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L’enfance telle qu’elle est définie par les
instruments internationaux est l’âge compris entre 0
et 18 ans. Dans cette tranche d’âge, l’enfant
s’apparente à un œuf de par sa fragilité et sa
vulnérabilité. C’est aussi l’âge par excellence de
l’éducation de l’adulte de demain parce que c’est à
cet âge que tout enfant se cultive à travers la
curiosité et le désir de s’identifier aux adultes
dans l’ignorance absolue du bien et du mal.
Alors si aujourd’hui, des adultes, cachés derrière
des institutions ou entreprises pour leurs intérêts
personnels initient des activités à buts lucratifs
sous le couvert de la promotion culturelle, il urge
que les enfants soient épargnés par leur attitude
machiavélique. Sinon, quel est l’objectif poursuivi
par ces adultes sans foi ni loi qui tirent
énormément profit sur le dos des enfants qui
ignorent à quelle sauce ils sont mangés par
ignorance des conséquences de la manipulation de
leur conscience.
Cette manifestation qui enrôle les adultes depuis un
certain temps dans la prostitution produira des
effets similaires chez les enfants. C’est dire que
le créneau pour la prostitution enfantine est mis en
branle. Pourquoi cette ignominie assaisonnée
d’atteinte à la dignité humaine ? Tout comme devant
certains actes tels la scarification, le mariage, et
autres, n’est-ce pas dit qu’il faut laisser les
enfants atteindre l’âge de la raison pour qu’ils en
décident ?
Dans certaines familles, l’on constate déjà avec
amertume les effets désastreux que ces images ont
laissés chez les enfants ; ils se traduisent par des
démarches déformées des enfants, nommément chez les
filles mineures. Les effets affectent aussi leur
habillement. Certains enfants, dans le choix de
leurs vêtements, sont souvent ou toujours sexy.
En vue de la préservation de la dignité des enfants,
il urge que les « élus » du peuple exercent
de pleins pouvoirs pour que soit abolie au Togo
l’organisation de Miss Noël 2006. La pérennisation
de cette manifestation sera synonyme d’une caution
institutionnelle à la prostitution des mineures, ce
qui est contraire aux contenus des instruments
internationaux ratifiés par le Togo.
Didier LEDOUX |