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Nouvel Echo
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31 juillet
2006 |
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N°405
du 28 juillet
2006]
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Retour annoncé de l'enfant prodigue:
Me Ahlonko Dovi pour se relancer dans la
politique ? |
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Selon des informations de sources concordantes,
l'ancien bâtonnier de l'ordre des Avocats du Togo
et ancien président de la Commission National des
Droits de l'homme (CNDH), Me Dovi Ahlonko
s'apprêterait à rentrer définitivement au Togo,
après quatorze ans d'exil. Il faut souligner que
c'est suite aux dénonciations des violations
massives des droits de l'homme commises sous le
régime fort du Général Eyadema pendant le parti
unique, que, après la conférence nationale
souveraine Me Ahlonko Dovi a pris le chemin de
l'exil. Depuis décembre 1992, il vit entre Agouè
au Bénin et Arusha en Tanzanie. Il fut le chef de
mission d'Avocat sans Frontière au Rwanda et est
actuellement l'avocat principal près le Tribunal
Pénal International pour le Rwanda à Arusha en
Tanzanie.
Auteur des nombreuses enquêtes sur les violations
des droits de l'homme qui ont ébranlé le régime
Eyadema au début des années 90, Me DOVI jouit d'un
excellent capital de credit auprès de la société
civile et entretient de très bonnes relations avec
l'ensemble de la classe politique togolaise. Sans
ambition politique réelle et parfois critiqué pour
son désintéressement pour la chose politique, le
retour de DOVI pourrait le relancer dans la course
au poste de premier ministre de la transition
politique au Togo. Respecté au sein du RPT, les
responsables de la Concertation Nationale de la
Société Civile du Togo (CNSC-Togo) le présentent
comme l'idéal candidat pour diriger la transition
politique et servir de tampon entre les AGBOYIBO,
GNININVI, et OLYMPIO. "Me DOVI est tout ce que Me
Koffigoh n'est pas, selon les responsables de CNSC,
et pourra apporter cette gage de crédibilité que
cherche le régime auprès de la communauté
internationale surtout auprès de l'Union
Européenne."
Ahmed |
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Confidentiel
:
Les
dessous de rencontres secrètes entre l'UFC et le RPT |
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Les "
amis " du RPT confient la mission à Patrick Lawson pour
convaincre Gilchrist Olympio
Les rencontres secrètes entre l'UFC et le RPT à Paris et
à Accra n'ont pas fini d'alimenter les débats. La
semaine dernière encore, elles ont fait couler beaucoup
d'encre et de salive après l'article publié par " Jeune
Afrique ". Dans nos tentatives de rechercher les causes
exactes et les dessous de ces rencontres, nous sommes
tombés sur cette confidence qui fait état de ce que ce
sont les accointances du troisième Vice Président de l'UFC,
Monsieur Patrick LAWSON avec certains représentants et
pas les moindres du RPT qui sont à l'origine de la
rencontre de Paris avec les Sieurs BODJONA, Gilbert
BAWARA, Dama DRAMANI et Barry BARQUE. La mission
assignée à Monsieur Patrick LAWSON par ses "amis" du RPT
était complémentaire à celle de Maître Agboyibo,
convaincre Monsieur OLYMPIO d'accepter la participation
de l'UFC au prochain gouvernement. En récompense le
poste alléchant de Premier Ministre sera offert à
Monsieur LAWSON. Pour beaucoup au sein du bureau de l'UFC
et de l'entourage de Monsieur OLYMPIO, cette proposition
de premier ministre ou d'une participation à un éventuel
gouvernement reste prématurée tant qu'il n'y a pas un
consensus politique.
Pour
cette raison, les durs du parti se sont opposés à cette
nomination et n'ont pas mordu à l'appât d'ou le démenti
du troisième Vice Président de l'UFC Patrick Lawson sur
TV7 à Lomé. |
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L'UFC et la CDPA dans le dilemme de la facilitation de
Blaise Compaoré |
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Deux partis l'UFC et la CDPA ont refusé de parapher
le 06 juillet dernier l'accord politique de base.
Suivant les déclarations des responsables de ces
partis ce document ne serait que des chiffons
d'accords et de désaccords. Or il se trouve qu'à la
séance du 25 juillet pour la désignation du
facilitateur, ce sont les mêmes partis qui ont
proposé que l'accord de base, telle que paraphé soit
joint à la décision des facilitateurs. N'est-ce pas
là une façon de reconnaître l'importance du
document, hier balayé du revers de la main et
qualifié de chiffon ? Comment un chiffon peut,
subitement devenir un papier sérieux ? On se
souvient que lorsque qu'avant l'ouverture du
dialogue national et quand il s'était agi de
désigner un médiateur ou facilitateur, c'est selon
et que le nom du président du Faso a été avancé
comme médiateur, c'est le parti de Gilchrist Olympio
a vivement protesté, en mettant en exergue les
positions prises par Compaoré en faveur de Faure
Gnassingbé tout comme les autres chefs d'Etat de la
CEDEAO
qui ont aidé à installer la monarchie au Togo.
Il est étonnant que l'UFC qui avait
récusé le président Compaoré soit celui qui vient le
plébisciter comme facilitateur. Il ne fait de doute
que la facilitation de Blaise n'ajoutera pas
grand-chose à ce contenu dans l'accord politique de
base, c'est pourquoi tout le monde se demande ce qui
arriverait à ces deux partis à l'issu de la
facilitation. L'UFC et la CDPA ayant vanter les
mérites du président de Faso, on ne les voit pas
entrain de le désavouer en refusant de signer
l'accord final qu'il proposera et c'est là l'épreuve
de la grande honte. N'auraient-ils pas mieux fait en
paraphant au départ l'accord politique de base ?
C'est le lieu de donner une fois encore raison à la
sagesse du Terroir qui dit que " ?'kpévi, nyon wou
?'kpé gan " (la petite honte est préférable à la
grande honte)
N.
E |
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Comme en 1992
:
Blaise
Compaoré et la crise Togolaise |
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Les
neufs délégations ont pu arriver à s'entendre sur
le nom d'un facilitateur parmi les onze présentés
par UFC et la CDPA. Même si cette désignation
laisse plus d'observateurs sur leur soif, il
apparaît que c'est à l'unanimité que les
protagonistes directs de la crise togolaise se
sont entendus sur un seul nom : Blaise Compaoré,
président de la République du Burkina-faso. Cette
désignation qui n'était depuis le mardi 25 juillet
qu'à l'étape d'une proposition devrait d'abord
être soumise à l'intéressé pour avoir son aval
avant toute chose. C'est ce qu'a tenu à faire Me
Yaovi Agboyibo, Président du directoire du
dialogue nationale qui, accompagné d'une
délégation du bureau de dialogue a été reçu le
mercredi 26 juillet dernier par le président
Compaoré à Ouagadougou. C'est à sa sortie
d'audience que Me Agboyibo a livré la réponse du
président de Faso qui a accepté d'être le
facilitateur des discussions entre les
protagonistes de la crise togolaise.
" le
président Compaoré nous a dit qu'il a sentit notre
démarche comme un devoir envers l'Afrique " a déclaré Me
Agboyibo qui a précisé que le chef de l'Etat Burkinabè a
promis d'apporter sa contribution d'autant plus que ce
n'est pas la première fois qu'il s'occupe du dossier. Il
faut noter qu'en février dernier, alors que les
protagonistes de la crise togolaise tergiversaient sur
le lieu où devrait se dérouler le dialogue entre
togolais et sur le nom de celui qui allait être le
médiateur ou le facilitateur de cette rencontre
Togolo-Togolaise, le premier ministre Togolais Edem
Kodjo en visite à Ouagadougou avait demandé au président
Compaoré d'assurer la médiation. Celui-ci avait donné
son accord de principe. " Aujourd'hui c'est l'ensemble
des forces politiques togolaise qui le lui demandent et
il ne devrait pas avoir des problèmes à cela ", avait
estimé le directeur de la communication de la présidence
Burkinabé, M. Saïdou Ouédraogo. Pour l'heure, aucune
date n'est encore fixée quant au redémarrage des
travaux. Et beaucoup se demandent si le dialogue va
continuer à Lomé ou il sera déplacé en terre Burkinabé
au pays des hommes intègres. L'avenir nous le dira. Pour
l'instant, le président du dialogue inter-togolais
indique que les discussions entamées en interne depuis
le 21 avril dernier entre les acteurs politiques et la
société civile togolaise ont permis de régler la
majorité (80%) des points inscrits à l'agenda. Les
points restants sur lesquels le président du Faso
devrait se pencher sont liés notamment au mode de
scrutin, à la composition de la commission électorale
nationale indépendante (CENI), à la réforme de l'armée
et à la lutte contre l'impunité. La conclusion d'accords
entre l'opposition et le pouvoir RPT devrait permettre
la reprise de la coopération entre le Togo et l'Union
Européennes rompue depuis 1993 pour " déficit
démocratique ".
Il
faut rappeler que dans le cadre de la recherche des
solutions pour résoudre la crise togolaise qui venait à
peine de commencer, suite au processus démocratique
enclenché par le vent de l'Est, Président Compaoré était
intervenu comme médiateur pour rapprocher " les frères
ennemis togolaise " ; cette médiation du président du
Faso avait était concluante et à permis au pouvoir
togolais dirigé par feu le Général Eyadema, d'organiser
des élections présidentielles de 1993 et les élections
législatives de 1994 qui avaient vu pour la première
fois, la victoire de l'opposition sur le pouvoir en
place avec 36 députés pour le CAR contre 34 pour le RPT
et 05 pour la CPP. Mais la gestion de l'après victoire
par les forces démocratiques qui n'ont pas hésité à
tomber dans le piège des tenants du pouvoir togolais à
replonger le Togo dans la crise qui n'en finit pas
jusqu'à ce jour. Le COD I et le CODII auront ainsi
vécu. Aujourd'hui, comme en 1992, Compaoré revient sur
la scène politique pour remettre le Togo sur les rails
et le sortir de sa crise récurrente. Comme le dit Lawson
Patrick l'un des responsables du parti contestataire du
paraphe de l'accord politique de base, " nous espérons
qu'il aidera le Togo à sortir de cette crise ".
Mais
le problème n'est pas de prendre des déclarations et
résolutions pour sortir le pays de la crise, il faut les
appliquer. Car, on a beau trouvé de bons médiateurs et
facilitateurs qui aident le Togo à trouver de véritables
solutions si leur application n'est pas faite avec une
bonne dose de volonté, on n'aboutira à rien. Il faut se
rappeler des accords de Ouaga I, II et III ainsi que
d'autres qui ont suivi en 1999 avec l'accord cadre de
Lomé (ACL) signés avec l'assistance des facilitateurs
chevronnés allemand, suisse et français. Ces différents
accords ont été foulés aux pieds par le pouvoir RPT qui
trouvait qu'ils ne l'arrangeaient pas.
Ahmed Fo Toulabor |
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Réunion des Verts le 28 Août prochain contre la
visite du Chef Togolais à Paris
Faure Gnassingbé va-t-il annuler ce voyage qui
s'annonce mouvementé ? |
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La prochaine visite de Faure Gnassingbé en France
qui pourrait probablement intervenir au début du
mois de Septembre prochain, semble être mal vu
dans les milieux français. On fait état de ce que
l'Elysée veut réduire l'impact de cette visite et
on redoute des manifestations publiques violentes
de la diaspora togolaise qui pourrait être
relayées par de nombreuses associations de droit
de l'Homme, acquises à la cause togolaise. Après
les différents appels de la Diaspora contre le
voyage de Faure en terre Française, c'est
aujourd'hui les Verts et le CCFD qui appellent
leurs militants à une réunion contre la visite de
Faure Gnassingbé à paris. Cette réunion selon les
sources en provenances des Ecologistes pourrait se
tenir le lundi 28 Août prochain à Paris. Dans un
message adressé à leurs amis, les verts et le
CCFD rappellent que le Président du Togo sera reçu
par le Président Chirac le 07 septembre prochain à
Paris. Pour ce faire, ils se proposent d'organiser
une réunion de concertation pour envisager des
actions communes entre la diaspora togolaise et
les différentes associations, partis et syndicats,
français et africains concernés pour dénoncer le
régime Togolais et l'appui de la France. Il faut
souligner que les Verts est un parti politique
légalement constituée en France. Le CCFD, elle,
est une association de loi 1901, reconnue
d'utilité publique. Elle est composée de 28
mouvements et services d'Eglise (MJE). Une
structure permanente de 170 salariés à Paris et en
région qui est chargé de mettre en œuvre les
missions du CCFD.
Elle mobilise un réseau de 15.000
bénévoles repartis dans 99 comités diocésains et
1.500 équipes locales. Le CFDD a reçu pour mandat
de la conférence des Evêques de France de
mobiliser la solidarité des chrétiens, notamment
lors de la période de carême au profit de
l'accomplissement de deux missions à savoir :
appuyer des projets de développement et
sensibiliser l'opinion publique avec ses voies qui
se lèvent et qui se préparent pour réserver un
accueil pas très catholique au fils du père dont
on dit être venu au pouvoir dans le sang, Faure
Gnassingbé va-t-il maintenir le cap ou va-t-il
surseoir à cette visite qui s'annonce mouvementée
et gênante pour lui et sa délégation ? En tout cas
l'avenir nous le dira.
A.F.T |
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Une des parties qui n'avaient pas paraphé le
document négocie la Primature en coulisse |
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Lorsque la majorité des parties avaient paraphé le
document d'accord de base politique le 06 juillet
dernier, on avait crié au scandale. Mais, le temps
finit par nous donner raison au sujet de ceux qui
avaient crié à cor et à cri pour se faire entendre
estime que le bureau du dialogue conduit le
dialogue dans un gouffre. En réalité, ce n'est pas
des cris qui vont dans l'intérêt du peuple. La
politique étant un jeu où il faut lutter et
protéger ses intérêts contre ceux du peuple son
intérêt, un des responsables d'un parti politique
est actuellement à pied d'œuvre et négocie avec
certains barons du régime pour se voir propulser
au poste du Premier Ministre lorsque le besoin se
fera sentir. Ce n'est pas une surprise pour les
Togolais mais le mal est que, les acteurs
politiques (pas tous) prennent le peuple pour
lequel ils luttent comme des imbéciles. Ils disent
autres choses à l'électorat mais font le contraire
de ce qu'ils cherchent. Qui dit que la politique
n'est pas la recherche d'intérêt personnel ? La
politique
est une jolie fille mariée, on ne la dévoile
jamais la vérité. En tout cas, ceux qui pensent
que l'accord politique de base paraphé est une
mauvaise chose en soi vont se rendre à l'évidence
que le bureau du dialogue présidé par Me Agboyibo
est dans une logique parfaite. Les négociations
entre les barons et le responsable du parti
concerné à la quête de la primature se
poursuivent. Au peuple de distinguer le moment
venu le mauvais grain du bon.
N.E |
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