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Liberté Hebdo |
6 Sept 2007 |
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Affaire de corruption d’arbitres : Tata Avlessi et
Attivi Cessi suspendus à vie et interdits d’accès
aux stades |
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L’affaire de corruption d’arbitre lors du match
Togo-Tunisie comptant pour la phase finale de
la Coupe
d’Afrique des Nations des cadets 2007 continue de
faire des victimes.
Le 04 juillet 2007,
la Commission
disciplinaire de
la Confédération Africaine
de Football (CAF) avait sanctionné Tata Avlessi pour
une période de 8 ans, l’arbitre Attivi Cessi pour
une période de 4 ans et l’arbitre gambien Pa Abdou
Sarr à vie. |
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Pour clamer son innocence, l’ancien président de la
Fédération Togolaise de Football a interjeté appel
et introduit de nouveaux éléments, preuves de son
innocence dans le dossier. Mais ces preuves n’ont
pas convaincu les membres du jury d’appel de la CAF.
Réuni le lundi 03 septembre dernier à Port Elizabeth
en Afrique du Sud, le jury a rejeté l’appel formulé
par Tata Avlessi et a, en plus, alourdi sa peine.
Tata Avlessi de Mass est donc suspendu à vie de
toute activité dans le football avec interdiction
définitive d’accès aux stades. Il en va de même pour
l’arbitre togolais Attivi Cessi. Mais pour le
moment, cette décision n’a pas été officiellement
notifiée à l’ancien président de la fédération.
« Nous n’avons reçu aucune lettre émanant de
la CAF. Nous avons également appris la nouvelle de
la suspension de Tata Avlessi sur les médias »,
a-t-on appris d’une source proche de l’ancien
président.
Le seul recours possible pour Tata Avlessi
aujourd’hui est le Tribunal Arbitral des Sports à
Lausanne en Suisse.
Déjà, on apprend que ses avocats se préparent pour
saisir cette institution afin que le droit soit dit
dans cette affaire.
G .K. |
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Inondation dans le Kpendjal : Plus de 15 morts et
d’importants dégâts matériels |
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.La
préfecture complètement oubliée par le pouvoir |
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Les pluies diluviennes qui s’abattent actuellement
sur la Région des Savanes ont occasionné de graves
inondations dans la préfecture de Kpendjal.
Le village de Borgou et ses fermes environnantes qui
sont les plus touchés par cette catastrophe, ont
enregistré des pertes en vies humaines et
d’importants dégâts matériels.
« Les pluies diluviennes qui ne cessent depuis
quelques semaines de tomber sur la partie
septentrionale du pays viennent de causer dans la
préfecture de Kpendjal, de graves inondations ayant
entraîné d’importants dégâts matériels et des pertes
en vies humaines de plus d’une dizaines de nos
compatriotes.
En cette circonstance douloureuse, le président de
la République
très affecté par ce drame, exprime, au nom de la
nation et en son nom propre, ses pensées les plus
compatissantes et sa sympathie aux populations de
Kpendjal ainsi qu’aux familles des victimes.
En signe de solidarité de tout le peuple togolais,
le chef de l’Etat vient de décréter ce 03 septembre
2007, un deuil national de trois (03) jours en
mémoire de ces compatriotes disparus. Durant cette
période, les drapeaux seront mis en berne sur toute
l’étendue du territoire national.
Le président de
la République
a également donné des instructions afin que des
dispositions soient prises en urgence pour porter
secours aux victimes de cette calamité »
indique un communiqué de
la Présidence
de
la République.
Ainsi, selon une source proche des autorités
préfectorales de Kpendjal, plus de 15 personnes ont
perdu la vie dans cette catastrophe. « Nous avons
dénombré plus de 15 morts et de nombreux blessés.
Une victime se trouvait sur un pont quand le cours
d’eau emporta le pont. Et elle n’a pas pu être
sauvée. Une maison est tombée sur une femme et son
enfant. La femme est actuellement en soin intensif à
Mandouri alors que son enfant a succombé. Un autre
jeune homme qui cherchait à regagner sa maison est
malheureusement tombé dans un puits et n’a pas
survécu », a précisé la source.
Il faut signaler que les trois fleuves qui
traversent cette préfecture à savoir l’Oti, le
Sansargou et l’Ogora ont débordé de leur lit et
c’est ce qui est à la base de cette catastrophe.
Aussi, faut-il signaler que malgré les instructions
de la présidence de
la République,
le problème de secours aux victimes de cette
calamité se pose avec acuité. La route
Dapaong-Mandouri étant endommagée, les victimes ne
peuvent pas être évacuées vers l’hôpital de Dapaong.
C’est à Mandouri qu’elles reçoivent leurs soins.
Alors que le centre de santé de cette localité n’est
pas tellement équipé.
C’est le lieu de rappeler que la préfecture de
Kpendjal a été longtemps oubliée par les autorités
togolaises. Aucune politique de développement n’est
menée à l’endroit des populations de cette
préfecture. La route (105 km) qui mène de Dapaong à
Mandouri, le chef-lieu de la préfecture de Kpendjal
n’est pas goudronnée. Les infrastructures sanitaires
et scolaires sont rares dans la préfecture. Les
quelques unes qui existent sont mal entretenues.
Il urge que des mesures soient prises d’urgence pour
voler au secours des victimes et de toute la
population qui, aujourd’hui sont sans abris. Aussi,
les gouvernants doivent-ils faire à court terme des
efforts allant dans le sens du désenclavement de
cette préfecture.
GLAKPE Koffi |
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Non respect des décisions du Dialogue Social : Les
travailleurs appellent à une marche de protestation
ce samedi |
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Grande marche de protestation, de mobilisation et
de mise en garde au gouvernement suivie de meeting
des travailleurs |
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Date :
le samedi 08 septembre 2007
Lieu de départ:
siège de la CNTT 14 rue VAN LARE
ARRIVEE:
PLACE ANANI SANTOS (Ancien Fréau Jardin)
TERRAIN DE BASKET
Travailleurs Togolais! Debout pour la reconquête de
notre dignité et la sauvegarde de nos acquis.
Travailleurs Togolais! Notre hymne nous interpelle.
« Marchons fièrement, remplis de vaillance comme un
régiment »
En effet, depuis janvier 2006, les travailleurs
togolais toute obédience confondue ont réussi pour
la première fois de notre histoire, à arracher le
Dialogue Social en lequel nous avons foi pour une
paix sociale durable dans notre pays.
Le 11 mai 2006, le Gouvernement, le Patronat et les
Organisations Syndicales des Travailleurs ont
négocié et signé des engagements tripartites
assortis d’un chronogramme précis à exécuter par
toutes les parties prenantes.
Depuis ce jour jusqu’à aujourd’hui et en dépit de
multiples relances faites par les Organisations
Syndicales des Travailleurs, qu’en est-il
exactement ? Le bilan est sombre et l’espoir déçu.
1. Les conditions de vie et de travail continuent de
se dégrader quinze (15) mois après la signature de
ce Protocole d’Accord.
2. Les arriérés de salaire à apurer dans les douze
(12) mois (engagement N° 66) sont encore dus aux
travailleurs variant entre deux (2) mois et plus
pour les fonctionnaires et agents de l’Etat voire
six (6) ans pour les autres travailleurs précisément
ceux de Togopharma, Togotex, Hôtel de la Paix, Hôtel
du 2 Février, ICAT-IRAT etc.
3. Les retraités de
la Caisse
de Retraites du Togo (CRT) ont au moins 3 mois
d’arriérés de pension.
4. Les subventions accordées par l’Etat pour le
paiement des salaires des enseignants du
Confessionnel accusent plusieurs années d’impayés.
5. Sur les 64 engagements à exécuter pendant les 12
mois, 06 seulement ont été tenus.
6. les Enseignants Auxiliaires (EA) et les
Enseignants Volontaires (EV) sont les oubliés de la
mise en œuvre des mesures du Dialogue Social.
7. Les arriérés des allocations familiales demeurent
impayés.
8. L’étude sur la revalorisation du SMIG et du SMAG
n’a jamais été faite.
9.aucune
disposition n’est prise jusqu’à ce jour pour
dénoncer et réviser
la Convention Collective
Interprofessionnelle du Togo de 1978 ainsi que
diverses conventions sectorielles rendues caduques
par la loi N° 2006-010 du 13 décembre 2006 portant
Code du travail de
la République Togolaise.
10. La révision à la baisse du prix des produits
pétroliers (engagement N° 39) n’a été qu’un bluff.
11. Les engagements N°86 et 87 sur la politique de
logement social et celle de la protection sociale
élargie n’ont jamais connu un début de mise en
exécution.
12. Ajouté à ce lot de malheurs, la liquidation de
l’OTP et de l’IFG-TOGO (devenu SNPT) avec le
licenciement de plus de 1000 agents et cadres.
13. Comme cela ne suffisait pas, le délestage qui
avait entraîné la perte d’emploi et de revenu aux
acteurs des petits métiers de l’économie Informelle,
semble reprendre depuis quelques jours.
14. Les prix de certains biens de consommation à
savoir (ciment, fer à béton, riz huile végétale,
conserves ...) ont connu des augmentations.
15. Nos marchés sont devenus insalubres et piteux à
la moindre goutte d’eau de pluie.
16. Nos routes se sont transformées en véritables
tombeaux qui n’ont rien à envier à celles de 1964.
17. Notre capitale Lomé est jonchée de dépotoirs
sauvages et polluants, les caniveaux gorgés de sable
et la ruralisation s’accentue.
Travailleurs Togolais! Les maigres espoirs engendrés
par le Dialogue Social tournent à l’amertume et au
désespoir. Nous ne devons pas continuer à les subir
impuissants dans l’indifférence!
- Nous ne devons pas rester indifférents tant que
les engagements issus du Protocole d’Accord
Tripartite ne soient tenus dans le délai imparti.
-Nous ne devons pas rester indifférents tant que des
solutions idoines ne soient trouvées pour
réconforter les travailleurs, ceux là qui font
tourner nos économies.
-Nous ne devons pas rester indifférents tant qu’une
solution définitive ne soit trouvée au problème de
délestage dans notre pays.
-Nous ne devons pas rester indifférents si le
gouvernement ne révise pas à la baisse, les prix des
produits pétroliers, du ciment, du fer à béton, du
riz...
Camarades travailleurs!
la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo
(CSTT) invite tous les travailleurs affiliés, les
sympathisants du secteur formel, du secteur
informel, les conducteurs de taxis motos, les
chauffeurs, les vendeurs et revendeuses à une grande
mobilisation permanente et se tenir prêts à tous
mots d’ordre y compris une grève d’avertissement et
de mise en garde à observer dans les prochains
jours, si les conditions ci-dessus citées ne sont
pas remplies.
Notre force réside dans notre Union et notre
Solidarité.
Camarades salut!
Le Bureau confédéral |
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Candidature de l’UFC/ Du rififi dans la préfecture
de Danyi : Des manœuvres pour positionner un
ex-militant de
la CPP |
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Le Bureau National et le Président fédéral accusés
Dans l’une de nos précédentes parutions (Liberté
N°247 du 29 août 2007), nous avions publié une liste
des candidats de l’UFC aux prochaines élections
législatives tout en spécifiant qu’elle pourrait
connaître quelques modifications. Mais le jour de
l’investiture, on a constaté qu’il y a eu dans
quelques préfectures plus de candidats investis que
de sièges à pourvoir. Quand nous sommes allé aux
nouvelles, on nous fait savoir qu’il y avait encore
de petits problèmes à régler dans les préfectures et
qu’il serait fastidieux d’organiser une autre
cérémonie d’investiture pour deux ou trois
candidats. |
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En fait, au niveau de la préfecture de Danyi, il y
avait sur la liste publiée par notre rédaction et
qui était susceptible d’être modifiée, quatre noms :
Tsogbé Komla Daké, Tsétsé Abotchi Sévérin, Sogadji
Yao Pascal, Adiabou Vitus pour les deux sièges
électoraux. Contre toute attente, une cinquième
personne s’est jointe au groupe lors de
l’investiture. Nous avons trouvé cela anormal
puisque a priori, il n’y avait aucun problème de
candidature dans la préfecture. Ce qui nous a
conduit à ouvrir une enquête.
De nos investigations, il ressort que le
sieur Dogboé Kossi Elémawoussi a prêté serment au
détriment de l’un des quatre candidats précités. Le
Président fédéral de l’UFC userait des manœuvres
pour bouleverser l’ordre établi et imposer M. Dogboé
qui serait un ex-militant de
la Convergence Patriotique
Panafricaine (CPP) de M. Edouard Kodjovi Kodjo. Il
nous est rapporté que la candidature de ce dernier
avait déjà posé des problèmes et que les membres de
l’UFC Danyi avaient, au cours d’une réunion du
Bureau Fédéral de Danyi élargie aux cadres de l’UFC
ressortissants de la préfecture, réagi en le
désavouant. Cette réunion qui s’est tenue le 29
avril 2007 aurait été sanctionnée par un procès
-verbal qui aurait été transmis au Bureau National.
« Abordant le problème de candidatures aux
législatives, l’Assemblée demande au Président
National et au Bureau National d’annuler la
candidature de Dégboé Kossi, non membre de l’UFC que
Frititi Voulé infiltre et impose en complicité avec
le Président Fédéral. Son dossier de candidature a
été introduit au Bureau national par le Président
Fédéral seul sans consultation des autres membres du
bureau. Degboé Kossi n’a jamais assisté à nos
réunions ni participé à nos activités politiques.
Raison pour laquelle il n’était pas à Danyi lors du
passage du Président National. C’était pendant
la Coalition
pour les présidentielles d’avril 2005 qu’il s’était
présenté sous l’étiquette de
la CPP…Il
serait suicidaire pour l’UFC si le Bureau National
prend le risque d’accepter la candidature de
celui-ci car ce dernier est un pion de Frititi Voulé.
D’ailleurs, que le Bureau National note que Dégboé
Kossi est celui que Frititi Voulé proposait
positionner comme candidat indépendant du RPT »,
précise le procès verbal.
Le sieur Dégboé est aussi accusé de
poser par le passé des actes peu orthodoxes dans la
préfecture. Nombre de militants de Danyi soutiennent
qu’il n’est pas de l’UFC et qu’il est à la solde de
M. Voulé Frititi, ancien ministre et député sortant
du RPT. « C’est quand la liste est tombée que lui
et le président fédéral sont partis manigancer les
choses à Lomé avec la
complaisance de certains membres du Bureau National.
Cet homme n’est pas de l’UFC et il utilise ses
moyens pour nous infiltrer »,
nous a confié une source à Danyi.
Mais dans le Bureau National de l’UFC,
on semble minimiser ces faits. « Ne vous
préoccupez pas de ces choses. C’est déjà réglé. Vous
allez chercher n’importe quoi. Je n’entretiens pas
de relations particulières avec les journalistes. Si
vous vous préoccupez de ces choses, vous aurez
affaire avec moi. M. Dégboé a été proposé par la
fédération de l’UFC. J’ai travaillé sur le dossier
de candidatures. Les gens écrivent des rapports sur
les autres. Nous en avons beaucoup reçu. Une liste
définitive sera publiée vendredi et vous verrez s’il
est candidat ou pas », a expliqué le Secrétaire
Général de l’UFC, Jean-Pierre Fabre, contacté par
notre rédaction. A la question de savoir s’il est
informé de l’accointance du candidat avec le député,
il a indiqué que ce sont des histoires avant
d’ajouter que « Si vous avez bénéficié de
certaines informations de l’UFC, ne venez pas nous
bombarder en nous accusant de placer des taupes ».
Toutes nos tentatives pour avoir la
réaction du ministre Voulé Frititi se sont révélées
vaines. Il était injoignable. Affaire à suivre
R.K. |
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L’Assemblée nationale et le décret présidentiel
:
Une dissolution de façade |
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Depuis jeudi, les Togolais savent à quelle date ils
devront se rendre aux urnes. L’électorat est
convoqué pour le 14 octobre prochain. « …Le corps
électoral est convoqué le dimanche 14 octobre 2007
pour les élections législatives. Les bureaux de vote
seront ouverts de 7 heures à 17 heures sur toute
l’étendue du territoire national…Quant à la campagne
électorale, elle s’ouvrira le samedi 29 septembre
2007 à zéro heure et prendra fin le vendredi 12
octobre 2007 à minuit », indique le communiqué
sanctionnant le conseil des ministres du 30 août
dernier. Dans le même temps, par décret présidentiel
l’Assemblée nationale est dissoute. |
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Le Président de
la République,
Vu l’article 68 de
la Constitution
de
la IVè République,
Sur proposition de
la Commission Electorale
Nationale Indépendante relative à la fixation de
la date des élections législatives,
Après consultation du Premier ministre et du
Président de l’Assemblée nationale
Décrète :
Article premier : l’Assemblée nationale est dissoute
Article deux : le présent décret, qui prend effet à
compter de ce jour, sera publié au Journal Officiel
de la République Togolaise (JORT) ».
Ainsi est libellé le décret.
L’annonce de ces deux décisions a été faite avec
trompette et tintamarre, et elle a eu les effets
escomptés. Car beaucoup de Togolais ont été
emballés. Si la fixation de la date du scrutin était
longtemps attendue et n’est donc pas un évènement,
la dissolution de l’Assemblée nationale par contre a
fait couler beaucoup d’encre et de salive. La seule
annonce de cette décision a suffi pour donner le
coup d’envoi à la récupération politicienne. Des
Togolais ne sont pas passés par quatre chemins pour
louanger Faure Gnassingbé, son esprit d’ouverture
surtout. Mais au fond, cette décision n’est qu’un
effet d’annonce car Faure Gnassingbé n’a fait aucun
miracle. Ce n’est pas là une autre marque de la
« magnanimité légendaire » de la famille.
La dissolution de l’Assemblée nationale
est une disposition contenue dans la loi
constitutionnelle, dans l’article 68 alinéa 1er notamment,
adoptée par Référendum le 27 septembre 1992,
promulguée le 14 octobre 1992 et révisée par la loi
N° 2002-029 du 31 décembre 2002. « Le Président
de l’Assemblée de
la République,
après consultation du Premier Ministre et du
Président de l’Assemblée nationale peut prononcer
la dissolution de l’Assemblée nationale»,
y lit-on. Cette dissolution est d’ailleurs favorisée
par le contexte dans lequel intervient le prochain
scrutin.
Le processus électoral s’inscrit dans le
cadre des 22 engagements souscrits par le
gouvernement le 14 avril 2004 auprès de l’Union
Européenne, et qui demandent au pouvoir
d’organiser des élections anticipées. L’Assemblée
nationale dissoute ayant pris fonction le 19
novembre 2002, le mandat de cette législature devra
venir à son terme le 18 octobre prochain. Pour
donner ce caractère anticipé aux élections, elles
doivent avoir lieu avant cette échéance, d’où le 14
octobre, et l’assemblée doit être dissoute.
C’est assez clair que le geste n’est pas
du tout une largesse de Faure Gnassingbé. Les gens
devraient d’ailleurs bémoliser leur euphorie quand
on sait que cette dissolution n’est que de façade,
un simple respect des formalités car les députés
restent toujours en fonction malgré tout, si on se
réfère à l’article 52 de
la Constitution.
« Les membres de l’Assemblée nationale et du
Sénat sortants, par fin de mandat ou dissolution,
restent en fonction jusqu’à la prise de fonction
effective de leurs successeurs », lit-on à
l’alinéa 11.
C’est là l’une des contradictions introduites dans
la Constitution
par les nombreux « toilettages » avec pour
maître d’ouvrage l’inénarrable Fambaré Ouattara
Natchaba. Voilà, tout est dit.
TINO Kossi |
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Echo d’une visite du chef de l’Etat à Djondo-Kondji :
Faure Gnassingbé sur les pas de son défunt père |
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Tant qu’il n’y aura pas une véritable prise de
conscience de la part de ceux qui se prévalent au
Togo du titre de chef d’Etat, il n’y aura pas de
prospérité pour nos populations ni d’avancée vers la
voie de l’émancipation, et de nos dirigeants
eux-mêmes et des populations togolaises. Car pour
pouvoir amener son peuple à s’émanciper, il faut
s’émanciper soi-même d’abord. Et l’émancipation ne
saurait s’acoquiner avec ces pratiques viles et
puériles que nous observons dans notre pays depuis
40 ans. A l’allure où vont les choses au Togo, même
un siècle après, tous les pays environnants feront
des sauts qualitatifs dans le progrès et la plupart
susciteraient admiration, pendant que ce petit Togo
sera toujours à la traîne et en pleines abominations
sans cesse renouvelées. Pour cause, le déficit
criard de bonne volonté de la part du sommet. |
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Le samedi 25 août dernier, celui qui s’était prévalu
du titre de « candidat de la jeunesse » aux
dernières élections présidentielles par rapport à
Bob Akitani, nous avons nommé Faure Gnassingbé, qui
en 2005 avec sa clique considérait ce dernier comme
un homme usé et qui n’avait rien à apporter à la
jeunesse, relève de demain, s’était rendu dans le
village de Djondo-Kondji situé à quelques encablures
de la ville d’Anèho, dans la préfecture des Lacs.
D’après nos informations, il serait allé rendre
visite au vieux Gervais Gbondjidè Djondo à son
domicile. La chose serait passée inaperçue chez
nous, et même classée dans la rubrique des visites
ordinaires que des parents ou des amis se rendent et
qui n’attirent pratiquement l’attention de personne,
si Monsieur Faure ne s’était pas illustré
négativement à son départ.
Après que son hélicoptère eut pris l’air en
direction de Lomé, s’installa une séance de partage
de billets de banque comme en avait l’habitude son
défunt père à Lomé 2 ou à Pya et qui a corrompu la
jeunesse de notre pays et l’a réduite à la paresse
et à la mendicité. Il avait été demandé aux
habitants de se mettre en groupe de dix pour se voir
remettre cent mille francs CFA à se partager, à
raison de
10.000 F
par tête. Les petits enfants du village (entre 5 et
10 ans) avaient reçu chacun 1000 F.
C’est ainsi qu’après le passage du candidat de la
jeunesse, celui qui prétendait, s’il était élu, se
mettre au service de la jeunesse et lui rendre
l’école primaire gratuite (cela, nous ne le
répéterons jamais assez jusqu’à le voir concrétisé),
on constata un gaspillage de sous et la perpétuation
des pratiques éhontées du père qu’étaient la
corruption, l’achat de conscience et l’absence d’une
politique pragmatique tendant à amener notre
jeunesse à se prendre en charge et à réfléchir
autrement. Des millions de francs CFA auraient
encore une fois été jetés par la fenêtre.
Pour notre part, nous ignorons s’il en était à sa
première visite à Djondo-Kondji et s’il y avait eu
d’autres séances de distribution d’argent
auparavant, ce à quoi les populations se seraient
habituées pour être préparées ce 25 août 2007 à
bénéficier des largesses du prince. Il n’y avait
qu’à en juger par le nombre de gens sortis ce
jour-là. Nous voulons suggérer à Monsieur le chef de
l’Etat, qu’il rendrait un meilleur service aux
populations de Djondo-Kondji, s’il investissait pour
construire un hôpital digne de ce nom dans ledit
village avec un bon équipement ou encore s’il
mettait en place un système efficace d’adduction
d’eau potable pour ces populations qui ont de
sérieux problèmes d’eau. Ces billets distribués
gratuitement aux populations, sans qu’elles aient
rendu un service pour les mériter, nous disons
qu’aujourd’hui, soit une dizaine de jours après les
avoir dépensés, ses bénéficiaires les ont oubliés,
franchement oubliés. Elles attendent sûrement sa
prochaine apparition dans la zone. Ce n’est pas pour
rien que le proverbe chinois, recommande d’apprendre
à pêcher à un homme plutôt que de lui donner du
poisson tout le temps qu’il en a besoin.
Il y a longtemps que le jour s’est levé ! Vivement
qu’au Togo, les dirigeants s’engagent à s’émanciper
eux-mêmes d’abord pour nous amener à nous émanciper
tous dans le pays. Cela contribuera énormément à
amener les Togolais à s’approprier le développement
de leur propre pays. Autrement tout ce ne sera que
du gâchis. C’est parce qu’il y a une catégorie de
Togolais qui a montré ses limites (notamment avec le
RPT), que les Togolais veulent des gens nouveaux à
leur tête et l’ont à chaque fois exprimé à travers
les urnes. On s’étonne que le fameux candidat de la
jeunesse d’il y a seulement deux ans et demi, soit
devenu si difficile à repérer, à reconnaître. Faure
Gnassingbé est devenu tout méconnaissable et donne
simplement raison à ceux qui pensent qu’une carpe
n’a jamais accouché d’un silure.
Puisse Dieu amener le chef de l’Etat Togolais à nous
proposer de nouvelles recettes et se départir des
recettes éhontées et éculées dont son géniteur avait
toujours gavé les Togolais ! Nous le souhaitons pour
lui. Il est à mi-mandat et nous attendons toujours
qu’il nous surprenne positivement un jour avant les
prochaines élections présidentielles pour donner
tort à ceux qui ont toujours pensé du mal de lui.
Alain SIMOUBA |
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