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11 Déc
2006 |
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Processus électoral / la France manœuvre déjà !
Réunion secrète entre le Président de la CENI et
l’Ambassadeur de France au Togo |
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Depuis quelques semaines, les discussions se sont
enrhumées à la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI). Les 19 membres n’arrivaient
plus à s’accorder sur le type de recensement
électoral. Deux camps s’affrontaient : le RPT, la
CPP, le PDR et REFAMP-Togo qui soutenaient un
recensement classique d’une part et d’autre part, le
CAR, la CDPA et l’UFC qui optaient pour un
recensement du type RDC qui se présente comme suit :
« la préparation et le déploiement du matériel de
recensement, l’enregistrement des électeurs, la
saisie des noms et la délivrance immédiate des
cartes numérisées avec photo dans les centres de
vote ; l’élaboration du fichier électoral ;
l’édition des listes d’émargement ». |
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C’est pour trouver rapidement une solution que la
CENI a demandé au Gouvernement de saisir le
« mécanisme d’arbitrage prévu au point 5.8 de
l’Accord Politique Global », c’est-à-dire le
Comité de Suivi.
Ce problème ainsi que celui du mode de
décision sont à l’origine du blocage des travaux au
sein de la CENI. Mais curieusement, dans la journée
de mardi dernier, l’Ambassadeur de France au Togo,
M. Alain Holleville, a débarqué au siège de cette
institution. Selon certaines indiscrétions, il
aurait eu une séance de travail avec le président de
la CENI, Tozim Potopéré.
Le hic c’est que cette rencontre se
serait déroulée à l’insu des autres membres du
bureau. Tout se serait fait pour que personne ne se
rende compte de cette visite. Mais pour l’heure,
l’on ignore ce que le président et le Français se
sont dit. N’est-ce pas qu’il y a quelque chose qui
serait en train d’être tramé ? Le fait que cette
réunion ait eu lieu à l’insu des autres membres du
bureau et loin des médias ne renforce-t-il pas cette
appréhension ? Tout compte fait, la France n’a
jamais voulu un processus électoral sain au Togo et
les actes posés par ses diplomates sont connus de
tous.
Ce qui est frustrant, c’est que
lorsqu’il s’est agi de se prononcer sur le mode de
recensement, les propositions de certains partis de
saisir l’UE ou le PNUD pour qu’ils les aident à
explorer les types de recensements qui permettent le
moins de contestations possibles, ont été balayées
du revers de la main par les partisans du statu quo.
Ils auraient avancé que la CENI, en tant
qu’institution indépendante, n’avait pas le droit de
saisir les partenaires du Togo. Pourtant, ils ne se
sont pas empêchés de travailler avec la mission du
Comité des Ambassadeurs de l’ACP qui vient de
séjourner à Lomé. De même, le président de la CENI
ne s’est pas démené à avoir une réunion secrète avec
l’Ambassadeur d’un pays partenaire du Togo. Cette
situation qui intervient après la publication du
communiqué de la Primature, inquiète plus d’un
Togolais. La vigilance de l’opposition s’impose,
surtout qu’on veut faire des législatives du 24 juin
prochain une panacée à la longue crise togolaise.
Par ailleurs, le Premier ministre a,
dans son communiqué, « fait observer aux membres
de la délégation que si les divergences en question
n’ont pu être surmontées par
la CENI, les parties signataires de l’APG devraient
pouvoir tenter de contribuer à leur règlement avant
qu’il ne soit recouru au mécanisme d’arbitrage ».
Mais la question qui vient tout de suite à l’esprit
est de savoir si la structure devant plancher sur
les divergences de la CENI ne se limiterait pas au
seul gouvernement. Là, l’UFC qui n’est pas au
gouvernement ne participera pas aux discussions. Il
est donc à craindre que le CAR, la CDPA et le GF2D
ne soient dépassés par les pressions des autres
partis qui proposent un simulacre de recensement
électoral.
Evans YEMEY |
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CENI/Question du recensement électoral et de la
confection de cartes d’électeurs infalsifiables Le
RPT, la CPP, le PDR et le REFAMPT militent pour
l’option de la fraude |
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Beaucoup d’observateurs ont dénoncé le délai assez
court pour la tenue du scrutin législatif fixé au 24
juin 2007 eu égard aux préalables à réaliser pour
son organisation crédible et transparente. Ils ne
seront pas moins inquiets devant le blocage
manifeste que créent le RPT, la CPP, le PDR et le
REFAMPT au sein de la CENI en soutenant
l’arbitraire. |
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« Les
parties s’engagent à créer les conditions qui
garantiront des élections libres, ouvertes et
transparentes ». « Ces élections se
dérouleront conformément aux dispositions définies
par consensus dans le cadre électoral », lit-on
dans l’Accord Politique Global du 20 août 2006. Au
crédit de ces dispositions figure le recensement
pour la confection du fichier électoral inscrit au
point 1-2-5 « Les parties prenantes au Dialogue
conviennent de faire procéder à un recensement
électoral en vue d’obtenir un fichier électoral
fiable », y lit-on. « Les parties prenantes
au Dialogue conviennent d’instituer une carte
d’électeur infalsifiable et sécurisée », indique
par ailleurs l’APG. Et c’est cette option que
défendent en toute responsabilité à la CENI le CAR,
la CDPA, l’UFC et le GF2D. A ces derniers s’oppose
« L’Axe du mal » constitué par le RPT, la CPP,
le PDR et le REFAMPT.
En effet, « L’Axe du mal » se
rétracte par rapport à ces dispositions de l’accord.
Ces partis militent plutôt pour une révision des
listes électorales comme on en a l’habitude aux
veilles des échéances électorales. Et, les révisions
de listes électorales « à la togolaise », on
en est instruit. C’est à cette étape qu’est mis en
œuvre le plan préparatoire de toute la machine de
fraude électorale. Dans les milieux,
circonscriptions électorales réputées acquises à
l’opposition, nombre d’électeurs ne retrouvent pas
leurs cartes. Elles sont soient dissimulées, soient
distribuées à d’autres électeurs acquis à la cause
du pouvoir. C’est un véritable parcours de
combattant pour de jeunes électeurs de s’inscrire
sur ces listes.
Voilà l’option que le RPT, la CPP, le
PDR et le REFAMPT proposent, contrairement aux
recommandations de l’APG. Et on ressassera aux
Togolais que ces formations politiques aussi
aspirent à des élections libres, claires,
transparentes et crédibles. N’est-ce pas que le
recensement électoral et surtout la confection de
cartes électorales avec photo comme cela s’est fait
en République Démocratique du Congo viendront
annihiler leurs plans de fraudes ? Que le RPT et
associés ont la phobie d’élections claires et
transparentes!
La CENI est donc dans l’impasse car les
travaux sont bloqués à ce niveau. Il y a des
inquiétudes à nourrir car le temps qui reste est
assez court et le chantier énorme.
T.K. |
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Législatives de juin 2007 : Le RPT éprouve des
peines à choisir ses candidats |
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L’imminence des élections législatives ne cesse de
raviver les appétits de part et d’autre. Cette
situation doublée d’un conflit de générations est à
la base des difficultés qu’éprouve le RPT dans le
choix des candidats devant représenter le parti dans
les 81 circonscriptions électorales, mettant en
exergue la problématique de la rupture d’avec les
bonnes vieilles méthodes qui avaient cours au sein
du parti. |
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L’usage, pour des candidats éventuels à
la députation, était de se présenter devant les
populations, débiter des promesses fantasmagoriques,
pourvu qu’elles en soient épatées et leur accordent
leur suffrage. Elus, ces députés ne songent même
plus à rendre visite aux populations et à réaliser
les promesses. Et les populations qui ne sont plus
dupes commencent à les bouder. Cette situation donne
des idées et le champ libre à d’autres candidats
éventuels du même parti, nommément le RPT. Et tous
les arguments sont bons pour mettre les chances de
son côté. On va jusqu’à brandir la fibre ethnique ou
communautaire, ce qui n’est pas sans raviver les
tensions entre les communautés et on s’adonne aux
coups bas. C’est justement ce qui serait reproché à
un certain Tchassé qui créerait du désordre dans la
première circonscription électorale de Sotouboua
qu’a « désertée » le député Bodjona. Pour
conquérir cette circonscription constituée par la
ville et les villages environnants, le sieur Tchassé
crée des affinités entre lui et une communauté
locale, les « Kujan » qu’il monterait
d’ailleurs contre d’autres candidats éventuels, et
contre d’autres communautés ethniques de par ses
discours tribalistes. La tension serait actuellement
vive ente les Kujan et d’autres, constituées par les
Tchitchao, Losso, Cotokoli et Kabyè qui seraient
prêtes à en découdre les unes et les autres.
Des primaires qui s’annoncent houleux
Avec la nouvelle donne politique
incarnée par la jeune génération au sein du RPT, il
se pose une sérieuse question des choix et de
carrure du candidat. La pratique était de les
imposer aux bases. Mais aujourd’hui, Faure
Gnassingbé militerait pour un choix par les bases
elles-mêmes des candidats pouvant les représenter
valablement. Cette stratégie aurait été dévoilée
lors d’une rencontre secrète entre lui et les cadres
de la préfecture de Haho, il y a quelques mois. Ce
qui n’est pas non plus sans jeter les uns contre les
autres. A cause de la multiplicité des candidatures
incarnées par la jeune garde du parti, le choix
s’avère difficile. Des sources indiquent jusqu’à la
dizaine dans certaines circonscriptions électorales.
Bassar est nommément cité par certaines.
C’est devant toutes ces difficultés
qu’il est évoqué l’idée d’organisation d’élections
primaires pour dégager les candidats les plus
représentatifs dans chaque circonscription.
Aujourd’hui, elle devient presque indispensable.
TINO Kossi |
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Congrès de la FTF : La liste des clubs et ligues
ayant droit de vote pose problème |
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Le Général Séyi Mèmène aura de la peine à organiser
un bon congrès le 09 janvier prochain. Rock
Gnassingbé et les siens continuent de lui mettre les
bâtons dans les roues. L’un des grands problèmes
auxquels le Général est confronté est
l’établissement des listes des clubs, ligues et
districts qui voteront lors du congrès prochain. Des
sources bien informées, le général Séyi Mèmène,
aurait demandé au reliquat du bureau de la FTF que
dirige Rock Gnassingbé de lui fournir la liste des
clubs et ligues ayant un droit de vote. Dans la
liste que le reliquat du bureau a envoyée à la CEI,
figurent les ligues de Vo et Yoto, Lac, Badou,
alors que nous savons tous que Rock Gnassingbé et
ses sbires ont créé ces ligues pour gonfler leur
électorat. Et sur la liste, on retrouve des clubs
imaginaires. Certains clubs qui étaient en D2
régionale se retrouvent dans la liste des clubs de
D2 nationale. C’est l’exemple de Gbohloé-Su. Rock
Gnassingbé et ses sbires ont classé ce club comme
étant un club de deuxième division nationale alors
qu’il évolue depuis la saison 2003-2004 en division
régionale. Toutes ces gymnastiques sont faites pour
compliquer la tâche à la CEI. |
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Or la deuxième lettre de la FIFA précise très bien
que le congrès doit être organisé sur la base des
statuts de 94. La FTF ne disposait alors que de 10
ligues. C’est seulement ces 10 anciennes ligues qui
devraient normalement avoir un droit de vote. Mais
aujourd’hui, la question se pose de savoir les
dispositions que prendra le Général Séyi Mèmène sur
cet aspect précis de la question.
D’autre part, les statuts de la FTF de
1994 précisent dans l’article 11 que « Les
délégués au congrès ne peuvent représenter qu’une
seule ligue ou qu’un seul club affilié. Pour voter,
chaque ligue dispose de sa propre voix et détient 2
voix par fraction de 5 clubs affiliés participant au
Championnat National ou Régional ». Les mêmes
statuts précisent dans l’article 60 qu’ « une
ligue ne peut comporter au maximum que 10 clubs ».
Pourtant, Rock Gnassingbé et les siens
ont laissé la possibilité aux ligues de disposer
d’autant de clubs qu’elles veulent. C’est l’exemple
de la ligue de Lomé qui dispose de plus de 70 clubs.
Comment se fera alors le choix des clubs votants au
niveau des ligues et comment les clubs d’une même
ligue s’arrangeront-ils pour choisir en leur sein
les votants ? Les constats sont donc clairs. Rock
Gnassingbé et ses ouailles sont en pleine réflexion
pour exploiter les failles qu’ils ont créées en leur
faveur. Il se raconte que certaines ligues acquises
au président –trésorier de la FTF manoeuvrent déjà
pour permettre à certains clubs minuscules de voter
à la place d’autres que rejette Rock Gnassingbé. Le
Général Séyi Mèmène doit prendre ses responsabilités
pour éviter au maximum les dérapages.
GLAKPE Koffi |
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