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Des efforts sont déjà faits pour prouver la bonne
foi à organiser ces législatives dans la plus
grande transparence. La carte d’électeurs
sécurisée avec photo est déjà un repère pour se
convaincre de cette transparence. Le mode de
scrutin proportionnel est une garantie pour barrer
aussi la route à la fraude. N’en déplaise aux
jaloux ! Dans une élection qui se veut
démocratique et surtout transparente, l’on a
toujours besoin des observateurs en l’occurrence
étrangers pour superviser le scrutin.
Mieux, il faut arriver à dissuader les forces
d’intimidation et de violences des élections.
C’est ce qui amène le plus souvent certains pays
en crise, comme notre pays à demander à la
communauté internationale, des observateurs
militaires pour la phase dissuasive. L’exemple de
la République Démocratique du Congo (RDC) en est
un.
Dans le cas du Togo, nombre de citoyens se
demandent si la Communauté internationale va
envoyer des observateurs militaires.
Déjà, le ton est donné avec la correspondance du
gouvernement togolais qui a demandé à l’Union
Européenne de préparer et d’envoyer des
observateurs pour les législatives jusque-là
fixées au 24 Juin prochain. L’union Européenne en
accusant réception de cette correspondance, a
d’abord souhaité envoyer une mission pour explorer
le terrain et voir les besoins.
Cette mission selon nos informations est attendue
ce mois de mars. Elle sera composée d’experts
électoraux qui viendront quantifier les besoins.
C’est donc après leur mission que la nécessité
d’envoyer des observateurs militaires au Togo va
s’imposer. Mais d’ores et déjà, il faut souligner
que le cas togolais est atypique et il urge de
penser ici et maintenant à ces observateurs
militaires. Il est vrai, des mesures sont prises
au niveau de la haute hiérarchie militaire
togolaise pour que l’armée ne se mêle plus à la
danse électorale. De nombreuses réformes ont été
amorcées dans ce sens. Mais la vérité aujourd’hui,
c’est que depuis le processus démocratique au
Togo, l’armée togolaise n’est jamais restée à
l’écart de la politique.
Au temps du feu président Eyadema, l’on pouvait
encore comprendre parce que le chef de l’Etat
lui-même est un militaire et que c’est l’armée qui
était au pouvoir.
Mais nous avons encore en mémoire, ce qui s’est
passé au décès du président Eyadema. Une fois de
plus, c’est l’armée qui est intervenue pour porter
au pouvoir Faure Gnassingbé.
Même les élections de 2005 qui est- une élection
pour élire le successeur du président Eyadema ont
laissé des preuves irréfutables, pour nous édifier
de la non neutralité de l’armée togolaise.
Dans ces conditions, il est trop tôt d’avoir
totalement confiance en cette armée.
Pour éviter que les législatives prochaines ne
soient plus des moments de violence, il vaut mieux
prévenir que de vouloir guérir après.
Des observateurs militaires, il le faut pour le
Togo. La probabilité est d’ailleurs très forte
pour leur arrivée. A moins qu’on veuille faire
autre chose.
M. ALI |