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27 Déc
2006 |
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Préfecture de Bassar : Les dessous des affrontements
entre les cantons de Kabou et de Bangéli |
Deux morts et plusieurs blessés
Des jeunes fuient et se réfugient au Ghana |
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Depuis plusieurs années, un litige foncier oppose le
canton de Kabou à celui de Bangéli dans la
préfecture de Bassar. Les deux cantons se disputent
le village de Tankpayambour. Selon certaines
indiscrétions, le marché de Tankpayambour aurait été
créé par un chef canton Kabou au temps du président
Sylvanus Olympio. A l’Ouest, un autre marché aurait
été construit plus tard par les populations de
Bangéli. Les deux marchés étant proches, celui de
Bangéli finirait pas disparaître avec le temps.
Entre-temps, les populations de Bangéli auraient
commencé à revendiquer le village de Tankpayambour.
La justice a été même saisie de l’affaire et a
tranché en faveur des populations de Kabou. |
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En outre, le village de Tankpayambour a évolué et
serait en voie de devenir aujourd’hui un canton qui
s’ajouterait à ceux que compte déjà le grand Kabou.
Selon certaines sources, le grand Kabou ayant
plusieurs cantons est en passe d’acquérir le statut
de sous-préfecture. Si ce projet se réalisait,
Bangéli serait avalé par la sous-préfecture de Kabou.
Il se pose ici un problème d’autonomie. Un cadre du
Grand Bassar qui a requis l’anonymat a reconnu
l’existence de ce projet et fait observer que cette
volonté de faire de Kabou une sous-préfecture reste
un danger pour la ville de Bassar. « C’est
quelque chose qui ne contente pas les gens de Bassar
qui manipulent les populations de Bangéli », a
indiqué un habitant de Kabou.
Il faut aussi signaler que lors de la célébration en
septembre dernier de « Dpontre », fête
traditionnelle du Grand-Bassar, les cadres de la
ville de Bassar n’auraient pas vu d’un bon œil le
fait que le chef de l’Etat et sa délégation aient
boudé le déjeuner prévu à Bassar en faveur de celui
de Kabou.
Ces tensions qui couvent ont donc conduit à des
affrontements à Bangéli le jeudi 21 décembre
dernier. L’intervention des forces de l’ordre a été
tragique. Le ministère de l’Administration
territoriale parle d’un homme qui aurait succombé à
ses blessures après avoir reçu des « balles
tirées par les jeunes qui détenaient les fusils de
chasse ». Ce que conteste une source
indépendante qui avance le chiffre de deux morts et
de plusieurs blessés. Pour celle-ci, les forces de
l’ordre ont fait usage de balles réelles.
Sursaut-Togo de Kofi Yamgnane, originaire de Bangéli
parle de son côté de deux morts et d’une quinzaine
de blessés. Cette association fait remarquer que la
gendarmerie a reçu le renfort des bérets rouges
basés à Kara et que la chasse à l’homme se
poursuit. Ce qui aurait obligé plusieurs jeunes à
fuir au Ghana voisin.
Mais avant tout, il faut reconnaître que le
communiqué du ministre de l’Administration
territoriale est flou. Le gaz lacrymogène n’a
d’effet que sur les yeux et cet effet est éphémère.
Pour le cas de celui qui serait blessé par la
brûlure de gaz lacrymogènes, il est fort possible
qu’on ait utilisé autre chose que le gaz
lacrymogène. La grenade à fragmentation par
exemple...
Affaire à suivre ...
L.HPréfecture
de Bas |
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Interview dans « Jeune Afrique » :
Faure Gnassingbé fait l’apologie du coup d’Etat du
05 février 2005 |
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« Ceux
qui reprochent au président du Togo, Faure
Gnassingbé, de ne pas s’exprimer assez souvent
seront servis. L’hebdo Jeune Afrique publie une
longue interview du chef de l’Etat »,
telle est l’introduction qu’a faite le site
gouvernemental republicoftogo.com pour annoncer
l’interview qui est publiée dans « Jeune Afrique »
paru lundi dernier. Dans cet entretien, on retrouve
un Faure Gnassingbé ragaillardi et bienheureux comme
lors de la cérémonie de clôture du 9e congrès
du RPT. Le « mal élu » légitimé par l’Accord
Politique Global et le gouvernement d’union
nationale est désormais dans la peau d’un président
et peut s’offrir le luxe de narguer ses adversaires
politiques. Le chef de l’Etat a, dans cette
interview, fait l’apologie du putsch du 05 février
et n’a pas hésité à se gausser de ses opposants. |
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A la question de savoir comment il a
vécu les instants après la mort de son père, Faure
ne s’est pas empêché de déclarer : « Au même
moment, il m’a fallu accepter de devenir moi-même
président dans ce type de circonstances. Je crois
que sur ce point, le conditionnement qui était le
mien a joué un rôle déterminant. Nos amis comme nos
ennemis, tout le monde prévoyait le pire,
l’apocalypse pour le Togo après la disparition
d’Eyadema. Moi-même, j’avais en tête qu’une guerre
civile était quasi inéluctable si la continuité
n’était pas immédiatement assurée à la tête de
l’Etat. J’ai donc dit oui. Pour donner une chance à
la paix ». Ces propos sont d’un intellectuel qui
aurait fait les grandes universités françaises et
américaines. Dans une République, on ne capte pas le
pouvoir comme dans une monarchie du Golfe Persique.
Il y a des règles auxquelles il faut se conformer
pour assurer la continuité, surtout que dans le cas
du Togo, c’était le RPT seul qui était aux affaires.
« En cas de vacance de
la Présidence de la République par décès, démission
ou empêchement définitif, la fonction présidentielle
est exercée provisoirement par le président de
l’Assemblée nationale »,
précise la Constitution « sodomisée » à
maintes reprises par le RPT. Le dauphin
constitutionnel, Fambaré Natchaba n’était pas du
CAR, de la CDPA, encore moins de l’UFC. Pourquoi ne
pas laisser les textes suivre leur cours normal et
chercher à venir au pouvoir par la voie la plus
civilisée ? Aussi cette « guerre civile »
était-elle une invention pour tenter de faire un
coup de force. D’ailleurs, son feu père avait
habitué les Togolais à ce morceau et en bon
héritier, il reprend les termes de « papa » à
son compte.
Il n’a même pas eu de pincement au cœur quand il
affirme que si c’était à refaire, il le referait :
« Je le referais. Même si je déplore les
violences qui, hélas, ont assombri le processus de
transition de février à avril 2005. Si je n’avais
pas répondu présent à l’appel que les forces armées,
puis l’Assemblée nationale m’avaient lancé, le pire
était presque sûr ». Donc Faure Gnassingbé ne
regrette rien et est heureux d’avoir répondu à
l’appel des « forces armées ». Pour
éviter « le pire » aux Togolais. Est-ce à
dire que le Togo ne connaîtrait jamais la paix si ce
n’était pas un Gnassingbé qui soit venu au pouvoir ?
Et pour exprimer tout son bonheur pour avoir capté
le pouvoir dans ces conditions, il ajoutera plus
tard : « On ne se fait pas chef tout seul dit le
proverbe. Je ne me suis pas levé au soir du samedi 5
février pour m’autoproclamer président. L’unique
institution qui, ce jour-là, pouvait agir face au
vide était l’armée. C’est elle qui m’a proposé le
job ».
En répondant à une remarque de Gbagbo sur son «
élection calamiteuse », le « fils de la
nation » a déclaré : « A partir du moment où
le sang a coulé, ce ne pouvait pas être une bonne
élection. Je rappelle tout de même que je n’étais
plus au pouvoir quand elle a eu lieu, que je ne l’ai
pas organisée et que son résultat n’a pas été
sérieusement contesté ». Faut-il en rire ou en
pleurer ? La présidentielle du 24 avril n’a-t-elle
pas été « sérieusement contestée » ?
Qu’est-ce qui est alors à l’origine de près de 1000
morts, des milliers de blessés et du départ à l’exil
de plus de 50 000 Togolais ? Non, Faure sait qu’il
n’a pas gagné les élections et qu’il a été imposé
aux Togolais. Il n’a aucun intérêt à verser dans la
provocation quand les plaies liées à sa libido pour
le pouvoir sont en train de se cicatriser. Même si
« Ces chiffres sont très largement exagérés,
multipliés par trois ou quatre par rapport au nombre
réel de victimes », comme il le dit dans
l’interview - il n’a pourtant pas donné le chiffre
exact - il faut reconnaître que ce sont des Togolais
de plus qui s’en sont allés et qui méritent respect.
C’est comme cela que nous, nous concevons un « jeune
président » qui rompt avec les habitudes du
passé en tournant mille fois sa langue avant de
parler.
Par ailleurs, le chef de l’Etat semble méconnaître
l’origine du pourrissement de la crise togolaise.
Depuis le déclenchement du processus démocratique,
il n’a jamais été question de la part de
l’opposition démocratique d’une « stratégie de
l’affrontement qui était la sienne sous Eyadema ».
C’était le Général président qui ne voulait pas
faire la démocratie et qui tronquait à loisir les
conclusions des différents pourparlers. Le pouvoir
était un as dans le dilatoire, le rafistolage, le
reniement de parole. Et c’est de la même stratégie
que lui Faure, « le leader nouveau » et ses
sbires usent aujourd’hui. L’« ouverture totale »
qu’il a au bout des lèvres n’est qu’un véritable
leurre.
En plus, il n’a pas mâché ses mots à
l’endroit du leader de l’UFC Gilchrist Olympio. « Il
fut un opposant résolu, c’est vrai. D’abord, par
sentiment de vengeance personnelle, puisqu’il
attribue l’assassinat de son père, le président
Sylvanus Olympio, au général Eyadema », dixit
Faure. Ce cliché de vengeance qu’on n’a pas su
distinguer de l’engagement politique de Gilchrist
Olympio, a toujours porté un coup dur à la réussite
du processus démocratique au Togo. En cette période
de réconciliation, le chef de l’Etat a intérêt à se
départir de ce préjugé « archaïque » pour se
comporter en homme... C’est à lui de jouer le jeu en
posant des actes honnêtes et responsables. Si on
veut que tous les Togolais soient ensemble, pourquoi
le RPT seul doit-il tout monopoliser ? Qui plus est,
il faut rappeler à Faure que c’était son pater
lui-même qui a revendiqué la mort de Sylvanus
Olympio. Ce que d’ailleurs tous les livres
d’histoires ont repris.
S’agissant des relations entre l’Union
Européenne et le Togo, le chef de l’Etat a, à mots
couverts, accusé l’Allemagne de bloquer l’évolution
des discussions et adressé ses vifs remerciements au
très controversé Louis Michel : « L’Allemagne
fait preuve à notre encontre d’une hostilité de
longue date, dont la persistance aujourd’hui encore
m’étonne. Cette position influence hélas une bonne
partie des pays membres de l’Union européenne.
Heureusement qu’un homme comme Louis Michel, le
Commissaire au Développement, a de nos réalités une
approche beaucoup plus objective ».
Enfin, les Togolais doivent attendre
longtemps avant de connaître leur « Première Dame ».
« Le Faure » ne s’est pas encore décidé à se
marier. A la question « Le Togo n’a toujours pas
de Première Dame. Songez-vous à vous marier ? »,
le chef de l’Etat a ri « avec appétit » avant
de lâcher : « Je n’ai pas entendu votre
question ».
Zeus A. |
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Emission 7/7 sur TV7 :
M. Pascal Bodjona n’a convaincu personne |
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La chance a échu une fois encore à un des
collaborateurs directs de Faure Gnassingbé de venir
débattre de l’actualité nationale (surtout) et
internationale sur les plateaux de la TV7. L’invité
de 7/7 de dimanche dernier n’était autre que le
Directeur de Cabinet de Faure Gnassingbé, le sieur
Pascal Bodjona. Contrevérités, diversions,
fourvoiement, du déjà entendu, de la surenchère
autour du RPT et de son « jeune Président », voilà
ce qu’il a servi aux téléspectateurs. |
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Procès de l’UFC
On aura beau tenter de nous raconter le
contraire. Le one man show de Faure Gnassingbé, son
discours improvisé de clôture du congrès du RPT
était pour une frange un procès à l’Union des Forces
de Changement (UFC), et Pascal Bodjona n’a pas à
s’époumoner à faire croire le contraire. Les noms du
PDR, de la CPP et du CAR – celui de la CDPA n’a été
même pas évoqué – n’ont été prononcés qu’une fois.
Par contre, celui de l’UFC a été prononcé à huit
(8) reprises. Un pan entier de l’allocution était
même consacré à ce parti. Ce n’est certes pas « interdit
de parler de l’UFC au Togo en bien ou en mal »,
mais c’est malsain et malséant de s’adonner à cette
gymnastique au cours d’un congrès dit du RPT.
On a tiré à boulet rouge sur ce parti,
faisant croire qu’il a délibérément choisi de ne pas
entrer au gouvernement. On parle d’ailleurs d’«exigences
fantaisistes » de sa part. Beaucoup de
spectateurs s’attendaient à ce que le Directeur de
Cabinet énumère ces « exigences fantaisistes ».
Dans ses ébats pour donner les raisons pour
lesquelles Faure Gnassingbé et le RPT qualifient ses
exigences de fantaisistes, M. Bodjona n’a tout de
même pas levé le voile. Il a laissé beaucoup de
téléspectateurs sur leur soif. « Il y a eu de la
part du Président une réponse concrète avec un
listing de postes ministériels donnés à l’UFC »,
dit-il. Mais à la demande des animateurs de
l’émission d’énumérer ces postes, l’invité a fait
beaucoup de déçus en laissant entendre : « Je ne
peux pas le dire parce que les règles de
fonctionnement du comité de suivi ne me permettent
pas de le dire ». La simple citation de ces
postes aurait quand même permis aux Togolais de
faire la part des choses. La recherche de la clarté
aurait voulu que M. Bodjona ne fasse pas rétention
d’informations pour quelque raison que ce soit.
C’est malheureusement l’obscurantisme érigé en
tradition au RPT qui a une fois de plus eu le
dessus. C’est aussi ça le RPT.
Pour en venir aux fameuses exigences, l’UFC
ne réclamait pourtant pas, à ce qu’on sache, la
moitié des postes ministériels, c’est-à-dire 17 sur
37. Ce parti ne veut surtout pas de « strapontins ».
Il veut des postes qui auraient un droit de regard
sur les affaires électorales de juin prochain, comme
la Décentralisation pour minimiser les fraudes
électorales. Les « mauvais esprits » ne
cessent de ressasser du RPT et de son Président une
pseudo « bonne foi ». Ce parti n’aurait pas
dû faire de polémique et aurait pu céder, ne
serait-ce que cet importantissime poste à l’UFC, si
cette cession n’amenuise pas ses chances (RPT) de
remporter les prochaines législatives. Les Togolais
sont instruits que les fraudes électorales
constituent un véritable outil de victoire du RPT
aux différentes compétions électorales.
Congrès d’ « ouverture et réconciliation »
vous avez dit ?
Visiblement les mots trahissent leurs
auteurs. Et le cas RPT en est la parfaite
illustration. On a cru entendre que le congrès était
placé sous le signe de « ouverture et
réconciliation ». Cela se lit d’ailleurs sur les
banderoles géantes affichées à la Fontaine
Lumineuse. Mais c’est tout écoeurés que les Togolais
avaient entendu Faure Gnassingbé pester lundi 18
décembre lors de la délivrance de son speech de
clôture : « … Alors, ceux qui sont de mauvaise
foi et qui ne veulent pas venir au gouvernement,
qu’ils restent là où ils sont. Le pays avancera avec
ou sans eux. Nous avons plusieurs fois montré notre
bonne foi. Nous avons tendu la main, mais nous ne
supplions personne. Le Togo regorge de beaucoup de
talents qui sont partout. Ils sont aussi à l’UFC,
mais ne sont pas seulement à l’UFC. Si les gens de
l’UFC veulent venir, la porte est ouverte. Mais il
n’est pas question de répondre à des exigences
fantaisistes ».
Chasser le naturel, il revient au galop,
dit-on. Mais c’est bien malheureux que le
« leader nouveau » avec son « esprit
nouveau » se fourvoient dans cette voie.
TINO Kossi |
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Elections transparentes au Togo : Le RPT et ses
satellites bloquent délibérément le processus |
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Depuis
plus d’un mois, les discussions sont bloquées à la
CENI. Toutes les parties ont de la peine à accorder
leur violon sur le type de recensement et
l’interprétation des « cartes d’électeurs
infalsifiables et sécurisées ». Mais en réalité,
aucun problème ne devrait se poser si tout le monde
avait à cœur l’organisation d’élection libre et
transparente |
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. Le RPT et ses satellites : CPP, PDR et
REFAMP-Togo (association) font preuve d’une mauvaise
foi manifeste en se cramponnant au recensement axé
sur la procédure habituelle de révision des listes
électorales avec des phases séparées et différées
d’enregistrement des électeurs, de saisie
informatique et de centralisation de données, de
personnalisation des cartes d’électeurs puis de leur
distribution et en arguant que les « cartes
d’électeurs infalsifiables et sécurisées » ne
signifient pas qu’il faut nécessairement mettre la
photo. C’est une manœuvre dilatoire visant à faire
traîner les choses et mettre au finish l’opposition
devant le fait accompli.
Pourtant, lors des pourparlers à Lomé,
toutes les parties se sont mises d’accord sur la
confection des cartes d’électeur avec photo. « Pour
des motifs identiques à ceux justifiant
l’organisation d’un recensement électoral, les
parties prenantes au Dialogue décident que
la CENI prenne des dispositions nécessaires pour
établir des cartes d’électeurs infalsifiables. Le
Dialogue national recommande que ces cartes
infalsifiables soient munies de photo »,
précise l’Accord politique de base. Ni le RPT, ni
ses satellites ne se sont pas opposés à cette mesure
qui était d’ailleurs considérée comme un « acquis ».
Bien que cette disposition ne fasse pas partie des
points de désaccord, le facilitateur a jugé bon de
la modifier et de proposer des « cartes
d’électeurs infalsifiables et sécurisées ». Et
sur ces mots que jouent le RPT et ses béquilles pour
faire bloquer le processus. Des chiffres mirobolants
ont été avancés pour la réalisation du recensement
du type République Démocratique du Congo avec
délivrance immédiate d’une carte sélecteur numérisée
avec photo du titulaire. Certains soutiennent qu’il
faut toute une éternité avant que ce projet ne soit
réalisé. Ce qui n’est en fait qu’un canular.
En effet, le recensement de type RDC
consiste en une inscription avec toutes les pièces
prévues par la loi y compris le témoignage, avec un
bout de chaîne le même jour. Le retrait de la carte
avec photo résout toutes les difficultés liées au
recensement proposé par les partisans de la fraude :
dissimulation des cartes aux électeurs qui ne
retrouvent pas les leurs dans le lot, établissement
des cartes aux morts et aux mineurs… Ce mode de
recensement règle les problèmes de sécurisation et
d’identification car la photo et les empreintes
biométriques figurant sur la carte d’électeur
garantissant la reconnaissance du titulaire qui n’a
plus besoin d’aucune autre pièce d’identité pour
voter. Il est moins coûteux et le reste est une
question de volonté politique. Le coût par électeur
est, selon les experts, de 2 à 2,5 dollars pour une
population électorale de 2 500 000 soit 5 000 000 ou
6 250 000 dollars (environ 2.500 000 000 ou 3.125
000 000 FCFA).
Nous osons croire que l’arrivée d’une
mission concomitante de l’Union Européenne avec le
PNUD permettra aux parties d’évaluer les réels
besoins des prochaines législatives. Selon certaines
indiscrétions, des émissaires de la CENI seraient
dépêchés dans certains pays de la sous-région pour
s’informer de ce qui s’y fait afin que l’institution
fasse au Comité de suivi lors de la prochaine
réunion « une communication sur les options
disponibles pour mener les activités aux échéances
électorales du
24 juin 2007 ».
Mais dans tout ceci, il faut que le RPT et ses
satellites jouent franc jeu au lieu d’accuser les
autres de vouloir faire traîner le processus pour
jouir de leurs privilèges.
Evans Yemey |
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