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Pardon ! On est où là ? Parle-t-on d’Edouard Kodjovi
Edem Kodjo, le type de l’UTD, CPP, le Togolais
originaire de Noépé ou de son sosie siamois
hongrois, vietnamien, apatride ?
Sinon celui que nous on connaît au Togo est loin
d’être ce César à qui on doit tout rendre. On ose
croire qu’il a la « compétence indiscutable »,
qu’il est « mieux outillé » pour « servir
son pays ». Mais s’il est « indésirable »,
le mal aimé des Togolais, il ne devrait en vouloir
qu’à soi-même. Le « juste mépris » dont il
est l’objet n’est que le reflet des frustrations
qu’il a créées dans les coeurs de ses concitoyens
depuis que le destin l’a fait revenir au Togo.
N’est-ce pas assez paradoxal qu’on
haïsse tant un homme qui n’a fait que « proposer
au RPT et de demander à l’opposition qui allaient
s’affronter, d’accepter de se pardonner
mutuellement » ? Les Togolais ne sont pas aussi
inhumains. C’est parce qu’ils ont compris que
l’homme n’a aucune ambition sérieuse pour son pays.
Il n’est qu’un carriériste. On n’en voudra pour
preuve que les transhumances idéologiques constantes
qui ont caractérisé son parcours politique. Ses
« ambitions pour le Togo » fluctuent suivant la
direction qu’indique sa « girouette
ventriculaire »… Tout compte fait, il n’est pas
décis dans ses idéaux. Tantôt on le voit au RPT,
tantôt dans l’opposition. Le gars a toujours joué un
rôle trouble. S’il fut l’un des concepteurs du
«parti unique» dans les années 70 mais par après
il n’était plus « en odeur de sainteté avec feu
le Président Eyadema suite à une longue brouille qui
a marqué leurs relations », c’est parce que ce
dernier a découvert la face cachée de l’homme. Son
parcours avec son UTD n’était pas non plus
« clean ». Le gars a proprement trahi Agboyibo
après les législatives de 1994, en usurpant le poste
de Premier Ministre. Et ça, les Togolais en ont pris
acte. Revenu dans l’opposition après 1996, il n’a
pas cessé de jouer un jeu trouble. Il n’hésitait pas
à accompagner le RPT dans ses entreprises. En
rejoignant le RPT, « il avait peut-être compris
que la meilleure façon de parvenir à la démocratie,
c’est de changer les choses de l’intérieur ».
Mais qu’a-t-il changé jusqu’alors ? En usurpant la
primature pour la seconde fois après la Frauduleuse
d’avril 2005, qu’a-t-il changé au juste ? Qu’a-t-il
pu faire contre la cherté du bol de maïs qui a été
vendu à près de 1500 ?
Malgré le pouvoir d’achat très faible
des Togolais, il n’a trouvé mieux que de voir à la
hausse à près de 50% les prix des produits
pétroliers. Pour noyer davantage ses concitoyens, on
leur impose des frais de péage et augmente
tacitement les frais de communication. Dans un autre
registre, bien que des rapports recommandent des
poursuites judiciaires contre les auteurs des
violences d’avril 2005, celui qui n’est revenu de
France que « pour servir le Togo » a pris une
décision demandant de suspendre toutes poursuites
contre les auteurs et leurs commanditaires. Il ne
peut qu’être haï de par ses actes.
L’homme a peut-être toutes les
compétences pour servir le Togo, on n’en sait rien.
Mais on ne va tout de même pas diriger les Togolais
contre leur gré. Qu’il considère les voix qu’ils lui
accordent depuis un certain moment lors des
présidentielles. Son score dépasse rarement 1%. Il
aurait pu s’éclipser depuis car les Togolais ne
veulent point de lui. On nous ressasse qu’il gagne
au Togo « dix fois moins qu’en France »
et que c’est un « sacrifice de retourner au
Togo » « servir l’Etat Togolais ». Qu’il y
retourne alors et laisse les Togolais en paix !
TINO Kossi
Gouvernance au Togo :
Faure Gnassingbé a de la peine à prendre ses marques
A la veille et au lendemain de son élection à la
magistrature suprême, il a été dit aux Togolais que
Faure Gnassingbé a tout pour être un bon chef
d’Etat. Le premier argument est la culture
anglo-saxonne faite de discipline, de rigueur et de
droiture qu’il aurait acquise au cours de ses études
supérieures aux Etats-Unis d’Amérique. En plus,
c’est un président jeune, plein de fougue, de
vigueur pour faire du Togo l’or de l’humanité. C’est
le second argument. Parlant justement de
l’importance de la jeunesse dans la vie de l’être
humain, l’écrivain catholique français Georges
Bernanos avertissait : « Quand la jeunesse se
refroidit, le reste du monde claque les dents ».
Aujourd’hui, les Togolais claquent les dents à
rompre leur mâchoire pour la simple raison que le
jeune peine à prendre ses marques. Le jeune se
cherche éperdument. Il donne l’impression de
quelqu’un qui n’a pas la maîtrise des affaires de
l’Etat et se fait entourer par des vieux qui n’ont
plus rien à offrir aux Togolais. Parmi ceux-ci, on
peut citer : Barry Moussa Barqué, Koffi Sama,
Charles Debbasch (Conseillers spéciaux du Président
de la République) ; Roland Kpotsra (Conseiller
diplomatique du Président de la République) ; Kodjo
Menan (Premier Conseiller, Chargé d’affaires a.i,
Mission permanente) ; Zoumaro Gnofame (Conseiller
technique à la présidence de la République) ; Mme
Kouméalo Anaté Balli (Deuxième Conseillère, Mission
permanente). C’est ce qui est sur la liste
officielle publiée sur le site diplomatique de
l’ONU. Mais dans les coulisses, il y en a d’autres.
Certes, la Constitution laisse les coudées franches
au président de la République d’organiser son
service comme il l’entend. Mais avec ce qui se passe
actuellement, on a le sentiment que Faure ne peut
prendre aucune initiative à lui seul et se complait
dans le rôle de Candide. Ici c’est Edem Kodjo qui
incarne le personnage de Pangloss, c’est-à-dire le
maître de Candide. Il est le Conseiller des
Conseillers du Président de la République. Tous les
conseils destinés à Faure arrivent d’abord à son
niveau, il les filtre ensuite et enfin, il livre le
produit fini au « fils de la nation ».
Puisque Pangloss a toujours eu raison, Candide ne
ménagera aucun effort à consommer ses idées.
Rappelons que dans ce roman de Voltaire, Pangloss a
pour pire ennemi le philosophe Martin incarné ici
par Me Agboyibo. Alors, le maître Pangloss
n’accepterait pas facilement que le philosophe
Martin vienne dénaturer son « élève ». Il y a
péril en la demeure. A moins que Faure décide in
fine de « cultiver son jardin ».
Z. A.
Alerte :
Des manœuvres en cours pour faire de Henri Kolani du
PDR président de la CENI
La pierre angulaire de l’Accord politique global
signé le 20 août dernier est l’organisation des
élections législatives censées normaliser les
relations entre le Togo et l’Union Européenne. Mais
ce qui est inquiétant c’est le retard constaté dans
la mise en place du Comité de Suivi. Cette structure
qui sera dirigée par le médiateur devrait veiller
sur l’application de l’Accord. Dans l’ordre normal
des choses, elle devrait être installée bien avant
que l’Accord ne connaisse un début d’application.
Cependant, depuis le 20 août, personne
n’en parle. Même le médiateur qui a vu ses marges de
manœuvres réduites suite à l’ingérence de ses pairs
françafricains, a vraisemblablement oublié les
engagements qu’il a pris. Conséquence : le RPT a
commencé à dénaturer l’Accord. D’abord, c’est Faure
Gnassingbé qui, sur le parvis de l’Elysée fixe
unilatéralement la date des prochaines législatives.
De plus, le consensus exigé par l’Accord a été tout
simplement banni lors de la formation du
gouvernement.
Et comme il n’y a aucun organe de
coercition, d’autres manœuvres sont en cours de
préparation dans le laboratoire du RPT. Elles
concernent la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI), la principale structure
d’organisation des prochaines législatives. Toutes
les parties signataires de l’Accord ont communiqué
depuis mercredi 04 octobre 2006, les noms de leurs
représentants. Bien que le consensus soit exigé
aussi bien dans la prise de décisions au sein de la
CENI que pour l’élection des membres du Bureau, des
manœuvres seraient en cours pour faire de Henri
Kolani du PDR président de cette institution. Dans
les coulisses, certains l’appellent déjà président
de la CENI. Ceci participe à la stratégie du pouvoir
à faire croire que les institutions devant
intervenir dans le processus électoral, sont
coiffées par des opposants. Or, tout le monde sait
que le PDR et la CPP sont retournés à leurs
anciennes amours et se préparent à créer avec le RPT
une UMP (Union pour la Majorité Présidentielle) à la
togolaise. Henri Kolani en question était aux côtés
du juge Abalo Pétchélébia quand celui-ci donnait les
résultats tronqués de l’élection présidentielle du 1er
juin 2003. La même personne a assisté à la
publication des « résultats d’ordinateur » de
la présidentielle d’avril 2005. Et on lui tend la
perche après de loyaux services rendus au pouvoir!
E.Y.
Insécurité à Lomé :
Le
tronçon lagunaire de Nyékonakpoé, une zone de grand
banditisme
L’intérêt de ce récit est bien sûr de braquer un
tant soit peu l’attention des autorités en charge de
la sécurité, nommément le Col. Atcha Titikpina sur
le tronçon lagunaire de l’avenue de la victoire au
niveau de la lagune de Nyékonakpé, juste à la fin du
talus de la colline de Tokoin Hôpital à quelques pas
de Radio Nostalgie. Car il s’y déroule un
gangstérisme inquiétant.
La victime du lundi 25 septembre dernier
était une dame. Il n’était qu’un peu plus de 19
heures. Dans une station-essence à Agbalépédo, elle
se faisait monnayer un billet de 10 000 F, afin de
« régler » un proche parent, à qui elle a
rendu visite, et qui justement l’escortait, quand un
« Zed » la héla de loin, « Oléyia ».
Le gars avait suivi tous les pas et gestes de la
dame et se disait qu’elle devrait avoir toute une
fortune dans son sac à main qu’elle tenait. Ne se
doutant de rien, et après avoir conclu le tarif,
elle monta sur la moto. Bien avant de démarrer, le
Zed feignit de remarquer une crevaison à la roue
arrière et demandait au proche parent accompagnateur
de sa « cliente » - une victime en
perspective – d’y jeter un œil. N’ayant rien
remarqué comme tel, le proche parent le rassura et
il démarra. Si seulement les deux hôtes savaient que
ces manœuvres du Zed n’étaient qu’une pure diversion
pour préparer le terrain… En cours de route, pour
flouer la dame, il cherche à susciter sa sympathie
en lui racontant sa vie. Que des histoires qui
n’avaient ni tête ni queue !
Arrivés au niveau de la lagune après
avoir fini de descendre la colline de Radio
Nostalgie, puisque la dame allait à Nyékonakpoé, le
type coupa sciemment le moteur et s’arrêta. Comme
pour aviser ses complices de leur arrivée sur les
lieux, il engagea une discussion bruyante avec la
dame après lui avoir signifié une panne de moteur. A
brûle-pourpoint, surgirent quelques hommes bien
trapus des touffes d’herbes qui, sans donner le
temps à cette dernière de répondre aux questions
qu’ils lui posèrent, arrachèrent son sac à main puis
disparurent dans les environs de la lagune. Le Zed
qui était tantôt en panne, démarra en trombe et
disparut à son tour. Très apeurée, la dame ne sait
plus comment elle s’est retrouvée à la maison. Elle
déclara que les voleurs ont ainsi emporté une somme
de 6 000 F et surtout des papiers personnels très
importants.
Au demeurant, bien sûr il n’y a pas eu
mort d’homme mais on n’en était pas loin. Quelques
mois auparavant, c’était une demoiselle qui
échappait fort heureusement à une tentative de viol
en ce lieu autour de 19 heures. Et d’ailleurs très
souvent, des corps sans vie sont découverts dans les
environs. C’est dire que l’endroit devient un lieu
de grand banditisme. Il urge donc que les autorités
compétentes prennent les dispositions nécessaires
pour sécuriser les lieux.
TINO Kossi
Des Eperviers dénoncent la
vengeance de Rock Gnassingbé sur Winny Dogbatsè
Lors de la première journée des éliminatoires de la
Coupe d’Afrique des Nations 2008, le Togo a joué
contre le Bénin sans les cadres de l’équipe
nationale. Pour cette deuxième journée, des doutes
subsistent encore sur la participation de ces cadres
à la rencontre Mali - Togo.
Selon certains joueurs, la manière avec laquelle
Rock Gnassingbé se venge de Winny Dogbatsè est l’une
des causes des différends entre les Eperviers et
leurs dirigeants. D’autres soutiennent que le
président de Gomido de Kpalimé ne mérite pas le
traitement que la FTF lui réserve actuellement.
« Sans Winny Dogbatsè,
la FIFA allait sanctionner le Togo lors du Mondial
2006 en Allemagne. Au moment où nous avons refusé de
jouer le match contre la Suisse à cause du problème
des primes, Rock nous avait dit de prendre 20
millions ou de rentrer à Lomé si nous estimons que
cette somme n’est pas suffisante, alors qu’on était
décidé à boycotter le match, il a fallu
l’intervention de Winny Dogbatsè pour nous ramener à
la raison. C’est lui justement qui s’est approché de
la FIFA avant que Sepp Blatter ne donne l’ordre de
nous débloquer 50 millions par joueur. N’eût été son
intervention, le Togo allait être sanctionné. Le
Togo allait être exclu de toutes compétitions
internationales pour cinq ans et payer une amende de
1 million d’euros à la FIFA. Et personne ne
parlerait aujourd’hui de CAN ou même de
championnat »,
a déclaré une star du football togolais. Et à un
autre d’ajouter que « Rock est vraiment ingrat.
Ce n’est pas cette manière qu’il doit remercier
Winny Dogbatsè.
Dogbatsè l’a plutôt sorti d’un grand problème car
c’est lui qui a signé à sa place avant que la FIFA
ne débourse la somme. A ce moment, Rock lui-même
avait disparu de l’hôtel. Et lorsque la délégation
togolaise allait être expulsée de l’hôtel pour non
payement des frais d’hébergement, Dogbatsè a sorti
10.000 euros (6 millions de FCFA) de sa propre poche
pour régler la situation.
Pour une histoire de non payement des frais des
médicaments que la FTF a achetés auprès d’un médecin
allemand pour le traitement des joueurs, la police
allemande avait fait irruption à notre hôtel à
Wangen et c’est encore Dogbatsè qui a pris le devant
pour normaliser la situation ».
Comme les joueurs l’ont si bien dit, pour le cas
Dogbatsè, il s’agit d’un bienfait mal récompensé.
Aujourd’hui, le championnat national de première
division a démarré sans Gomido de Kpalimé alors que
le club était 12e à
la fin de la saison dernière. Les autorités en
charge du Sport au Togo doivent rompre avec le
silence et rétablir Gomido de Kpalimé dans ses
droits.
GLAKPE Koffi |