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Notre confrère a expliqué qu’il était invité par le
président de la Commission Electorale Indépendante
(CEI) et qu’il était allé au terrain pour se faire
une idée de l’ambiance qui règne sur les stades
suite à la crise qui secoue le football togolais et
surtout après le passage de la mission conjointe
FIFA/CAF.
On ne sait pas quelle mouche a piqué le militaire,
il a empêché notre confrère de faire son travail.
Malgré les interventions du commissaire au match et
du public, rien n’y fit. Notre zélé est resté dans
sa logique.
Pour ne pas être les instigateurs d’éventuels
troubles qui pourraient interrompre le cours normal
du match, Jacques Roux et son cameraman se sont
transportés au stade Oscar Anthony où ils ont pu
couvrir en toute quiétude le match AC Merlan-US
Koroki de Tchamba. « Ce qui s’est passé au stade
dimanche est regrettable. J’étais triste de
constater qu’on sort d’un stade de football un
journaliste et son cameraman tout simplement parce
qu’on ne plaît pas certainement à la personne qui
nous a vu arriver », a déploré notre confrère.
Cet acte est condamnable d’autant qu’il n’honore pas
l’image de notre pays déjà peu reluisante. Le
militaire n’a pas expliqué les raisons de son geste
mais de toute vraisemblance cela a rapport aux
relations très tendues entre la FTF et notre
confrère. On se rappelle qu’après le spectacle
déshonorant qu’a offert le Togo à la face du monde
en Allemagne Jacques Roux s’est montré très critique
à l’égard de l’instance dirigeante du football
togolais. Depuis, les relations entre lui et le
président de la FTF Rock Gnassingbé sont restées
froides.
Quand on sait qu’un homme de tenue n’exécute que
l’ordre de son supérieur, à conclure de là que
l’injonction ne peut venir que d’en haut, il n’y a
qu’un pas que nous refusons de franchir.
Médard A. |