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Campagne électorale
:
Gilchrist Olympio soulève les foules dans le Grand-Nord
Le Président National de l’Union des Forces de Changement
(UFC), Gilchrist Olympio est depuis le week-end au nord
du pays. Accueilli chaleureusement dans la soirée de
samedi par les militants et sympathisants du parti, le
leader de l’UFC n’a eu que la nuit pour se reposer. Dès
la matinée de dimanche, la délégation est scindée en deux
groupes : le premier conduit par Gilchrist lui-même s’est
rendu à Cinkassé pour y animer un meeting alors que le
second dirigé par Jean-Claude Homawoo, proche
collaborateur du Président National, est allé à Mandouri,
chef-lieu de la préfecture de Kpendjal.
Dans cette préfecture victime
d’inondation, la délégation de l’UFC a remis aux
sinistrés des dons composés de vivres et de non vivres.
« C’est juste un geste symbolique. Ce qui s’est passé
dans la préfecture de Kpendjal est très triste et doit
interpeller tout Togolais. Regardez les dégâts causés par
le sinistre sont encore là. Il faut redonner le sourire
aux populations qui souffrent dans leur chair. Et c’est
le sens du geste de notre président. Nous pensons qu’il
est temps qu’on réhabilite cette préfecture longtemps
oubliée », a expliqué un membre de la délégation.
Dans cette préfecture, des meetings ont été animés à
Mandouri, Borgou, Ogarou et Namoudjoga. Partout, c’est la
mobilisation générale. Les populations sont massivement
sorties pour écouter le message de changement de l’UFC.
Ce renfort d’une délégation du Bureau National n’a fait
que du bien aux candidats : TAMBIAGA Bogra, LAMBONI
Lorimpo, WALENGA Baritché, LAMBONI Nougani.
A Cinkassé tout comme à Dapaong, la mobilisation était
pareille. Les militants et sympathisants de l’UFC vêtus
de jaune, la couleur du parti, et munis des dérivées de
palmier, sont sortis pour écouter Gilchrist Olympio et sa
délégation. Tout le long du trajet, le leader de l’UFC
était obligé sur exigence des populations de faire des
escales non prévues dans le programme. Les différents
meetings organisés étaient des occasions pour le
Président National de l’UFC et sa suite d’exposer la
vision ainsi que la mission du parti dans le cadre de ces
élections législatives. « La vision de l’UFC pour
notre pays est celle de tout un peuple débout pour
réaliser le changement réel des institutions et des
hommes sous le règne de l’Etat de droit et dans la
tradition revivifiée d’Ablodé », a-t-il toujours
lancé à l’adresse de ses interlocuteurs. En ce qui
concerne la mission qui attend le parti, il la résume à
ces termes : « Notre mission est de défendre les
aspirations légitimes des populations togolaises. Les
prochaines échéances électorales nous en ouvrent la voie.
Le gouvernement que formera l’UFC sera chargé de mettre
en œuvre une véritable politique de réconciliation
nationale afin de réunir un consensus sur les problèmes
nationaux et la manière de les résoudre au mieux des
intérêts de tous ». Il a également abordé les
opportunités de développement dans la préfecture. «Donnez
la majorité à l’UFC pour qu’on engage des réformes à
fond», a-t-il ajouté.
Il faut signaler que les huit candidats du parti :
JIMONGOU Sambiani K., PANDAM Gnokou, DJAFOR Lactiéyi,
ZABINDELNABA Sougourou, KANKANDJA Kondandja, TONGOU
Albert, DOUTI Kombaté K., BIDJOGTE Bademan K., ont saisi
cette présence de leur mentor pour séduire leur
électorat.
Aujourd’hui, le cortège s’ébranle sur les préfectures de
Tandjouare et de l’Oti.
Libertinage
:
Et si on leur offrait une chance !
Après l’Assemblée mouton où pendant toute
leur législature nos fameux « dépités » ne
faisaient que dormir dans l’hémicycle et se réveiller en
sursaut pour voter « Pour », on tend
inexorablement vers une Assemblée digne de ce nom avec le
« scroutin » de Potopoto. Déjà l’alerte a été
sonnée pour éviter une Assemblée âne où peupleront les
menuisiers, les mécaniciens, les maçons, les sans
emplois, les collecteurs de lotosport, les coiffeuses,
les boulangers, les couturiers, les dépanneurs…Nous
n’avons rien inventé, c’est le curriculum vitae présenté
par les futurs représentants du peuple. A cette allure,
beaucoup craignent que les futurs élus du peuple ne
débitent des étranges baraguoins, des langages qui ne
sont ni le français, ni l’Ewé encore moins le Kabyè au
cours des débats dans l’hémicycle. Passons.
Pour que la prochaine
Assemblée soit vivante, bien animée, pour qu’il y ait du
grain de sel dans les débats, certains expriment le désir
de voir figurer parmi les parlementaires les opposants
pétards et autres « insultocrates ».
L’Harryviste ayant pris la
poudre d’escampette pour avoir fait lancer des
Awooyomolotov, pardon des cocktailmolotov à la
gendarmerie, il ne reste que Fo Nico et Abass Kaboua. Ces
deux sont connus pour n’avoir pas leur langue dans la
poche. D’autres personnes aimeraient voir aux côtés de
ceux-ci le professeur huissiero-agropastoral, l’ennemi
des « gbolo », le docteur Luc Russel Adjaho.
Imaginez une Assemblée où figuraient ces trois hommes…
Fo Esso a manqué d’arguments
Potopoto a actuellement de sérieux
problèmes de difficultés. Il ne dort plus le sommeil avec
cette histoire d’authentification du bulletin de vote. Il
est tiré à hue et à dia par les uns et les autres au
point qu’il ne sait plus où donner de la tête. Pendant
que l’UFCocu, le CARcasse, et le CDPAysans soutiennent
que la signature sur le bulletin constitue une garantie
anti-fraude, le Ramassis des Patapatô du Togo et ses
amis satellites, le coq et le parti des proverbes disent
qu’il n’en est pas question. Nous on ne sait pas de quoi
ils ont peur. Certains croient savoir que c’est la seule
issue pour ces derniers pour organiser des « zélections »
frauduleusement claires comme en 2005. En tout cas, pour
soutenir leur position, Fo Esso s’est adonné vendredi
dernier à une démonstration tirée par les cheveux. Voici
son argumentation « Aujourd’hui tous les leaders des
partis politiques, tous les candidats, tous ceux qui
auront le spécimen du bulletin sauront où se trouve le
Logo de leur parti. Et il leur suffit seulement le jour
du scrutin d’aller apposer leur empreinte sur le logo
s’ils veulent voter pour ce logo. Mais lorsqu’on appose
des signatures au dos du bulletin unique, il est très
facile de manipuler ce bulletin et de donner des
indications de vote à ses électeurs. Très simple.
Lorsqu’on dit, le président et le rapporteur signent, le
rapporteur est par exemple de la CDPA et le président est
du CAR, ça arrive, il suffit simplement de dire, je vois
le logo de la CDPA et je signe derrière et ensuite je
vois le logo du CAR et je signe. Je dis à mes électeurs,
quand vous allez, regardez bien là où j’ai signé et vous
apposez votre empreinte là…», a-t-il débité. Il
faut le dire, les arguments avancés par Solitoki sont
trop légers pour pouvoir convaincre les élèves de l’EPP
Kouronborgou. Fo Esso veut-il nous dire que pendant les
deux semaines de campagne et toutes les affiches collées
ici et là, un militant du RPT ou un électeur qui veut
voter pour l’UFC n’a pu retenir le logo de ces partis et
c’est le jour du vote qu’il doit suivre les indications
du rapporteur ou du président de bureau de vote ? A moins
que M. Solitoki Esso ne nous dise que les Togolais ne
sont pas doués de raison et qu’ils ne sont guidés que par
leur instinct. Si le ridicule pouvait tuer…
« Fo Bodjona » se défend mal
Depuis quelques jours, un « pied de fer »,
j’aimerais dire un bras de fer est engagé au sein de la
CENI de Potopoto et oppose les fidèles du RPT aux
alliés de l’UFC sur la question de l’authentification des
bulletins de vote. Selon le parti de « Fo Gil »,
les « RePTiles » sont très « faures » dans
les fraudes électorales. Donc pour éviter la « prévotation »,
il urge que le président et le rapporteur du bureau de
vote signent derrière le bulletin avant le vote. Selon
les partisans de ce courant , il se peut que certains
commandent d’autres bulletins pour leurs militants. Ainsi
une seule personne peut avoir sur lui 10 bulletins
falsifiés et prévotés. Et au moment où il sera seul
dans l’isoloir, il peut sortir tous ces bulletins et
mettre dans l’isoloir. Cela constitue un grand moyen de
fraude.
Cette idée n’est pas partagée par les responsables du RPT.
Ils ont organisé à cet effet une conférence de presse le
vendredi dernier. Pour « Fo Bodj», pas question
d’authentifier les bulletins.
Selon lui, il n’est pas sûr que le président du bureau de
vote qui est aussi un fidèle d’un parti politique signe
tous les bulletins de la même manière. Donc cela peut
entraîner d’autres problèmes lors du dépouillement. Entre
nous, si au Burkina Faso, les gens ont authentifié les
bulletins et il n’y a eu aucun problème, c’est au Togo
que cela va poser des problèmes ? Ou bien « Fo Bodj»
a déjà commandé des bulletins parallèles pour ses
militants? That is the question ! Si ce n’est pas ça,
alors « Fo Bodj » n’a pas besoin de « muscler »
pour cette affaire. C’est la transparence du scrutin qui
est recherchée par tous.
La rentrée « Klassouïque » a du plomb dans l’aile
Finalement, on ne sait pas quand les élèves vont rentrer
dans les classes cette année. Au début, le meilleur
danseur aux funérailles du père de la nation avait fixé
la rentrée scolaire au 17 septembre. Mais compte tenu des
pluies diluviennes qui se sont abattues sur la Région des
Savanes, et qui ont occasionné des pertes en vies
humaines et des dégâts matériels dont la destruction des
écoles, « Fo Klassou » a repoussé la rentrée d’un
mois. Alors qu’il reste quelque dix jours pour que les
un mois additionnels prennent fin, l’on s’interroge sur
la tenue de cette rentrée. En effet, les mêmes
inondations dont ont été victimes les populations de
Kpendjal viennent de causer des dégâts dans la préfecture
des Lacs. Des écoles ont été également emportées par les
courants du fleuve Mono. Aujourd’hui, les habitants de
Batomou, Avévé, Agomé Séva…sont obligés de quitter leurs
villages envahis par l’eau pour aller vivre dans des
centres d’accueil à Aklakou. D’autres dorment dans les
salles de classe de certaines écoles d’Aklakou.
Etant donné que le « ministricule » Klassou avait
dit qu’il a repoussé la rentrée du 17 septembre par
solidarité aux populations de Kpendjal, qu’est-ce qu’il
fera dans ce cas précis ? Lui qui avait dit qu’il n’est
pas normal que d’autres commencent les cours au moment où
d’autres attendent à la maison, est-ce que par la même
solidarité, les élèves vont attendre que la « siation »
se normalise dans les Lacs ? Wait and see.
Problème d’authentification
Alors que la ferme, j’allais dire la campagne électorale
est dans sa deuxième semaine, c’est le problème
d’authentification des « billetins » de vote qui
se pose.
Pour éviter que les « billetins » de vote ne
soient manipulés ou falsifiés, les membres de la CENI se
seraient mis d’accord qu’ils soient authentifiés, par la
signature du président et du rapporteur de chaque bureau
de vote. C’est une mesure pour « sékiriser » le
« scroutin ». Mais à cause de cette géographie,
pardon de cette histoire d’authentification qui se pose à
la CENI, deux camps se sont formés. Celui des « refuseurs »
et celui des « accepteurs » au point que Poto
Poto même ne sait plus sur quel pied danser. Quand nous
disons qu’il y a des gens qui ne veulent pas de
changement dans ce pays, on nous traite de regardeurs
de mal partout. Et dire que ces partis qui ne sont que
l’ombre d’eux-mêmes sont eux aussi en campagne pour les
législatives du 14 octobre. Partout où ces candidats
passent, ils exhortent les populations à opérer un choix
susceptible d’aider à la destruction, plutôt à la
reconstruction du pays dans l’apaisement. Pourquoi ces
partis refusent-ils l’authentification des bulletins
s’ils n’ont pas des idées noires comme le rideau de
Satan derrière la tête? On dirait que les formations
politiques qui rejettent cette formule veulent fabriquer
des bulletins de vote à quantité industrielle, « aspirinement »,
que dis-je, parallèlement à ceux de la CENI pour bourrer
les urnes et provoquer encore une fois la violence dans
ce pays. On dirait que ces individus ne savent que faire
ça depuis qu’ils sont sortis du ventre de leur mère.
Franchement, on a envie de leur crier dessus car ils
agissent comme s’ils sont d’une autre époque, différente
de la nôtre.
Merci, inondations
S’il n’y avait pas eu des inondations à « Gnassingbéland »,
certains candidats souffriraient d’une sécheresse d’idée
et auraient sérieusement manqué d’arguments pour faire
leur campagne. Presque tous les « kpoliticiens »
ruminent en longueur de journée le nom de ces contrées
inondées comme s’ils y avaient une fois mis pieds. Les
candidats prononcent le nom Kpendjal comme s’ils
connaissaient son emplacement sur la carte du Togo.
Surtout ces particules insignifiantes qui se sont lancées
dans cette compétition électorale et qui ne savent même
pas le rôle d’un député à l’Assemblée nationale, ont
trouvé un sujet tout fait. Entre nous, est-ce cela leur
vraie préoccupation ou manger « dépité » seulement
pour se faire quelques sous ?
Un débile physico-mentalo-chromosomique nous posait la
question de savoir si « Faure-vi » aussi allait
aux élections législatives et si c’était lui qui était
tête de liste du AiRPéTé ? Selon lui, il ne fait que
distribuer ces derniers temps surtout en cette période de
campagne des vivres aux populations. On ne sait pas. Mais
la TVT nous dit que c’est pour encourager ceux qui « musulment »
et qui ont présentement attaché leur bouche. Ce qu’on ne
comprend pas c’est pourquoi « Faure-vi » a attendu
qu’on entre tambour battant dans la campagne électorale
pour jouer le père Thérésa. Ce ne serait pas une campagne
déguisée pour son parti le aiRPéTé ça ? Sinon pourquoi
quand les autres confessions religieuses sont en carême
il ne leur distribue pas des vivres ?
La dernière ligne droite
Les élections « légis-hâtives » intelligemment
anticipées par « Faure-vi Vodoua » auront lieu
dimanche prochain. Pour le moment, les différents
candidats et leur entourage sont devenus des « campagnards ».
Ils sont en train de taper la campagne pour amener les
populations à les « dépiter » dimanche quoi ! Ils
sont beaucoup ces candidats qui veulent manger « dépité »
sous « Faure-vi ». Même les nombreux futurs
candidats malheureux continuent de s’agiter. Ils croient
dur comme fer qu’ils seront élus avec plusieurs zéros sur
100. Historiquement parlant, pardon mathématiquement
parlant, ils auront 0,000%. Au moins, ils vont améliorer
leur CV en y mettant « ancien candidat aux élections
législatives ». Une bonne affaire pour les bitos.
Nous sommes donc dans la dernière ligne
droite. Tous ceux qui ont encore des promesses à faire
aux populations ont cinq jours pour s’exécuter. Nous
osons croire que ceux qui mettent des poteaux électriques
en guise de cadeau de campagne, éclaireront ces endroits
avant vendredi à minuit. Il en est de même pour les
partisans du développement par « bôbôbô ». Il
semble que l’ancien président de la FTF de Womé brille
beaucoup dans son Kloto natal. On dit qu’il fait des
promesses « kakaka » et on se demande quand est-ce
qu’il les réaliserait. Il ne fait que donner souvent aux
« Klotolais » et « Klotolaises » « diss
mille, diss mille ». Des promesses auraient été même
faites que dimanche, ils voteront à gogo contre des
billets neufs. Avec des bulletins prévotés ? En tout cas,
ce n’est pas avec ma bouche qu’on va manger piment. Par
ailleurs, il paraît qu’à Kozahland, le plus mince de tous
les candidats est très « faure ». Ses admirateurs
racontent qu’il bat une campagne à l’Américaine et que
les autres se contentent d’une campagne à la Somalienne,
c’est-à-dire très pauvre. Et puis c’est maintenant que le
type est prêt à moderniser la ville de Kara. Où est son
mal ? N’est-ce pas qu’on voit mieux une fois qu’on est
élu « dépité » ?
D. L.
Campagne électorale des législatives de 2007
:
Patrick Lawson de l’UFC porté en triomphe à Agbodrafo
La campagne électorale pour les
législatives du 14 octobre 2007 prochain se poursuit.
Ainsi, l’Union des Forces de Changement (UFC), le parti
de Gilchrist Olympio a animé à Agbodrafo, le vendredi 05
octobre dernier, un meeting. Cette rencontre était pour
les candidats de l’UFC en lice pour les élections
législatives dans la Préfecture des Lacs de présenter le
projet de société de leur parti à la population d’Agbodrafo,
qui a accueilli les responsables en héros. Ceux-ci ont
appelé les militants et sympathisants à voter « Détia »,
le palmier. Et ceci à travers des discours
méticuleusement servie et assaisonnés de slogans
harangueurs.
Après la traditionnelle
présentation aux militants et sympathisants des candidats
de l’UFC en lice dans la préfecture, les orateurs se sont
succédés à la tribune afin d’expliquer l’enjeu que
revêtent les prochaines échéances électorales au Togo.
Ainsi, M. Patrick Lawson, 3è Vice-président de l’UFC et
tête de liste dans les Lacs a, dans son allocution
axée sur trois points essentiels, amené l’assistance à
comprendre les raisons qui militent pour le choix des
candidats de son parti. D’abord, la raison pour laquelle
le parti met un accent particulier sur la transparence et
l’équité de ces échéances. « De bonnes élections nous
ouvriront des portes sur le monde si bien que sur le plan
des finances et, sur le plan politique, le Togo
retrouvera ainsi le concert des nations », a-t-il
expliqué.
Dans son second message à
l’endroit des populations qu’elles soient civiles,
militaires ou policières, le candidat a émis le vœu que
ces élections se déroulent en toute sécurité. Il a alors,
proscrit tout acte de violence et de vandalisme et a
ensuite rassuré l’assistance. Pour M. Patrick Lawson, son
parti s’est senti pendant longtemps lésé c’est pourquoi,
« aujourd’hui l’occasion nous est donnée de relever un
défi, celui de la victoire, une victoire qui ne
nous donnera pas la grosse tête. Une victoire qui ne nous
conduira pas à une chasse aux sorcières mais une victoire
qui nous permettra de réconcilier les Togolais entre eux.
De réconcilier les politiques de façon qu’après ces
élections, on puisse désigner le Premier Ministre dans
les rangs de celui qui aurait gagné. Ceux-là qui auraient
gagné doivent avoir la modestie pour savoir associer
l’ensemble de la classe politique qui accepterait de
rentrer dans son programme ou de l’améliorer »,
a-t-il souligné.
« Allez voter pour que la réconciliation vienne. Allez
voter pour que nous puissions gouverner et introduire le
changement tant attendu par les Togolais. Alors, nous
espérons que nous sommes écoutés et que ces élections
seront réellement transparentes et ne feront l’objet
d’aucune cooptation de député », a-t-il ensuite
déclaré avant de conclure en promettant que « Si elles
sont libres, nous gagnerons et nous serrerons la main aux
vaincus. Si elles sont libres, et nous perdons, nous
serrerons la main aux vainqueurs. Voilà notre philosophie
et notre position aujourd’hui ».
Il faut souligner que c’est dans une ambiance de liesse
populaire que s’est déroulé ce meeting qui a laissé
l’assistance sur sa soif à en croire les témoignages. « Le
choix est clair pour nous. Je ne serai pas ce myope
politique pour voter autre que ce que nous tous avons
depuis longtemps voté», vociférait un habitant qui
nous indiquait par le doigt un collier fait de noix de
palme.
Didier LEDOUX, Envoyé spécial
Processus électoral
:
Le
délégué du CAR s’absente des travaux de la CELI de la
Kozah
L’information est révélée par notre confrère « L’Union »
N° 093 du 05 octobre 2007. Le représentant du Comité
d’Action pour le Renouveau (CAR) à la Commission
Electorale Locale Indépendante (CELI) de la Kozah, M.
Alpha K. Gilbert, boycotte depuis un certain temps les
activités de l’institution.
« L’ambiance risque d’être électrique
quand le représentant du CAR à la CELI de la Kozah va
vouloir remettre en cause certaines mesures déjà arrêtées
par le démembrement de la CENI. Au palais des congrès de
la ville, siège de la CENI, on signale que M. Alpha K.
Gilbert vient de boycotter sa cinquième réunion du bureau
dans lequel il occupe pour autant le poste de rapporteur »,
explique notre confrère. Cet absentéisme accru de ce
délégué embête énormément l’institution dans l’exécution
de ses tâches. Pour la rédaction des procès verbaux, elle
est obligée de désigner à chaque plénière un rapporteur
de séance. Il est rapporté que la dernière fois qu’il est
venu au siège de la CELI remonte au début de la semaine
dernière. Il s’y est rendu non pas pour travailler mais
pour déposer une lettre de son parti. Dans cette mise au
point signée par le président fédéral de son parti, « Le
CAR constate avec amertume que certaines personnes
prennent le vilain plaisir de déchirer les affiches de
notre parti ». De plus, il est fait état de ce que ce
délégué d’une institution indépendante bat activement
campagne pour le compte de sa formation politique. Ce qui
est en porte-à-faux avec la loi électorale qui dispose en
son article 6 : « La CENI est une autorité
administrative indépendante. A ce titre, elle dispose de
prérogatives de puissance publique. Elle jouit d’une
autonomie d’organisation et de fonctionnement ». Des
structures locales chargées entre autres d’exécuter les
décisions de la CENI peuvent-elle mener à bien leur
mission si leurs membres affichent à tout bout de champ
leur coloration politique ?
En se comportant ainsi, ce
militant ne rend pas service à son parti. Tout se passe
comme s’il a envie de saborder le travail de
l’institution dont il est membre. En tant que rapporteur,
la plus grande partie du travail lui incombe et il est
temps qu’il se ressaisisse.
R. K.
Polémique sur la sécurisation et l’authentification des
bulletins de vote
Le RPT donne sa position
Une polémique oppose depuis quelques jours les partis politiques à
propos de la sécurisation du bulletin de vote pour le
scrutin du 14 octobre prochain. D’un côté, il y a
certains qui pensent que les bulletins doivent être
authentifiés par la signature du président et du
rapporteur des bureaux de vote pour éviter le bourrage
des urnes, de l’autre il y a ceux qui s’opposent à cette
formule arguant que les signatures ne constituent guère
une garantie contre la fraude, au contraire. Parmi les
contestataires se trouve le Rassemblement du Peuple
Togolais (RPT). Le parti a exprimé sa position sur le
sujet au cours d’une conférence de presse organisée le 5
octobre à l’hôtel 2 Février.
Dans une déclaration liminaire, le Secrétaire Général
du RPT M. Solitoki Esso explique que la polémique sur la
sécurisation et l’authentification des bulletins de vote
repose sur le contenu des documents didactiques (projet
et document final) élaborés par la CENI pour les besoins
de formation de ses démembrements et que ces documents
n’ont aucune valeur législative ou réglementaire. Le
parti estime qu’il n’y a donc pas lieu de faire de
l’amalgame sur la nature et la valeur de ces documents.
« La sécurisation des bulletins dans les bureaux de
vote signifie que ceux-ci se trouvent dans une situation
telle qu’ils sont exposés à aucun danger, à aucun risque
de détérioration vu de falsification. L’authentification
des bulletins de vote signifie que ceux-ci doivent être
certifiés vrais. . Ce ne sont pas le président et le
rapporteur d’un bureau de vote qui sont compétents pour
le faire mais bien un magistrat ou un huissier de justice »,
fait remarquer M. Solitoki.
Evoquant les dispositions contenues dans les articles
96 et 97 du Code Electoral, le Secrétaire Général du RPT
estime que la loi électorale est suffisamment claire sur
les modalités de sécurisation du bulletin de vote et que
cette loi doit être appliquée et respectée.
« Les signatures, loin d’identifier ou de sécuriser
le bulletin de vote, le personnalisent plutôt. Les
signatures peuvent être manipulées à des fins
frauduleuses ou dans le but d’invalider le bulletin de
vote au moment du dépouillement », a-t-il dit.
Il propose par conséquent à la CENI de trouver et
d’intégrer au bulletin unique, tout élément
supplémentaire de sécurisation avant son impression.
A.M.
La Francophonie envoie 25
observateurs
L’ancien Premier ministre d’Haïti, Gérard Latortue,
dirigera une mission d’observation électorale au Togo, a
annoncé l’Organisaton Internationale de la Francophonie (OIF).
M. Latortue sera à la tête d’une délégation de 25 membres
parmi lesquels des représentants de plusieurs pays
d’Afrique dont la RDC, le Bénin, le Burkina Faso mais
aussi du Canada et de la Belgique. Gérard Latortue (né le
19 juin 1934) fut le Premier ministre d’Haïti du 12 mars
2004 au 9 juin 2006.
Fonctionnaire des Nations Unies pendant plusieurs années,
il a été ministre des Affaires étrangères de Leslie
François Manigat pendant son bref mandat de président
d’Haïti en 1988.
En février 2004, le président Jean-Bertrand Aristide
démissionne soudainement de la présidence et quitte le
pays, affirmant plus tard qu’il avait été évincé par un
coup d’État américain. On nomme rapidement Latortue chef
du nouveau gouvernement temporaire le 9 mars alors qu’il
habite encore aux États-Unis.
Ça va se savoir
TTA
A Kovié, un village de la Préfecture de
Zio, vivait Afiwa, une fille d’à peine 18 ans. Elle était
fiancée à Azényon, lui de la vingtaine. Ce dernier était
très entreprenant et serviable. C’était d’ailleurs ce qui
avait facilité ses démarches auprès des parents de la
fille. Plus qu’un tracteur, il labourait proprement et à
une vitesse supérieure à celle des garçons de son âge. Il
était évidemment bien aimé par son entourage. Son union
avec Afiwa constituait pour lui un stimulant d’où, il
s’acharnait avec dévouement sur les travaux champêtres de
sa belle famille à qui, il était la vache à lait. Sa
paresse dans le « Dovimin-sport » était son défaut
mignon. Une situation intolérable chez son épouse légale
qui, elle autre, voudrait bien évidemment jouir de la
fleur de l’âge. Cette morosité poussa alors, la fraîche
et envoûtante jolie fée à une décision draconienne.
Celle-ci tout comme les nombreuses autres filles qui, pour des
raisons diverses préfèrent l’exode, débarqua à Lomé, un
soir alors que le soleil venait à perdre ses dernières
gerbes d’or. Sans destination préalablement établie, elle
fut accueillie par Emile, un jeune célibataire errant
dans la rue ce soir là, à la recherche de quoi agrémenter
le lit. Quelques instants de conversation avaient permis
à ce jeune fonctionnaire fraîchement engagé et qui était
à son premier poste d’affectation de comprendre qu’il
était en face d’une VDV (Venue Directement du Village).
Il saisit bien évidemment cette opportunité. Tout se
passa aussi rapidement que les deux, après un dîner
plaisant et appétissant, rentrèrent. Chacun dans sa tête
et tout bas glorifiait Dieu pour la circonstance. Ils
s’étaient fait beaucoup de promesses et conclurent plein
de choses au cours des formalités d’usage.
Au lit, ils se gardèrent un écart entre eux avec des
lignes de démarcations imaginaires. Et soudain, débarqua
la force d’Eros dans toute sa plénitude et les deux,
telles des charges opposées en physique s’attirèrent l’un
vers l’autre. Emile déjà, se passait pour le doué en la
matière aux yeux de la VDV, inerte. Il parcourait tout le
corps de la jolie fée de ses doigts. Il buta une boule
solidement enracinée sur la poitrine de celle-ci d’où il
obtempéra. Il se saisit de la tétine qu’il enfouit entre
ses lèvres. Celle-ci mourait tellement d’envie qu’elle
s’accrocha à son hôte dont l’anaconda en nervosité
avancée touchait déjà le pubis. Elle s’empressa et le
tint dans l’une de ses mains et s’aperçut qu’il s’agit
d’un géant. Mais, elle ne pouvait guère rebrousser
chemin. Acculé par la sensation à outrance que l ui
procuraient les fins doigts qui embrigadaient toujours
son idole, Emile, d’un geste acrobatique, fraya un chemin
à sa bête mal domptée. « Pas tout en même temps. Il
n’en a pas aussi costaud que ça », s’exclama-t-elle
au terme d’un hurlement éclair.
« Qui ? De qui parles-tu ? », interrogeait l’hôte
qui, pendant ce temps lui assenait de ses coups de rein
méthodiquement mécaniques. « De personne. Oui ! Je
disais tantôt que je ne savais pas que tu avais un bon
machin », répondit-elle pendant qu’elle se faisait « gourdiner »
magnifiquement. Cet instant céda la place au feulement en
sourdine. La VDV craignait d’extérioriser son sentiment
parce qu’elle considérait cela comme un crime de
lèse-majesté. Emile, longtemps resté en jachère après un
bout de temps, déversa un flot de venin dans le « gnocottorium ».
Les deux amants s’entremêlèrent à telle enseigne que l’un
se confondait à l’autre. Bref ! Ils étaient devenus
presqu’un seul corps sur ce lit biplace en inauguration.
(A suivre)
Tonton D
Au cœur
des « mon pays »
Abou :
Pays ! Le Général a été clair.
Ouro :
Mais, clair comment ?
Abou :
A propos du match non ?
Ouro :
Donc finalement, on reporte ?
Abou :
Non, c’est le contraire. On ne reporte « rignin ».
Ouro :
Donc, ça veut dire que nous, on va faire double « sécrité » ?
Abou :
Oui. On est obligé. On va faire « sécrité » pour
« zélection » et en même temps pour le match ?
Ouro :
Mais pays, c’est compliqué.
Abou :
Qu’est-ce qui est compliqué dedans ?
Ouro :
Oui, mais, c’est pour la couleur. Alors les Eperviers
vont porter le blanc ?
Abou :
Non ! Les Eperviers, c’est toujours le jaune.
Ouro :
Tu ne vois pas que c’est la couleur de Détia ?
Abou :
Non ! Le jaune-là, ce n’est pas pour eux seulement.
Ouro :
Mais toi-même tu sais ce que les supporters-là font avant
le match non ?
Abou :
Je vois, mais ce n’est pas grave. « Ça va ira ».
Ouro :
Moi, j’aimerais qu’on refuse que les supporters portent
le jaune.
Abou :
Non, on ne peut pas refuser.
Ouro :
On va faire comment alors ?
Abou :
Non mais, on va laisser tout le monde faire ce qu’il
veut.
Ouro :
Moi je crois qu’au moins on va dire à la TVT que tout le
monde porte rien que le jaune Epervier pour éviter des
problèmes. Les juliettes disent que la CAF a envoyé un
coordonnateur pour le match. On doit faire attention.
Abou :
Je crois que c’est une bonne solution. Maintenant tu
réfléchis bien. Ce n’est pas comme avant.
Ouro :
Tu crois que qu’est ce que c’est ? Nous dans notre
famille nous sommes toujours intelligents.
Législatives du 14 octobre
:
Le PDR et le CAR se disputent la paternité de la couleur
rouge
Commencée depuis le vendredi 28 septembre dernier, la
campagne électorale continue de se dérouler normalement
en dépit de quelques petites difficultés. Outre le
problème de l’authentification du bulletin de vote qui
divise la classe politique togolaise, une dispute sur la
paternité de la couleur rouge entre le Parti démocratique
pour le renouveau (PDR) et le Comité d’action pour le
renouveau (CAR) a failli tout chambouler.
En effet, les deux formations politiques
avaient des couleurs différentes lors des précédentes
élections. Les couleurs fétiches du PDR et du CAR étaient
respectivement le rouge et le bleu. C’est ce qui était
connu de tous.
Mais dans le cadre des élections législatives du 14
octobre, le CAR de Me Agboyibo a abandonné son bleu au
placard au profit du rouge. Depuis le 28 septembre, c’est
avec cette couleur que ce parti bat campagne sur toute
l’étendue du territoire. Un choix qui ne semble pas
contenter le PDR de Zarifou Ayéva qui accuse le leader du
CAR de « voler » sa couleur rouge. Il a même saisi
à ce propos la Cour Constitutionnelle pour que le droit
soit dit. Pour les militants du PDR, ce changement de
couleur est une manoeuvre visant à semer la confusion
dans les esprits des citoyens. Une accusation que rejette
catégoriquement le parti de l’avocat qui parle
d’agitation « inutile d’un parti qui se cherche ».
Pour Me Agboyibo, le choix du rouge symbolise le combat
spirituel dans lequel ils se sont engagés pour convertir
tous les cœurs.
Le PDR de Zarifou Ayéva qui
croit que la couleur rouge est une marque déposée a été
déboutée par la Cour Constitutionnelle. Une nouvelle qui
fait plaisir au CAR qui n’a pas hésité à la porter à la
connaissance du public par le truchement d’un communiqué
rendu public dans la soirée de vendredi 05 octobre. « Le
Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR), a saisi
le 1er
octobre 2007 la Cour Constitutionnelle en vue de
faire interdire au Comité d’Action pour le Renouveau
(CAR), l’utilisation de la couleur rouge pendant la
campagne des élections législatives en cours au motif
qu’une telle utilisation est source de confusion. Le CAR
s’est déclaré surpris par la plainte et en a fait part à
la Cour Constitutionnelle par lettre datée du 04 octobre
2007 », explique un communiqué signé par le
Secrétaire National du CAR M. Georges Aïdam. Le parti du
Premier ministre rapporte que la Cour Constitutionnelle
estime que « les couleurs seules ne peuvent permettre
d’identifier un parti politique ou une liste de
candidats indépendants ; que la caractéristique
essentielle d’un parti politique ou d’une liste de
candidats est le logo choisi par celui-ci ; que, ce qui
est donc protégé c’est le logo ».
Le différend qui oppose les
deux parties et qui risquait d’enrhumer la campagne
électorale du CAR au cas où la plus haute juridiction
donnait raison au PDR est donc tranché. Zarifou Ayéva et
ses militants sont obligés de partager, dans le cadre de
ces élections, la couleur rouge avec les tribuns du « combat
spirituel ». Comme le précise l’article 106 de la
Constitution, « Les décisions de la Cour
Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucuns recours ».
R. K.
Législatives du 14 octobre:
La CDPA mobilise les revendeuses de Hédzranawoé
La dernière ligne droite de la campagne pour le scrutin
du 14 octobre est amorcée cette semaine. Processions
carnavalesques par ci, meetings par là, les différents
partis politiques et les candidats indépendants engagés
dans le processus ne lésinent pas sur les moyens et ne
manquent pas d’initiatives pour conquérir l’électorat.
La Convention Démocratique des
Peuples Africains (CDPA) a organisé samedi une grande
caravane à travers la ville de Lomé. Partie du siège,
une longue file de véhicules décorés à la couleur rose
avec des fanfares a sillonné pendant près de quatre
heures d’horloge plusieurs coins de Lomé avant de se
converger vers le marché de Hédzranawoé où le parti a
tenu un meeting. Dans une ambiance festive entretenue par
la fanfare et le groupe folklorique « bôbôbô »,
les responsables de la CDPA ont convié les revendeuses du
marché de Hédzranawoé à voter le Logo « main dans la
main» le 14 octobre prochain.
M. Tetekpoe Raymond était le
premier à prendre la parole. Après avoir fait
l’historique de la CDPA, il a expliqué comment le parti
s’est engagé dans la lutte démocratique depuis 1990
jusqu’à nos jours.
Ensuite c’était le tour de Mme
Brigitte Adjamagbo d’entretenir la foule. Elle a appelé
les femmes à aller voter massivement la CDPA le 14
octobre car selon elle ce scrutin n’est seulement
l’affaire des hommes mais aussi celle des femmes. Mme
Adjamagbo est revenue sur la polémique née au sein de la
CENI au sujet de la sécurisation du bulletin de vote et
a souligné que c’est pour éviter les fraudes que son
parti demande que les bulletins soient authentifiés.
Le Professeur Léopold Gnininvi
a été le dernier intervenant. Expliquant le programme de
société du parti, il a surtout mis l’accent sur le droit
à la santé et à l’éducation primaire gratuite pour
tous, l’accès à l’eau potable et l’électricité…
« Nous sommes venus leur dire que nous sommes en train
de gravir les dernières marches. Il faut que le Togo
puisse repartir. Nous avons fait 17 ans pour comprendre
enfin que seule la démocratie est la voie du
développement. Nous sommes laissés dépasser par les pays
qui nous entourent, aujourd’hui nous sommes contents de
voir que toute la classe politique, tout le monde est
d’avis qu’avec la démocratie nous irons plus vite. Nous
sommes aussi venus dire à la population que cette étape
étant franchise, dorénavant, nous sommes en mesure de
répondre à leurs attentes. Les moyens, c’est l’exigence
de transparence, la bonne gouvernance à tous les niveaux
et nous pourrons remettre les ressources du Togo à la
disposition de tous les Togolais et du coup nous pouvons
remplir nos obligations vis-à-vis de la population»,
a-t-il expliqué. Pour le Professeur Gnininvi, le mur qui
constitue l’obstacle a été franchi, il faut « enfin
libérer l’Avenir ».
M.A.
Inondations dans les Lacs
:
Sept villages de la préfecture sérieusement touchés
:
Les vagues du Mono ont emporté toutes les cultures et les
récoltes
Après la préfecture de Kpendjal, c’est le tour de la
préfecture des Lacs d’être touchée par les inondations.
Si dans les Savanes, elles ont occasionné des pertes en
vies humaines, ce n’est pas le cas des villages du
Bas-Mono. Pourtant, d’importants dégâts sont à mettre à
l’actif de ces inondations qui ont été provoquées par la
période de crue que connaît le fleuve Mono.
Toutes les cultures et les récoltes des paysans de ces
villages ont été emportées par les vagues du fleuve en
question. Aussi les habitations de nombreux habitants
ont-elles été détruites par les courants d’eau. Des
infrastructures scolaires se sont retrouvées sous l’eau.
Adamé, Kpondavé, Avévé, Batonou, Agomé Séva, Agomé Glozou
et Agbétiko sont les villages les plus touchés.
Informé de la situation, le gouvernement a dépêché
d’urgence des équipes de secours aux chevets des
sinistrés. Des vivres et des non vivres ont été également
mis à la disposition des habitants de ces villages.
Par exemple, le village de Batonou a reçu 21 sacs de riz,
1 sac de maïs, 6 bidons d’huile, 1 sac de haricot, un
carton de torche et de pile puis 9 nattes à coucher. Il
en est de même pour les autres villages.
Ce qu’il faut remarquer est que ces villages du Bas-Mono
ont été souvent touchés par les mêmes phénomènes mais
c’est la première fois que le gouvernement togolais agit
spontanément en leur venant en aide.
Il y a dix ans, des inondations ont causé des dégâts
pareils mais le gouvernement n’est pas intervenu. C’était
seulement la Croix Rouge qui avait volé au secours des
populations.
Il faut souligner que l’action du gouvernement est
insuffisante. Ces quelques sacs de vivres convoyés sur le
terrain apparaissent comme une goutte d’eau dans la mer.
Puisque les vagues du Mono ont tout ravagé sur leur
passage. Rien ne reste donc des stocks de vivres et même
des cultures des habitants des villages touchés alors que
l’agriculture est la seule activité qui fait vivre ces
villageois.
Le gouvernement doit d’urgence élaborer un plan de
secours d’une longue durée à ces populations pour éviter
que la famine ne les emporte. Puisque beaucoup seraient
déjà dans cette situation. Il a été également constaté
que le problème d’infrastructures routières se pose avec
acuité dans ces contrées. La seule route Aklakou-Agbétiko
qui dessert ces villages est complètement impraticable
et sont par conséquent, coupés du reste du Togo.
Selon des indiscrétions, la dégradation de cette route
serait due au fait que chaque année les autorités
préfectorales envoient des caterpillars pour réparer la
route mais au lieu de chercher à recourir avec des
graviers, ils ne font que la racler. Ce qui fait
qu’aujourd’hui le niveau de la route est devenu très bas
et se confond presque avec les eaux.
Conséquence, la route s’est retrouvée sous l’eau. Et il
n’y a presque plus de gravier sur cette route. Le
gouvernement doit penser à arranger cette route. Il
serait également difficile aux élèves de ces villages de
faire leur rentrée scolaire le 17 octobre comme prévu.
Les CEG d’Avévé, Batonou, Agbétiko sont aujourd’hui
complètement immergés ainsi que certaines écoles
primaires.
En dehors des infrastructures scolaires, les parents
dépourvus de moyens ne pourront pas prendre en charge
leurs enfants. Puisque c’est avec la vente des produits
agricoles qu’ils assurent leur scolarité.
GLAKPE Koffi
Le monde des fous
:
Le sexe s’expose en Afrique du Sud, une première sur le
continent
« On n’en sait jamais assez sur le sexe! », lance
Helena Gaspar devant les stands de Sexpo, première
exposition du genre dans une Afrique du Sud qui prend peu
à peu la tête d’une révolution des moeurs, au coeur d’une
région très puritaine.
Au sortir d’un atelier consacré à l’orgasme, Helena se
réjouit d’avoir « beaucoup appris ». « C’est
dommage, j’ai manqué le début sur le plaisir féminin.
Mais je sais comment mon petit ami peut jouir sans
éjaculer. C’est génial! », s’exclame cette étudiante
en économie de 22 ans, qui tient ingénument un ballon
rouge portant l’inscription « Blow me »
(Explose-moi).
Au côté de ses voisins conservateurs — en Zambie, un
couple vient d’être condamné à une lourde amende pour
avoir photographié ses propres ébats; le président
zimbabwéen Robert Mugabe juge les homosexuels « pires
que des porcs et des chiens » — l’Afrique du Sud fait
figure d’avant-gardiste.
Depuis la fin de l’apartheid et l’avènement de la
démocratie en 1994, une partie des Sud-Africains amorce
aussi une libération sexuelle: des sex-shops ont pignon
sur rue, des mères de famille s’offrent vibromasseurs et
autres gadgets lors de réunions-ventes style Tupperware
et le mariage homosexuel a été légalisé. « Nous
pensons que l’Afrique du Sud a besoin de ce genre d’expo
afin de parler plus librement du sexe », estime
cependant Silas Howarth, 28 ans, publiciste et
organisateur de Sexpo, ouverte jusqu’à dimanche soir à
Midrand, au nord de Johannesburg.
Car en dépit de l’évolution récente, la sexualité reste
taboue pour la plupart des Sud-Africains, ce qui n’aide
pas à enrayer l’épidémie du sida qui touche plus de 18%
de la population (5,5 millions de personnes). « Que
peut-on faire? Ca se passe sous les couvertures », a
argué devant la presse une ministre, Thoko Didiza,
justifiant la timidité des campagnes de prévention, lors
d’une conférence fin juin du Congrès national africain
(ANC, au pouvoir). « Je pense sérieusement que si on
ne parle pas de sexe d’une façon saine, cela ne peut
mener qu’à des choses négatives », assure pour sa
part l’organisateur, en référence aux quelque 50.000
viols enregistrés chaque année.
La première édition africaine de Sexpo -concept importé
d’Australie où elle tourne dans cinq villes chaque année-
espère séduire 30.000 visiteurs. Hommes, femmes, venus
entre collègues ou amis, et couples de tous âges ont
afflué dès l’ouverture jeudi, furetant parmi une centaine
de stands: lingerie, faux ongles, tapis de fourrure,
jacuzzi, lubrifiants à la framboise, etc. A l’entrée,
deux éphèbes bodybuildés et torse nu —un noir, un blanc—
se relaient avec deux beautés —également blanche et
noire— en jupettes d’infirmière et de taxi new-yorkaise.
Au milieu du hall, garçons et filles s’amusent à
chevaucher un énorme phallus de rodéo, jusqu’à ce que
cette « sex machine » remuante les jette au tapis.
La fantaisie et l’humour, de plus ou moins bon goût, sont
de mise. Ainsi le peintre australien Tim Patch, « Pricasso »,
fait un tabac: il peint nu, avec... son pénis. « C’est
marrant », dit Janine Dekock, 25 ans, dont l’artiste,
en manchettes de peluche rose, jambières, haut de forme
et noeud papillon argentés, vient d’achever le portrait.
Son tout aussi jeune mari, Daniel, le juge « très bon ».
Mais il ne se risquera pas à jouer lui-même de la
palette: « Je ne suis pas aussi doté... pour peindre ».
A 95
ans, elle saute en parachute au-dessus du
Mont-Saint-Michel
Une femme de 95 ans et une enfant de 10 ans ont sauté
samedi en parachute au-dessus du Mont-Saint-Michel afin
de récolter des fonds pour les enfants du Cachemire,
victimes du tremblement de terre en 2005, selon une
photographe de l’AFP sur place.
« C’était merveilleux. Je suis prête à
recommencer. Je n’ai pas eu de palpitations au coeur ni
d’angoisses dans mon estomac », a déclaré Blanche
Olive samedi, jour de la Saint-Michel, patron des
parachutistes, sur l’aéroport de Bréville-sur-mer, près
de Granville (Manche), où elles ont atterri.
L’âge de Mme Olive fait de ce saut de 4.000 mètres un
record de France, le précédent datant du 60e anniversaire
du débarquement en Normandie, lorsqu’un vétéran américain
de 90 ans avait sauté au-dessus des côtes normandes,
selon France-Kashmir, une des associations qui organisait
l’opération.
La fillette, de nationalités française et pakistanaise,
qui a sauté avec Mme Olive, est la fille du président de
l’association. Elles étaient accompagnées d’un
instructeur. L’opération fait partie d’une série
d’actions spectaculaires en France, organisée également
par l’association humanitaire Verticale Pôle, pour
récolter des fonds et construire des écoles au Cachemire,
après le tremblement de terre de 2005 qui avait fait
73.000 morts dans le nord du Pakistan.
Source : AFP& AP
Le théâtre pour la réconciliation
et l’édification de la paix au Togo
« Contribution du théâtre à la réconciliation et à
l’édification de la paix au Togo »
est le thème d’une opération qu’organisent les compagnies
ZIGAS et IDIKADI du 04 au 27 octobre 2007 au Centre
ZIGASTOIT sis à Baguida-Séglékopé.
Le lancement de cette opération s’est tenu le jeudi 04 octobre au
sein du centre en présence des organisateurs, des
sympathisants et de nombreux invités.
L’objectif de cette opération est de sensibiliser la population
togolaise par le théâtre pour que les élections
législatives et le match du 12 octobre prochain se
déroulent dans l’apaisement total.
Pour les organisateurs, le théâtre, puissant moyen de
sensibilisation a été ignoré au cours de ces élections
qui sont d’une importance capitale pour notre pays.
« Nous voulons contribuer à la réalisation de la
réconciliation. Les hommes politiques sont en campagne
pour les législatives. Il faut que les artistes mettent
leurs talents en contribution pour construire le pays »,
a déclaré M. Oncle Sam Elitsa, dramaturge, responsable de
la compagnie IDIKADI.
Au cours de cette rencontre, les jeunes pétris de talents du
Centre ZIGASTOIT ont présenté « Le divorce » dont
le titre original est « Le Togo : la paix est possible
à condition que … » et « Le football pour un monde
meilleur » de M. Oncle Sam Elitsa.
« Le divorce »
fait un tour d’horizon de la crise qui secoue notre pays
depuis des décennies. L’auteur voit le problème sur un
angle spirituel et pense que le Togo serait sauvé à
condition que ses fils se donnent entièrement à leur
créateur, Dieu.
Quant à la deuxième représentation qui a pour titre « Le
football pour un monde meilleur », il est question du
rôle que joue ce jeu dans l’unification des peuples. Pour
l’auteur, le football est un amour sans barrière
linguistique, raciale, religieuse.
Rappelons que le ZIGASTOIT est un centre de réinsertion
socioprofessionnelle et de formation artistiques pour les
enfants déscolarisés et déshérités de la rue. Il est créé
le 5 janvier 2005 par M. Atavi-G Amédégnato, un
talentueux metteur en scène, responsable de la Compagnie
ZIGAS.
T.Tana
Lettre ouverte adressée aux militants de la lutte contre
la pauvreté par Peter Mandelson, commissaire chargé du
commerce, et Louis Michel, commissaire chargé du
développement
Chers militants,
Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez aux
questions du commerce et de la pauvreté, qui vous amène à
prendre part à la campagne APE. Nous nous adressons à
vous aujourd’hui pour répondre à certaines de vos
interrogations et préoccupations concernant les accords
de partenariat économique que l’Europe négocie
actuellement avec les régions d’Afrique, des Caraïbes et
du Pacifique.
L’Europe, dans sa politique de commerce et de
développement, aspire avant tout à trouver de quelle
manière le commerce peut aider les pays d’Afrique, des
Caraïbes et du Pacifique à bâtir des économies plus
fortes, capables de contribuer à la réduction de la
pauvreté et de mettre fin à leur dépendance à l’égard des
préférences commerciales et des échanges de produits de
base. La solution consiste à accroître la confiance et
les débouchés des entreprises locales, à attirer de
nouveaux investissements et à mettre en place des marchés
régionaux solides. Ces pays seront ainsi mieux armés pour
affronter la concurrence sur le marché mondial. Les
accords de partenariat économique que l’UE négocie
actuellement avec les régions ACP sont conçus pour
faciliter tous ces objectifs. Ils instaureront une
nouvelle relation commerciale, fondée non plus sur la
dépendance, mais sur la diversification et la croissance
économique.
En aidant à la création de marchés régionaux et en
accompagnant les ajustements parfois difficiles qui en
résultent, l’UE soutient ses partenaires ACP dans leurs
efforts pour s’adapter aux défis de la mondialisation.
Ces négociations n’ont en aucun cas pour but de préparer
une arrivée en force des entreprises et des
investissements communautaires sur ces marchés. En fait,
si nous excluons l’Afrique du Sud, nos échanges avec
l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne sont inférieurs à
ceux que nous totalisons avec la seule Corée du Sud. Le
problème ne tient pas au fait que les entreprises et les
investisseurs de l’UE s’intéressent trop à ces marchés
mais, au contraire, qu’ils s’y intéressent trop peu.
L’UE n’exerce aucune pression sur les régions ACP pour
que les négociations soient finalisées cette année; au
contraire, nous nous efforçons de faire preuve de la plus
grande souplesse possible. Nos partenaires ACP, quant à
eux, se mobilisent également pour respecter l’échéance de
la fin de l’année. Il y a sept ans, nous avons promis aux
pays non ACP en développement que nous mettrions en place
un nouveau système compatible avec les règles de l’OMC
d’ici à la fin de cette année. Ces pays s’attendent à ce
que nous honorions nos engagements et, à compter du 1er
janvier 2008, date à laquelle la dérogation qu’ils
ont prorogée prendra fin, ils pourront et n’hésiteront
pas à nous demander des comptes. À moins que nous
convenions de nouvelles dispositions compatibles avec l’OMC,
nous devrons en revenir à notre régime de préférences par
défaut pour tous les pays en développement, à savoir le
schéma de préférences généralisées. Ce dernier prévoit
des droits de douane moins avantageux que notre système
actuel. En outre, contrairement à un APE, il n’aidera pas
les pays ACP à établir des marchés régionaux, à améliorer
les normes relatives aux produits ou à promouvoir
l’investissement.
D’aucuns ont suggéré que l’UE étende son régime «SPG+»
aux pays ACP pour éviter l’échéance de cette fin d’année.
Mais le SPG+ accorde des préférences commerciales
supplémentaires aux pays qui ratifient et mettent en
œuvre des accords internationaux de base sur le travail
et le développement durable. Aucun pays ACP susceptible
d’utiliser ces préférences ne l’a fait. Le régime SPG+
est la cheville ouvrière de nos efforts visant à utiliser
les avantages commerciaux pour renforcer l’application
des normes en matière de travail et d’environnement.
Contourner les règles pour admettre les pays ACP viderait
de toute substance notre engagement vis-à-vis des pays
qui se sont pliés à une procédure rigoureuse de
candidature et d’habilitation. Le SPG+ ne permettrait
même pas de préserver les préférences dont les pays ACP
jouissent actuellement au titre de l’accord de Cotonou et
serait, de toute évidence, moins avantageux qu’un APE qui
accordera un accès aux marchés en franchise de droits et
sans contingent à tous les pays ACP.
Nous aboutirions à une remise en cause du SPG+ au sein de
l’OMC et nous devrions également renoncer à ce plan de
notre politique commerciale.
Nous entendons souvent dire que les APE ne seront pas
équitables, qu’ils ouvriront les marchés ACP au commerce
communautaire au détriment des entreprises locales et de
la croissance locale. Rien n’est plus faux. Les APE ne
seront pas synonymes de «libre-échange» entre l’UE
et les pays d’Afrique et des Caraïbes à partir du 1er janvier
prochain, ni même à brève échéance. Ce que l’UE offre,
c’est une suppression totale des droits de douane et des
contingents, avec une seule exception provisoire pour le
sucre et le riz. Nous veillerons aussi à ce qu’il n’y ait
aucune subvention à l’exportation sur tous les biens
exemptés de droits par les pays ACP, afin que ces
derniers ne se retrouvent pas exposés à la concurrence de
produits communautaires subventionnés. Néanmoins, les
pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique pourront
protéger et exclure certains produits sensibles et tirer
parti des longues périodes de transition pour développer
des industries émergentes. Durant cette phase, l’UE leur
apportera un soutien financier et une assistance
technique tout à fait substantiels pour les aider à
mettre en œuvre les nouveaux accords. Nous avons
également accepté de reformuler nos règles d’origine afin
d’accroître les possibilités d’accès au marché pour les
exportateurs ACP. Nous avons non seulement accepté de
négocier de nouvelles règles avec les ACP mais également
promis que le dispositif final serait au moins aussi
généreux que celui proposé par toute autre entité ou
puissance commerciale de premier plan.
L’ensemble du processus sera appuyé par une aide
importante au développement. Le 10e Fonds
européen de développement consacrera 22 milliards d’euros
aux pays ACP entre 2008 et 2013, soit une hausse de 35 %
par rapport au 9e FED.
Les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique seront
également d’importants bénéficiaires de la décision de
faire passer à deux milliards d’euros par an les dépenses
consacrées par l’Europe à l’aide au commerce, la priorité
allant aux mesures qui contribuent à la mise en œuvre
d’accords de partenariat économique. Ces fonds aideront
les pays à élaborer des réformes structurelles et des
politiques commerciales nouvelles, à s’adapter aux
changements qu’elles entraînent et à améliorer leurs
infrastructures et leur compétitivité pour exploiter au
mieux les perspectives commerciales.
Les négociations relatives aux APE nous obligent à
affronter des questions complexes. Nous refaçonnons une
relation économique qui est en place depuis de nombreuses
années. Cette relation, fondée sur des régimes
préférentiels et le commerce de produits de base, a
rarement été synonyme de développement. Personne ne croit
que le système actuel fonctionne. Freinée par sa
dépendance à l’égard des préférences commerciales et de
quelques produits de base, l’Afrique accuse un lourd
retard par rapport à l’Asie et à l’Amérique latine en
matière de réduction de la pauvreté et de croissance
économique. En l’absence d’une alternative crédible,
réclamer l’abandon des négociations sur les APE revient à
mettre en péril les moyens de subsistance de ceux que
nous nous efforçons d’aider.
Certains sont tout simplement hostiles à l’idée même que
les pays ACP se retrouvent face à l’Europe pour négocier
un accord commercial. Mais les pays ACP méritent mieux
que ces tentatives de les caricaturer comme faibles et
sans défense. Eux-mêmes ont réaffirmé, à plusieurs
reprises, leur attachement aux objectifs visés par les
APE. Bien au fait de leurs intérêts, ils ont négocié de
façon serrée.
Les pays ACP seraient les premiers à dire qu’un débat
approfondi sur les APE est essentiel. Néanmoins, ceux qui
laissent entendre que les accords de partenariat
économique constituent une menace pour le développement
de l’Afrique ont non seulement tort mais ils sapent
également les efforts de ceux qui, en Afrique et dans
d’autres pays ACP, cherchent, de manière constructive, à
instaurer de nouvelles relations de commerce et de
développement avec l’Europe. Dans la phase finale de cet
important processus, les pays ACP ont besoin de la
confiance et du soutien de leurs partenaires pour
parachever les accords. C’est précisément ce vers quoi
tendra notre action dans les semaines à venir.
Cordialement,
Peter Mandelson
Louis Michel |