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Nouvel Echo

24 fevrier 2007

[ 431 : du 23 fevrier 2007]
Regain de tension entre la Primature et l’UFC : Le RPT tire profit de la guéguerre entre les anciens amis de la Coalition
Depuis le début de la Semaine une sorte de guerre de conflit - semble connaître un regain de tension entre les anciens amis de la Coalition démocratique. Et c’est par communiqué de presse interposé que cette guéguerre se mène. Le gouvernement, dirigé par le leader du CAR et l’UFC de Gilchrist Olympio s’envoient des missiles.

Dans un communiqué de presse du 19 février dernier signé du Directeur du Cabinet du Premier ministre, M. Georges K. Aidam, la primature a porté à la connaissance du public la lettre que l’UFC lui a adressée. Le communiqué fait état de ce que son Excellence le Premier ministre de la République togolaise a reçu le 16 février 2007 un courrier du 04 février par lequel l’UFC a bien voulu lui transmettre une recommandation que le parti de Gilchrist a adoptée lors de son conseil national tenu à Lomé les 03 et 04 février 2007.

La recommandation demandait entre autre au gouvernement de Me Agboyibo d’adresser au Conseil de l’Union Européenne, une requête en assistance à aider les forces armées et de sécurité à s’abstenir de toute ingérence et de toute entrave au processus électoral en cours, et de prendre les dispositions nécessaires pour veiller à une mise en oeuvre rigoureuse de l’Accord Politique Global en impliquant toutes les parties signataires sans exclusive.

Dans sa réponse, la primature a rappelé que l’UFC s’était engagé par la signature de l’APG à se joindre aux autres signataires pour régler dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale, les problèmes autres que ceux assignés à la CENI. Et qu’au cours de la rencontre qu’il a eue avec la presse le 04 février, Gilchrist Olympio a révélé que son parti a préféré s’abstenir de participer au gouvernement convenu pour l’exécution des tâches incombant collectivement aux neufs parties signataires de l’Accord Politique.

Et la primature de constater que dans la mesure où l’UFC a décidé d’adopter une position qui puisse lui permettre de critiquer les parties prenantes au conseil des ministres, le Premier ministre aimerait savoir comment elle pourrait contribuer à l’examen des problèmes qu’elle soulève.

Mais le parti de Gilchrist Olympio qui s’attendait à cette réponse du gouvernement dirigé par son désormais « ami d’hier » n’a pas tardé à répliquer. Réponse du berger à la bergère, ça s’appelle.

Ainsi l’UFC relève que la primature fait de l’amalgame entre l’acceptation du principe de la formation d’un gouvernement d’union nationale dans le cadre de l’APG et l’obligation de participer à un soi-disant gouvernement d’union nationale.

Il faut toutefois remarquer que cette guéguerre qui ressurgit entre les deux grands « amis d’hier » n’est pas de nature à arranger les choses. Bien au contraire, cela ne fait que l’affaire du parti au pouvoir qui a intérêt à ce que cette mésentente s’amplifie et qu’elle arrive la ridiculisation des deux formations de l’opposition.

Il faut reconnaître que le RPT a mille moyens pour faire en sorte que des amis de longue date se cognent les têtes. C’est ce qui est entrain d’être arrivé entre l’UFC et le CAR qui, désormais, se considèrent comme des ennemis plutôt que des adversaires politiques. En cette période sensible, il faut éviter de tomber dans des pièges à con. La lutte pour l’avènement totale de la démocratie n’est pas encore terminée. Ce sont les législatives prochaines qui détermineront la situation du Togo. Se lancer dans des débats stériles ne mèneront nulle part et cela pourrait envenimer les choses en détournant l’attention des Togolais sur des problèmes inutiles qui ne font pas honneur aux militants et aux combattants de la démocratie.

Ahmed

 
Processus électoral au Togo : Probable arrivée des observateurs militaires pour superviser les législatives

Le processus électoral en cours au Togo avance malgré de petits problèmes constatés ça et là. La CENI à pied oeuvre, évolue malgré aussi les divergences de vue de ses membres. Le gouvernement togolais à qui est revenue la responsabilité d’organiser ces législatives, n’est pas du reste. La transparence voulue pour les élections est le leitmotiv du gouvernement Agboyibo.

Des efforts sont déjà faits pour prouver la bonne foi à organiser ces législatives dans la plus grande transparence. La carte d’électeurs sécurisée avec photo est déjà un repère pour se convaincre de cette transparence. Le mode de scrutin proportionnel est une garantie pour barrer aussi la route à la fraude. N’en déplaise aux jaloux ! Dans une élection qui se veut démocratique et surtout transparente, l’on a toujours besoin des observateurs en l’occurrence étrangers pour superviser le scrutin.

Mieux, il faut arriver à dissuader les forces d’intimidation et de violences des élections. C’est ce qui amène le plus souvent certains pays en crise, comme notre pays à demander à la communauté internationale, des observateurs militaires pour la phase dissuasive. L’exemple de la République Démocratique du Congo (RDC) en est un.

Dans le cas du Togo, nombre de citoyens se demandent si la Communauté internationale va envoyer des observateurs militaires.

Déjà, le ton est donné avec la correspondance du gouvernement togolais qui a demandé à l’Union Européenne de préparer et d’envoyer des observateurs pour les législatives jusque-là fixées au 24 Juin prochain. L’union Européenne en accusant réception de cette correspondance, a d’abord souhaité envoyer une mission pour explorer le terrain et voir les besoins.

Cette mission selon nos informations est attendue ce mois de mars. Elle sera composée d’experts électoraux qui viendront quantifier les besoins. C’est donc après leur mission que la nécessité d’envoyer des observateurs militaires au Togo va s’imposer. Mais d’ores et déjà, il faut souligner que le cas togolais est atypique et il urge de penser ici et maintenant à ces observateurs militaires. Il est vrai, des mesures sont prises au niveau de la haute hiérarchie militaire togolaise pour que l’armée ne se mêle plus à la danse électorale. De nombreuses réformes ont été amorcées dans ce sens. Mais la vérité aujourd’hui, c’est que depuis le processus démocratique au Togo, l’armée togolaise n’est jamais restée à l’écart de la politique.

Au temps du feu président Eyadema, l’on pouvait encore comprendre parce que le chef de l’Etat lui-même est un militaire et que c’est l’armée qui était au pouvoir.

Mais nous avons encore en mémoire, ce qui s’est passé au décès du président Eyadema. Une fois de plus, c’est l’armée qui est intervenue pour porter au pouvoir Faure Gnassingbé.

Même les élections de 2005 qui est- une élection pour élire le successeur du président Eyadema ont laissé des preuves irréfutables, pour nous édifier de la non neutralité de l’armée togolaise.

Dans ces conditions, il est trop tôt d’avoir totalement confiance en cette armée.

Pour éviter que les législatives prochaines ne soient plus des moments de violence, il vaut mieux prévenir que de vouloir guérir après.

Des observateurs militaires, il le faut pour le Togo. La probabilité est d’ailleurs très forte pour leur arrivée. A moins qu’on veuille faire autre chose.

M. ALI

 
 
 
 

 

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