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26 Déc 2006

[ 148: 22 Déc 2006]  
Interdiction de Moov : Les milliards d’un riche opérateur de Dubaï font peur au pouvoir

Apparemment, l’entrée fracassante de Moov sur le marché de la téléphonie mobile au Togo crée des frissons au sein du pouvoir togolais. Il vient de sortir un communiqué, par le truchement du Ministère délégué chargé de l’Equipement, des Transports, des Postes et Télécommunications, très accablant à l’endroit du nouvel opérateur qui s’est allié avec l’opérateur émirati Elisalat qui a mis des milliards dans cette affaire. D’aucuns y voient des manœuvres visant à avorter les ambitions de cette société et l’ombre de Togocel, l’autre opérateur qui est de plus en plus vomi par ses clients. Voici les points de vue de l’Agence de Presse Africaine (APA).

Le ministère togolais délégué chargé de l’équipement, des transports, des postes et télécommunications et des innovations technologiques, vient de suspendre la licence accordée à Telecel, le second opérateur de téléphonie mobile au Togo, a appris APA mercredi de source officielle.

Les autorités togolaises estiment que «la société Telecel Togo est bénéficiaire d’une autorisation d’exploiter un service de téléphonie mobile. Cette autorisation ne peut être cédée totalement ou partiellement sans l’autorisation de l’Autorité de Réglementation des secteurs de postes et de télécommunications», indique un communiqué officiel daté du 19 décembre dernier.

«Or, en contravention avec ce principe, la société Telecel Togo a modifié la structure de son contrôle capitaliste, sans autorisation, en s’alliant avec l’opérateur étranger Etisalat (ndlr : une société de Dubaï présente dans la téléphonie). En conséquence sa licence est suspendue», ajoute le communiqué.

Le gouvernement déplore le fait que de plus, «un nouvel exploitant de la licence, Moov, est apparu sans aucune autorisation des autorités; cette substitution d’opérateur est nulle et de nul effet».

«A compter de ce jour, le service téléphonique de Moov est arrêté et toute commercialisation de ce service sous quelque forme que ce soit est interdite», ajoute la même source.

Moov, la marque développée par Atlantique Telecom, a démarré ses activités le 14 décembre dernier dans la capitale togolaise et les autres villes de l’intérieur.

En dehors du Togo, Moov qui a amené de nouveaux émetteurs, nouveaux serveurs, nouveaux services dont sous peu l’Internet haut débit, est également présent au Bénin, au Burkina, en Centrafrique, en Côte d’Ivoire et au Gabon.

A en croire la direction de Telecel Togo qui s’abstient pour l’heure de faire des commentaires à propos de la décision des autorités, «des tractations sont en cours en vue de dénouer la situation».

Telecel qui est arrivé au Togo en 1999, partage le marché de la téléphonie mobile avec Togocel.

Pour des législatives transparentes : Le gouvernement doit procéder au changement des préfets

Avec la signature de l’Accord Politique Global et la formation d’un gouvernement d’union national, il est impérieux que des changements interviennent à la tête de toutes les préfectures du Togo. Il faudrait que cette gestion collégiale des affaires de l’Etat soit étendue aux préfectures. En clair, il est normal qu’avec la situation actuelle on ait désormais des préfets proches de la CDPA, du CAR, de la CPP, du PDR, de l’UFC, de l’Alliance…

Au cours de son passage dans l’émission « 7/7 » sur TV7 dimanche 10 décembre 2006, le leader de la CDPA, Prof. Léopold Gnininvi, a émis le vœu qu’il y ait des changements à la tête de la trentaine de préfectures que compte le Togo.

            En réalité, il y a plus de cinq ans que nombre de préfets sont aux affaires. Ils ont été nommés non par compétence mais pour leur activisme. Pour sauver donc leur emploi, ils sont prêts à poser de vils actes à chaque joute électorale. Le cas du préfet de Zio, transfuge du CAR, Allagbé, est encore vivace dans les esprits. A la veille des législatives anticipées d’octobre 2002, il avait fait emprisonner un jeune enseignant parce que celui-ci avait eu l’outrecuidance de dénoncer les fraudes qui s’annonçaient pour un scrutin sans enjeu. Ses manœuvres étaient aussi à l’origine des affrontements qu’a connus la préfecture lors de la présidentielle du 1er juin 2003. On y avait enregistré des morts.

            Au cours de cette même élection, des préfets ont perturbé la campagne des partis de l’opposition. La CPP de M. Edem Kodjo n’avait pas pu faire des meetings à Kara, Sotouboua, Blitta à cause du zèle intempestif dont ont fait preuve certains préfets.

            Aussi les morts enregistrés à Tabligbo lors des opérations de révision des listes électorales étaient-ils imputables au préfet de Yoto M. Kpomblékou. Que dire de la préfecture de l’Ogou où le préfet est devenu le subalterne d’un officier à la retraite, le major Kouloum ?

            Avec la nouvelle donne, il est hors de question que ces gens soient maintenus à leur poste. Déjà, certains zélés s’inscrivent en faux contre les recommandations de l’APG et font ce que bon leur semble. Lors de la récente tournée de l’UFC, il a été rapporté que le préfet de l’Est-Mono aurait racketté des militants du parti à hauteur de 500 000 F CFA avant de les autoriser à s’installer de nouveau dans l’Est-Mono, à leur retour d’exil après les évènements de 2005.

            En outre, le préfet de Kéran, Koura Dzato, aurait adressé des invectives à l’endroit de la délégation de l’UFC et des responsables de la fédération UFC-Kéran.

            A Sotouboua, le préfet aurait tenté d’annuler une réunion de la délégation de l’UFC avec les responsables fédéraux en alléguant qu’il n’avait pas été informé par son supérieur hiérarchique, c’est-à-dire le ministère de l’Administration territoriale.

            Ces exemples sont la preuve que les préfets ne sont pas prêts à faire la démocratie. Si rien n’est fait à temps, on risque de rééditer les scénarios des élections passées.

Evans YEMEY

 
Congrès de la Ligue de Football Lomé : Kossivi Reinhardt use de menaces et d’intimidations

Dans le but de se conformer à la règle de jeu imposée par la Commission Electorale Indépendante chargée d’organiser les élections à la Fédération Togolaise de Football (FTF), la Ligue de Football de Lomé organise son congrès le samedi 23 décembre prochain à son siège. Sept candidatures ont été déjà enregistrées au poste du président de cette ligue. C’est ainsi que les noms de MM. Gallus Lawson, ex-trésorier de la FTF ; Gadja Avognon, Président du district N°7 d’Agoé ; Dogbé Mensah, Président de l’AS Dragon d’Anfamé ; Nougbléga Pierre, Président du district n°10 adigogomé ; Colonel Tchangaï, président de Nahada FC et Winga Titataya, président de Doumas FC sont souvent cités. Kossivi Reinhardt le président sortant est également candidat à sa propre succession.

Cet homme qui a déjà passé huit ans à la tête de cette ligue et qui n’a jamais songé à organiser un congrès a été contraint par la CEI à le faire. Mais des manœuvres sordides sont en cours pour qu’il puisse une fois de plus s’imposer. Le grand conseiller du président trésorier de la FTF a unilatéralement taillé les conditions d’éligibilité sur mesure pour écarter certains candidats de cette course. C’est ainsi qu’il a réussi à écarter le très populaire président de la Semeuse FC, Tino Adjété. Des indiscrétions font état de ce que M. Reinhardt ne serait pas prêt à céder sa place.

Il intimide et menace quiconque ambitionne d’occuper son siège. « Il estime qu’il ne peut céder la ligue à personne car il est membre fondateur de la ligue et quiconque osera lui succéder tant qu’il est en vie le fait à ses risques et périls », a déclaré un employé de la ligue à notre confrère « 
La Gazette du Golfe ». Comme on le voit, M. Kossivi Reinhardt serait prêt à tout pour sauver son fauteuil car c’est indirectement l’intérêt de Rock Gnassingbé qui serait en jeu. Les responsables de la CEI doivent également avoir un regard synoptique sur l’ensemble des congrès que les ligues organisent ces derniers temps.

GLAKPE Koffi

Election prochaine à la FTF : Rock Gnassingbé a peur de ses challengers

La Commission Electorale Indépendante (CEI) mise sur pied par la FIFA et présidée par le Général Séyi Mémène est à pied d’œuvre pour la tenue effective du Congrès électif de la Fédération Togolaise de Football (FTF) le 09 janvier 2007.

Officiellement ouverte le 08 décembre passé, la date de clôture des candidatures est fixée au 26 décembre prochain. Même si aucune candidature n’est pour l’instant officiellement déclarée, les bouleversements dans l’entourage de certains présidents de clubs confirment la course effrénée à la présidence de la FTF. C’est le cas de Tata Avléssi, président de l’Union Sportive de Masséda et de Auguste Sagbo, président d’Agaza Omnisport de Lomé.

Selon les indiscrétions, ces deux candidatures font paniquer Rock Gnassingbé qui est candidat à sa propre succession. C’est ce qui explique cette traînée prolongée dans le championnat national de première division. En effet, il y a plusieurs tournées que le championnat d’élite est suspendu. Rock Gnassingbé et les siens veulent tout simplement empêcher les autres présidents de clubs de première division de se rendre à Masséda chez le président Tata Avléssi ou de se frotter au président d’Agaza, Auguste Sagbo.

Car ces contacts pourraient créer des affinités entre les présidents et par conséquent augmenter les électorats des candidats potentiels. « Si nous programmons d’autres matches à la place du championnat national de première division, c’est pour cause. Quand les autres clubs jouent avec l’USM ou Agaza, ces présidents profitent pour faire leur campagne. Nous ne sommes pas bêtes. C’est justement pour les empêcher de continuer à distribuer de l’argent et des équipements sportifs aux autres clubs que nous avons arrêté le championnat. Ce n’est qu’après le congrès que ça pourra reprendre », a déclaré un membre du reliquat du bureau de la FTF que dirige Rock Gnassingbé.

C’est donc le lieu d’inviter le président de la CEI à plus de rigueur afin que les élections au cours de ce congrès soient les plus transparentes possibles. Les votants doivent également avoir à l’esprit les désordres semés par Rock Gnassingbé et ses sbires lors des coupes d’Afrique et du Monde 2006 auxquelles le Togo a participé.

G.K.

 

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