|
Selon les informations, le document lu à la TVT
n’était signé d’aucune autorité gouvernementale. Le
communiqué était écrit sur du papier blanc sans
en-tête avec la mention en bas de page : « Fait à
Lomé, le 26 juillet 2007 pour le Gouvernement »,
sans signature.
On
souligne que le Bureau Exécutif de la FIFA n’a pas
de jour fixe de réunion hebdomadaire, de sorte que
les réunions qui ont été convoquées l’ont été dans
des conditions qui ne permettaient pas à tous les
membres d’être toujours présents.
Pour prendre à contre-pied les allégations du
communiqué lu à la TVT par Yovodevi, on relève que
le 10 juillet 2007, M. Tata Avlessi, alors président
de la FTF avait adressé une invitation à une réunion
du B.E à MM. Améyi Gabriel et Boukpessi Essoyaba. Et
que si au 10 juillet 2007, jour de la notification
de la sanction au désormais ex-prégo, ceux-ci
étaient encore considérés comme démissionnaires, à
quel moment a-t-on donc constaté régulièrement leur
démission ?
On
avance également que le 17 juin 2007, la délégation
officielle de la FTF pour le match Bénin-Togo à
Cotonou était conduite par M. Boukpessi en qualité
de 2ème vice-président
de la FTF. Le 30 mai 2007, Tata Avlessi avait donné
mandat à Boukpessi pour représenter le Togo au
Congrès de la FIFA à Zurich et voter pour le compte
du Togo.
Le
25 mai également, un ordre de mission a été délivré
au 2e vice-président
Boukpessi pour effectuer le voyage
Lomé-Paris-Zurich-Paris-Lomé en vue de participer au
congrès annuel de la FIFA à Zurich. Il est donc
inadéquat d’affirmer que « les vice-présidents
étaient dans l’impossibilité d’assurer la présidence
de la FTF conformément aux statuts de la FTF
conformément aux statuts de la FTF.
Le
point 3 du communiqué du gouvernement évoque la
démission de sept (7) membres du B.E pour considérer
que le Bureau était dans l’impossibilité de
fonctionner. Cette allégation selon les observateurs
est totalement infondée car :
*
La démission de sept (07) membres ne signifie pas la
démission du Bureau Exécutif «en bloc»
(article 12, al 3 des Statuts de la FTF), seul cas
pouvant statutairement justifier l’intervention du
CNOT pour organiser de nouvelles élections dans les
60 jours;
*
I1 faut souligner que la légalité de ladite
démission reste à prouver.
Cette démission a été adressée à Monsieur Tata
AVLESSI en sa qualité de Président de la FTF alors
qu’il n’était plus en fonction depuis le 10 juillet
2007, date à laquelle la décision de sa suspension
lui a été notifiée par la CAF.
C’est Monsieur Tata AVLESSI qui depuis son fax
personnel, a envoyé la prétendue lettre de démission
datée du 20 juillet 2007 aux médias.
*
Le Gouvernement indique dans son communiqué que «
les Autorités de la CAF, se référant aux
statuts et au Règlement Intérieur de la Fédération
Togolaise de Football, ont recommandé au
Gouvernement togolais d’œuvrer à la mise en p/ace
d’un Comité de Gestion provisoire de /a Fédération».
Le
Gouvernement n’a pas été en mesure de produire un
document de la CAF prouvant la véracité de cette
affirmation, ce qui n’est pas surprenant. En effet,
c’est la Fédération Togolaise de Football qui est
membre de la CAF et de la FIFA et non le
Gouvernement ni le CNOT. De ce fait, la CAF et la
FIFA ne peuvent discuter du sort de la Fédération
Togolaise de Football qu’avec les membres
démocratiquement élus. (Article 14 al 3 di Règlement
Intérieur).
En
définitive, il ressort de l’analyse les constats
suivants:
1-
la décision du Gouvernement de mettre en place un
Comité Provisoire de Gestion présidé par un de ses
ministres n’est fondée sur aucune vérité. Elle viole
les statuts de la Fédération Togolaise de Football
et les Principes fondateurs de la CAF et de la FIFA.
2-
Cette décision relève manifestement d’un coup de
force intentionnellement organisé par le
Gouvernement togolais avec la collaboration active
du CNOT à des fins autres que sportives.
C’est en conséquence de tout cela que
1-
Le Bureau Exécutif démocratiquement élu par le
Congrès souverain de la Fédération Togolaise de
Football dénonce et rejette catégoriquement la
décision du Gouvernement et la considère comme nulle
et de nul effet.
2-
Le Bureau Exécutif en appelle à la CAF et à la FIFA
afin qu’elles réagissent énergiquement et
promptement à cette forfaiture dont le Gouvernement
togolais leur attribue d’ailleurs la paternité.
3-
Le Bureau Exécutif en appelle à la CAF et la FIFA
afin qu’elles œuvrent au rétablissement de la
légalité au sein de la Fédération Togolaise de
Football.
4-
Le Bureau Exécutif tient à dénoncer les manœuvres
qui ont été orchestrées de l’extérieur par certaines
personnalités pour exacerber les divisions et les
antagonismes au sien du Bureau Exécutif de la
Fédération Togolaise de Football.
5-
Le Bureau Exécutif tient à rappeler qu’un schéma de
sortie de crise était en cours de discussion entre
tous les membres du Bureau Exécutif et devrait
permettre de restaurer l’harmonie au sein du groupe
et d’envisager des solutions durables à la crise qui
que trop duré.
Le
Magnan
|