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Le Magnat Libéré

8 Dec 2007

[ 46 :  du 4 Dec 2007  

Le RPT et ses surprises : La valse des chanceux au Togo Sous la pression Faure lâche Agboyibo pour Mally
L’attente a été très longue et les uns et les autres se demandaient si un jour la fumée blanche allait sortir  pour qu’en fin les Togolais cessent de se lancer dans des supputations et des commentaires qui les traumatisent.

Depuis que  le désormais ex-PM, Me Yawovi Agboyibo a remis sa démission, des consultations avaient été engagées pour trouver son successeur. Celui avec qui le chef de l’Etat Faure Gnass a le plus discuté de cette affaire de la primature est le leader de l’UFC, Gilchrist Olympio. C’était pour  voir dans quelles conditions ce parti qui est le deuxième après le RPT à l’Assemblée nationale va accepter le poste ou  participer au gouvernement. Après plusieurs rencontres, rien n’a filtré, les discussions ont plutôt fini en queue de poisson. Durant tout le long de l’entretien entre Faure et Gilchrist, ce dernier  a clairement signifié qu’il était pour un Premier ministre autre que Me Agboyibo. L’UFC  s’était donc opposé à la reconduction du leader du CAR et avait estimé qu’à défaut de nommer un Premier ministre au sein de l’UFC, il ne voyait aucun inconvénient  que le nouveau Premier ministre sorte du  RPT.

Dans les rangs du RPT, deux camps s’étaient aussi formés au sujet de la reconduction ou non de Me Agboyibo à la Primature. Des caciques ne voudraient plus que le Bélier Noir poursuivent sa mission. Pour eux il n’est pas question de nommer un  Premier  dans les rangs de l’opposition. Il n’est pas question d’ouvrir le gouvernement à qui que ce soit. Le RPT a gagné et doit assumer. Ceux qui sont donc pour l’ouverture dans le camp Faure n’ont pas eu gain de cause.

Les rapports de force au RPT sont inégalés dans ce parti de Faure Gnass et il faudrait avoir de véritables « couilles » pour résister aux pressions. Et selon les indiscrétions Faure n’aurait pas voulu de si tôt lâcher le Bélier Noir de Kouvé. Mais c’était plus fort que lui.  C’est d’ailleurs ce qui a fait traîner la nomination du Premier ministre  qui en principe devrait se faire depuis le vendredi. Deux noms circulaient jusqu’à la dernière minute : Kokou Tozou et Yawovi Agboyi  Aujourd’hui après ce qui vient de se passer beaucoup se demandent où se trouve l’ouverture annoncée par Faure.

Avec  la nomination de Komlan Mally, un homme effacé et qu’on considère là-bas comme discret au poste de Premier ministre le RPT a décidé de tout prendre. Après le scénario de l’Assemblée nationale,  nul doute que la couleur du prochain gouvernement sera monocolore. Déjà on annonce que l’UFC, n’entend pas participer à ce gouvernement.

Aujourd’hui Komlan Mally le désormais ex -ministre de la Ville et de l’Urbanisme dans le précédent gouvernement est Membre du comité central du parti au pouvoir, le Rassemblement du Peuple togolais (RPT), à la barre. M. Mally, peu connu des Togolais, succède à Yawovi Agboyibo, une grande figure de l’opposition qui a démissionné le 13 novembre dernier.

Ancien préfet des préfectures de Wawa et du Golfe (sud), il avait été nommé ministre de la ville en septembre 2006.

Agé de 47 ans, M. Mally a été élu député lors des élections législatives du 14 octobre.

Komlan Mally a un grand défi à relever. Etant ministre de la ville, on espère qu’il va redonner la ville de Lomé et celles de l’intérieur, leur beauté d’antan.

Le RPT  est donc en train de tout avaler dans sa gourmandise.  Adieu donc l’ouverture  et bienvenue à la gestion solitaire du RPT  comme le prouve la composition actuelle de l’Assemblée nationale.

On qualifie le nouveau Premier ministre Mally de chanceux comme c’est  le cas pour Abats-le-Bon-faux, puisque personne n’attendait ce Monsieur au tournant de cette histoire.

L’Etat-major de la nouvelle Assemblée nationale
Président : El Hadj Abass BONFOH (RPT)
1er Vice-Président : KLASSOU Sélom (RPT)
2ème Vice-Président : KANEKATOUA Yao Patrice (RPT)
1er Questeur : DAGO Yabré (RPT)
2ème Questeur : Mme APOUDJAK A. Larba (RPT)
1er Secrétaire parlementaire : SAMBIANI Yentema (RPT)
2ème Secrétaire parlementaire : TCHASSE Awédéou (RPT)


Mais la composition de ce bureau de l’Assemblée nationale , selon les indiscrétions, pose problème surtout au niveau des Directeurs de sociétés qui n’ont pas encore dit leur dernier mot sur leur démission. Il y aurait d’autres membres du bureau qui ne seraient pas du tout content de leur position dans la structure.

Et puis dans tous les cas, le RPT  doit prendre ses responsabilités puisque quels que soient le cas ou le Premier ministre qu’on nommera, il ne sera qu’une marionnette et un porte-sac du chef de l’Etat. La Constitution est claire là-dessus. Ce n’est ni Agboyibo ni Gilchrist Olympio qui vont accepter d’être les dindons de la farce avec une assemblée qui n’est leur est pas favorable.

Abass ISSAK

Le Togo a un nouveau Premier ministre  Mais à quel prix ?
Le RPT plus que rassasié

Finies les supputations ! finies les tractations pour la nomination d’un Premier ministre. La fumée blanche s’est finalement dégagée le 03 décembre 2007 avec la publication officielle du successeur de l’actuel locataire de la primature Me Agboyibo. Komlan Mally, ex-ministre de la ville succède donc à Madji Yawovi Agboyibo après de multiples tractations faites par le président Faure avec Gilchrist Olympio, Président national de l’UFC.

Cette nomination surprise puisque le Chef de l’Etat avait entre-temps laissé entendre qu’il continuera quelques soient les résultats des législatives dans le sens de l’apaisement, du dialogue qui a accouché de l’APG en août 2006, mais l’évolution de la situation qui a conduit à la nomination d’un PM 100% RPT, démontre que, entre les discours et les faits, il y  a une différence. Différence en ce sens que, dès sa nomination, beaucoup d’observateurs de la scène politique togolaise commencent à s’interroger sur la configuration du prochain gouvernement.

Dans les rencontres que le Président  Faure avait entre-temps amorcé avec Gilchrist Olympio à Ouaga et au finish à Lomé à propos de la situation politique du Togo et de la nomination d’un successeur à Me Agboyibo, le président de l’UFC avait donné son refus catégorique sur une reconduction de Me Agboyibo. Les discussions n’ayant pas apporté grande chose, la primature n’étant pas confiée à un membre de l’UFC, l’équation devient plus difficile, en ce sens que le CAR attendait cohabiter avec un PM issu de l’UFC pour la relance économique. Mais voilà, le nouveau locataire de la primature est du rang du RPT, la cohabitation ou l’entrée des partis de l’opposition serait difficile.

Au CAR, il n’est plus question d’entrer dans un gouvernement étant entendu que ce qu’il entendait n’est pas concrétisé.

Reste à savoir si l’Union des Forces de Changement (UFC) acceptera rentrer dans un gouvernement qui sera à dominance RPT. On se rappelle que lors de la rencontre que Gilchrist a eue avec Blaise Compaoré, le leader de l’UFC avait posé des conditionnalités avec exigence de postes ministériels juteux. Avec la nouvelle donne qui consacre Mally Komlan à la primature, les postes qu’attendent l’UFC lui seront attribués ? 

Difficile de savoir mais au cas où l’UFC trouve satisfaction dans la formation du prochain gouvernement, le parti ne trouverait pas handicaps pour faire son entrée. Au cas contraire, l’UFC et le CAR ne seront pas dans le gouvernement car ce dernier soutient qu’il est prêt à cohabiter avec le nouveau  Premier ministre qui ferait en sorte que l’UFC soit au gouvernement, il y adhère sans grande difficulté.

Le RPT a joué et gagner le plus gros lot puisque la méfiance entre l’UFC et le CAR a renforcé la gourmandise du RPT. Aujourd’hui, le parti de Faure est plus que rassasié. L’Assemblée nationale acquise, la Cour constitutionnelle de même, la présidence de la République et au finish la primature, la satiété  n’est qu’à son optimum. Les législatives du 14 octobre 2007 donne une large victoire au RPT avec 50 sièges, ce qui donne l’occasion à Faure de nommer le Premier ministre dans son rang.

A.Y.

Phénomène Miss Noël Une autre école de dépravation, une pépinière à pédophile
« Je m’appelle X, je suis Miss Noël 2006 ». C’est la toute dernière en matière de mélodie desservie sur une chaîne locale et pas des moindres en ce moment même à Lomé. L’auteur, et certainement pas le compositeur, une toute petite fille, la dizaine moins en tout cas. L’innocence, l’ignorance, la naïvement… la fragilité.

            A cet âge, l’enfant à juste besoin de vivre, d’apprendre à vivre, de s’amuser, d’être éduquer aimer mais par-dessus tout protéger. L’âge de la vulnérabilité par excellence. C’est malheureusement ce moment crucial, capitale que certains adultes par ignorance mais aussi par des arrières plans vicieux, choisissent pour les exposer, les vendre de la manière la plus pernicieuse, la moins admissible qui soit sans que même les institutions de lutte et de protection des intérêts de l’enfant ne réagissent.

            La tradition de nos jours est pour la sauvegarde des intérêts de l’enfant, en sorte que les personnes morales ou physiques en charge du respect de cette tradition n’hésitent pas à séparer des enfants de leurs structures familiales premières pour les placer dans des systèmes de tutelles perturbant gravement parfois, ce qui fait nos mœurs, nos pratiques ancestrales. Un enfant placé sous la responsabilité d’un proche parent conformément aux coutumes africaines en cas de besoin par exemple pour des raisons de « maltraitance » sera tout simplement arraché à cette cellule familiale jugée défaillante pour être placer dans une institution plus protectrice de ses droits avec son lot de complication, de clivage culturel.

            Pourtant, dans notre pays des hommes et des femmes avides de fantasmes pédophiles mais surtout doublés d’une cupidité maladie, exposent et vendent des enfants de moins de 10 ans par le truchement d’un phénomène qui culmine en outrage en matière de droit de l’homme mais aussi demeure un cas avéré d’ignominie, d’abrutissement de perversité. 

Une aberration qui se fait coté au nom de la mode, le phénomène de miss est une aventure d’exhibition, de sensualité centrée sur l’argent. C’est avant tout une sorte de corruption. Il s’agira de corrompre les spectateurs de cette séance d’exhibition d’accepter comme modèle, un prototype de produit mais pas n’importe lequel, une femme que l’on fait passer pour l’idéal de la femme. Cette action viole une disposition légale adoptée par tous les pays au monde, celle qui met le corps humain hors commerce. Ainsi, au sens de ce texte, aucune transaction commerciale n’est possible si elle porte sur tout ou partie du corps humain.

            Dans toutes les procédures d’élection d’une miss, les candidates sont exposées comme de vulgaires marchandises sur un podium comme dans les marchés aux esclaves du 17e siècle, à la seule différence que dans les business tel qu’il se fait aujourd’hui, les aspirantes se vendent de leur propre chef plutôt que par leurs maîtres.

            De nos jours, il est vrai, de nombreuses dérogations sont apportées à ce texte mais toute semblent faire une place de choix à la volonté éclairée de la personne sur laquelle porte la transaction. Dans le cas de la couronne des toutes petites, cette condition fait cruellement défaut et index la complicité des parents.

            Cette façon de faire va à l’encontre de nos bonnes mœurs au Togo qui veulent que l’enfant soit protégé contre toute sorte de corruption, d’avidité mais qui surtout encouragent le respect de la nudité et aiguise le sens de la pudeur.

            Le phénomène miss tue en l’enfant les valeurs unanimement reconnues importantes pour son développement harmonieux parce qu’il incite à l’irrévérence par l’exhibitionnisme. C’est en fait, la culture de la négation de tout ce qui caractérise l’enfance : la naïveté, la pureté, l’innocence, la compassion.

            Le pire, c’est que ce phénomène expose les enfants aux pulsions bestiales de certains névrosés, les pédophiles notamment.

            En effet, nombre de femmes aujourd’hui reconnaissent que leur première expérience avec le sexe opposé s’est fait par abus d’un parent, d’un proche de la famille qui leurs faisaient souvent des compliments mais qui un jour leur a causé ce tord irréparable avec interdiction ferme d’en parler aux parents.

            Au nom de l’éthique et de la morale mais encore aux nom de l’intérêt de l’enfant, que cessent ses pratiques préjudiciables à tous.

Akouvi

 

 

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