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Le Magnat Libéré

3 Août 2007

[ 23: du 2 Août 2007  
Prorogation des opérations de recensement électoral : La ceni n’a pas suivi les partis politiques

Bilan en chiffres dans la zone A
Le 28 juillet dernier, soit à la veille de la fin des opérations de recensement dans la zone A, la CENI a rencontré les partis politiques pour faire le point de la situation.
C’était à son siège.

Du 16 au 22 juillet, 962 128 Togolais en âge de voter ont pu être recensés. Mais ces opérations de recensement dans la première zone ont été entachées de graves difficultés que plusieurs partis politiques ont d’ailleurs relevés. Lors de la rencontre, la CENI a reconnu ces défaillances, notamment, la disparition des accessoires des kits, l’insuffisance des cartes vierges, les caprices et la lenteur des opérateurs de saisie et même la corruption de certains membres des CLC. Le Président de la CENI, M. Tozim Potopéré a fait comprendre qu’il est arrivé un moment où il a tapé du point sur la table en chassant ces membres corrompus.

            Pour parer d’éventuelles carences, parce qu’ayant été mordu par le serpent, la CENI déclare s’entoure désormais de toutes les garanties. Pour ce faire, elle entend former une équipe spéciale qui sera présente discrètement dans les salles de recensement. Elle prévoit également augmenter le nombre de kits à Lomé Commune et dans le Golfe.

            Les partis politiques qui ont pris la parole pour donner leur point de vue sur la question ont tous dénoncé l’affairisme qui est né dans les centres de recensement et demandé que la CENI prenne des mesures draconiennes en chassant les auteurs avant qu’il ne soit trop tard.

            Etant donné que les populations avaient été empêchées pendant les trois premiers jours de se faire recenser suite aux carences techniques de la CENI, les partis politiques ont demandé que ces jours soient restitués et ont souhaité que la prorogation aille jusqu’à une semaine au minimum dans la zone A. On a fait état des menaces que des électeurs non recensés font planer sur les agents recenseurs. Pour éviter le désordre social, la CENI doit faire diligence et tenir compte des différents appels. Car rien ne sert de courir, il faut partir à point.

            Au sujet de la fixation de la date des élections, le Président de la CENI indique qu’il faut d’abord prendre en compte toutes les observations avant de la fixer. 3,5 millions de cartes vierges ont été déployées sur toute l’étendue du territoire. Il faut donc faire le point de tout cela.

            Le souci d’inquiétude de la CENI qui se confond à celui de tous les partis, c’est celui d’avoir un fichier électoral de qualité. C’est à cet effet que tous, sans exception ont exigé la prorogation du délai de recensement dans la zone A. Et la CENI l’a fait à moitié.

A.I.

 
Erection d’une usine de fabrication de lingots de plomb à Baguida : Des indiens s’apprêtent à déverser les déchets toxiques au Togo

Le cri d’alarme des riverains
Ceux qui ont l’habitude d’emprunter la nationale N°3 allant vers Aneho, dans les environs de Baguida, constateront une grande bâtisse est déjà en érection en bordure de mer. Il ne s’agit rien d’autre que d’une usine de lingots de plombs que des promoteurs indiens sont en train de construire en vue de la transformation des batteries usagers qui seront fondues en plomb en vue de leur réexportation.

Mais d’ores et déjà l’installation de cette usine en ces lieux suscite peur et inquiétude car le caractère de l’industrie est très dangereux. La raison, c’est que la convention de Bâle que le Togo a signé proscrit la construction de ces genres d’usines en pleine agglomération. La zone de Baguida est ainsi donc inappropriée. Les autorités en charge de l’environnement sont très bien conscientes du danger et des conséquences de l’installation d’une usine de lingots de plomb en pleine ville sur la sauté des populations riveraines. Mais comme nous sommes au Togo où la corruption est érigée en règle le ministère de l’environnement à laissé faire, voulant ainsi détruire à petit feu la vie des riverains. Et pour cause. Cette usine de lingot de plomb, ne sera rien d’autre qu’un dépôt de déchets toxiques.

            En vue d’arrêter la catastrophe, un comité des Résidents de la cité de Baguida a été mis en place, et a déjà saisi le ministère de l’environnement par une lettre d’alerte depuis le 16 juin 2007.

Les dangers

Selon les spécialistes en environnement si le promoteur de cette usine continue de mettre en œuvre son plan, les populations riveraines risquent de subir les contraintes environnementales telles que l’inhalation d’un air chargé de particules de plomb.

            Le comité des résidents de la cité de Baguida que dirigent Victor Toulouassi et le Professeur Adoté B. Blivi, Docteur en Géomorphologie et Gestion du Littoral a voulu faire passer une information qui porte sur deux caractères. D’abord, c’est le dysfonctionnement du niveau de compétence de l’administration des autorisations données à tout promoteur étranger qui souhaite s’installer dans notre pays. La construction de cette usine est suivie par les riverains depuis le début étant donnée qu’elle se trouve dans le périmètre de la cité de Baguida et au centre d’une agglomération imposante. C’est ce suivi qui fait comprendre aux riverains que ce serait un type d’usine qui va émettre des gaz. C’est une usine qui se chargera de la transformation des batteries usagers en lingots de plomb et en grains de plastiques pour des destinations vers l’Inde et Dubaï. On indique que le promoteur va collecter dans toute la sous-région des batteries usagers et que l’opération est lancée avant la construction de l’usine puisqu’au moment cette construction est déjà à près de 60 % de son état des tonnes de batteries usagers sont déjà entreposées dans des bâtiments érigés rapidement. Ces batteries viennent du Mali, du Niger, du Burkina-Faso et du Togo et on fait état, de ce que dans les prochaines années, le Canada et l’Afrique du Sud vont fournir ces batteries. C’est après plusieurs lettres d’alerte sur le danger et sous la pression collective que le ministre de l’environnement a réagi en faisant arrêter les travaux de construction. Mais ce qui est déplorable dans cette affaire, c’est que le ministère qui connaît bien son code de l’environnement, les décrets relatifs aux effets néfastes, n’a pas utilisé ses compétences pour permettre au promoteur de respecter les règles du jeu avant de se mettre en activité. L’usine est construite, les procédés de fonte de batteries usagers en place, la cheminée de 35 mètres est bien là et ce n’est qu’en ce moment que le ministère demande la finalisation de l’étude d’impact. Il y a donc un grand dysfonctionnement de capacité de compétences administratives, car on ne peut pas accepter une usine dont les papiers ne sont pas en règle, de s’installer.

            Le 2nd élément, est la convention de Bâle qui interdit tout produit dangereux. Et parmi ces produits il y a le plomb, qui ne peuvent faire objet de transbordement. Et donc le titre de l’objet des promoteurs, « production et exportation de lingots de plomb et de grain de plastique » doit déjà donner à réfléchir par rapport à la convention Bale. Il n’est même pas question d’accepter ces types d’industries dans une zone à forte agglomération.

            Le comité des Résidents de la cité de Baguida tire la sonnette d’alarme et rappelle aux autorités que ce type d’industrie de transformation de batteries usagers en lingots de plomb n’a pas droit de cité. Le Togo ne peut donc pas s’ouvrir à des produits dangereux et être un couloir de passage et un entrepôt de déchet toxiques.

            En plus de ces batteries usagers on signale qu’il y a des ferrailles qui sont entreposées pour être exportées vers l’Inde et Dubaï pour y subir également des transformations. Les riverains souhaitent que ces activités s’arrêtent dans le périmètre immédiat de la résidence de la Caisse de manière à permettre aux populations de conserver leur quiétude.

            Comme on le voit la complaisance du ministère de l’environnement dans le traitement de ce dossier risque d’etre fatale pour la vie de toute une population. Cette usine dangereuse qui s’apprête a déposer les déchets toxiques dans nos murs doit être bannie à jamais. Parce qu’on ne peut pas à cause des intérêts personnels et égoïstes détruire des vies humains.

            Déjà on annonce un atelier de validation du document devant autoriser oui ou non la poursuite des activités de cette dangereuse usine sur la terre de nos aïeux, pour le 3 Août prochain. On espère que la sagesse y prévaudra.                            

A.I

 
Crise à la FTF : le gouvernement avalise le coup de force du CNOT : Un observateur du football relève les irrégularités d’un « tract » lu à la TVT

Le 26 juillet 2007, le gouvernement et le CNOT, ont à travers un communiqué lu sur les médias d’Etat, dissout de fait le Bureau Exécutif de la FTF démocratiquement élu par un Congrès souverain le 09 janvier 2007. Pour le remplacer, un Comité Provisoire de Gestion du football togolais a été mis en place, en violation de l’esprit et de la lettre des textes régissant la FTF ainsi que les principes fondamentaux de la CAF et de la FIFA.

Selon les informations, le document lu à la TVT n’était signé d’aucune autorité gouvernementale. Le communiqué était écrit sur du papier blanc sans en-tête avec la mention en bas de page : « Fait à Lomé, le 26 juillet 2007 pour le Gouvernement », sans signature.

On souligne que le Bureau Exécutif de la FIFA n’a pas de jour fixe de réunion hebdomadaire, de sorte que les réunions qui ont été convoquées l’ont été dans des conditions qui ne permettaient pas à tous les membres d’être toujours présents.

Pour prendre à contre-pied les allégations du communiqué lu à la TVT par Yovodevi, on relève que le 10 juillet 2007, M. Tata Avlessi, alors président de la FTF avait adressé une invitation à une réunion du B.E à MM. Améyi Gabriel et Boukpessi Essoyaba. Et que si au 10 juillet 2007, jour de la notification de la sanction au désormais ex-prégo, ceux-ci étaient encore considérés comme démissionnaires, à quel moment a-t-on donc constaté régulièrement leur démission ?

On avance également que le 17 juin 2007, la délégation officielle de la FTF pour le match Bénin-Togo à Cotonou était conduite par M. Boukpessi en qualité de 2ème vice-président de la FTF. Le 30 mai 2007, Tata Avlessi avait donné mandat à Boukpessi pour représenter le Togo au Congrès de la FIFA à Zurich et voter pour le compte du Togo.

Le 25 mai également, un ordre de mission a été délivré au 2e vice-président Boukpessi pour effectuer le voyage Lomé-Paris-Zurich-Paris-Lomé en vue de participer au congrès annuel de la FIFA à Zurich. Il est donc inadéquat d’affirmer que « les vice-présidents étaient dans l’impossibilité d’assurer la présidence de la FTF conformément aux statuts de la FTF conformément aux statuts de la FTF.

Le point 3 du communiqué du gouvernement évoque la démission de sept (7) membres du B.E pour considérer que le Bureau était dans l’impossibilité de fonctionner. Cette allégation selon les observateurs est totalement infondée car :

* La démission de sept (07) membres ne signifie pas la démission du Bureau Exécutif «en bloc» (article 12, al 3 des Statuts de la FTF), seul cas pouvant statutairement justifier l’intervention du CNOT pour organiser de nouvelles élections dans les 60 jours;

* I1 faut souligner que la légalité de ladite démission reste à prouver.

Cette démission a été adressée à Monsieur Tata AVLESSI en sa qualité de Président de la FTF alors qu’il n’était plus en fonction depuis le 10 juillet 2007, date à laquelle la décision de sa suspension lui a été notifiée par la CAF.

C’est Monsieur Tata AVLESSI qui depuis son fax personnel, a envoyé la prétendue lettre de démission datée du 20 juillet 2007 aux médias.

* Le Gouvernement indique dans son communiqué que « les Autorités de la CAF, se référant aux statuts et au Règlement Intérieur de la Fédération Togolaise de Football, ont recommandé au Gouvernement togolais d’œuvrer à la mise en p/ace d’un Comité de Gestion provisoire de /a Fédération».

Le Gouvernement n’a pas été en mesure de produire un document de la CAF prouvant la véracité de cette affirmation, ce qui n’est pas surprenant. En effet, c’est la Fédération Togolaise de Football qui est membre de la CAF et de la FIFA et non le Gouvernement ni le CNOT. De ce fait, la CAF et la FIFA ne peuvent discuter du sort de la Fédération Togolaise de Football qu’avec les membres démocratiquement élus. (Article 14 al 3 di Règlement Intérieur).

En définitive, il ressort de l’analyse les constats suivants:

1- la décision du Gouvernement de mettre en place un Comité Provisoire de Gestion présidé par un de ses ministres n’est fondée sur aucune vérité. Elle viole les statuts de la Fédération Togolaise de Football et les Principes fondateurs de la CAF et de la FIFA.

2- Cette décision relève manifestement d’un coup de force intentionnellement organisé par le Gouvernement togolais avec la collaboration active du CNOT à des fins autres que sportives.

C’est en conséquence de tout cela que

1- Le Bureau Exécutif démocratiquement élu par le Congrès souverain de la Fédération Togolaise de Football dénonce et rejette catégoriquement la décision du Gouvernement et la considère comme nulle et de nul effet.

2- Le Bureau Exécutif en appelle à la CAF et à la FIFA afin qu’elles réagissent énergiquement et promptement à cette forfaiture dont le Gouvernement togolais leur attribue d’ailleurs la paternité.

3- Le Bureau Exécutif en appelle à la CAF et la FIFA afin qu’elles œuvrent au rétablissement de la légalité au sein de la Fédération Togolaise de Football.

4- Le Bureau Exécutif tient à dénoncer les manœuvres qui ont été orchestrées de l’extérieur par certaines personnalités pour exacerber les divisions et les antagonismes au sien du Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football.

5- Le Bureau Exécutif tient à rappeler qu’un schéma de sortie de crise était en cours de discussion entre tous les membres du Bureau Exécutif et devrait permettre de restaurer l’harmonie au sein du groupe et d’envisager des solutions durables à la crise qui que trop duré.

Le Magnan

 
FTF : Installation du comité de crise : Le Gal. Gnofame dans sa logique

Le samedi, 27 juillet dernier, s’est déroulée la cérémonie de passation entre Tata Avlessi le désormais ex-président de la FTF et l’intérimaire Bernard Edjaïdè Walla. C’était au siège de la FTF en présence du Secrétaire d’Etat à la Jeunesse, qui joue également l’intérim du Ministre de la Jeunesse et Sports, Gilbert Atsou et le Président du CNOT, le Général Zoumaro Gnofame. Mais auparavant, c’est-à-dire le vendredi 26 juillet, ce dernier a procédé au siège du CNOT à la présentation du Comité de crise que dirige Bernard Walla.

Après les conseils du Général Gnofame à la nouvelle équipe dirigeante du football, le nouveau Président intérimaire de la FTF, a remercié au nom du comité provisoire les autorités pour la confiance placée en eux et tenu à préciser ceci : « Nous sommes ici en délégation de pouvoir. Le CNOT tout comme le gouvernement a constaté la défaillance du Bureau Exécuté. Et où cité les articles 15, 16, 17 et même 19. Le Président du CNOT en a fait allusion tout à l’heure. Cette défaillance peut être considérée comme une auto démission. Comme il faut respecter les textes quand il y a démission du bureau qui est réglée par l’article 12, c’est le CNOT qui met en place un comité provisoire.

            Je connais tous les autres membres. Les 10 membres. Nous sommes onze. Dix aujourd’hui, (paix à l’âme) de Johny qui travaille au Ministère des sports qui était en déplacement à Kara, qui a eu un accident de la circulation. Je disais donc que les 10 membres je les connais pour avoir travaillé avec eux, je ne doute pas une seule seconde de leur probité morale, de leur sens d’esprit sportif et de leur sens de travail du groupe. Ce qui a manqué à ce bureau qui s’est auto-démis c’est justement le manque de solidarité au sein de ce groupe même et les contestations des attributions. (…).

            Tout comme le bureau précédent, un président a été élu. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, il fallait accepter de travailler avec lui et c’est justement cette contestation de suprématie qui nous a conduit à cette catastrophe. Pour ma part, je peux confirmer que cette mission n’est uniquement du ressort du président, c’est l’ensemble du bureau qui doit travailler dans l’unité. Nous devons être solidairement responsable de la mission qui nous est confiée et  si nous échouons, c’est solidairement que nous supporterons les responsabilités ; ceci dit, j’invite surtout vous les journalistes à nous accompagner dans cette mission en dehors de toute considération. Nous sommes la pour servir le sport pas nous servir nous-mêmes, ni nos clubs puisque nous provenons des clubs ».

            La mission confiée à ce comité est très claire : organiser dans les plus brefs délais un congrès ordinaire en vue de mettre en place un nouveau bureau Exécutif. La 2ème urgence c’est le match Togo-Mali et la 3e la coupe du Monde des cadets.

            Tata Avlessique lors de la passation de service a indiqué que la sanction ne va pas l’empêcher de continuer ce qu’il aime du football togolais. « Avoir raison ou pas, l’honneur et la dignité d’un homme n’a pas de prix. Je prends le chemin de ma réhabilitation. Mais je ne vais pas au Caire parce qu’on a donné raison à M. Tata pour revenir prendre le fauteuil. C’est le CNOT qui a été la locomotive pour instaurer un nouveau bureau. Donc, je m’aligne sur cette feuille de route » a déclaré le Président de la FTF déchu avant de demander à tout auteur de football de soutenir le nouveau Président Bernard Walla.

            Mais il faut rappeler que le Général Gnofame est en fin arrivé à imposer ses points de vue. D’aucuns n’hésitent pas à déclarer qu’il aurait provoqué la démission des proches de Tata Avlessi afin de pouvoir parler de l’auto dissolution du Bureau de la FTF. Une comédie de mauvais goût puisque c’est Lawson Gallus que Avlessi avait voulu imposer et qui par la suite a démissionné par solidarité qui a conduit les Epervillons à Wagen en Allemagne.

A.J

 

 

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