faire alors que l'absence
de ces derniers va agir sur les résultats de fin
d'année. L'on a l'habitude de dire que «
gouverner c'est prévoir... ». L'Université
de Lomé a été construite au moment où la ville de
Lomé ne pouvait pas atteindre un million
d'habitants. Mais avec le temps, la capitale s'est
vite agrandie et les populations tout de même. Ce
qui devait amener les autorités à réfléchir sur
l'effectif d'autres diplômés qui viendront
s'ajouter aux 6000 étudiants que devait
normalement contenir le campus. Erreur! Tel n'est
pas le cas. On avait plutôt opté gérer cette
institution d'une main de fer. Aujourd'hui, le
mal atteint l'os et guérir la peau devient
inutile. C'est dans cette logique que le
gouvernement de Faure Gnassingbé avait débloqué
plus de 811 millions pour venir en aide à l'UL.
Ce que d'aucuns qualifient de goutte
d'eau dans la mer. Toutefois, l'on sait qu'avec
cette somme, on pouvait faire quelque chose de
fiable et durable. Satisfaire autant de besoins
revient à les hiérarchiser afin de voir l'urgence
de chacun. Mais à quoi a-t-on assisté au contraire
? Au lieu de commencer par le nécessaire, l'on
préfère amorcer ce que nous qualifions de dernier
souci des étudiants : relier certaines salles de
cours par l'eau de robinet pendant que les
étudiants sont obligés de venir très tôt (04
heures 30 voire 05heures chez d'autres)
ne serait que pour tailler une place, une
situation contradictoire. N’a-t-on pas souvent
dit que le nécessaire avant l'agréable ? Ceux qui
avaient étudié au plus beau temps de l'ex UB, en
ont gardé un souvenir inoubliable et continuent
d'en parler.
Les étudiants d'aujourd'hui évoluent dans une
situation de précarité avancée : le restaurant
universitaire n'existe que de nom, le bus à un
prix hors étudiant (certains d'entre eux dans
certaines localités n'en avaient pas trouvé
pendant qu'au Lycée de Tokoin, les bus se
reposent), les bourses substituées par une aide «
fantaisiste » (aide qui est loin de subvenir aux
besoins de l'étudiant), la bibliothèque remplie
par de vieux documents qui sont aussi loin de
combler l'attente des apprenants ...et que
sais-je encore. Ce qui se passe sur le campus
interpelle l'autorité suprême, le Président de la
République, Faure Gnassingbé, jeune de son état, à
intervenir pour l'épanouissement de ses frères.
II ferait mieux de visiter le campus afin de
comparer l'UL à d'autres universités qu'il
connaît certainement. C'est déplorable qu'à
l'orée de ce 21e siècle, le Togo soit en retard
sur tous les plans. L'Education étant le socle
d'une Nation, la bafouer constitue un danger grave
pour les générations futures. A qui profite alors
les conditions dans les quelles les étudiants de
Lomé évoluent ? A chacun de prendre ses
responsabilités devant l'histoire. On nous jugera
par nos actes.
Lambert.
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Prochain congrès du
RPT :
L'élection du nouveau BE
va-t-il
emporter Faure de la Présidence ? |
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Les 15 et 16 décembre prochains auront lieu les
travaux du Congrès du RPT qui vont amener les
participants de ce vieux parti qui a régenté le
Togo pendant des décennies, à sortir un nouveau
bureau exécutif. Mais la question que les uns et
les autres se posent est de savoir quelle sera la
configuration de ce nouveau BE du RPT.
Cette question mérite d'être posée étant donné
qu'on ne peut jamais avoir deux capitaines dans
un bateau.
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Dans l'organigramme de tout parti,
c'est soit un Président ou un Secrétaire général
qui est toujours coopté pour prendre les rênes du
parti.
II représente le parti partout où besoin est. Si
c'est un Président qui est à la tête, c'est un
président. Si c'est un Secrétaire Général c'est
un Secrétaire Général.
Et si on opte pour un poste de primauté on
l'accepte
ainsi.
Dans le cas d'espèce, à la mort du
Président fondateur du RPT, feu le Général
Eyadema, le parti qui est actuellement dirigé par
Faure Gnassingbé, est devenu comme tout au parti
qui opte dans son organigramme pour la primauté de
la présidence. Dans ce cas, le Secrétaire
Général n'a plus de poids sauf en l'absence du
Président.
Aujourd'hui donc un problème se pose. Le congrès
va-t-il procéder à l'élection de tout le bureau
exécutif en mettant en jeu tous les postes y
compris celui du Président ? Si ce n'est pas le
cas, le nouveau Secrétaire Général qui sera élu
aura plus de poids que le Président du parti.
D'abord on fait état de ce que certains barons
sont en train de manoeuvrer pour court-circuiter
Faure Gnassingbé du parti. On le taxe même
d'opposant qui serait en train de se battre pour
remettre le pouvoir à ses « oncles » du Sud. Les
velléités sont nées d'ailleurs au sein du parti.
Deux camps caractérisent le RPT du Général
Eyadema. II y a d'un côté ceux qui prônent pour la
réforme afin que le parti se conforme à la
nouvelle donne politique et de l'autre, les vieux
conservateurs qui n'entendent rien voir de
nouveau : les choses n'ont qu'à rester telles
quelles.
Déjà, on indique que pour être dans la logique, le
SG du RPT Drama Dramani et ses copains ont déjà
tout planifié pour mettre de côté les jeunes loups
dans l'organisation du parti. On a verrouillé
également le prochain congrès en mettant en place
des commissions taillées sur mesure et dirigées
par des barons du parti. La commission politique
est présidée par le ministre Charles Kondi Agbah,
la Commission Economie et Finance est dirigée par
Payadowa Boukpessi, la Commission Socioculturelle
par Eric Kpadé, la Commission du règlement
intérieur par Solitoki Esso et l'Organisation est
confiée à Agouta Ouyenga.
Comme on peut le constater, la jeunesse est mise
sur le carreau au cours de ce prochain congrès du
RPT. Ce qui n'augure rien de bon pour la survie du
parti présidé par le jeune Faure. E. Gnassingbé.
Le parti semble être à la croisée des chemins.
Plusieurs observateurs s'interrogent. L'élection
du nouveau BE va-t-elle concerner la présidence du
parti ? On se rappelle qu'après la disparition du
père fondateur du RPT, les barons dans la panique,
avaient voulu forcer les choses en imposant Faure
à la tête du parti. Cette occasion ratée, une
assemblée générale extraordinaire a été organisée
en bonne et due forme pour se conformer aux règles
de bienséance. Faure a été donc proprement élu par
les militants du parti pour succéder à son Papa.
Ce qui lui a permis de porter le flambeau du RPT
pour les échéances présidentielles de 2005.
Aujourd'hui, on peut dire que F a u r e Gnassingbé
a terminé le mandat de son Papa. Le congrès se
tenant tous les trois ans et n'étant pas un
président fondateur mais élu président tout court,
va- t-on le reconduire ou va-t-on considérer son
poste comme intouchable ? Dans tous les cas, les
Togolais vont attendre en croisant les bras pour
voir l'issue des travaux de ce congrès que
d'aucuns qualifient d'explosif qui peut être fatal
pour le parti.
A suivre
AFT
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Le géni dans la
gestion,
la force des négociations : Le gouvernement Faure-Agboyibo sauve les meubles |
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Le premier coup d'essai est un coup de maître. Le
Premier Ministre, Me Agboyibo, confronté aux
revendications des travailleurs togolais, a tout
simplement usé de son géni dans la gestion des
affaires de la République. En réalité, c'est la
force des négociations. Et pour cela,
Me
Agboyibo est un
maître. |
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Pourtant, une certaine presse sûrement soutenue
par les détracteurs du Premier Ministre, a annoncé
le déluge. Pour elle, le Premier Ministre, Me
Agboyibo qui pour la première fois, accède à une
haute fonction de la République, serait un novice
en matière de gestion des affaires de la
République. L'amateurisme avec lequel on a
étiqueté les actions de Me Agboyibo, est un
leurre, c'est sans connaître les capacités de ce
vieux loup qui a passé presque toute sa jeunesse
dans l'opposition. Etre opposant, ne signifie pas
forcément méconnaître les méandres de
l'administration.
En réalité, ce qui compte, ce n'est pas le titre
qu'on se fait coller ; ce n'est ni l'honneur du
titre qui fait de celui qui l'a, un bon
connaisseur des problèmes et des pièges d'une
administration. Ce qui compte, c'est cette
capacité à vite déceler les problèmes et les
pièges et à vite les résoudre et les faire
dégager.
Le Premier Ministre, Me Agboyibo, vient de prouver
à l'opinion nationale et internationale qu'il
dispose de ces capacités positives pour gérer les
affaires de l'Etat. Le cas des travailleurs
togolais en est une illustration parfaite.
Beaucoup ont pensé que devant ce cas des
travailleurs, Me Agboyibo va échouer. Ceux qui
étaient censés trouver une solution sinon un
début de solution au problème des travailleurs
mais qui se sont résignés à le faire parce qu'ils
manquaient peut-être du tact ou grave encore ont
laissé pourrir la situation pour la mettre sur le
dos de ceux qui sont actuellement aux affaires,
se sont trompés d'objectifs.
Le
11 mai 2006,
lorsque les travailleurs togolais ont accepté
s'asseoir autour de la même table que le patronat
et le gouvernement, celui de Mr Edem Kodjo, c'est
parce qu'ils se sont rendus compte d'une certaine
ouverture de l'Etat à les aider à bien faire leur
travail. Pourquoi ce même Etat serait t-il
incapable de satisfaire ces travailleurs afin que
lui-même soit correctement servi ? C'est ici une
question de responsabilité politique, ce n'est
pas un jeu de colin-maillard.
Si le gouvernement Kodjo ne l'avait pas compris
sous cet angle-là, en laissant en jachère cette
résolution, le gouvernement Agboyibo, lui a
compris que c'est une question cruciale, une
question d'Etat. Du 17 novembre où les
travailleurs togolais ont commencé par menacer,
et c'est de droit, en brandissant la possibilité
d'une grève générale de 24 heures qui paralyserait
tout l'appareil de l'Etat, à ce jour, Me AGBOYIBO
et toute la nouvelle équipe gouvernementale n'a
pas dormi.
Le Premier Ministre à plusieurs reprises a
rencontré les travailleurs, leur adonné raison,
leur a demandé une petite trêve de temps et voilà,
le problème est résolu. Les travailleurs qui
avaient fixé la date du jeudi 30 novembre pour
commencer cette grève, ont devant la volonté et la
détermination surtout le tact du PM, renoncé à
cette stratégie de négociation qui, il faut
l'avouer, va contenter ceux qui ont refusé de
résoudre ce problème et qui veulent voir en
difficulté le gouvernement Agboyibo. Aujourd'hui
tous les syndicats des travailleurs sont unanimes
à reconnaître que Me Agboyibo et toute son équipe
appuyés par le Président de la République
lui-même, ont réussi à les satisfaire totalement.
C'est un pari gagné pour Me Agboyibo. C'est un
coup raté pour des détracteurs qui apparemment
sont ces mains noires tapies dans l'ombre qui
veulent assener un coup à Me Agboyibo. Ce qui est
encore malhonnête dans cette affaire, c'est qu'on
refuse d'admettre que l'ancienne équipe, celle de
Mr Kodjo a failli à son travail dans le domaine
précis du respect des engagements qu'elle a eu à
prendre avec les travailleurs togolais. Au nom
d'une continuité de l'Etat, on se réfugie derrière
une erreur commise pour s'en laver les mains. Le
constat qu'il y a lieu de faire aujourd'hui, c'est
que Me Agboyibo est plus pratique que Kodjo. Ce
n'est pas une façon de jeter du discrédit sur X ou
Y mais c'est le lieu de situer les
responsabilités. Mr Kodjo a failli et il faut
avoir le courage de le dire. Le reste n'est qu'une
question de bavardage et encore inutile.M ALI.
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