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16 Déc
2006 |
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Sanction à l’endroit du Gal Tidjani : Le retrait de
sa Nationalité évoqué |
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Le
Général Assani Tidjani était en visite à Bouaké
(Côte d’Ivoire) fin novembre dernier. Au cours de
son séjour, l’officier en deuxième section à la
disposition du ministre de la Défense a participé à
un séminaire organisé par les Forces Nouvelles. Mais
la goutte d’eau qui a fait déborder la vase est
l’interview qu’il a accordée au quotidien ivoirien
« Nord –Sud ». Dans cet entretien, l’ancien
ministre Togolais de la Défense a laissé entendre :
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« Je ne suis pas venu au séminaire d’une
rébellion. La rébellion est terminée depuis
longtemps… Depuis 2005, j’ai quitté le gouvernement.
Je n’ai plus de fonction ministérielle. Cela veut
dire que je suis à la disposition du gouvernement de
mon pays pour toutes les missions qu’il voudra me
confier ». A la question de savoir s’il a été
autorisé à faire le déplacement, le Général a
indiqué:« un Général quand il se déplace, ne le
fait que sous autorisation. Evidemment je ne suis
pas venu en Côte d’Ivoire à pied. Je suis venu par
voie aérienne, avec tout ce que cela implique. J’ai
satisfait toutes les formalités d’usage car j’ai
une autorisation de sortie ».
Cette déclaration selon le journal ivoirien
« l’Intelligent d’Abidjan » n’aurait pas plu au
Chef d’Etat Ivoirien qui voudrait réclamer aussitôt
le départ des troupes togolaises de l’ONUCI. « Le
Chef d’Etat Ivoirien n’apprécie pas la présence du
Général à la retraite Assani Tidjani aux côtés de
Soro Guillaume et de la rébellion », précise le
journal. Ce n’est qu’après ces informations que
l’Etat togolais a, à son tour, condamné l’acte posé
par le Général Assani Tidjani. Le sujet a fait
l’objet d’une réunion présidée par le Chef de l’Etat
et qui a regroupé le ministre de la Défense, le
ministre de la Sécurité et le collège des Chefs
d’Etat Major.
« Après avoir écouté le Général Tidjani sur les
motifs et les raisons de son comportement, et après
analyse approfondie de la situation, les précisions
suivantes s’imposent : 1.Le Général Tidjani officier
en 2e section
à la disposition du ministre de la Défense, s’est
déplacé à Bouaké à l’insu des autorités et a
participé à un séminaire organisé par les Forces
Nouvelles ;
2.Les déclarations qu’il a tenues au cours des
travaux et celles qu’il a livrées au quotidien « Nord-Sud »
sont strictement personnelles et ne sauraient
engager la responsabilité des Forces Armées
Togolaises ni celle du gouvernement togolais ;
3.
En conséquence, le haut commandement condamne avec
la dernière rigueur l’acte posé par cet officier
général qui est de nature à jeter la suspicion sur
le contingent togolais déployé sous le mandat de
l’ONU en Côte d’Ivoire et demande qu’il fasse
l’objet d’une sanction militaire »,
révèle le communiqué de la Présidence à la fin de
cette réunion.
Des indiscrétions font état de ce que certains hauts
placés proposeraient, dans cette perspective de
sanction, que la nationalité togolaise soit retirée
au Général Tidjani. Selon les partisans de ce
courant de pensée, cela permettrait au Togo de
réaffirmer sa solidarité à tout le peuple ivoirien
et son attachement à ce pays.
Certes le Togo a besoin de rassurer l’Etat ivoirien
après cet incident pour éviter que les
« Patriotes ivoiriens » ne déversent leur
mécontentement sur les expatriés togolais. Mais le
faire de cette manière serait trop ingrat. Même s’il
est vrai que le Général Assani Tidjani est
originaire du Nigeria, il faut aussi reconnaître
qu’il a passé toute sa vie au Togo. Il y a fait ses
études primaires et secondaires avant de rejoindre
la France pour sa formation militaire à Saint Cyr.
Il a ensuite servi le Togo pendant trente ans en
compagnie du Général Gnassingbé Eyadema. Il ne
mérite donc pas un tel traitement.
GLAKPE Koffi |
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Bafilo, Soudou, Gandè : De vives tensions entre
les paysans et les Peuls |
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* L’inaction du Préfet d’Assoli
Les Togolais sont manifestement victimes de
l’hospitalité légendaire dont ils font preuve à
l’endroit des étrangers. Si concernant des Ibos, la
version officielle parle de rumeurs, les Peuls par
contre (communément appelés « Foulani » dans le sud
du Togo et « Djélogodi » dans le Nord), peuples
nomades venus du Sahel, font voir de toutes les
couleurs aux populations d’Assoli, osant attenter à
la vie de paisibles paysans. Que ce soit à Soudou,
Bafilo ou Gandè, les paysans se plaignent des
agissements des Djélogodis. Depuis quelques
semaines, le sujet est au centre de toutes les
conversations. |
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Des champs aux bœufs
Les Peuls sont réputés célèbres pour leurs activités
d’élevage de bœufs. Et il est connu qu’ils se
déplacent avec leurs troupeaux de bœufs afin de
trouver des espaces où ils peuvent paître.
Malheureusement, à la recherche de l’herbe à
brouter, les Peuls et leurs bœufs n’épargnent pas
les champs des paisibles paysans du milieu. Imaginez
un court instant l’amertume d’un paysan qui voit
tout son champ de manioc, de maïs ou de mil brouté
par des bœufs, l’effort d’une ou plusieurs années
parti en fumée. Cette amertume ne serait que totale
lorsqu’on sait que la culture de la terre est la
seule occupation de ces populations. « (Pleurs)
les Djélogodis ont amené leurs bœufs et ils ont
brouté les deux (02) hectares de mon champ de
manioc… De quoi vivra ma famille ? Mes enfants ne
pourront plus aller à l’école » se plaignait un
paysan victime croisé par notre reporter à Kawandè à
Soudou.
Violence des Djélogodis
Ces Peuls font des victimes un peu partout dans la
préfecture d’Assoli. Que ce soit à Bafilo, Soudou,
Gandè, Kolo… le cri d’alarme est le même. Ils se
réfugient même dans la violence envers les paysans à
la moindre contestation de ces derniers. Il nous a
été rapporté qu’à Soudou, un cultivateur a été
frappé à mort par un Peul avec son gros bâton de
berger. Le pauvre Pouli- c’est le nom du
cultivateur- sarclait son champ de manioc quand
soudain, il entendit des meuglements et vit un
attroupement de bœufs. S’étant approché, il constata
que les bœufs ont bouffé le tas de manioc pelé et
séché, prêt à être vendu sur le marché. Juste le
temps d’apostropher le berger pour l’acte posé, ce
dernier lui assena un coup violent de bâton sur les
reins, puis un second sur le cou et le paysan
s’écroula. D’autres Djélogodis n’hésitent pas à
sortir leurs sabres pour blesser les paysans. L’un a
été grièvement blessé au dos à Gandè.
Menace du Préfet
Les paysans se plaignent d’un tacite aval des
autorités locales à ces actes des Djélogodis qui
s’explique par l’inaction de ces dernières. Les
Peuls offriraient des bœufs aux autorités locales
(traditionnelles, administratives) et même
nationales à chaque occasion de fête, ce qui oblige
ces dernières à les protéger. A titre
d’illustration, un groupe de jeunes de Soudou,
exacerbés par les agissements des Peuls sont allés
saisir le Préfet d’Assoli, menaçant de s’attaquer à
eux s’il ne fait rien pour faire revenir les
Djélogodis à la raison. Mais le Préfet- qui a une
mauvaise réputation d’ailleurs dans le milieu- les a
envoyés paître, les menaçant même de raser tout le
village « en deux (02) heures » si jamais les
paysans touchaient à un seul Peul car, disait-il,
« ils sont reconnus par l’Etat ». C’est la suite
que le Préfet leur aurait donnée, faisant des Peuls,
rois, et des populations locales, les martyrs de
leur hospitalité.
Psychose dans Assoli
Les paysans ne se sentent pas en sécurité et
beaucoup ont abandonné leurs champs pour éviter de
se retrouver esseulés au milieu de plusieurs Peuls
qui sont aussi aigris depuis que des populations
nourrissent l’idée de leur livrer une guerre.
« Les enfants, même les grands refusent d’aller au
champ, craignant d’être tués par les Djélogodis »,
nous confiait un interlocuteur que nous avons joint
mercredi. La psychose est grande et la tension vive
et explosive car la région est à un point
stratégique, servant de « terre promise » aux
nombreuses populations Peul qui ont été chassées du
Bénin voisin pour les mêmes reproches que leur font
les paysans de Gandè, Soudou, Bafilo et environs.
S.O.S.
C’est le lieu d’appeler les autorités compétentes
locales, administratives et nationales, le Préfet d’Assoli,
le Ministre de l’Administration territoriale
Ahoomey-Zunu Arthème, celui des collectivités
locales Ouro-Bossi Tchakondo, celui de la Sécurité
Atcha Titikpina, le Premier ministre Yawovi Agboyibo
et le Président Faure Gnassingbé à s’investir dans
cette affaire pour sauvegarder le bon voisinage
entre les Togolais et les Peuls. Elles doivent
maîtriser la situation avant qu’elle ne devienne
explosive car il y a de l’électricité dans l’air à
Bafilo, Soudou, Gandè… On se rappelle que des
agissements similaires ont été à l’origine dans les
années 90 des représailles des populations du canton
d’Adjakpa, non loin d’Amouzoukopé à quelques
kilomètres d’Assahoun, sur les Foulanis, ce qui n’a
pas manqué d’entraîner des pertes en vies humaines.
Les Togolais ne sauraient être éternellement
victimes de leur hospitalité légendaire.
TINO Kossi |
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Droits de l’homme :
L’élève SIKA Kodjo injustement incarcéré pour avoir
couché avec sa camarade |
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En ce moment précis où la modernisation de la
justice est devenue le maître mot des autorités
togolaises, certains continuent de percer dans les
pratiques anciennes dans le seul but de satisfaire
leurs intérêts personnels. Ainsi, la corruption et
les détentions illégales font leur petit bonhomme de
chemin sur la « Terre de nos aïeux ». |
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La dernière en date est la détention illégale de
l’élève SIKA Kodjo à la prison civile de Lomé. En
effet, ce dernier est accusé de viol sur sa camarade
alors que les témoignages font plutôt état d’une
histoire d’amour qui liait les deux élèves depuis
bien longtemps.
L’élève SIKA Kodjo, 18 ans et élève en
classe de troisième dans un établissement scolaire
privé de Bè-Kpota et sa camarade ALATE Akouvi
Elisabeth, 13 ans, élève du même établissement en
classe de 5e,
ont été surpris le 03 novembre dernier dans
l’enceinte de leur établissement en train de faire
l’amour. « J’étais en train de répéter mes élèves
dans l’une des salles situées sur l’étage quand j’ai
aperçu l’élève ALATE Akouvi Elisabeth collée sur la
grande porte qui donne accès à l’établissement. Peu
après, je l’ai vue ouvrir le portail et aussitôt son
camarade SIKA Kodjo était rentré et elle a refermé
le portail. Quelques minutes après, j’ai entendu des
bruits d’homme en bas. Par curiosité, j’ai pris les
escaliers pour voir ce qui s’y passait. C’est alors
que je suis tombé sur les deux élèves en train de
faire l’amour. Ils avaient adopté la position
debout. Quand ils m’ont aperçu, ils se sont séparés
précipitamment et le garçon a voulu prendre la
fuite. Je l’ai aussitôt arrêté et lui ai demandé des
explications. Comme il n’a pas voulu me répondre,
j’ai dû hausser le ton. C’est en ce moment que les
habitants des maisons avoisinantes nous ont entendus
et certains n’ont pas tardé à venir vers nous. Alors
que le garçon était resté muet sur toutes les
questions qui lui étaient posées, la fille elle
autre a reconnu avoir fait l’acte. Elle a
même avoué publiquement qu’ils n’étaient pas a leur
premier essai. « Nous avons l’habitude de faire
l’amour dans l’établissement », a-t-elle reconnu. La
mère de la fille qui habitait également à côté de
l’école était venue sur les lieux. Elle a exigé que
les deux le suivent. Et c’est le lendemain que j’ai
appris que le garçon était conduit à
la Police Judiciaire. Je suis donc surpris. Parce
que le garçon n’était pas en train de violer la
fille lorsque je les ai vus. Ils étaient tous les
deux concentrés sur ce qu’ils faisaient.»,
a déclaré le maître répétiteur qui a surpris les
deux amoureux.
Une infirmière qui habitait la même maison que les
parents de la fille s’est également confiée à notre
rédaction : « Lorsqu’on était saisi de l’affaire,
j’ai examiné la fille en présence de sa mère. Elle
ne présentait aucun signe de déchirure. En lieu et
place de l’hymen, elle avait plutôt un grand trou
qui n’a rien à envier à celle d’une femme au foyer.
Elle n’était pas à son premier amour ». Une
autre femme qui habitait la même maison a déclaré
avoir surpris une fois les deux amoureux dans
l’enceinte du même établissement collés l’un contre
l’autre.
Mais curieusement, sans qu’aucun témoin ne soit
entendu sur les faits par les autorités judiciaires,
le garçon fut jeté en prison. Conduit à la Police
Judiciaire par les parents de la fille, la même nuit
où ils ont été surpris, le garçon fut déféré trois
jours plus tard à la prison civile de Lomé. La
justice ne se fie qu’au dossier monté de toute pièce
par les parents de la fille en complicité avec le
Prof Akpadja Koffi, gynécologue au CHU-Tokoin. Selon
le certificat de viol établi par le gynécologue en
question le 30 novembre 2006, la fille « allait
au marché ce soir-là, elle a été suivie à son insu
par le jeune homme. En cours de route, il l’attrapa.
Voulant crier, il l’a immobilisée par la gorge. Il
la déshabilla dans une lutte incomparable et la
viola sans préservatif. Indignée par l’acte, le
sous-vêtement mouillé de sang, elle courut à la
maison pour informer sa maman. La consultation à
l’hôpital n’a pas pu être faite le même jour par
ignorance. Mademoiselle m’a signifié qu’elle n’a
jamais eu de rapport sexuel avant le viol ». Une
histoire à dormir debout. Alors que tous les témoins
parlent de l’enceinte de l’établissement, le fameux
gynécologue parle de la route. Plus loin, il
poursuit que « l’examen gynécologique a fait
mettre en évidence : une vulve en développement avec
un hymen fraîchement déchiré sur 1 à 2 cm ». Et
il conclut que Mademoiselle ALATE « présente ce
jour le
8 novembre 2006, des signes de défloration récente
sans consentement, compatibles avec le viol ».
Ce qui surprend dans toute cette déclaration est que
le Prof. parle d’un hymen fraîchement déchiré alors
qu’il a examiné la fille le 08 novembre soit 5 jours
après.
Comme on peut le constater, il s’agit simplement
d’une histoire montée de toute pièce pour enfoncer
l’élève SIKA Kodjo. Il y a déjà un mois 10 jours que
cet élève qui a à peine 18 ans et qui prépare son
BEPC, est injustement détenu en prison. D’autres
sources font état de mauvais état de santé dans
lequel l’élève se trouve actuellement en prison.
Cette maladie serait due au traitement inhumain
dont-il a été victime à la Direction de la Police
Judiciaire. La justice doit rétablir l’élève dans
ses droits. Ces relations entre élèves d’un même
établissement existent un peu partout à Lomé. Le
ministre de la Justice doit prendre ses
responsabilités et libérer l’élève SIKA Kodjo afin
qu’il retrouve les bancs de l’école.
Affaire à suivre.
GLAKPE Koffi |
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Conséquence de relations incestueuses : Une fille de 14 ans meurt
avec la grossesse de son père |
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Devenu un fléau, le viol sur les enfants mineurs
continue de faire des victimes chaque jour que Dieu
fait. C’est une infamie que des adultes prennent des
enfants mineurs pour assouvir à leur désir sexuel.
Pire encore quand il s’agit d’un viol exercé par un
parent sur sa propre fille. Cela s’appelle de
l’inceste que les textes juridiques condamnent.
Difficile de relater ce qui est arrivé à Jeannette,
une fillette de 14 ans en classe de 4e dans
un collège de Lomé qui a dû arrêter ses études à
cause d’une grossesse dont l’auteur n’est autre que
son propre père et géniteur. Cette affaire se
termina plus tard avec la mort de celle-ci. |
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Partis des rumeurs, les faits se sont avérés à en croire les
témoignages de la victime au cours d’un entretien
réalisé dans une intimité avec notre rédacteur et un
agent social, diplômé en psychologie membre d’une
ONG œuvrant dans la prise en charge et réinsertion
des enfants victimes de viols et autres. Malgré la
mise en confiance faite par cette psychologue très
expérimentée en la matière, c’est avec un cœur noué
d’un torrent de larmes qui ruisselaient sur son
visage que Jeannette s’est exprimée sur ses
relations sexuelles avec son père nommé Rolland,
cadre informaticien bien nanti.
« Tout a commencé trois mois après que ma mère eut
quitté le foyer conjugal suite à un différend
persistant qui l’opposait à mon père. Un soir après
le dîner et les études, je suis allée au lit plus
tôt que d’habitude, c’est-à-dire aux environs de
21h. De mon sommeil, j’ai senti la présence humaine
qui me tripotait surtout mes petits seins. Je
sursautai et découvrit à mes côtés mon père, tout
nu. Il me fit signe de ne pas crier de peur que
notre domestique une femme âgée qui dormait dans la
chambre contiguë à la mienne ne soit alertée. Il
s’agenouilla et me supplia de ne rien dire à
personne et aussi, c’est parce qu’il est hanté dans
sa chambre des mauvais esprits. Le lendemain pour
l’école, il me donna
5000 F
CFA et me dit de l’informer à chaque fois que j’ai
un besoin. La nuit suivante, la même scène se
reproduisit, mais cette fois-ci, il ne m’a pas
laissée le temps. Ils m’a forcée et m’a pénétrée
après que je fus épuisée. J’ai saigné et j’avais
très mal au ventre. Cette nuit, notre domestique
n’était pas là parce qu’elle était en congé
hebdomadaire. Il prit soin de m’emmener au
dispensaire le lendemain après s’être assuré que je
dirai aux médecins que l’auteur m’est inconnu et
qu’il a pris la fuite après son forfait. De retour
de l’hôpital, il me gratifia d’un portable qui m’a
beaucoup fait plaisir. Après trois semaines de
trêve, il a recommencé et à chaque fois avec une
promesse de me faire ceci ou cela. Ce qu’il fait
toujours. Et ce, pendant deux ans, c’est-à-dire
quand j’avais douze ans et faisais la 5e que
j’ai doublée. C’est pendant les vacances qu’il m’a
emmenée passer à Accra qu’il a plus abusé de moi.
Et depuis quelques mois, je suis devenue grosse.
Depuis son retour du voyage au cours duquel il a
passé trois mois à l’extérieur, il m’a emmenée chez
un médecin pour un curetage. Celui-ci lui a dit que
c’était impossible et très risqué. Alors je ne sais
comment faire. Car tout le monde cherche à connaître
le père de l’enfant qui va naître bientôt. Je ne
vais plus à l’école parce que les camarades se
moquent de moi. Il y en a qui vont jusqu’à dire que
je suis la femme de papa. Il m’a interdit depuis
lors toute rencontre avec ma mère sous prétexte que
je vais mourir parce qu’il y a un pacte qui le lie
à ma mère. Mes oncles maternels sont aussi informés
de la situation. Sûrement que c’est ma meilleure
amie à qui j’ai tout relaté qui a vendu la mèche. Je
ne sais plus quoi faire. Je préfère mourir… », a-t-elle relaté avant de sombrer de nouveau en sanglots.
Grande a été notre déception de constater, le lendemain
à l’heure du rendez-vous pour sa prise en charge par
l’ONG et aussi pour les démarches nécessaires,
qu’elle est partie à Accra (Ghana) chez l’un de ses
parents. Aux dernières nouvelles, elle serait
décédée et inhumée sur sa terre d’asile. Pour
l’heure, l’on ignore les causes réelles de ce décès.
Mais au demeurant, l’ONG intente un procès contre M.
Rolland qui a aussi depuis belle lurette quitté son
domicile pour une destination inconnue. Néanmoins,
son service vient d’être déniché par l’infatigable
et jusqu’auboutiste psychologue de l’ONG.
Soulignons que l’ONG se constitue déjà partie civile
contre M. Rolland pour viol, inceste et meurtre sur
Mlle Jeannette. L’on espère que cette démarche ira
jusqu’à son terme afin que justice soit rendue à la
pauvre et naïve victime des turpitudes et animosités
de son père. Que la terre lui soit légère !
Didier Ledoux |
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