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Le
RPT et ses surprises : La valse des chanceux au Togo
Sous la pression Faure lâche Agboyibo pour Mally
L’attente a été très longue et les uns et les autres
se demandaient si un jour la fumée blanche allait
sortir pour qu’en fin les Togolais cessent de se
lancer dans des supputations et des commentaires qui
les traumatisent.
Depuis que le désormais ex-PM, Me Yawovi Agboyibo a
remis sa démission, des consultations avaient été
engagées pour trouver son successeur. Celui avec qui
le chef de l’Etat Faure Gnass a le plus discuté de
cette affaire de la primature est le leader de l’UFC,
Gilchrist Olympio. C’était pour voir dans quelles
conditions ce parti qui est le deuxième après le RPT
à l’Assemblée nationale va accepter le poste ou
participer au gouvernement. Après plusieurs
rencontres, rien n’a filtré, les discussions ont
plutôt fini en queue de poisson. Durant tout le long
de l’entretien entre Faure et Gilchrist, ce dernier
a clairement signifié qu’il était pour un Premier
ministre autre que Me Agboyibo. L’UFC s’était donc
opposé à la reconduction du leader du CAR et avait
estimé qu’à défaut de nommer un Premier ministre au
sein de l’UFC, il ne voyait aucun inconvénient que
le nouveau Premier ministre sorte du RPT.
Dans les rangs du RPT, deux camps s’étaient aussi
formés au sujet de la reconduction ou non de Me
Agboyibo à la Primature. Des caciques ne voudraient
plus que le Bélier Noir poursuivent sa mission. Pour
eux il n’est pas question de nommer un Premier
dans les rangs de l’opposition. Il n’est pas
question d’ouvrir le gouvernement à qui que ce soit.
Le RPT a gagné et doit assumer. Ceux qui sont donc
pour l’ouverture dans le camp Faure n’ont pas eu
gain de cause.
Les rapports de force au RPT sont inégalés dans ce
parti de Faure Gnass et il faudrait avoir de
véritables « couilles » pour résister aux pressions.
Et selon les indiscrétions Faure n’aurait pas voulu
de si tôt lâcher le Bélier Noir de Kouvé. Mais
c’était plus fort que lui. C’est d’ailleurs ce qui
a fait traîner la nomination du Premier ministre
qui en principe devrait se faire depuis le vendredi.
Deux noms circulaient jusqu’à la dernière minute :
Kokou Tozou et Yawovi Agboyi Aujourd’hui après ce
qui vient de se passer beaucoup se demandent où se
trouve l’ouverture annoncée par Faure.
Avec la nomination de Komlan Mally, un homme effacé
et qu’on considère là-bas comme discret au poste de
Premier ministre le RPT a décidé de tout prendre.
Après le scénario de l’Assemblée nationale, nul
doute que la couleur du prochain gouvernement sera
monocolore. Déjà on annonce que l’UFC, n’entend pas
participer à ce gouvernement.
Aujourd’hui Komlan Mally le désormais ex -ministre
de la Ville et de l’Urbanisme dans le précédent
gouvernement est Membre du comité central du parti
au pouvoir, le Rassemblement du Peuple togolais (RPT),
à la barre. M. Mally, peu connu des Togolais,
succède à Yawovi Agboyibo, une grande figure de
l’opposition qui a démissionné le 13 novembre
dernier.
Ancien préfet des préfectures de Wawa et du Golfe
(sud), il avait été nommé ministre de la ville en
septembre 2006.
Agé de 47 ans, M. Mally a été élu député lors des
élections législatives du 14 octobre.
Komlan Mally a un grand défi à relever. Etant
ministre de la ville, on espère qu’il va redonner la
ville de Lomé et celles de l’intérieur, leur beauté
d’antan.
Le
RPT est donc en train de tout avaler dans sa
gourmandise. Adieu donc l’ouverture et bienvenue à
la gestion solitaire du RPT comme le prouve la
composition actuelle de l’Assemblée nationale.
On
qualifie le nouveau Premier ministre Mally de
chanceux comme c’est le cas pour Abats-le-Bon-faux,
puisque personne n’attendait ce Monsieur au tournant
de cette histoire.
L’Etat-major
de la nouvelle Assemblée nationale
Président : El Hadj Abass BONFOH (RPT)
1er Vice-Président : KLASSOU Sélom (RPT)
2ème Vice-Président : KANEKATOUA Yao Patrice (RPT)
1er Questeur : DAGO Yabré (RPT)
2ème Questeur : Mme APOUDJAK A. Larba (RPT)
1er Secrétaire parlementaire : SAMBIANI Yentema
(RPT)
2ème Secrétaire parlementaire : TCHASSE Awédéou
(RPT)
Mais la composition de ce bureau de l’Assemblée
nationale , selon les indiscrétions, pose problème
surtout au niveau des Directeurs de sociétés qui
n’ont pas encore dit leur dernier mot sur leur
démission. Il y aurait d’autres membres du bureau
qui ne seraient pas du tout content de leur position
dans la structure.
Et puis dans tous les cas, le RPT doit prendre ses
responsabilités puisque quels que soient le cas ou
le Premier ministre qu’on nommera, il ne sera qu’une
marionnette et un porte-sac du chef de l’Etat. La
Constitution est claire là-dessus. Ce n’est ni
Agboyibo ni Gilchrist Olympio qui vont accepter
d’être les dindons de la farce avec une assemblée
qui n’est leur est pas favorable.
Abass ISSAK
Le Togo a un nouveau Premier
ministre Mais à quel prix ?
Le RPT plus que rassasié
Finies les supputations ! finies les tractations
pour la nomination d’un Premier ministre. La fumée
blanche s’est finalement dégagée le 03 décembre 2007
avec la publication officielle du successeur de
l’actuel locataire de la primature Me Agboyibo.
Komlan Mally, ex-ministre de la ville succède donc à
Madji Yawovi Agboyibo après de multiples tractations
faites par le président Faure avec Gilchrist Olympio,
Président national de l’UFC.
Cette nomination surprise puisque le Chef de l’Etat
avait entre-temps laissé entendre qu’il continuera
quelques soient les résultats des législatives dans
le sens de l’apaisement, du dialogue qui a accouché
de l’APG en août 2006, mais l’évolution de la
situation qui a conduit à la nomination d’un PM 100%
RPT, démontre que, entre les discours et les faits,
il y a une différence. Différence en ce sens que,
dès sa nomination, beaucoup d’observateurs de la
scène politique togolaise commencent à s’interroger
sur la configuration du prochain gouvernement.
Dans les rencontres que le Président Faure avait
entre-temps amorcé avec Gilchrist Olympio à Ouaga et
au finish à Lomé à propos de la situation politique
du Togo et de la nomination d’un successeur à Me
Agboyibo, le président de l’UFC avait donné son
refus catégorique sur une reconduction de Me
Agboyibo. Les discussions n’ayant pas apporté grande
chose, la primature n’étant pas confiée à un membre
de l’UFC, l’équation devient plus difficile, en ce
sens que le CAR attendait cohabiter avec un PM issu
de l’UFC pour la relance économique. Mais voilà, le
nouveau locataire de la primature est du rang du RPT,
la cohabitation ou l’entrée des partis de
l’opposition serait difficile.
Au CAR, il n’est plus question d’entrer dans un
gouvernement étant entendu que ce qu’il entendait
n’est pas concrétisé.
Reste à savoir si l’Union des Forces de Changement
(UFC) acceptera rentrer dans un gouvernement qui
sera à dominance RPT. On se rappelle que lors de la
rencontre que Gilchrist a eue avec Blaise Compaoré,
le leader de l’UFC avait posé des conditionnalités
avec exigence de postes ministériels juteux. Avec la
nouvelle donne qui consacre Mally Komlan à la
primature, les postes qu’attendent l’UFC lui seront
attribués ?
Difficile de savoir mais au cas où l’UFC trouve
satisfaction dans la formation du prochain
gouvernement, le parti ne trouverait pas handicaps
pour faire son entrée. Au cas contraire, l’UFC et le
CAR ne seront pas dans le gouvernement car ce
dernier soutient qu’il est prêt à cohabiter avec le
nouveau Premier ministre qui ferait en sorte que l’UFC
soit au gouvernement, il y adhère sans grande
difficulté.
Le RPT a joué et gagner le plus gros lot puisque la
méfiance entre l’UFC et le CAR a renforcé la
gourmandise du RPT. Aujourd’hui, le parti de Faure
est plus que rassasié. L’Assemblée nationale
acquise, la Cour constitutionnelle de même, la
présidence de la République et au finish la
primature, la satiété n’est qu’à son optimum. Les
législatives du 14 octobre 2007 donne une large
victoire au RPT avec 50 sièges, ce qui donne
l’occasion à Faure de nommer le Premier ministre
dans son rang.
A.Y.
Phénomène Miss Noël Une autre
école de dépravation, une pépinière à pédophile
« Je m’appelle X, je suis Miss Noël 2006 ».
C’est la toute dernière en matière de mélodie
desservie sur une chaîne locale et pas des moindres
en ce moment même à Lomé. L’auteur, et certainement
pas le compositeur, une toute petite fille, la
dizaine moins en tout cas. L’innocence, l’ignorance,
la naïvement… la fragilité.
A cet âge, l’enfant à juste besoin de
vivre, d’apprendre à vivre, de s’amuser, d’être
éduquer aimer mais par-dessus tout protéger. L’âge
de la vulnérabilité par excellence. C’est
malheureusement ce moment crucial, capitale que
certains adultes par ignorance mais aussi par des
arrières plans vicieux, choisissent pour les
exposer, les vendre de la manière la plus
pernicieuse, la moins admissible qui soit sans que
même les institutions de lutte et de protection des
intérêts de l’enfant ne réagissent.
La tradition de nos jours est pour la
sauvegarde des intérêts de l’enfant, en sorte que
les personnes morales ou physiques en charge du
respect de cette tradition n’hésitent pas à séparer
des enfants de leurs structures familiales premières
pour les placer dans des systèmes de tutelles
perturbant gravement parfois, ce qui fait nos mœurs,
nos pratiques ancestrales. Un enfant placé sous la
responsabilité d’un proche parent conformément aux
coutumes africaines en cas de besoin par exemple
pour des raisons de « maltraitance » sera
tout simplement arraché à cette cellule familiale
jugée défaillante pour être placer dans une
institution plus protectrice de ses droits avec son
lot de complication, de clivage culturel.
Pourtant, dans notre pays des hommes et
des femmes avides de fantasmes pédophiles mais
surtout doublés d’une cupidité maladie, exposent et
vendent des enfants de moins de 10 ans par le
truchement d’un phénomène qui culmine en outrage en
matière de droit de l’homme mais aussi demeure un
cas avéré d’ignominie, d’abrutissement de
perversité.
Une aberration qui se fait coté au nom de la mode,
le phénomène de miss est une aventure d’exhibition,
de sensualité centrée sur l’argent. C’est avant tout
une sorte de corruption. Il s’agira de corrompre les
spectateurs de cette séance d’exhibition d’accepter
comme modèle, un prototype de produit mais pas
n’importe lequel, une femme que l’on fait passer
pour l’idéal de la femme. Cette action viole une
disposition légale adoptée par tous les pays au
monde, celle qui met le corps humain hors commerce.
Ainsi, au sens de ce texte, aucune transaction
commerciale n’est possible si elle porte sur tout ou
partie du corps humain.
Dans toutes les procédures d’élection
d’une miss, les candidates sont exposées comme de
vulgaires marchandises sur un podium comme dans les
marchés aux esclaves du 17e siècle,
à la seule différence que dans les business tel
qu’il se fait aujourd’hui, les aspirantes se vendent
de leur propre chef plutôt que par leurs maîtres.
De nos jours, il est vrai, de nombreuses
dérogations sont apportées à ce texte mais toute
semblent faire une place de choix à la volonté
éclairée de la personne sur laquelle porte la
transaction. Dans le cas de la couronne des toutes
petites, cette condition fait cruellement défaut et
index la complicité des parents.
Cette façon de faire va à l’encontre de
nos bonnes mœurs au Togo qui veulent que l’enfant
soit protégé contre toute sorte de corruption,
d’avidité mais qui surtout encouragent le respect de
la nudité et aiguise le sens de la pudeur.
Le phénomène miss tue en l’enfant les
valeurs unanimement reconnues importantes pour son
développement harmonieux parce qu’il incite à
l’irrévérence par l’exhibitionnisme. C’est en fait,
la culture de la négation de tout ce qui caractérise
l’enfance : la naïveté, la pureté, l’innocence, la
compassion.
Le pire, c’est que ce phénomène expose
les enfants aux pulsions bestiales de certains
névrosés, les pédophiles notamment.
En effet, nombre de femmes aujourd’hui
reconnaissent que leur première expérience avec le
sexe opposé s’est fait par abus d’un parent, d’un
proche de la famille qui leurs faisaient souvent des
compliments mais qui un jour leur a causé ce tord
irréparable avec interdiction ferme d’en parler aux
parents.
Au nom de l’éthique et de la morale mais
encore aux nom de l’intérêt de l’enfant, que cessent
ses pratiques préjudiciables à tous.
Akouvi |