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16 Déc 2006

[ 147: 15 Déc 2006]  
Sanction à l’endroit du Gal Tidjani : Le retrait de sa Nationalité évoqué

Le Général Assani Tidjani était en visite à Bouaké (Côte d’Ivoire) fin novembre dernier. Au cours de son séjour, l’officier en deuxième section à la disposition du ministre de la Défense a participé à un séminaire organisé par les Forces Nouvelles. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder la vase est l’interview qu’il a accordée au quotidien ivoirien « Nord –Sud ». Dans cet entretien, l’ancien ministre Togolais de la Défense a laissé entendre :

« Je ne suis pas venu au séminaire d’une rébellion. La rébellion est terminée depuis longtemps… Depuis 2005, j’ai quitté le gouvernement. Je n’ai plus de fonction ministérielle. Cela veut dire que je suis à la disposition du gouvernement de mon pays pour toutes les missions qu’il voudra me confier ». A la question de savoir s’il a été autorisé à faire le déplacement, le Général a indiqué:« un Général quand il se déplace, ne le fait que sous autorisation. Evidemment je ne suis pas venu en Côte d’Ivoire à pied. Je suis venu par voie aérienne, avec tout ce que cela implique. J’ai satisfait toutes les  formalités d’usage car j’ai une autorisation de sortie ».

Cette déclaration selon le journal ivoirien « l’Intelligent d’Abidjan » n’aurait pas plu au Chef d’Etat Ivoirien qui voudrait réclamer aussitôt le départ des troupes togolaises de l’ONUCI. « Le Chef d’Etat Ivoirien n’apprécie pas la présence du Général à la retraite Assani Tidjani aux côtés  de Soro Guillaume et de la rébellion », précise le journal. Ce n’est qu’après ces informations que l’Etat togolais a, à son tour, condamné l’acte posé par le Général Assani Tidjani. Le sujet a fait l’objet d’une réunion présidée par le Chef de l’Etat et qui a regroupé le ministre de la Défense, le ministre de la Sécurité et le collège des Chefs d’Etat Major.

« Après avoir écouté le Général Tidjani sur les motifs et les raisons de son comportement, et après analyse approfondie de la situation, les précisions suivantes s’imposent : 1.Le Général Tidjani officier en 2e section à la disposition du ministre de la Défense, s’est déplacé à Bouaké à l’insu des autorités et a participé à un séminaire organisé par les Forces Nouvelles ;

2.Les déclarations qu’il a tenues au cours des travaux et celles qu’il a livrées au quotidien « Nord-Sud » sont strictement personnelles et ne sauraient engager la responsabilité des Forces Armées Togolaises ni celle du gouvernement togolais ;

3. En conséquence, le haut commandement condamne avec la dernière rigueur l’acte posé par cet officier général qui est de nature à jeter la suspicion sur le contingent togolais déployé sous le mandat de l’ONU en Côte d’Ivoire et demande qu’il fasse l’objet d’une sanction militaire », révèle le communiqué de la Présidence à la fin de cette réunion.

Des indiscrétions font état de ce que certains hauts placés proposeraient, dans cette perspective de sanction, que la nationalité togolaise soit retirée au Général Tidjani. Selon les partisans de ce courant de pensée, cela permettrait au Togo de réaffirmer sa solidarité à tout le peuple ivoirien et son attachement à ce pays.

Certes le Togo a besoin de rassurer l’Etat ivoirien après cet incident pour éviter que les « Patriotes ivoiriens » ne déversent  leur mécontentement sur les expatriés togolais. Mais le faire de cette manière serait trop ingrat. Même s’il est vrai que le Général Assani Tidjani est originaire du Nigeria, il faut aussi reconnaître qu’il a passé toute sa vie au Togo. Il y a fait ses études primaires et secondaires avant de rejoindre la France pour sa formation militaire à Saint Cyr. Il a ensuite servi le Togo pendant trente ans en compagnie du Général Gnassingbé Eyadema. Il ne mérite donc pas un tel traitement.

GLAKPE Koffi

Bafilo, Soudou, Gandè   : De vives tensions entre les paysans et les Peuls

* L’inaction du Préfet d’Assoli
Les Togolais sont manifestement victimes de l’hospitalité légendaire dont ils font preuve à l’endroit des étrangers. Si concernant des Ibos, la version officielle parle de rumeurs, les Peuls par contre (communément appelés « Foulani » dans le sud du Togo et « Djélogodi » dans le Nord), peuples nomades venus du Sahel, font voir de toutes les couleurs aux populations d’Assoli, osant attenter à la vie de paisibles paysans. Que ce soit à Soudou, Bafilo ou Gandè, les paysans se plaignent des agissements des Djélogodis. Depuis quelques semaines, le sujet est au centre de toutes les conversations.

Des champs aux bœufs

Les Peuls sont réputés célèbres pour leurs activités d’élevage de bœufs. Et il est connu qu’ils se déplacent avec leurs troupeaux de bœufs afin de trouver des espaces où ils peuvent paître. Malheureusement, à la recherche de l’herbe à brouter, les Peuls et leurs bœufs n’épargnent pas les champs des paisibles paysans du milieu. Imaginez un court instant l’amertume d’un paysan qui voit tout son champ de manioc, de maïs ou de mil brouté par des bœufs, l’effort d’une ou plusieurs années parti en fumée. Cette amertume ne serait que totale lorsqu’on sait que la culture de la terre est la seule occupation de ces populations. « (Pleurs) les Djélogodis ont amené leurs bœufs et ils ont brouté les deux (02) hectares de mon champ de manioc… De quoi vivra ma famille ? Mes enfants ne pourront plus aller à l’école » se plaignait un paysan victime croisé par notre reporter à Kawandè à Soudou.

Violence des Djélogodis

Ces Peuls font des victimes un peu partout dans la préfecture d’Assoli. Que ce soit à Bafilo, Soudou, Gandè, Kolo… le cri d’alarme est le même. Ils se réfugient même dans la violence envers les paysans à la moindre contestation de ces derniers. Il nous a été rapporté qu’à Soudou, un cultivateur a été frappé à mort par un Peul avec son gros bâton de berger. Le pauvre Pouli- c’est le nom du cultivateur- sarclait son champ de manioc quand soudain, il entendit des meuglements et vit un attroupement de bœufs. S’étant approché, il constata que les bœufs ont bouffé le tas de manioc pelé et séché, prêt à être vendu sur le marché. Juste le temps d’apostropher le berger pour l’acte posé, ce dernier lui assena un coup violent de bâton sur les reins, puis un second sur le cou et le paysan s’écroula. D’autres Djélogodis n’hésitent pas à sortir leurs sabres pour blesser les paysans. L’un a été grièvement blessé au dos à Gandè.

Menace du Préfet

Les paysans se plaignent d’un tacite aval des autorités locales à ces actes des Djélogodis qui s’explique par l’inaction de ces dernières. Les Peuls offriraient des bœufs aux autorités locales (traditionnelles, administratives) et même nationales à chaque occasion de fête, ce qui oblige ces dernières à les protéger. A titre d’illustration, un groupe de jeunes de Soudou, exacerbés par les agissements des Peuls sont allés saisir le Préfet d’Assoli, menaçant de s’attaquer à eux s’il ne fait rien pour faire revenir les Djélogodis à la raison. Mais le Préfet- qui a une mauvaise réputation d’ailleurs dans le milieu- les a envoyés paître, les menaçant même de raser tout le village « en deux (02) heures » si jamais les paysans touchaient à un seul Peul car, disait-il, « ils sont reconnus par l’Etat ». C’est la suite que le Préfet leur aurait donnée, faisant des Peuls, rois, et des populations locales, les martyrs de leur hospitalité.

Psychose dans Assoli

Les paysans ne se sentent pas en sécurité et beaucoup ont abandonné leurs champs pour éviter de se retrouver esseulés au milieu de plusieurs Peuls qui sont aussi aigris depuis que des populations nourrissent l’idée de leur livrer une guerre. « Les enfants, même les grands refusent d’aller au champ, craignant d’être tués par les Djélogodis », nous confiait un interlocuteur que nous avons joint mercredi. La psychose est grande et la tension vive et explosive car la région est à un point stratégique, servant de « terre promise » aux nombreuses populations Peul qui ont été chassées du Bénin voisin pour les mêmes reproches que leur font les paysans de Gandè, Soudou, Bafilo et environs.

S.O.S.

C’est le lieu d’appeler les autorités compétentes locales, administratives et nationales, le Préfet d’Assoli, le Ministre de l’Administration territoriale Ahoomey-Zunu Arthème, celui des collectivités locales Ouro-Bossi Tchakondo, celui de la Sécurité Atcha Titikpina, le Premier ministre Yawovi Agboyibo et le Président Faure Gnassingbé à s’investir dans cette affaire pour sauvegarder le bon voisinage entre les Togolais et les Peuls. Elles doivent maîtriser la situation avant qu’elle ne devienne explosive car il y a de l’électricité dans l’air à Bafilo, Soudou, Gandè… On se rappelle que des agissements similaires ont été à l’origine dans les années 90 des représailles des populations du canton d’Adjakpa, non loin d’Amouzoukopé à quelques kilomètres d’Assahoun, sur les Foulanis, ce qui n’a pas manqué d’entraîner des pertes en vies humaines. Les Togolais ne sauraient être éternellement victimes de leur hospitalité légendaire.

TINO Kossi

Droits de l’homme : L’élève SIKA Kodjo injustement incarcéré pour avoir couché avec sa camarade

En ce moment précis où la modernisation de la justice est devenue le maître mot des autorités togolaises, certains continuent de percer dans les pratiques anciennes dans le seul but de satisfaire leurs intérêts personnels. Ainsi, la corruption et les détentions illégales font leur petit bonhomme de chemin sur la « Terre de nos aïeux ».

La dernière en date est la détention illégale de l’élève SIKA Kodjo à la prison civile de Lomé. En effet, ce dernier est accusé de viol sur sa camarade alors que les témoignages font plutôt état d’une histoire d’amour qui liait les deux élèves depuis bien longtemps.

            L’élève SIKA Kodjo, 18 ans et élève en classe de troisième dans un établissement scolaire privé de Bè-Kpota et sa camarade ALATE Akouvi Elisabeth, 13 ans, élève du même établissement en classe de 5e, ont été surpris le 03 novembre dernier dans l’enceinte de leur établissement en train de faire l’amour. « J’étais en train de répéter mes élèves dans l’une des salles situées sur l’étage quand j’ai aperçu l’élève ALATE Akouvi Elisabeth collée sur la grande porte qui donne accès à l’établissement. Peu après, je l’ai vue ouvrir le portail et aussitôt son camarade SIKA Kodjo était rentré et elle a refermé le portail. Quelques minutes après, j’ai entendu des bruits d’homme en bas. Par curiosité, j’ai pris les escaliers pour voir ce qui s’y passait. C’est alors que je suis tombé sur les deux élèves en train de faire l’amour. Ils avaient adopté la position debout. Quand ils m’ont aperçu, ils se sont séparés précipitamment et le garçon a voulu prendre la fuite. Je l’ai aussitôt arrêté et lui ai demandé des explications. Comme il n’a pas voulu me répondre, j’ai dû hausser le ton. C’est en ce moment que les habitants des maisons avoisinantes nous ont entendus et certains n’ont pas tardé à venir vers nous. Alors que le garçon était resté muet sur toutes les questions qui lui étaient posées, la fille elle autre a reconnu avoir fait l’acte. Elle a même avoué publiquement qu’ils n’étaient pas a leur premier essai. « Nous avons l’habitude de faire l’amour dans l’établissement », a-t-elle reconnu. La mère de la fille qui habitait également à côté de l’école était venue sur les lieux. Elle a exigé que les deux le suivent. Et c’est le lendemain que j’ai appris que le garçon était conduit à la Police Judiciaire. Je suis donc surpris. Parce que le garçon n’était pas en train de violer la fille lorsque je les ai vus. Ils étaient tous les deux concentrés sur ce qu’ils faisaient.», a déclaré le maître répétiteur qui a surpris les deux amoureux.

Une infirmière qui habitait la même maison que les parents de la fille s’est également confiée à notre rédaction : « Lorsqu’on était saisi de l’affaire, j’ai examiné la fille en présence de sa mère. Elle ne présentait aucun signe de déchirure. En lieu et place de l’hymen, elle avait plutôt un grand trou qui n’a rien à envier à celle d’une femme au foyer. Elle n’était pas à son premier amour ». Une autre femme qui habitait la même maison a déclaré avoir surpris une fois les deux amoureux dans l’enceinte du même établissement collés l’un contre l’autre.

Mais curieusement, sans qu’aucun témoin ne soit entendu sur les faits par les autorités judiciaires, le garçon fut jeté en prison. Conduit à la Police Judiciaire par les parents de la fille, la même nuit où ils ont été surpris, le garçon fut déféré trois jours plus tard à la prison civile de Lomé. La justice ne se fie qu’au dossier monté de toute pièce par les parents de la fille en complicité avec le Prof Akpadja Koffi, gynécologue au CHU-Tokoin. Selon le certificat de viol établi par le gynécologue en question le 30 novembre 2006, la fille « allait au marché ce soir-là, elle a été suivie à son insu par le jeune homme. En cours de route, il l’attrapa. Voulant crier, il l’a immobilisée par la gorge. Il la déshabilla dans une lutte incomparable et la viola sans préservatif. Indignée par l’acte, le sous-vêtement mouillé de sang, elle courut à la maison pour informer sa maman. La consultation à l’hôpital n’a pas pu être faite le même jour par ignorance. Mademoiselle m’a signifié qu’elle n’a jamais eu de rapport sexuel avant le viol ». Une histoire à dormir debout. Alors que tous les témoins parlent de l’enceinte de l’établissement, le fameux gynécologue parle de la route. Plus loin, il poursuit que « l’examen gynécologique a fait mettre en évidence : une vulve en développement avec un hymen fraîchement déchiré sur 1 à 2 cm ». Et il conclut que Mademoiselle ALATE « présente ce jour le 8 novembre 2006, des signes de défloration récente sans consentement, compatibles avec le viol ». Ce qui surprend dans toute cette déclaration est que le Prof. parle d’un hymen fraîchement déchiré alors qu’il a examiné la fille le 08 novembre soit 5 jours après.

Comme on peut le constater, il s’agit simplement d’une histoire montée de toute pièce pour enfoncer l’élève SIKA Kodjo. Il y a déjà un mois 10 jours que cet élève qui a à peine 18 ans et qui prépare son BEPC, est injustement détenu en prison. D’autres sources font état de mauvais état de santé dans lequel l’élève se trouve actuellement en prison. Cette maladie serait due au traitement inhumain dont-il a été victime à la Direction de la Police Judiciaire. La justice doit rétablir l’élève dans ses droits. Ces relations entre élèves d’un même établissement existent un peu partout à Lomé. Le ministre de la Justice doit prendre ses responsabilités et libérer l’élève SIKA Kodjo afin qu’il retrouve les bancs de l’école.

Affaire à suivre.

GLAKPE Koffi

Conséquence de relations incestueuses : Une fille de 14 ans meurt avec la grossesse de son père

Devenu un fléau, le viol sur les enfants mineurs continue de faire des victimes chaque jour que Dieu fait. C’est une infamie que des adultes prennent des enfants mineurs pour assouvir à leur désir sexuel. Pire encore quand il s’agit d’un viol exercé par un parent sur sa propre fille. Cela s’appelle de l’inceste que les textes juridiques condamnent. Difficile de relater ce qui est arrivé à Jeannette, une fillette de 14 ans en classe de 4e dans un collège de Lomé qui a dû arrêter ses études à cause d’une grossesse dont l’auteur n’est autre que son propre père et géniteur. Cette affaire se termina plus tard avec la mort de celle-ci.

Partis des rumeurs, les faits se sont avérés à en croire les témoignages de la victime au cours d’un entretien réalisé dans une intimité avec notre rédacteur et un agent social, diplômé en psychologie membre d’une ONG œuvrant dans la prise en charge et réinsertion des enfants victimes de viols et autres. Malgré la mise en confiance faite par cette psychologue très expérimentée en la matière, c’est avec un cœur noué d’un torrent de larmes qui ruisselaient sur son visage que Jeannette s’est exprimée sur ses relations sexuelles avec son père nommé Rolland, cadre informaticien bien nanti.

            « Tout a commencé trois mois après que ma mère eut quitté le foyer conjugal suite à un différend persistant qui l’opposait à mon père. Un soir après le dîner et les études, je suis allée au lit plus tôt que d’habitude, c’est-à-dire aux environs de 21h. De mon sommeil, j’ai senti la présence humaine qui me tripotait surtout mes petits seins.  Je sursautai et découvrit à mes côtés mon père, tout nu. Il me fit signe de ne pas crier de peur que notre domestique une femme âgée qui dormait dans la chambre contiguë à la mienne ne soit alertée. Il s’agenouilla et me supplia de ne rien dire à personne et aussi, c’est parce qu’il est hanté dans sa chambre des mauvais esprits. Le lendemain pour l’école, il me donna 5000 F CFA et me dit de l’informer à chaque fois que j’ai un besoin. La nuit suivante, la même scène se reproduisit, mais cette fois-ci, il ne m’a pas laissée le temps. Ils m’a forcée et m’a pénétrée après que je fus épuisée. J’ai saigné et j’avais très mal au ventre. Cette nuit, notre domestique n’était pas là parce qu’elle était en congé hebdomadaire. Il prit soin de m’emmener au dispensaire le lendemain après s’être assuré que je dirai aux médecins que l’auteur m’est inconnu et qu’il a pris la fuite après son forfait. De retour de l’hôpital, il me gratifia d’un portable qui m’a beaucoup fait plaisir. Après trois semaines de trêve, il a recommencé et à chaque fois avec une promesse de me faire ceci ou cela. Ce qu’il fait toujours.  Et ce, pendant deux ans, c’est-à-dire quand j’avais douze ans et faisais la 5e  que j’ai doublée.  C’est pendant les vacances qu’il m’a  emmenée  passer à Accra qu’il a plus abusé de moi. Et depuis quelques mois, je suis devenue grosse. Depuis son retour du voyage au cours duquel il a passé trois mois à l’extérieur, il m’a emmenée chez un médecin pour un curetage. Celui-ci lui a dit que c’était impossible et très risqué. Alors je ne sais comment faire. Car tout le monde cherche à connaître le père de l’enfant qui va naître bientôt. Je ne vais plus à l’école parce que les camarades se moquent de moi. Il y en a qui vont jusqu’à dire que je suis la femme de papa. Il m’a interdit depuis lors toute rencontre avec ma mère sous prétexte que je vais mourir parce qu’il y a un pacte qui  le lie à ma mère. Mes oncles maternels sont aussi informés de la situation. Sûrement que c’est ma meilleure amie à qui j’ai tout relaté qui a vendu la mèche. Je ne sais plus quoi faire. Je préfère mourir… », a-t-elle relaté avant de sombrer de nouveau en sanglots.

            Grande a été notre déception de constater, le lendemain à l’heure du rendez-vous pour sa prise en charge par l’ONG et aussi pour les démarches nécessaires, qu’elle est partie à Accra (Ghana) chez l’un de ses parents. Aux dernières nouvelles, elle serait décédée et inhumée sur sa terre d’asile. Pour l’heure, l’on ignore les causes réelles de ce décès. Mais au demeurant, l’ONG intente un procès contre M. Rolland qui a aussi depuis belle lurette quitté son domicile pour une destination inconnue. Néanmoins, son service vient d’être déniché par l’infatigable et jusqu’auboutiste psychologue de l’ONG.

            Soulignons que l’ONG se constitue déjà partie civile contre M. Rolland pour viol, inceste et meurtre sur Mlle Jeannette. L’on espère que cette démarche ira jusqu’à son terme afin que justice soit rendue à la pauvre et naïve victime des turpitudes et animosités de son père. Que la terre lui soit légère !

Didier Ledoux

 

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