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Dès l’annonce du mot d’ordre de grève, et
vu toute la détermination affichée par
la Centrale
syndicale, le gouvernement s’est dépêché d’obtenir
le sursis de cette grève de manière déguisée, en
décrétant aussitôt le payement à partir du 14
septembre du versement d’un mois d’arriéré de
salaire au titre de novembre 2000. Signalons que
jusqu’à ce jour, certains fonctionnaires cumulent
jusqu’à six mois d’arriérés. Faut-il de la part du
gouvernement, attendre chaque fois que les syndicats
menacent de faire descendre les travailleurs dans la
rue, pour penser à concéder une infime partie des
droits des travailleurs comme ce fut le cas la
semaine passée ? Pourtant ceux qui dirigent ce pays
mènent tous les jours un train de vie qui choque le
bon sens, pendant que la population et les
travailleurs végètent dans la grande misère.
Certains ne peuvent même pas se payer « le luxe »
de trois repas par jour.
«Ces gens ne sont
pas du tout sérieux dans le pays !», lança
samedi un travailleur qui s’était rendu à 7h au
siège de
la CSTT, en vue de participer à la marche qui, comme bien d’autres, a
trouvé un cordon de policiers sur les lieux, et dont
le but est de disperser tous ceux qui oseraient
prendre part à la marche. Signalons
qu’officiellement aucun communiqué n’a émané des
autorités la veille comme à leur habitude,
interdisant ladite marche. Et c’est ainsi que la
marche a avorté dans le silence, pour éviter la
confrontation. A l’analyse, on croit comprendre que
nos autorités sont conscientes du bien-fondé des
revendications et de la réaction de
la Centrale syndicale, et c’est pour cette raison
qu’elles se sont empressées de manipuler les
syndicalistes par le payement d’un mois d’arriéré,
pensant les faire revenir de ce fait, à de
meilleurs sentiments. Mais la mayonnaise n’a pas
pris. Elles sont conscientes, ces autorités, que
sortir un communiqué interdisant cette marche somme
toute légitime, constituerait bien un discrédit pour
elles, car il n’y a pas longtemps, une sortie
similaire des travailleurs avait avorté après que le
gouvernement et les syndicalistes s’étaient
rencontrés pour trouver un terrain d’entente.
Mais comme au Togo, nos
dirigeants ne respectent jamais la parole donnée et
qu’ils sont beaucoup plus préoccupés par la
roublardise, la politique politicienne, le mensonge
et toutes sortes de tares, voilà à quelle extrémité,
le peu de sérieux de la part de nos responsables
politiques peut conduire. Qui pouvait croire
qu’après les concertations entre le gouvernement et
les syndicats, il y a quelques mois, la situation
stagnerait ainsi jusqu’à ce jour ? Et quand on vous
dit que nos autorités ont tout l’air de gens sur
lesquels pèse une malédiction pour toute leur vie,
certains semblent ne pas le croire. Mais cela semble
se vérifier tous les jours que le bon Dieu fait.
Il y a quelques semaines, un
prêtre disait au cours d’une célébration
eucharistique et avec beaucoup d’amertume, que « s’il
y avait un championnat mondial de mensonge, le Togo
le remporterait à chaque fois et très loin devant
les autres pays du monde ». Et de regretter
qu’ «on a tellement menti dans ce pays, que nos
enfants en sont contaminés». C’est dommage que
le Togo ne sache que s’illustrer négativement et que
l’on ne sente de la part des premiers responsables,
aucune bonne volonté d’améliorer les conditions de
vie des populations. Une marque de malédiction ?
Réfléchissons-y !
Alain SIMOUBA |
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Après la décevante prestation lors du dernier match
opposant nos jeunes garçons à leurs homologues
sud-coréens, nous étions certains que les autorités
sportives et politiques togolaises, telles que nous
les connaissons, allaient carrément oublier les deux
beaux premiers matches qui les ont certainement
amenées à crier ou sauter de joie devant leur poste
téléviseur, en ne gardant en tête que la piètre
performance devant le pays organisateur. Tel ne fut
heureusement pas le cas. Dieu merci.
Défaite contre
la Corée
Beaucoup de choses ont été dites et écrites après la
mauvaise prestation de nos cadets face au pays
organisateur. L’homme de la rue dont nous ne
tiendrons pas trop compte de l’appréciation dans
notre analyse, et pour cause, est allé jusqu’à jeter
la pierre à des joueurs dont il avait vanté les
prouesses et les mérites lors des rencontres
précédentes contre le Costa Rica et le Pérou, tout
simplement parce qu’ils avaient raté des buts, ou
parce qu’ils avaient dominé sans gagner. C’est dans
la nature de l’homme. Nous, nous avons essayé, avec
du recul, de comprendre cette mauvaise prestation
lors du match livré le 24 août 2007 par les frères
Ségbéfia et leurs camarades et la leur pardonner.
Globalement la démarche semble avoir été presque
identique chez beaucoup d’autres qui ont vite
compris qu’ils méritaient félicitations et non des
pierres. Pour une première participation, ils sont
loin de ceux qui ont volé en éclat devant leurs
adversaires par des scores fleuve. Deux buts marqués
contre trois encaissés sur l’ensemble des trois
rencontres. Il faut le faire ! Ils ont prouvé qu’ils
n’ont pas usurpé leur titre de vice-champion
d’Afrique. Le sentiment général a été la déception
et l’amertume au sein du public sportif togolais. Et
si l’on se mettait à la place du public sportif
coréen, hôte des compétitions et dont l’équipe avait
été battue par deux fois et éliminée aussi au
premier tour sous ses yeux ?
La logique aurait voulu que, du fait que les
Costaricains et les Péruviens avaient battu le pays
organisateur respectivement par 2 buts à 0 et 1 but
à 0, et qu’aucun de ces deux pays n’avait pu battre
le Togo, ce soit ce dernier qui s’en sortît
victorieux de la confrontation avec la Corée du Sud.
Mais le football ou le sport en général ne relevant
pas de sciences exactes, tout le monde a vu ce qui
était arrivé ce vendredi-là et nous autres, nous
nous étions demandé un moment si la Corée savait si
bien jouer au ballon avant de perdre à deux reprises
successives devant son propre public. Nous sommes
même allés un peu plus loin en nous demandant si on
leur avait fait ingurgiter par hasard une drogue.
Devant eux, des Togolais qui quelques jours
auparavant, avaient fait une bonne démonstration de
football à leurs précédents adversaires, ont été
malmenés et promenés d’un bout à l’autre de la
pelouse par les Coréens comme des âmes en peine. Ces
Togolais si irrésistibles, si vifs et rapides, si
solides sur les balles avec une excellente
technicité et une condition physique à toute épreuve
avaient pris l’eau.
Responsabilité de nos autorités
Tout compte fait, la défaite du Togo relève de la
trop grande pression qui avait pesé sur les épaules
de ces jeunes peu aguerris. A un moment donné, ils
avaient craqué sur le terrain. La volonté, ils en
avaient à revendre, mais ils étaient limités ce
jour-là. A l’impossible, nul n’est tenu. Combien de
rencontres de préparation dignes de l’enjeu, les
responsables sportifs et politiques avaient cru
devoir organiser pour nos joueurs ? Il avait fallu
la générosité des Allemands pour la prise en charge
des joueurs à Wangen avec des matchs préparatoires
aux résultats un peu flatteurs. Nous ignorons si les
règlements du football interdisaient aux Togolais,
en dehors des rencontres de
la CAN U-17
jouées au Togo, de faire une tournée entre temps
dans les trois autres pays qualifiés de l’Afrique
(Tunisie, Nigeria et Ghana), de potentiels sérieux
‘’sparring-partners’’ pour des rencontres amicales.
Cette tournée pouvait se négocier pour nos joueurs.
Si cette participation de nos jeunes au Mondial
constituait réellement un événement pour nos
autorités, pourquoi lésinerait-on sur les moyens ?
On aurait exploré toutes les voies susceptibles
d’aguerrir nos cadets.
Rappelons que ces cadets, dans leur formule
actuelle, n’avaient jamais eu à disputer des matchs
de compétition pour se qualifier pour la CAN U-17,
et nous pensons que ces jeunes qui n’avaient jamais
auparavant été confrontés à un grand public hostile
ou entièrement acquis à la cause de l’adversaire
comme lors du match contre la Corée, ont subi trois
types de pression : celle du public coréen, celle
des joueurs adverses tenus de sauver l’honneur à
tout prix, mais aussi la pression lointaine d’un
public absent et silencieux mais tout de même très
présent, constitué de millions de Togolais qui
attendent beaucoup d’eux et qu’il ne fallait pas
décevoir.
Il nous arrive de voir en nos dirigeants, politiques
ou sportifs, des velléitaires. Ils engagent
machinalement nos équipes dans les compétitions,
mais n’osent pas y mettre les moyens nécessaires
comme le font les autres nations qui savent ce
qu’elles veulent, d’où nous ne pouvons avoir que les
résultats mitigés que nous méritons comme ceux de la
campagne sud-coréenne, quand bien même nos jeunes
sont animés d’une volonté à soulever les montagnes.
Si nos autorités étaient réellement animées de la
volonté de faire de notre nation, une grande nation
de football, elles n’avaient qu’à s’informer auprès
des pays comme le Ghana, le Nigeria, le Cameroun,
etc, pour savoir comment leurs responsables s’y
sont pris pour avoir une telle assise aujourd’hui en
matière de football. C’est simple. Que personne ne
nous dise, qu’il n’y a pas d’argent ! S’il
s’agissait d’investir dans des secteurs improductifs
et non rentables pour le pays et qui ne sont que des
gouffres financiers, on ne se pose guère la question
de savoir s’il y a de l’argent ou non. La jeunesse
pour ces hommes n’a aucune espèce d’importance et
pourtant c’est pour elle qu’ils prétendent agir.
Pour les grandes ripailles, les grandes messes, les
funérailles exagérément onéreuses et les grandes
parades militaires, on sait toujours où trouver de
l’argent.
Un compatriote disait après notre élimination que « tout
ce qui préoccupe les responsables politiques
togolais dans cette histoire de coupe du monde,
lorsque les équipes en viennent à se qualifier, ce
n’est pas l’honneur que cela représente pour le
pays, car ils n’ont aucun sens de l’honneur, mais
c’est plutôt les retombées financières d’une telle
participation, et cela, pour leurs poches » et
d’évoquer l’affaire Wangen 2006 avec le sieur Rock
Balakiyèm. A y voir de près, ce compatriote a vu
juste. Car comment comprendre, que l’on sache
l’importance du public dans une compétition sportive
ou celle des supporteurs pour une équipe, mais qu’on
n’eût privé nos enfants de supporteurs en Corée du
Sud. Nul ne se tromperait en avançant que les
Eperviers cadets seraient l’unique équipe à ne pas
avoir eu de supporteurs en Corée. Si lors des deux
premiers matchs, les Togolais avaient joué tout à
l’aise, notre analyse, nous fait dire que c’est
parce que le maigre public coréen (on le sentait
dans les retransmissions) était acquis à la cause
des nôtres.
Autre preuve, qui atteste de la véracité d’une telle
affirmation : si la participation à la phase finale
de la coupe du monde de football était un point
d’honneur pour nos dirigeants, nous aurions senti un
geste d’encouragement et de soutien de l’exécutif,
surtout du chef de l’Etat à l’endroit de nos jeunes
frères, au moment crucial de l’attente du match
fatidique contre le pays organisateur. Cela leur
aurait mis du baume au cœur. Même un journaliste
sportif togolais, à la fin de la rencontre contre le
Pérou, analysant sur l’une de nos chaînes de
télévision, les chances de qualification du Togo
après son deuxième match nul, émit l’hypothèse,
qu’un simple message de soutien par exemple du chef
de l’Etat à l’adresse des enfants, serait une
véritable bouffée d’oxygène pour eux. Dans un pays
normal on ne se ferait pas prier pour un geste si
simple qui ne coûte pas un sou. Encore que l’on est
arrivé au pouvoir avec la propagande de « candidat
de la jeunesse ». Naïvement, nous autres, nous
nous y attendions jusqu’au dernier moment où,
nenni ! Alors n’est-ce pas assez parlant tous ces
silences ?
Hier on nous disait : « Aucun sacrifice n’est
trop grand quand il s’agit de l’avenir de la
jeunesse ». C’était au temps du défunt chef de
l’Etat. Et nous avons tous vu les résultats sur tous
les plans. Depuis avril 2005 nous avons « un
candidat de la jeunesse », mais la jeunesse ne
connaît pas un meilleur sort jusqu’ici, surtout,
cette jeunesse sportive combattante qui se bat
réellement en dépit des moyens limités à sa
disposition. Pas grand égard. Pour avoir promis 1
million de FCFA en cas de match nul et 2 millions en
cas de victoire, nos dirigeants croient avoir
cueilli la lune pour les enfants. Cela leur suffit
pour se frotter les mains d’avoir fait quelque
chose. Aucune volonté réelle de se surpasser et
d’émerveiller, de sortir des sentiers battus.
Sommes-nous des gens bornés et complètement limités
dans notre imagination au Togo ?
Eternel problème d’entraîneur
Cela aussi est à mettre au compte de l’aventurisme,
du laxisme et de l’amateurisme de nos hommes
politiques. On est finalement forcé de comprendre
que nos dirigeants n’ont toujours pas l’esprit
décolonisé et que pour eux, sans le Blanc, on
n’arrivera à rien. Nos frères du Ghana et du Nigeria
qui sont parvenus, pour le premier en demi-finale,
et en finale avec la coupe dans les valises pour le
second, n‘ont que des ‘’Peau noire’’, des Africains,
des nationaux comme entraîneurs. Nous avons vu ce
dont les poulains de ces ‘’Peau noire’’ ont été
capables et cela doit nous amener à enterrer le
mythe de l’homme blanc en sport. Personne parmi les
Togolais, sauf les dirigeants sportifs et
politiques, ne comprend cette décision de mettre le
technicien allemand Paul Sauter à la tête des
Eperviers cadets, à moins de trois mois du démarrage
de la compétition. Nous devons apprendre à nous
faire confiance.
Même si c’est par sympathie que M. Sauter avait été
mis gratuitement à notre disposition par
la Bundesliga,
si nous étions des gens mûrs dans le pays, gentiment
nous aurions avancé des arguments valables pour
laisser M. Abraw Samer continuer son ouvrage. Cela,
beaucoup l’avaient souligné déjà. Cela était-il si
compliqué ? Il est grand temps de savoir ce que nous
cherchons. Nous avons de très bons techniciens qui
nous coûtent moins cher par rapport aux expatriés.
Il suffit de leur faire totalement confiance. Mais
nous devons aussi savoir qu’on aura beau mettre à la
disposition du football togolais, le meilleur
technicien mondial du foot, il ne réussira rien au
Togo, tout simplement parce que nos dirigeants
s’embrouillent et manquent cruellement de lucidité
dans les moments les plus décisifs. Ils n’ont aucun
sens de la motivation pour la promotion du sport et
de la culture dans notre pays. Combien d’entraîneurs
blancs n’ont pas eu à traîner leur bosse au Togo
pour notre foot ces 30 dernières années ? Et combien
de coupes avons-nous déjà gagnées au simple niveau
africain ? Que d’argent perdu pour rien !
Pour notre part, nous pensons que M. Sauter que nous
respectons bien, aura perdu son temps pour rien à la
tête de nos jeunes garçons. M. Abraw Samer qui est
un produit du football allemand, formé à Leipzig,
est d’ailleurs bien outillé pour diriger nos jeunes
jusqu’en Corée. Nos dirigeants doivent mûrir et
apprendre chez les autres pour le bien de notre
sport. Autrement, nous serons condamnés à un éternel
recommencement et l’essentiel pour nous sera
toujours de participer, selon cette expression du
baron Pierre de Coubertin, battue depuis longtemps
en brèche. Nos dirigeants, tels que nous les
connaissons, ne sont pas loin d’attribuer à Paul
Sauter l’élimination précoce de notre équipe « pour
incompétence ». Alors que cette incompétence est
à rechercher dans leurs propres rangs.
Bonne leçon pour le public togolais
Nous avons tenu à saluer le courage, la
persévérance, la détermination, la mobilisation, le
fair-play et le grand esprit de tolérance des
Sud-coréens à l’égard de leur équipe. Nous les avons
admirés, car ils nous ont administré une bonne leçon
de sportivité et d’amour. Le public sportif togolais
aurait déserté le stade déjà après le premier match
perdu en tant qu’hôte de la compétition. Quelle n’a
pas notre étonnement de voir que le stade était
plein comme au premier match disputé par
la Corée
du sud contre les Péruviens.
Il faut reconnaître que cette mobilisation derrière
leur équipe, en dépit des deux défaites consécutives
enregistrées, a été un facteur déterminant pour
arracher de très belle manière, qualité du jeu y
compris, la victoire de 2 buts contre 1 face à
l’équipe togolaise. Le public sportif togolais doit
s’inspirer de cette leçon. C’est dans les moments de
fléchissement, c’est dans la défaite que nous devons
nous mobiliser encore davantage et porter à bout de
bras nos équipes vers le succès final. Ne dit-on pas
qu’on soutient ce qui tombe ? Notre émerveillement
devant un tel état d’esprit ne saurait nous échapper
dans cet article que nous avons voulu assez critique
à l’égard des pouvoirs publics et des responsables
sportifs du pays qui se permettent trop de laxisme,
d’incohérence et d’incongruité dans la gestion de la
chose sportive nationale tout comme dans d’autres
domaines.
Nous pensons que les postes qu’ils occupent au
niveau de l’appareil d’Etat, ainsi que le niveau
d’instruction qui est le leur et qui permet à un
Togolais d’être ministre ou président de fédération
ou directeur de cabinet ou que savons-nous encore,
sont à valoriser en démontrant au peuple dont ils
sont tous des serviteurs, qu’ils sont réellement
utiles à quelque chose. Chacun doit marquer son
temps, laisser des traces et non des trous.
Autrement, leur place serait au champ, à la pêche ou
ailleurs, jamais à un poste où l’on élabore les
réflexions de haut niveau pour la prospérité d’une
nation et d’un peuple.
Nous allons terminer en adressant le message suivant
à nos Eperviers cadets. Jeunes Eperviers, vous avez
été assez braves ! Vous nous avez séduits. Si vous
n’êtes pas allés plus loin, ce n’est pas de votre
faute. C’est la faute à nos dirigeants et que
personne ne vous convainque du contraire ! Vous êtes
l’une des rares équipes, mieux, la seule équipe
cadette au Mondial, lâchée dans l’arène sans
supporteurs pour vous pousser à plus de réussite.
Vous avez fait ce qui est humainement possible.
Quand on dit que nous n’avons pas de buteurs de
classe dans votre équipe, nous, nous disons non !
Nous réaffirmons que si votre entraîneur, M. Abraw
avait continué son travail jusqu’en Corée, le
résultat n’aurait pas été le même. Nous vous
demandons de continuer à travailler, à être
disciplinés, à observer toutes les règles que doit
observer un bon sportif qui veut aller loin. Vous
avez de l’avenir et le peuple compte beaucoup sur
vous pour les années à venir, en vue de faire sa
fierté. Que Dieu vous garde ! Merci pour ce que vous
nous avez offert à Lomé, face au Nigeria et en
Corée, face au Costa Rica et au Pérou. On sent que
ça vient et ce sont de bons indicateurs. Sachez
surtout que le sport que vous pratiquez, c’est
d’abord pour vous et pour votre peuple. Ne comptez
surtout pas sur ces dirigeants qui sont juste aptes
à utiliser le sport, quand cela les arrange, pour
une récupération politique. On l’a vu en 2005. Si
notre critique peut amener demain, comme par hasard,
ceux qui prétendent nous gouverner à se réveiller de
leur sommeil pour faire mieux, ensemble nous leur
chanterons Alléluia.
Alain SIMOUBA |