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Liberté Hebdo

8 Oct 2007

[ 264: du 7 Oct 2007]  

Campagne électorale : Gilchrist Olympio soulève les foules dans le Grand-Nord
Le Président National de l’Union des Forces de Changement (UFC), Gilchrist Olympio est depuis le week-end au nord du pays. Accueilli chaleureusement dans la soirée de samedi par les militants et sympathisants du parti, le leader de l’UFC n’a eu que la nuit pour se reposer. Dès la matinée de dimanche, la délégation est scindée en deux groupes : le premier conduit par Gilchrist lui-même s’est rendu à Cinkassé pour y animer un meeting alors que le second dirigé par Jean-Claude Homawoo, proche collaborateur du Président National, est allé à Mandouri, chef-lieu de la préfecture de Kpendjal.

Dans cette préfecture victime d’inondation, la délégation de l’UFC a remis aux sinistrés des dons composés de vivres et de non vivres. « C’est juste un geste symbolique. Ce qui s’est passé dans la préfecture de Kpendjal est très triste et doit interpeller tout Togolais. Regardez les dégâts causés par le sinistre sont encore là. Il faut redonner le sourire aux populations qui souffrent dans leur chair. Et c’est le sens du geste de notre président. Nous pensons qu’il est temps qu’on réhabilite cette préfecture longtemps oubliée », a expliqué un membre de la délégation. Dans cette préfecture, des meetings ont été animés à Mandouri, Borgou, Ogarou et Namoudjoga. Partout, c’est la mobilisation générale. Les populations sont massivement sorties pour écouter le message de changement de l’UFC. Ce renfort d’une délégation du Bureau National n’a fait que du bien aux candidats : TAMBIAGA Bogra, LAMBONI Lorimpo, WALENGA Baritché, LAMBONI Nougani.

A Cinkassé tout comme à Dapaong, la mobilisation était pareille. Les militants et sympathisants de l’UFC vêtus de jaune, la couleur du parti, et munis des dérivées de palmier, sont sortis pour écouter Gilchrist Olympio et sa délégation. Tout le long du trajet, le leader de l’UFC était obligé sur exigence des populations de faire des escales non prévues dans le programme. Les différents meetings organisés étaient des occasions pour le Président National de l’UFC et sa suite d’exposer la vision ainsi que la mission du parti dans le cadre de ces élections législatives. « La vision de l’UFC pour notre pays est celle de tout un peuple débout pour réaliser le changement réel des institutions et des hommes sous le règne de l’Etat de droit et dans la tradition revivifiée d’Ablodé », a-t-il toujours lancé à l’adresse de ses interlocuteurs. En ce qui concerne la mission qui attend le parti, il la résume à ces termes : « Notre mission est de défendre les aspirations légitimes des populations togolaises. Les prochaines échéances électorales nous en ouvrent la voie. Le gouvernement que formera l’UFC sera chargé de mettre en œuvre une véritable politique de réconciliation nationale  afin de réunir un consensus sur les problèmes nationaux et la manière de les résoudre au mieux des intérêts de tous ». Il a également abordé les opportunités de développement dans la préfecture. «Donnez la majorité à l’UFC pour qu’on engage des réformes à fond», a-t-il ajouté.

Il faut signaler que les huit candidats du parti : JIMONGOU Sambiani K., PANDAM Gnokou, DJAFOR Lactiéyi, ZABINDELNABA Sougourou,  KANKANDJA Kondandja, TONGOU Albert, DOUTI Kombaté K., BIDJOGTE Bademan K., ont saisi cette présence de leur mentor pour séduire leur électorat.

Aujourd’hui, le cortège s’ébranle sur les préfectures de Tandjouare et de l’Oti. 


Libertinage
:
Et  si on leur offrait une chance !
Après l’Assemblée mouton où pendant toute leur législature nos fameux « dépités » ne faisaient que dormir dans l’hémicycle et se réveiller en sursaut pour  voter « Pour », on tend inexorablement vers une Assemblée digne de ce nom avec le « scroutin »  de Potopoto. Déjà l’alerte a été sonnée pour éviter une Assemblée âne où peupleront les menuisiers, les mécaniciens, les maçons, les sans emplois, les collecteurs de lotosport, les coiffeuses, les boulangers, les couturiers, les dépanneurs…Nous n’avons rien inventé, c’est le curriculum vitae  présenté par les futurs représentants du peuple. A cette allure, beaucoup craignent que les futurs élus du peuple  ne débitent des étranges baraguoins, des langages qui ne sont ni le français, ni l’Ewé encore moins le Kabyè au cours des débats dans l’hémicycle. Passons.

Pour que la prochaine Assemblée soit vivante, bien animée, pour qu’il y ait du grain de sel dans les débats, certains expriment le désir de voir figurer parmi les parlementaires les opposants pétards et autres « insultocrates ».


L
’Harryviste ayant pris la poudre d’escampette pour  avoir fait lancer des Awooyomolotov, pardon des cocktailmolotov  à la  gendarmerie, il ne reste que Fo Nico et Abass Kaboua. Ces deux sont connus  pour n’avoir pas leur langue dans la poche. D’autres personnes aimeraient voir aux côtés de ceux-ci le professeur huissiero-agropastoral, l’ennemi des « gbolo », le docteur Luc Russel Adjaho. Imaginez une Assemblée où figuraient ces trois hommes…

Fo Esso a manqué d’arguments
Potopoto a actuellement de sérieux problèmes de difficultés. Il ne dort plus le sommeil avec cette histoire d’authentification du bulletin de vote. Il est tiré à hue et à dia par les uns et les autres au point qu’il ne sait plus où donner de la tête. Pendant que l’UFCocu, le CARcasse, et le CDPAysans soutiennent que la signature sur le bulletin constitue une garantie anti-fraude, le Ramassis des  Patapatô du Togo et ses amis satellites, le coq et le parti des proverbes disent qu’il n’en est pas question. Nous on ne sait pas de  quoi ils ont peur. Certains croient  savoir que c’est la seule issue pour ces derniers pour organiser des « zélections » frauduleusement claires comme en 2005. En tout cas, pour soutenir leur position, Fo Esso s’est adonné vendredi dernier à une démonstration tirée par les cheveux. Voici son argumentation « Aujourd’hui tous les leaders des partis politiques,  tous les candidats, tous ceux qui auront le spécimen du bulletin sauront où se trouve le Logo de leur parti. Et il leur suffit seulement le jour du scrutin d’aller apposer leur empreinte sur  le logo s’ils veulent voter pour ce logo. Mais lorsqu’on appose des signatures au dos du bulletin unique, il est très facile de manipuler ce bulletin et de donner des indications de vote à ses électeurs. Très simple. Lorsqu’on dit, le président et le rapporteur signent, le rapporteur est par exemple de la CDPA et le président est du CAR, ça arrive, il suffit simplement de dire, je vois le logo de la CDPA et je signe derrière et ensuite je vois le logo du CAR et je signe. Je dis à mes électeurs, quand vous allez, regardez bien là où j’ai signé et vous apposez votre empreinte là…»,  a-t-il débité. Il  faut le dire, les arguments avancés par Solitoki sont trop légers pour pouvoir convaincre les élèves de l’EPP Kouronborgou. Fo Esso veut-il nous dire que pendant les deux semaines de campagne et toutes les affiches collées ici et là, un militant du RPT ou un électeur qui veut voter pour l’UFC n’a pu retenir le logo de ces partis et c’est le jour du vote qu’il doit suivre les indications du rapporteur ou du président de bureau de vote ? A moins que M. Solitoki Esso ne nous dise que les Togolais ne sont pas doués de raison et qu’ils ne sont guidés que par leur instinct. Si le ridicule pouvait tuer…

« Fo Bodjona » se défend mal
Depuis quelques jours, un « pied de fer », j’aimerais dire un bras de fer est engagé au sein de la CENI de  Potopoto  et oppose les fidèles du RPT aux alliés de l’UFC sur la question de l’authentification des bulletins de vote. Selon le parti de « Fo Gil », les « RePTiles »  sont très « faures » dans les fraudes électorales. Donc pour éviter la « prévotation », il  urge que le président et le rapporteur du bureau de vote signent derrière le bulletin avant le vote. Selon les partisans de ce courant , il se peut que certains commandent d’autres bulletins pour leurs militants. Ainsi une seule personne peut avoir sur lui 10 bulletins falsifiés et  prévotés. Et au moment où il sera  seul dans l’isoloir, il peut sortir tous ces bulletins et mettre dans l’isoloir. Cela constitue un grand moyen de fraude.

Cette idée n’est pas partagée par les responsables du RPT. Ils ont organisé à cet effet une conférence de presse le vendredi  dernier. Pour « Fo Bodj», pas question d’authentifier les bulletins.

Selon lui, il n’est pas sûr que le président du bureau de vote qui est aussi un fidèle d’un parti politique signe tous les bulletins de la même manière. Donc cela peut entraîner d’autres problèmes lors du dépouillement. Entre nous, si au Burkina Faso, les gens ont authentifié les bulletins et il n’y a eu aucun problème, c’est au Togo que cela va poser des problèmes ? Ou bien « Fo Bodj» a déjà commandé des bulletins parallèles pour ses militants? That is the question ! Si ce n’est pas ça, alors « Fo Bodj » n’a pas besoin de « muscler » pour cette affaire. C’est la transparence du scrutin qui est recherchée par tous.

La rentrée « Klassouïque » a du plomb dans l’aile
Finalement, on ne sait pas quand les élèves vont rentrer dans les classes cette année. Au début, le meilleur danseur aux funérailles du père de la nation avait fixé la rentrée scolaire au 17 septembre. Mais compte tenu des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la Région des Savanes, et qui ont occasionné des pertes en vies humaines et des dégâts matériels dont la destruction des écoles, « Fo Klassou » a repoussé la rentrée d’un mois.  Alors qu’il reste quelque dix jours pour que les un mois additionnels prennent fin, l’on s’interroge sur la tenue de cette rentrée. En effet, les mêmes inondations  dont ont été victimes les populations de Kpendjal viennent de causer des dégâts dans la préfecture des Lacs. Des écoles ont été également emportées par les courants du fleuve Mono. Aujourd’hui, les habitants de Batomou, Avévé, Agomé Séva…sont obligés de quitter leurs villages envahis par l’eau pour aller  vivre  dans des centres d’accueil à Aklakou. D’autres dorment dans les salles de classe de certaines écoles d’Aklakou.

Etant donné que le « ministricule » Klassou avait dit qu’il a repoussé la rentrée du 17 septembre par solidarité  aux populations de Kpendjal, qu’est-ce qu’il fera dans ce cas précis ? Lui qui avait dit qu’il n’est pas normal que d’autres commencent les cours au moment où d’autres attendent à la maison, est-ce que par la même solidarité, les élèves vont attendre que la « siation » se normalise dans les Lacs ? Wait and see.

Problème d’authentification
Alors que la ferme, j’allais dire la campagne électorale est dans sa deuxième semaine, c’est le problème d’authentification des « billetins » de vote qui se pose.

Pour éviter que les « billetins » de vote ne soient manipulés ou falsifiés, les membres de la CENI se seraient mis d’accord qu’ils soient authentifiés, par la signature du président et du rapporteur de chaque bureau de vote.  C’est une  mesure pour « sékiriser » le « scroutin ». Mais à cause de cette géographie, pardon de cette histoire d’authentification qui se pose à la CENI, deux camps se sont formés. Celui des « refuseurs » et celui des « accepteurs »  au point que Poto Poto même ne sait plus sur quel pied danser. Quand nous disons qu’il y a des gens qui ne veulent pas de changement dans ce pays, on nous traite de  regardeurs  de mal partout. Et dire que ces partis qui ne sont que l’ombre d’eux-mêmes sont eux aussi en campagne pour les législatives du 14 octobre. Partout où ces candidats passent, ils exhortent les populations à opérer un choix susceptible d’aider à la destruction, plutôt à la  reconstruction du pays dans l’apaisement. Pourquoi ces partis refusent-ils l’authentification des bulletins s’ils n’ont pas des idées noires comme le rideau de Satan derrière la tête?  On dirait que les formations politiques qui rejettent cette formule veulent fabriquer des bulletins de vote à quantité industrielle, « aspirinement », que dis-je, parallèlement à ceux de la CENI  pour bourrer les urnes et  provoquer encore une fois la violence dans ce pays. On dirait que ces individus ne savent que faire ça depuis qu’ils sont sortis du ventre de leur mère.  Franchement, on a envie de leur crier dessus car ils agissent comme s’ils sont d’une autre époque, différente de la nôtre.


Merci, inondations
S’il n’y avait pas eu des inondations à « Gnassingbéland », certains candidats souffriraient d’une sécheresse d’idée et auraient sérieusement manqué d’arguments  pour faire leur campagne. Presque tous les « kpoliticiens » ruminent en longueur de journée le nom de ces contrées inondées comme s’ils y avaient une fois mis pieds. Les candidats prononcent le nom Kpendjal comme s’ils connaissaient son emplacement sur la carte du Togo. Surtout ces particules insignifiantes qui se sont lancées dans cette compétition électorale et qui ne savent même pas le rôle d’un député à l’Assemblée nationale, ont trouvé un sujet tout fait. Entre nous, est-ce cela leur vraie préoccupation ou manger « dépité » seulement pour se faire quelques sous ?

Un débile physico-mentalo-chromosomique nous posait la question de savoir si « Faure-vi » aussi allait aux élections législatives et si c’était lui qui était tête de liste du AiRPéTé ? Selon lui, il ne fait que distribuer ces derniers temps surtout en cette période de campagne des vivres aux populations. On ne sait pas. Mais la TVT nous dit que c’est pour encourager ceux qui « musulment » et qui ont présentement attaché leur bouche. Ce qu’on ne comprend pas c’est pourquoi « Faure-vi » a attendu qu’on entre tambour battant dans la campagne électorale pour jouer le père Thérésa. Ce ne serait pas une campagne déguisée pour son parti le aiRPéTé ça ? Sinon pourquoi quand les autres confessions religieuses sont en carême il ne leur distribue pas des vivres ?

La dernière ligne droite
Les élections « légis-hâtives » intelligemment anticipées par « Faure-vi Vodoua » auront lieu dimanche prochain. Pour le moment, les différents candidats et leur entourage sont devenus des « campagnards ». Ils sont en train de taper la campagne pour amener les populations à les « dépiter » dimanche quoi ! Ils sont beaucoup ces candidats qui veulent manger « dépité » sous « Faure-vi ». Même les nombreux futurs candidats malheureux continuent de s’agiter. Ils croient dur comme fer qu’ils seront élus avec plusieurs zéros sur 100. Historiquement parlant, pardon mathématiquement parlant, ils auront  0,000%. Au moins, ils vont améliorer leur CV en y mettant « ancien candidat aux élections législatives ». Une bonne affaire pour les bitos.

            Nous sommes donc dans la dernière ligne droite. Tous ceux qui ont encore des promesses à faire aux populations ont cinq jours pour s’exécuter. Nous osons croire que ceux qui mettent des poteaux électriques en guise de cadeau de campagne, éclaireront ces endroits avant vendredi à minuit. Il en est de même pour les partisans du développement par « bôbôbô ». Il semble que l’ancien président de la FTF de Womé brille beaucoup dans son Kloto natal. On dit qu’il fait des promesses « kakaka » et on se demande quand est-ce qu’il les réaliserait. Il ne fait que donner souvent aux « Klotolais » et « Klotolaises » « diss mille, diss mille ». Des promesses auraient été même faites que dimanche, ils voteront à gogo contre des billets neufs. Avec des bulletins prévotés ? En tout cas, ce n’est pas avec ma bouche qu’on va manger piment. Par ailleurs, il paraît qu’à Kozahland, le plus mince de tous les candidats est très « faure ». Ses admirateurs racontent qu’il bat une campagne à l’Américaine et que les autres se contentent d’une campagne à la Somalienne, c’est-à-dire très pauvre. Et puis c’est maintenant que le type est prêt à moderniser la ville de Kara. Où est son mal ? N’est-ce pas qu’on voit mieux une fois qu’on est élu « dépité » ?
D. L.

Campagne électorale des législatives de 2007 : Patrick Lawson de l’UFC porté en triomphe à Agbodrafo
La campagne électorale pour les législatives du 14 octobre 2007 prochain se poursuit. Ainsi, l’Union des Forces de Changement (UFC), le parti de Gilchrist Olympio a animé à Agbodrafo, le vendredi 05 octobre dernier, un meeting. Cette rencontre était pour les candidats de l’UFC en lice pour les élections législatives dans la Préfecture des Lacs de présenter le projet de société de leur parti à la population d’Agbodrafo, qui a accueilli les responsables en héros. Ceux-ci ont appelé les militants et sympathisants à voter « Détia », le palmier. Et  ceci à travers des discours méticuleusement servie et assaisonnés de slogans harangueurs.

Après la traditionnelle présentation aux militants et sympathisants des candidats de l’UFC en lice dans la préfecture, les orateurs se sont succédés à la tribune afin d’expliquer l’enjeu que revêtent les prochaines échéances électorales au Togo. Ainsi, M. Patrick Lawson, 3è Vice-président de l’UFC et tête de liste dans  les  Lacs  a, dans son allocution axée sur trois points essentiels, amené l’assistance à comprendre les raisons qui militent pour le choix des candidats de son parti. D’abord, la raison pour laquelle le parti met un accent particulier sur la transparence et l’équité de ces échéances. « De bonnes élections nous ouvriront des portes sur le monde si bien que sur le plan des finances et, sur le plan politique, le Togo retrouvera ainsi le concert des nations », a-t-il expliqué.

Dans son second message à l’endroit des populations qu’elles soient civiles, militaires ou policières, le candidat a émis le vœu que ces élections se déroulent en toute sécurité. Il a alors, proscrit tout acte de violence et de vandalisme et a ensuite rassuré l’assistance. Pour M. Patrick Lawson, son parti s’est senti pendant longtemps lésé c’est pourquoi, « aujourd’hui l’occasion nous est donnée de relever un défi, celui de la victoireune victoire qui ne nous donnera pas la grosse tête. Une victoire qui ne nous conduira pas à une chasse aux sorcières mais une victoire qui nous permettra de réconcilier les Togolais entre eux. De réconcilier les politiques de façon qu’après ces élections, on puisse désigner le Premier Ministre dans les rangs de celui qui aurait gagné. Ceux-là qui auraient gagné doivent avoir la modestie pour savoir associer l’ensemble de la classe politique qui accepterait de rentrer dans son programme ou de l’améliorer », a-t-il souligné.


« Allez voter pour que la réconciliation vienne. Allez voter pour que nous puissions gouverner et introduire le changement tant attendu par les Togolais. Alors, nous espérons que nous sommes écoutés et que ces élections seront réellement transparentes et ne feront l’objet d’aucune cooptation de député », a-t-il ensuite déclaré avant de conclure en promettant que « Si elles sont libres, nous gagnerons et nous serrerons la main aux vaincus. Si elles sont libres, et nous perdons, nous serrerons la main aux vainqueurs. Voilà notre philosophie et notre position aujourd’hui ».

Il faut souligner que c’est dans une ambiance de liesse populaire que s’est déroulé ce meeting qui a laissé l’assistance sur sa soif à en croire les témoignages. « Le choix est clair pour nous. Je ne serai pas ce myope politique pour voter autre que  ce que nous tous avons depuis longtemps voté», vociférait un habitant qui nous indiquait par le doigt un collier fait de noix de palme.
Didier LEDOUX, Envoyé spécial

Processus électoral : Le délégué du CAR s’absente des travaux de la CELI de la Kozah
L’information est révélée par notre confrère « L’Union » N° 093 du 05 octobre 2007. Le représentant du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) à la Commission Electorale Locale Indépendante (CELI) de la Kozah, M. Alpha K. Gilbert, boycotte depuis un certain temps les activités de l’institution.

« L’ambiance risque d’être électrique quand le représentant du CAR à la CELI de la Kozah va vouloir remettre en cause certaines mesures déjà arrêtées par le démembrement de la CENI. Au palais des congrès de la ville, siège de la CENI, on signale que M. Alpha K. Gilbert vient de boycotter sa cinquième réunion du bureau dans lequel il occupe pour autant le poste de rapporteur », explique notre confrère. Cet absentéisme accru de ce délégué embête énormément l’institution dans l’exécution de ses tâches. Pour la rédaction des procès verbaux, elle est obligée de désigner à chaque plénière un rapporteur de séance. Il est rapporté que la dernière fois qu’il est venu au siège de la CELI remonte au début de la semaine dernière. Il s’y est rendu non pas pour travailler mais pour déposer une lettre de son parti. Dans cette mise au point signée par le président fédéral de son parti, « Le CAR constate avec amertume que certaines personnes prennent le vilain plaisir de déchirer les affiches de notre parti ». De plus, il est fait état de ce que ce délégué d’une institution indépendante bat activement campagne pour le compte de sa formation politique. Ce qui est en porte-à-faux avec la loi électorale qui dispose en son article 6 : « La CENI est une autorité administrative indépendante. A ce titre, elle dispose de prérogatives de puissance publique. Elle jouit d’une autonomie d’organisation et de fonctionnement ». Des structures locales chargées entre autres d’exécuter les décisions de la CENI peuvent-elle mener à bien leur mission si leurs membres affichent à tout bout de champ leur coloration politique ?

            En se comportant ainsi, ce militant ne rend pas service à son parti. Tout se passe comme s’il a envie de saborder le travail de l’institution dont il est membre. En tant que rapporteur, la plus grande partie du travail lui incombe et il est temps qu’il se ressaisisse.

R. K.

Polémique sur la sécurisation et l’authentification des bulletins de vote Le RPT donne sa position
Une polémique oppose depuis quelques jours les partis politiques à propos de la sécurisation du bulletin de vote pour le scrutin du 14 octobre prochain. D’un côté, il y a certains qui pensent que les bulletins doivent être authentifiés par la signature du président et du rapporteur des bureaux de vote pour éviter le bourrage des urnes, de l’autre il y a ceux qui s’opposent à cette formule arguant que les signatures ne constituent guère une garantie contre la fraude, au contraire. Parmi les contestataires se trouve le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). Le parti a exprimé sa position sur le sujet au cours d’une conférence de presse organisée le 5 octobre à l’hôtel 2 Février.

            Dans une déclaration liminaire, le Secrétaire Général du RPT M. Solitoki Esso explique que la polémique sur la sécurisation et l’authentification des bulletins de vote repose sur le contenu des documents didactiques (projet et document final) élaborés par la CENI pour les besoins de formation de ses démembrements et que ces documents n’ont aucune valeur législative ou réglementaire. Le parti estime qu’il n’y a donc pas lieu de faire de l’amalgame sur la nature et la valeur de ces documents. « La sécurisation des bulletins dans les bureaux de vote signifie que ceux-ci se trouvent dans une situation telle qu’ils sont exposés à aucun danger, à aucun risque de détérioration vu de falsification. L’authentification des bulletins de vote signifie que ceux-ci doivent être certifiés vrais. . Ce ne sont pas le président et le rapporteur d’un bureau de vote qui sont compétents pour le faire mais bien un magistrat ou un huissier de justice », fait remarquer M. Solitoki.

            Evoquant les dispositions contenues dans les articles 96 et 97 du Code Electoral, le Secrétaire Général du RPT estime que la loi électorale est suffisamment claire sur les modalités de sécurisation du bulletin de vote et que cette loi doit être appliquée et respectée.

            « Les signatures, loin d’identifier ou de sécuriser le bulletin de vote, le personnalisent plutôt. Les signatures peuvent être manipulées à des fins frauduleuses ou dans le but d’invalider le bulletin de vote au moment du dépouillement », a-t-il dit.

            Il propose par conséquent à la CENI de trouver et d’intégrer au bulletin  unique, tout élément supplémentaire de sécurisation avant son impression.
A.M.

La Francophonie envoie 25 observateurs
L’ancien Premier ministre d’Haïti, Gérard Latortue, dirigera une mission d’observation électorale au Togo, a annoncé l’Organisaton Internationale de la Francophonie (OIF). M. Latortue sera à la tête d’une délégation de 25 membres parmi lesquels des représentants de plusieurs pays d’Afrique dont la RDC, le Bénin, le Burkina Faso mais aussi du Canada et de la Belgique. Gérard Latortue (né le 19 juin 1934) fut le Premier ministre d’Haïti du 12 mars 2004 au 9 juin 2006.

Fonctionnaire des Nations Unies pendant plusieurs années, il a été ministre des Affaires étrangères de Leslie François Manigat pendant son bref mandat de président d’Haïti en 1988.

En février 2004, le président Jean-Bertrand Aristide démissionne soudainement de la présidence et quitte le pays, affirmant plus tard qu’il avait été évincé par un coup d’État américain. On nomme rapidement Latortue chef du nouveau gouvernement temporaire le 9 mars alors qu’il habite encore aux États-Unis.

Ça va se savoir

TTA
A Kovié, un village de la Préfecture de Zio, vivait Afiwa, une fille d’à peine 18 ans. Elle était fiancée à Azényon, lui de la vingtaine. Ce dernier était très entreprenant et serviable. C’était d’ailleurs ce qui avait facilité ses démarches auprès des parents de la fille. Plus qu’un tracteur, il labourait proprement et à une vitesse supérieure à celle des garçons de son âge. Il était évidemment bien aimé par son entourage. Son union avec Afiwa constituait pour lui un stimulant d’où, il s’acharnait avec dévouement sur les travaux champêtres de sa belle famille à qui, il était la vache à lait. Sa paresse dans le « Dovimin-sport » était son défaut mignon. Une situation intolérable chez son épouse légale qui, elle autre, voudrait bien évidemment jouir de la fleur de l’âge. Cette morosité poussa alors, la fraîche et envoûtante jolie fée à une décision draconienne.

Celle-ci tout comme les nombreuses autres filles qui, pour des raisons diverses préfèrent l’exode, débarqua à Lomé, un soir alors que le soleil venait à perdre ses dernières gerbes d’or. Sans destination préalablement établie, elle fut accueillie  par Emile, un jeune célibataire errant dans la rue ce soir là, à la recherche de quoi agrémenter le lit. Quelques instants de conversation avaient  permis à ce jeune fonctionnaire fraîchement engagé et qui était à son premier poste d’affectation de comprendre qu’il était en face d’une VDV (Venue Directement du Village). Il saisit bien évidemment cette opportunité. Tout se passa aussi rapidement que les deux, après un dîner plaisant et appétissant, rentrèrent. Chacun dans sa tête et tout bas glorifiait Dieu pour la circonstance. Ils s’étaient fait beaucoup de promesses et conclurent plein de choses au cours des formalités d’usage.

Au lit, ils se gardèrent un écart entre eux avec des lignes de démarcations imaginaires. Et soudain, débarqua la force d’Eros dans toute sa plénitude et les deux, telles des charges opposées en physique s’attirèrent l’un vers l’autre. Emile déjà, se passait pour le doué en la matière aux yeux de la VDV, inerte. Il parcourait tout le corps de la jolie fée de ses doigts. Il buta une boule solidement enracinée sur la poitrine de celle-ci d’où il obtempéra. Il se saisit de la tétine qu’il enfouit entre ses lèvres. Celle-ci mourait tellement d’envie qu’elle s’accrocha à son hôte dont l’anaconda en nervosité avancée touchait déjà le pubis. Elle s’empressa et le tint dans l’une de ses mains et s’aperçut qu’il s’agit d’un géant. Mais, elle ne pouvait guère rebrousser chemin. Acculé par la sensation à outrance que l ui procuraient les fins doigts qui embrigadaient toujours son idole, Emile, d’un geste acrobatique, fraya un chemin à sa bête mal domptée. « Pas tout en même temps. Il n’en a pas aussi costaud que ça », s’exclama-t-elle au terme d’un hurlement éclair.

« Qui ? De qui parles-tu ? », interrogeait l’hôte qui, pendant ce temps lui assenait de ses coups de rein méthodiquement mécaniques. « De personne. Oui ! Je disais tantôt que je ne savais pas que tu avais un bon machin », répondit-elle pendant qu’elle se faisait « gourdiner » magnifiquement. Cet instant céda la place au feulement en sourdine. La VDV craignait d’extérioriser son sentiment parce qu’elle considérait cela comme un crime de lèse-majesté. Emile, longtemps resté en jachère après un bout de temps, déversa un flot de venin dans le « gnocottorium ». Les deux amants s’entremêlèrent à telle enseigne que l’un se confondait à l’autre. Bref ! Ils étaient devenus presqu’un seul corps sur ce lit biplace en inauguration.                                                             (A suivre)


Tonton D


Au cœur des « mon pays »

Abou
 : Pays ! Le Général a été clair.
Ouro
 : Mais, clair comment ?
Abou
 : A propos du match non ?
Ouro
 : Donc finalement, on reporte ?
Abou
 : Non, c’est le contraire. On ne reporte « rignin ».
Ouro
 : Donc, ça veut dire que nous, on va faire double « sécrité » ?
Abou
 : Oui. On est obligé. On va faire « sécrité » pour « zélection » et en même temps pour le match ?
Ouro
 : Mais pays, c’est compliqué.
Abou
 : Qu’est-ce qui est compliqué dedans ?
Ouro 
: Oui, mais, c’est pour la couleur. Alors les Eperviers vont porter le blanc ?
Abou
 : Non ! Les Eperviers, c’est toujours le jaune.
Ouro
 : Tu ne vois pas que c’est la couleur de Détia ?
Abou
 : Non ! Le jaune-là, ce n’est pas  pour eux seulement.
Ouro
 : Mais toi-même tu sais ce que les supporters-là font avant le match non ?
Abou
 : Je vois, mais ce n’est pas grave. « Ça va  ira ».
Ouro 
: Moi, j’aimerais qu’on refuse que les supporters portent le jaune.
Abou 
: Non, on ne peut pas refuser.
Ouro
 : On va faire comment alors ?
Abou
 : Non mais, on va laisser tout le monde faire ce qu’il veut.
Ouro
 : Moi je crois qu’au moins on va dire à la TVT que tout le monde porte rien que le jaune Epervier pour éviter des problèmes. Les juliettes disent que la CAF a envoyé un coordonnateur pour le match. On doit faire attention.
Abou
 : Je crois que c’est une bonne solution. Maintenant tu réfléchis bien. Ce n’est pas comme avant.
Ouro
 : Tu crois que qu’est ce que c’est ? Nous dans notre famille nous sommes toujours intelligents.

Législatives du 14 octobre : Le PDR et le CAR se disputent la paternité de la couleur rouge
Commencée depuis le vendredi 28 septembre dernier, la campagne électorale continue de se dérouler normalement en dépit de quelques petites difficultés. Outre le problème de l’authentification du bulletin de vote qui divise la classe politique togolaise, une dispute sur la paternité de la couleur rouge entre le Parti démocratique pour le renouveau (PDR) et le Comité d’action pour le renouveau (CAR) a failli tout chambouler.

En effet, les deux formations politiques avaient des couleurs différentes lors des précédentes élections. Les couleurs fétiches du PDR et du CAR étaient respectivement le rouge et le bleu. C’est ce qui était connu de tous.

Mais dans le cadre des élections législatives du 14 octobre, le CAR de Me Agboyibo a abandonné son bleu au placard au profit du rouge. Depuis le 28 septembre, c’est avec cette couleur que ce parti bat campagne sur toute l’étendue du territoire. Un choix qui ne semble pas contenter le PDR de Zarifou Ayéva qui accuse le leader du CAR de « voler » sa couleur rouge. Il a même saisi à ce propos la Cour Constitutionnelle pour que le droit soit dit. Pour les militants du PDR, ce changement de couleur est une manoeuvre visant à semer la confusion dans les esprits des citoyens. Une accusation que rejette catégoriquement le parti de l’avocat qui parle d’agitation « inutile d’un parti qui se cherche ». Pour Me Agboyibo, le choix du rouge symbolise le combat spirituel dans lequel ils se sont engagés pour convertir tous les cœurs.

            Le PDR de Zarifou Ayéva qui croit que la couleur rouge est une marque déposée a été déboutée par la Cour Constitutionnelle. Une nouvelle qui fait plaisir au CAR qui n’a pas hésité à la porter à la connaissance du public par le truchement d’un communiqué rendu public dans la soirée de vendredi 05 octobre. « Le Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR), a saisi le 1er octobre 2007 la Cour Constitutionnelle en vue de faire interdire au Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), l’utilisation de la couleur rouge pendant la campagne des élections législatives en cours au motif qu’une telle utilisation est source de confusion. Le CAR s’est déclaré surpris par la plainte et en a fait part à la Cour Constitutionnelle par lettre datée du 04 octobre 2007 », explique un communiqué signé par le Secrétaire National du CAR M. Georges Aïdam. Le parti du Premier ministre rapporte que la Cour Constitutionnelle estime que « les couleurs seules ne peuvent permettre d’identifier un parti politique ou  une liste de candidats indépendants ; que la caractéristique essentielle d’un parti politique ou d’une liste de candidats est le logo choisi par celui-ci ; que, ce qui est donc protégé c’est le logo ».

            Le différend qui oppose les deux parties et qui risquait d’enrhumer la campagne électorale du CAR au cas où la plus haute juridiction donnait raison au PDR est donc tranché. Zarifou Ayéva et ses militants sont obligés de partager, dans le cadre de ces élections, la couleur rouge avec les tribuns du « combat spirituel ». Comme le précise l’article 106 de la Constitution, « Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucuns recours ».

R. K.

Législatives du 14 octobre: La CDPA mobilise les  revendeuses de Hédzranawoé
La dernière ligne droite de la campagne pour le scrutin du 14 octobre est amorcée cette semaine. Processions carnavalesques par ci, meetings par là, les différents partis politiques et les candidats indépendants engagés dans le processus ne lésinent pas sur les moyens et ne manquent pas d’initiatives pour conquérir l’électorat.

            La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) a organisé samedi une grande caravane à travers  la ville de Lomé. Partie du siège, une longue file  de véhicules décorés à la couleur rose avec des fanfares a sillonné pendant près de quatre heures d’horloge  plusieurs coins de Lomé avant de se converger  vers le marché de Hédzranawoé où le parti a tenu un meeting. Dans une ambiance festive entretenue par la fanfare et le groupe folklorique « bôbôbô », les responsables de la CDPA ont convié les revendeuses du marché de Hédzranawoé à voter le Logo « main dans la main» le 14 octobre prochain.

            M. Tetekpoe Raymond était le premier à prendre la parole. Après avoir fait l’historique de la CDPA, il a expliqué comment le parti s’est engagé dans la lutte démocratique depuis 1990 jusqu’à nos jours.

            Ensuite c’était le tour de Mme Brigitte Adjamagbo d’entretenir la foule. Elle a appelé les femmes à aller voter massivement la CDPA le 14 octobre car selon elle ce scrutin n’est seulement l’affaire des hommes mais aussi celle des femmes. Mme Adjamagbo est revenue sur la polémique née au  sein de la CENI au sujet de la sécurisation du bulletin de vote  et a souligné que c’est pour éviter les fraudes  que son parti demande que les bulletins soient authentifiés.

            Le Professeur Léopold Gnininvi a été le dernier intervenant. Expliquant le programme de société du parti, il a surtout mis l’accent sur le droit à la santé et  à l’éducation primaire  gratuite pour tous, l’accès à l’eau potable et l’électricité… « Nous  sommes venus leur dire que nous sommes en train de gravir les dernières  marches. Il faut que le Togo puisse repartir. Nous avons  fait 17 ans pour comprendre enfin que seule la démocratie est la voie du développement. Nous sommes laissés dépasser par les pays qui nous entourent, aujourd’hui nous sommes contents de voir que toute la classe politique, tout le monde est d’avis qu’avec la démocratie nous irons plus vite. Nous sommes aussi venus dire à la population que cette étape étant franchise, dorénavant, nous sommes en mesure de répondre à leurs attentes. Les moyens, c’est l’exigence de  transparence, la bonne gouvernance à tous les niveaux et nous pourrons remettre les ressources du Togo à la disposition de tous les Togolais et du coup nous pouvons remplir nos obligations vis-à-vis de la population», a-t-il expliqué. Pour le Professeur Gnininvi, le mur qui constitue l’obstacle a été franchi, il faut « enfin libérer l’Avenir ». 

M.A.

Inondations dans les Lacs Sept villages de la préfecture sérieusement touchés :
Les vagues du Mono ont emporté toutes les cultures et les récoltes
Après la préfecture de Kpendjal, c’est le tour de la préfecture des Lacs d’être touchée par les inondations. Si dans les Savanes, elles ont occasionné des pertes en vies humaines, ce n’est pas le cas des villages du Bas-Mono. Pourtant, d’importants dégâts sont à mettre à l’actif de ces inondations qui ont été provoquées par la période de crue que connaît le fleuve Mono.

Toutes les cultures et les récoltes des paysans de ces villages ont été emportées par les vagues du fleuve en question. Aussi les habitations de nombreux habitants ont-elles été détruites par les courants d’eau. Des infrastructures scolaires  se sont retrouvées sous l’eau. Adamé, Kpondavé, Avévé, Batonou, Agomé Séva, Agomé Glozou et Agbétiko sont les villages les plus touchés.

Informé de la situation, le gouvernement a dépêché d’urgence des équipes de secours aux chevets des sinistrés. Des vivres et des non vivres ont été également mis à la disposition des habitants de ces villages.

Par exemple, le village de Batonou a reçu 21 sacs de riz, 1 sac de maïs, 6 bidons d’huile, 1 sac de haricot, un carton de torche et de pile puis 9 nattes à coucher. Il en est de même pour les autres villages.

Ce qu’il faut remarquer est que ces villages du Bas-Mono ont été souvent touchés par les mêmes phénomènes mais c’est la première fois que le gouvernement togolais agit spontanément en leur venant en aide.

Il y a dix ans, des inondations ont causé des dégâts pareils mais le gouvernement n’est pas intervenu. C’était seulement la Croix Rouge qui avait  volé au secours des populations.

Il faut souligner que l’action du gouvernement est insuffisante. Ces quelques sacs de vivres convoyés sur le terrain apparaissent comme une goutte d’eau dans la mer. Puisque les vagues du Mono ont tout ravagé sur leur passage. Rien ne reste donc des stocks de vivres et même des cultures des habitants des villages touchés alors que l’agriculture est la seule activité qui fait vivre ces villageois.

Le gouvernement doit d’urgence élaborer un plan de secours d’une longue durée à ces populations pour éviter que la famine ne les emporte. Puisque beaucoup seraient déjà dans cette situation. Il a été  également  constaté  que le problème d’infrastructures routières  se pose avec acuité dans ces contrées. La seule route Aklakou-Agbétiko qui dessert ces villages est complètement impraticable et  sont  par conséquent, coupés du reste du Togo.

Selon des indiscrétions, la dégradation de cette route serait due au fait que chaque  année les autorités préfectorales envoient des caterpillars pour réparer la route mais au lieu de chercher à recourir  avec des graviers, ils ne font que la racler. Ce qui fait qu’aujourd’hui le niveau de la route est devenu très bas et se confond presque avec les  eaux.

Conséquence, la route s’est retrouvée sous l’eau. Et il n’y a presque plus de gravier sur cette route. Le gouvernement doit penser à arranger cette route. Il serait également difficile aux élèves de ces villages de faire leur rentrée scolaire le 17 octobre comme prévu. Les CEG d’Avévé,  Batonou, Agbétiko sont aujourd’hui complètement immergés ainsi que certaines écoles  primaires.

En dehors des infrastructures scolaires, les parents dépourvus de moyens ne pourront pas prendre en charge leurs enfants. Puisque c’est avec la  vente des produits agricoles qu’ils assurent leur scolarité.

GLAKPE Koffi
 

Le monde des fous
:
Le sexe s’expose en Afrique du Sud, une première sur le continent

« On n’en sait jamais assez sur le sexe! », lance Helena Gaspar devant les stands de Sexpo, première exposition du genre dans une Afrique du Sud qui prend peu à peu la tête d’une révolution des moeurs, au coeur d’une région très puritaine.

Au sortir d’un atelier consacré à l’orgasme, Helena se réjouit d’avoir « beaucoup appris ». « C’est dommage, j’ai manqué le début sur le plaisir féminin. Mais je sais comment mon petit ami peut jouir sans éjaculer. C’est génial! », s’exclame cette étudiante en économie de 22 ans, qui tient ingénument un ballon rouge portant l’inscription « Blow me » (Explose-moi).

Au côté de ses voisins conservateurs — en Zambie, un couple vient d’être condamné à une lourde amende pour avoir photographié ses propres ébats; le président zimbabwéen Robert Mugabe juge les homosexuels « pires que des porcs et des chiens » — l’Afrique du Sud fait figure d’avant-gardiste.

Depuis la fin de l’apartheid et l’avènement de la démocratie en 1994, une partie des Sud-Africains amorce aussi une libération sexuelle: des sex-shops ont pignon sur rue, des mères de famille s’offrent vibromasseurs et autres gadgets lors de réunions-ventes style Tupperware et le mariage homosexuel a été légalisé. « Nous pensons que l’Afrique du Sud a besoin de ce genre d’expo afin de parler plus librement du sexe », estime cependant Silas Howarth, 28 ans, publiciste et organisateur de Sexpo, ouverte jusqu’à dimanche soir à Midrand, au nord de Johannesburg.

Car en dépit de l’évolution récente, la sexualité reste taboue pour la plupart des Sud-Africains, ce qui n’aide pas à enrayer l’épidémie du sida qui touche plus de 18% de la population (5,5 millions de personnes). « Que peut-on faire? Ca se passe sous les couvertures », a argué devant la presse une ministre, Thoko Didiza, justifiant la timidité des campagnes de prévention, lors d’une conférence fin juin du Congrès national africain (ANC, au pouvoir). « Je pense sérieusement que si on ne parle pas de sexe d’une façon saine, cela ne peut mener qu’à des choses négatives », assure pour sa part l’organisateur, en référence aux quelque 50.000 viols enregistrés chaque année.

La première édition africaine de Sexpo -concept importé d’Australie où elle tourne dans cinq villes chaque année- espère séduire 30.000 visiteurs. Hommes, femmes, venus entre collègues ou amis, et couples de tous âges ont afflué dès l’ouverture jeudi, furetant parmi une centaine de stands: lingerie, faux ongles, tapis de fourrure, jacuzzi, lubrifiants à la framboise, etc. A l’entrée, deux éphèbes bodybuildés et torse nu —un noir, un blanc— se relaient avec deux beautés —également blanche et noire— en jupettes d’infirmière et de taxi new-yorkaise.

Au milieu du hall, garçons et filles s’amusent à chevaucher un énorme phallus de rodéo, jusqu’à ce que cette « sex machine » remuante les jette au tapis. La fantaisie et l’humour, de plus ou moins bon goût, sont de mise. Ainsi le peintre australien Tim Patch, « Pricasso », fait un tabac: il peint nu, avec... son pénis. « C’est marrant », dit Janine Dekock, 25 ans, dont l’artiste, en manchettes de peluche rose, jambières, haut de forme et noeud papillon argentés, vient d’achever le portrait. Son tout aussi jeune mari, Daniel, le juge « très bon ». Mais il ne se risquera pas à jouer lui-même de la palette: « Je ne suis pas aussi doté... pour peindre ».

A 95 ans, elle saute en parachute au-dessus du Mont-Saint-Michel
Une femme de 95 ans et une enfant de 10 ans ont sauté samedi en parachute au-dessus du Mont-Saint-Michel afin de récolter des fonds pour les enfants du Cachemire, victimes du tremblement de terre en 2005, selon une photographe de l’AFP sur place.

« C’était merveilleux. Je suis prête à recommencer. Je n’ai pas eu de palpitations au coeur ni d’angoisses dans mon estomac », a déclaré Blanche Olive samedi, jour de la Saint-Michel, patron des parachutistes, sur l’aéroport de Bréville-sur-mer, près de Granville (Manche), où elles ont atterri.

L’âge de Mme Olive fait de ce saut de 4.000 mètres un record de France, le précédent datant du 60e anniversaire du débarquement en Normandie, lorsqu’un vétéran américain de 90 ans avait sauté au-dessus des côtes normandes, selon France-Kashmir, une des associations qui organisait l’opération.

La fillette, de nationalités française et pakistanaise, qui a sauté avec Mme Olive, est la fille du président de l’association. Elles étaient accompagnées d’un instructeur. L’opération fait partie d’une série d’actions spectaculaires en France, organisée également par l’association humanitaire Verticale Pôle, pour récolter des fonds et construire des écoles au Cachemire, après le tremblement de terre de 2005 qui avait fait 73.000 morts dans le nord du Pakistan.

Source : AFP& AP

Le théâtre pour la réconciliation et l’édification de la paix au Togo
« Contribution du théâtre à la réconciliation et à l’édification de la paix au Togo » est le thème d’une opération qu’organisent les compagnies ZIGAS et IDIKADI du 04 au 27 octobre 2007 au Centre ZIGASTOIT sis à Baguida-Séglékopé.

Le lancement de cette opération s’est tenu le jeudi 04 octobre au sein du centre en présence des organisateurs, des sympathisants et de nombreux invités.

L’objectif de cette opération est de sensibiliser la population togolaise par le théâtre pour que les élections législatives et  le match du 12 octobre prochain se déroulent dans l’apaisement total.

Pour les organisateurs, le  théâtre, puissant moyen de sensibilisation a été ignoré au cours  de ces élections qui sont d’une importance capitale pour notre pays.

« Nous voulons contribuer à la réalisation de la réconciliation. Les hommes politiques sont en campagne pour les législatives. Il faut que les artistes mettent leurs talents en contribution pour construire le pays », a déclaré M. Oncle Sam Elitsa, dramaturge, responsable de la compagnie IDIKADI.

 Au cours de cette rencontre, les jeunes pétris de talents du Centre ZIGASTOIT ont présenté « Le divorce » dont le titre original est « Le Togo : la paix est possible à condition que … » et « Le football pour un monde meilleur » de M. Oncle Sam Elitsa.

« Le divorce »  fait un tour d’horizon de la crise qui secoue notre pays depuis des décennies. L’auteur voit le problème sur un angle spirituel et pense que le Togo serait sauvé à condition que ses fils se donnent entièrement à leur créateur, Dieu.

Quant à la deuxième représentation qui a pour titre « Le football pour un monde meilleur », il est question du rôle que joue ce jeu dans l’unification des peuples. Pour l’auteur, le football est un amour sans barrière linguistique, raciale, religieuse.

Rappelons que le ZIGASTOIT est un centre de réinsertion socioprofessionnelle et de formation artistiques pour les enfants déscolarisés et déshérités de la rue. Il est créé le 5 janvier 2005 par M. Atavi-G Amédégnato, un talentueux metteur en scène,  responsable de la Compagnie ZIGAS.
T.Tana

Lettre ouverte adressée aux militants de la lutte contre la pauvreté par Peter Mandelson, commissaire chargé du commerce, et Louis Michel, commissaire chargé du développement

Chers  militants,

Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez aux questions du commerce et de la pauvreté, qui vous amène à prendre part à la campagne APE. Nous nous adressons à vous aujourd’hui pour répondre à certaines de vos interrogations et préoccupations concernant les accords de partenariat économique que l’Europe négocie actuellement avec les régions d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

L’Europe, dans sa politique de commerce et de développement, aspire avant tout à trouver de quelle manière le commerce peut aider les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique à bâtir des économies plus fortes, capables de contribuer à la réduction de la pauvreté et de mettre fin à leur dépendance à l’égard des préférences commerciales et des échanges de produits de base. La solution consiste à accroître la confiance et les débouchés des entreprises locales, à attirer de nouveaux investissements et à mettre en place des marchés régionaux solides. Ces pays seront ainsi mieux armés pour affronter la concurrence sur le marché mondial. Les accords de partenariat économique que l’UE négocie actuellement avec les régions ACP sont conçus pour faciliter tous ces objectifs. Ils instaureront une nouvelle relation commerciale, fondée non plus sur la dépendance, mais sur la diversification et la croissance économique.

En aidant à la création de marchés régionaux et en accompagnant les ajustements parfois difficiles qui en résultent, l’UE soutient ses partenaires ACP dans leurs efforts pour s’adapter aux défis de la mondialisation. Ces négociations n’ont en aucun cas pour but de préparer une arrivée en force des entreprises et des investissements communautaires sur ces marchés. En fait, si nous excluons l’Afrique du Sud, nos échanges avec l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne sont inférieurs à ceux que nous totalisons avec la seule Corée du Sud. Le problème ne tient pas au fait que les entreprises et les investisseurs de l’UE s’intéressent trop à ces marchés mais, au contraire, qu’ils s’y intéressent trop peu.

L’UE n’exerce aucune pression sur les régions ACP pour que les négociations soient finalisées cette année; au contraire, nous nous efforçons de faire preuve de la plus grande souplesse possible. Nos partenaires ACP, quant à eux, se mobilisent également pour respecter l’échéance de la fin de l’année. Il y a sept ans, nous avons promis aux pays non ACP en développement que nous mettrions en place un nouveau système compatible avec les règles de l’OMC d’ici à la fin de cette année. Ces pays s’attendent à ce que nous honorions nos engagements et, à compter du 1er janvier 2008, date à laquelle la dérogation qu’ils ont prorogée prendra fin, ils pourront et n’hésiteront pas à nous demander des comptes. À moins que nous convenions de nouvelles dispositions compatibles avec l’OMC, nous devrons en revenir à notre régime de préférences par défaut pour tous les pays en développement, à savoir le schéma de préférences généralisées. Ce dernier prévoit des droits de douane moins avantageux que notre système actuel. En outre, contrairement à un APE, il n’aidera pas les pays ACP à établir des marchés régionaux, à améliorer les normes relatives aux produits ou à promouvoir l’investissement.

D’aucuns ont suggéré que l’UE étende son régime «SPG+» aux pays ACP pour éviter l’échéance de cette fin d’année. Mais le SPG+ accorde des préférences commerciales supplémentaires aux pays qui ratifient et mettent en œuvre des accords internationaux de base sur le travail et le développement durable. Aucun pays ACP susceptible d’utiliser ces préférences ne l’a fait. Le régime SPG+ est la cheville ouvrière de nos efforts visant à utiliser les avantages commerciaux pour renforcer l’application des normes en matière de travail et d’environnement. Contourner les règles pour admettre les pays ACP viderait de toute substance notre engagement vis-à-vis des  pays qui se sont pliés à une procédure rigoureuse de candidature et d’habilitation. Le SPG+ ne permettrait même pas de préserver les préférences dont les pays ACP jouissent actuellement au titre de l’accord de Cotonou et serait, de toute évidence, moins avantageux qu’un APE qui accordera un accès aux marchés en franchise de droits et sans contingent à tous les pays ACP.

Nous aboutirions à une remise en cause du SPG+ au sein de l’OMC et nous devrions également renoncer à ce plan de notre politique commerciale.

Nous entendons souvent dire que les APE ne seront pas équitables, qu’ils ouvriront les marchés ACP au commerce communautaire au détriment des entreprises locales et de la croissance locale. Rien n’est plus faux. Les APE ne seront pas synonymes de «libre-échange» entre l’UE et les pays d’Afrique et des Caraïbes à partir du 1er janvier prochain, ni même à brève échéance. Ce que l’UE offre, c’est une suppression totale des droits de douane et des contingents, avec une seule exception provisoire pour le sucre et le riz. Nous veillerons aussi à ce qu’il n’y ait aucune subvention à l’exportation sur tous les biens exemptés de droits par les pays ACP, afin que ces derniers ne se retrouvent pas exposés à la concurrence de produits communautaires subventionnés. Néanmoins, les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique pourront protéger et exclure certains produits sensibles et tirer parti des longues périodes de transition pour développer des industries émergentes. Durant cette phase, l’UE leur apportera un soutien financier et une assistance technique tout à fait substantiels pour les aider à mettre en œuvre les nouveaux accords. Nous avons également accepté de reformuler nos règles d’origine afin d’accroître les possibilités d’accès au marché pour les exportateurs ACP. Nous avons non seulement accepté de négocier de nouvelles règles avec les ACP mais également promis que le dispositif final serait au moins aussi généreux que celui proposé par toute autre entité ou puissance commerciale de premier plan.

L’ensemble du processus sera appuyé par une aide importante au développement. Le 10e Fonds européen de développement consacrera 22 milliards d’euros aux pays ACP entre 2008 et 2013, soit une hausse de 35 % par rapport au 9e FED. Les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique seront également d’importants bénéficiaires de la décision de faire passer à deux milliards d’euros par an les dépenses consacrées par l’Europe à l’aide au commerce, la priorité allant aux mesures qui contribuent à la mise en œuvre d’accords de partenariat économique. Ces fonds aideront les pays à élaborer des réformes structurelles et des politiques commerciales nouvelles, à s’adapter aux changements qu’elles entraînent et à améliorer leurs infrastructures et leur compétitivité pour exploiter au mieux les perspectives commerciales.

Les négociations relatives aux APE nous obligent à affronter des questions complexes. Nous refaçonnons une relation économique qui est en place depuis de nombreuses années. Cette relation, fondée sur des régimes préférentiels et le commerce de produits de base, a rarement été synonyme de développement. Personne ne croit que le système actuel fonctionne. Freinée par sa dépendance à l’égard des préférences commerciales et de quelques produits de base, l’Afrique accuse un lourd retard par rapport à l’Asie et à l’Amérique latine en matière de réduction de la pauvreté et de croissance économique. En l’absence d’une alternative crédible, réclamer l’abandon des négociations sur les APE revient à mettre en péril les moyens de subsistance de ceux que nous nous efforçons d’aider.

Certains sont tout simplement hostiles à l’idée même que les pays ACP se retrouvent face à l’Europe pour négocier un accord commercial. Mais les pays ACP méritent mieux que ces tentatives de les caricaturer comme faibles et sans défense. Eux-mêmes ont réaffirmé, à plusieurs reprises, leur attachement aux objectifs visés par les APE. Bien au fait de leurs intérêts, ils ont négocié de façon serrée.  

Les pays ACP seraient les premiers à dire qu’un débat approfondi sur les APE est essentiel. Néanmoins, ceux qui laissent entendre que les accords de partenariat économique constituent une menace pour le développement de l’Afrique ont non seulement tort mais ils sapent également les efforts de ceux qui, en Afrique et dans d’autres pays ACP, cherchent, de manière constructive, à instaurer de nouvelles relations de commerce et de développement avec l’Europe. Dans la phase finale de cet important processus, les pays ACP ont besoin de la confiance et du soutien de leurs partenaires pour parachever les accords. C’est précisément ce vers quoi tendra notre action dans les semaines à venir.

Cordialement,

Peter Mandelson

Louis Michel

 

 
 
 
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