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C’était plus que prévisible la fin de la lune de
miel entre le groupe ELYO (Togo-Electricité) et l’Etat togolais. Déjà en
démissionnant, le PDG de Togo-Electricité, Pierre-Louis SANTOS, avait mis à nu
le malaise qui couvait entre sa société et l’Etat togolais. La faramineuse
somme de trois milliards que l’Etat doit à Togo-Electricité reste un sujet
tabou et en portant ce litige devant le CIRDI, c’était la goutte d’eau qui a
fait déborder le vase. Etre naturellement affectée ne peut pour amortir ses
charges qu’augmenter ses frais d’électricité. Et pire encore, la CEB dont Togo-Electricité
dépend a augmenté son prix qui pénalise énormément Togo-Electricité. Vu toutes
ces raisons suscitées, les représentants du Groupe ELYO ne peuvent à leur tour
qu’augmenter les prix de leurs prestations.
Le gouvernement par le
biais du ministre des Mines, de l’Energie et Eau Solété Agbémadon, se
pliera-t-il aux desiderata de Togo-Electricité ou bien c’est bel et bien fini
la belle époque du Groupe ELYO au Togo ? C’est le wait and see. Les
syndicats de cette boite très sensible n’attendent pas. On en était à ce bras
de fer quand dans une correspondance en date du 15 décembre dernier
Togo-Electricité a posé un certain nombre de préalables qui doivent être
remplis d’ici le 15 février pour que Togo-Electricité continue sa fourniture
d’énergie aux Togolais.
Le ministre Soleté
Agbémadon a encore une arête supplémentaire en travers sa gorge. Les conditions
posées par Togo-Electricité dans cette correspondance ne sont que la résultante
des actions du gouvernement. En augmentant les prix des produits pétroliers, la
société Togo-Electricité n’attend que la fatidique date du 15 février 2006 pour
donner le ton. Les employés veulent savoir à quelle sauce on les dégustera. Ça
promet des jours chauds dans cette société. On croise les doigts et on attend
ce que demain sera fait.
L.H |