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L'ultimatum pour régulariser la situation s'est expiré
hier
On assiste depuis quelques temps à la coupure
intempestive du courant électrique à Lomé et ses
environs de jour comme de nuit. Le phénomène prend de
l'ampleur et ce, depuis l'arrivée de la nouvelle gestion
du secteur électrique : la CEET. Ces coupures
intempestives selon les consommateurs, créent beaucoup
d'ennuis d'une part et d'autre part perturbent tant
bien que mal leurs activités. Les coupures de longues
durées comme c'est le cas actuel avec la CEET,
constitue un véritable danger pour les consommateurs et
la population sur plusieurs points notamment les vols,
car certains esprits malins peuvent profiter de ses
temps de coupure pour commettre leur sale besogne et
perturber la quiétude des paisibles citoyens ;
l'incendie. Ici et dans la plupart des cas, lorsqu'il y
a coupure, les nombreux consommateurs font toujours
recours à l'utilisation des bougies afin d'éviter
l'obscurité.
Le
danger qu'il y a dans l'utilisation de ses bougies
c'est que, étant donné que les heures de coupure sont
trop longues, il peut arriver qu'un consommateur,
fatigué d'attendre la lumière de la CEET, peut être
emporté par le sommeil tout en oubliant d'éteindre la
bougie. On sait que dans notre pays, tout le monde n'est
pas propriétaire d'une maison. Presque la moitié des
consommateurs sont des locataires et de quelle chambre :
entrée coucher. A chacun d'imaginer l'ampleur de ce que
nous disons.
Parlant justement des coupures intempestives, bon nombre
de consommateurs avouent ne pas comprendre la situation
puisqu'on sait que du temps du Groupe Elyo, c'est le
même scénario qui avait prévalu et des arguments de tout
genre. A Lomé, la rue fait son commentaire. On murmure
que le Togo et le Bénin seraient lourdement endettés
envers Akosombo, principal fournisseur du courant
électrique, et pour le moment la totalité des KWA/H
fournis pour les deux pays précités seraient revus à la
baisse par Akosombo. Et pour ne pas priver les
consommateurs au Togo, la CEET tente de faire de son
mieux dans le domaine et c'est ce qui explique les
coupures intempestives de quartiers en quartiers. Vrai
ou faux ? Sous d'autres cieux, on apprend que la
Communauté Electrique du Bénin (CEB) est sous les
projecteurs de la Volta ENERGY Authority pour n'avoir
pas payé 05 mois d'arriérés de factures évalués à plus
de dizaine de milliards de francs CFA et qui seront
normalement versées le 20 avril 2006. Selon les
informations la communauté Electrique du Bénin (CEB) est
sommée par la Volta Energy Authority, la structure
ghanéenne qui lui fournit l'énergie électrique de payer
les fonds dus dans les délais requis.
Dans les milieux de la CEB, on s'active pour sauver la
situation. Mais on met cette moralité sur le dos des
responsables de la CEB qui ont fait de la mauvaise
gestion leur sport quotidien. Beaucoup confondraient les
caisses de la boîte à leurs comptes personnels. On
raconte même que la CEB est devenue une véritable vache
à lait pour certains responsables qui ont choisi de se
sucrer sur le dos des pauvres contribuables.
Après donc l'expiration de l'ultimatum hier le 20 avril
2006, on attend de voir de quoi demain sera fait. Mais
pour le moment, si la situation n'est pas réglée, la
CEET peut se réserver le droit de porter plainte. Il
faut reconnaître que la CEB avait refusé à la CEET
d'utiliser ses centrales thermiques.
Et on parle de coupure de livraison qui plongera le
Bénin et le Togo dans le noir total. Si ces informations
s'avéraient vraies, peut-on dire que la CEB et la CEET
ne sont plus
en
mesure ou bien n'ont pas les fonds pour honorer leur
engagement auprès de Volta ENERGY Authority ? Où vont au
juste les factures payées par les consommateurs ? A
quelle fin sont-elles utilisées ? En tout cas,
l'ultimatum du 20 avril pour régler le fournisseur au
Ghana a expiré et on attend de voir ce que les jours à
venir réservent pour les consommateurs et le peuple
entier.
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