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Liberté Hebdo

6 Sept 2007

[ 249: du 5 Sept  2007]  
Affaire de corruption d’arbitres : Tata Avlessi et Attivi Cessi suspendus à  vie et interdits d’accès aux stades

L’affaire de corruption d’arbitre lors du match Togo-Tunisie comptant pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations des cadets 2007 continue de faire des victimes. Le 04 juillet 2007, la Commission disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) avait sanctionné Tata Avlessi pour une période de 8 ans, l’arbitre Attivi Cessi pour une période de 4 ans et l’arbitre gambien Pa Abdou Sarr à vie.

Pour clamer son innocence, l’ancien président de la Fédération Togolaise de Football a interjeté  appel et introduit de nouveaux éléments, preuves de son innocence dans le dossier. Mais ces preuves n’ont pas convaincu les membres du jury d’appel de la CAF.

Réuni le lundi 03 septembre dernier à Port Elizabeth en Afrique du Sud, le jury  a rejeté l’appel formulé par Tata Avlessi et a, en plus, alourdi sa peine.

Tata Avlessi de Mass est donc suspendu à vie de toute activité dans le football avec interdiction définitive d’accès aux stades. Il en va de même pour l’arbitre togolais Attivi Cessi. Mais pour le moment, cette décision n’a pas été officiellement notifiée à l’ancien président de la fédération. « Nous n’avons reçu aucune lettre émanant de la CAF. Nous avons également appris la nouvelle de la suspension de Tata Avlessi sur les médias », a-t-on appris d’une source proche de l’ancien président.

Le seul recours possible pour Tata Avlessi aujourd’hui est le Tribunal Arbitral des Sports à Lausanne en Suisse.

Déjà, on apprend que ses avocats se préparent pour saisir cette institution  afin que le droit soit dit dans cette affaire.

G .K.

 
Inondation  dans le Kpendjal : Plus de 15 morts et d’importants dégâts matériels
.La préfecture complètement oubliée par le pouvoir

Les pluies diluviennes qui s’abattent actuellement sur la Région des Savanes ont occasionné de graves inondations dans la préfecture de Kpendjal.

Le village de Borgou et ses fermes environnantes qui sont les plus touchés par cette catastrophe, ont enregistré des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.

« Les pluies diluviennes qui ne cessent depuis quelques semaines de tomber sur la partie septentrionale du pays viennent de causer dans la préfecture de Kpendjal, de graves inondations ayant entraîné d’importants dégâts matériels et des pertes en vies humaines de plus d’une dizaines de nos compatriotes.

En cette circonstance douloureuse, le président de la République très affecté par ce drame, exprime, au nom de la nation et en son nom  propre, ses pensées les plus compatissantes et   sa sympathie aux populations de Kpendjal ainsi qu’aux familles des victimes.

En signe de solidarité de tout le peuple togolais, le chef de l’Etat vient de décréter ce 03 septembre 2007, un deuil national de trois (03) jours en mémoire de ces compatriotes disparus. Durant cette période, les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national.

Le président de la République a également donné des instructions afin que des dispositions soient prises en urgence pour porter secours aux victimes de cette calamité » indique un communiqué de la  Présidence de la République.

Ainsi, selon une source proche des autorités préfectorales de Kpendjal, plus de 15 personnes ont perdu la vie dans cette catastrophe. « Nous avons dénombré plus de 15 morts et de nombreux blessés. Une victime se trouvait sur un pont quand le cours d’eau emporta le pont. Et elle n’a pas pu être sauvée. Une maison est tombée sur une femme et son enfant. La femme est actuellement en soin intensif à Mandouri alors que son enfant a succombé. Un autre jeune homme qui cherchait à regagner sa maison est malheureusement tombé dans un puits et n’a pas survécu », a précisé la source.

Il faut signaler que les trois fleuves qui traversent cette préfecture à savoir l’Oti, le Sansargou et l’Ogora ont débordé de leur lit et c’est ce qui est à la base de cette catastrophe.

Aussi, faut-il signaler que malgré les instructions de la présidence de la République, le problème de secours aux victimes de cette calamité se pose avec  acuité. La route Dapaong-Mandouri étant endommagée, les victimes ne peuvent pas être évacuées vers l’hôpital de Dapaong. C’est à Mandouri qu’elles reçoivent leurs soins. Alors que le centre de santé de cette localité n’est pas tellement équipé.

C’est le lieu de rappeler que la préfecture de Kpendjal a été longtemps oubliée par les autorités togolaises. Aucune politique de développement n’est menée à l’endroit des populations de cette préfecture. La route (105 km) qui mène de Dapaong à Mandouri, le chef-lieu de la préfecture de Kpendjal n’est pas goudronnée. Les infrastructures sanitaires et scolaires sont rares dans la préfecture. Les quelques unes qui existent sont mal entretenues.

Il urge que des mesures soient prises d’urgence pour voler au secours des victimes et de toute la population qui,  aujourd’hui sont sans abris. Aussi, les gouvernants doivent-ils faire à court terme des efforts allant dans le sens du désenclavement de cette préfecture.  

  GLAKPE Koffi

 
Non respect des décisions du Dialogue Social : Les travailleurs appellent à une marche de protestation ce samedi

Grande  marche de protestation, de mobilisation et de mise en garde au gouvernement suivie de meeting des travailleurs

Date : le  samedi 08 septembre 2007
Lieu  de départ:
siège de  la CNTT 14 rue VAN  LARE
ARRIVEE:         PLACE ANANI SANTOS (Ancien Fréau Jardin) TERRAIN DE BASKET

Travailleurs Togolais! Debout pour la reconquête de notre dignité et la sauvegarde de nos acquis.

Travailleurs Togolais! Notre hymne nous interpelle.

« Marchons fièrement, remplis de vaillance comme un régiment »

En effet, depuis janvier 2006, les travailleurs togolais toute obédience confondue ont réussi pour la première fois de notre histoire, à arracher le Dialogue Social en lequel nous avons foi pour une paix sociale durable dans notre pays.

Le 11 mai 2006, le Gouvernement, le Patronat et les Organisations Syndicales des Travailleurs ont négocié et signé des engagements tripartites assortis d’un chronogramme précis à exécuter par toutes les parties prenantes.

Depuis ce jour jusqu’à aujourd’hui et en dépit de multiples relances faites par les Organisations Syndicales des Travailleurs, qu’en est-il exactement ? Le bilan est sombre et l’espoir déçu.

1. Les conditions de vie et de travail continuent de se dégrader quinze (15) mois après la signature de ce Protocole d’Accord.

2. Les arriérés de salaire à apurer dans les douze (12) mois (engagement N° 66) sont encore dus aux travailleurs variant entre deux (2) mois et plus pour les fonctionnaires et agents de l’Etat voire six (6) ans pour les autres travailleurs précisément ceux de Togopharma, Togotex, Hôtel de la Paix, Hôtel du 2 Février, ICAT-IRAT etc.

3. Les retraités de la Caisse de Retraites du Togo (CRT) ont au moins 3 mois d’arriérés de pension.

4. Les subventions accordées par l’Etat pour le paiement des salaires des enseignants du Confessionnel accusent plusieurs années d’impayés.

5. Sur les 64 engagements à exécuter pendant les 12 mois, 06 seulement ont été tenus.

6. les Enseignants Auxiliaires (EA) et les Enseignants Volontaires (EV) sont les oubliés de la mise en œuvre des mesures du Dialogue Social.

7. Les arriérés des allocations familiales demeurent impayés.

8. L’étude sur la revalorisation du SMIG et du SMAG n’a jamais été faite.

9.aucune disposition n’est prise jusqu’à ce jour pour dénoncer et réviser la Convention Collective Interprofessionnelle du Togo de 1978 ainsi que diverses conventions sectorielles rendues caduques par la loi N° 2006-010 du 13 décembre 2006 portant Code du travail de la République Togolaise.

10. La révision à la baisse du prix des produits pétroliers (engagement N° 39) n’a été qu’un bluff.

11. Les engagements N°86 et 87 sur la politique de logement social et celle de la protection sociale élargie n’ont jamais connu un début de mise en exécution.

12. Ajouté à ce lot de malheurs, la liquidation de l’OTP et de l’IFG-TOGO (devenu SNPT) avec le licenciement de plus de 1000 agents et cadres.

13. Comme cela ne suffisait pas, le délestage qui avait entraîné la perte d’emploi et de revenu aux acteurs des petits métiers de l’économie Informelle, semble reprendre depuis quelques jours.

14. Les prix de certains biens de consommation à savoir (ciment, fer à béton, riz huile végétale, conserves ...) ont connu des augmentations.

15. Nos marchés sont devenus insalubres et piteux à la moindre goutte d’eau de pluie.

16. Nos routes se sont transformées en véritables tombeaux qui n’ont rien à envier à celles de 1964.

17. Notre capitale Lomé est jonchée de dépotoirs sauvages et polluants, les caniveaux gorgés de sable et la ruralisation s’accentue.

Travailleurs Togolais! Les maigres espoirs engendrés par le Dialogue Social tournent à l’amertume et au désespoir. Nous ne devons pas continuer à les subir impuissants dans l’indifférence!

- Nous ne devons pas rester indifférents tant que les engagements issus du Protocole d’Accord Tripartite ne soient tenus dans le délai imparti.

-Nous ne devons pas rester indifférents tant que des solutions idoines ne soient trouvées pour réconforter les travailleurs, ceux là qui font tourner nos économies.

-Nous ne devons pas rester indifférents tant qu’une solution définitive ne soit trouvée au problème de délestage dans notre pays.

-Nous ne devons pas rester indifférents si le gouvernement ne révise pas à la baisse, les prix des produits pétroliers, du ciment, du fer à béton, du riz...

Camarades travailleurs!

la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) invite tous les travailleurs affiliés, les sympathisants du secteur formel, du secteur informel, les conducteurs de taxis motos, les chauffeurs, les vendeurs et revendeuses à une grande mobilisation permanente et se tenir prêts à tous mots d’ordre y compris une grève d’avertissement et de mise en garde à observer dans les prochains jours, si les conditions ci-dessus citées ne sont pas remplies.

Notre force réside dans notre Union et notre Solidarité.

Camarades salut!

Le Bureau confédéral

 
Candidature de l’UFC/ Du rififi dans la préfecture de Danyi : Des manœuvres pour positionner un ex-militant de la CPP

Le Bureau National et le Président fédéral accusés
Dans l’une de nos précédentes parutions (Liberté N°247 du 29 août 2007), nous avions publié une liste des candidats de l’UFC aux prochaines élections législatives tout en spécifiant qu’elle pourrait connaître quelques modifications. Mais le jour de l’investiture, on a constaté qu’il y a eu dans quelques préfectures plus de candidats investis que de sièges à pourvoir. Quand nous sommes  allé  aux nouvelles, on nous fait savoir qu’il y avait encore de petits problèmes à régler dans les préfectures et qu’il serait fastidieux d’organiser une autre cérémonie d’investiture pour deux ou trois candidats.

En fait, au niveau de la préfecture de Danyi, il y avait  sur la liste publiée par notre rédaction et qui était susceptible d’être modifiée, quatre noms : Tsogbé Komla Daké, Tsétsé Abotchi Sévérin, Sogadji Yao Pascal, Adiabou Vitus pour les deux sièges électoraux. Contre toute attente, une cinquième personne s’est jointe au groupe lors de l’investiture. Nous avons trouvé cela anormal puisque a priori, il n’y avait aucun problème de candidature dans la préfecture. Ce qui nous a conduit à ouvrir une enquête.

            De nos investigations, il ressort que le sieur Dogboé Kossi Elémawoussi a prêté serment au détriment de l’un des quatre candidats précités. Le Président fédéral de l’UFC userait des manœuvres pour bouleverser l’ordre établi et imposer M. Dogboé qui serait un ex-militant de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) de M. Edouard Kodjovi Kodjo. Il nous est rapporté que la candidature de ce dernier avait déjà posé des problèmes et que les membres de l’UFC Danyi avaient, au cours d’une réunion du Bureau Fédéral de Danyi élargie aux cadres de l’UFC ressortissants de la préfecture, réagi en le désavouant. Cette réunion qui s’est tenue le 29 avril 2007 aurait été sanctionnée par un procès -verbal qui aurait été transmis au Bureau National. « Abordant le problème de candidatures aux législatives, l’Assemblée demande au Président National et au Bureau National d’annuler la candidature de Dégboé Kossi, non membre de l’UFC que Frititi Voulé infiltre et impose en complicité avec le Président Fédéral. Son dossier de candidature a été introduit au Bureau national par le Président Fédéral seul sans consultation des autres membres du bureau. Degboé Kossi n’a jamais assisté à nos réunions ni participé à nos activités politiques. Raison pour laquelle il n’était pas à Danyi lors du passage du Président National. C’était pendant la Coalition pour les présidentielles d’avril 2005 qu’il s’était présenté sous l’étiquette de la CPP…Il serait suicidaire pour l’UFC si le Bureau National prend le risque d’accepter la candidature de celui-ci car ce dernier est un pion de Frititi Voulé. D’ailleurs, que le Bureau National note que Dégboé Kossi est celui que Frititi Voulé proposait positionner comme candidat indépendant du RPT », précise le procès verbal.

            Le sieur Dégboé est aussi accusé de poser par le passé des actes peu orthodoxes dans la préfecture. Nombre de militants de Danyi soutiennent qu’il n’est pas de l’UFC et qu’il est à la solde de M. Voulé Frititi, ancien ministre et député sortant du RPT. « C’est quand la liste est tombée que lui et le président fédéral sont partis manigancer les choses à Lomé avec la complaisance de certains membres du Bureau National. Cet homme n’est pas de l’UFC et il utilise ses moyens pour nous infiltrer », nous a confié une source à Danyi.

            Mais dans le Bureau National de l’UFC, on semble minimiser ces faits. « Ne vous préoccupez pas de ces choses. C’est déjà réglé. Vous allez chercher n’importe quoi.  Je n’entretiens pas de relations particulières avec les journalistes. Si vous vous préoccupez de ces choses, vous aurez affaire avec  moi. M. Dégboé a été proposé par la fédération de l’UFC. J’ai travaillé sur le dossier de candidatures. Les gens écrivent des rapports sur les autres. Nous en avons beaucoup reçu. Une liste définitive sera publiée vendredi et vous verrez s’il est candidat ou pas », a expliqué le Secrétaire Général de l’UFC, Jean-Pierre Fabre, contacté par notre rédaction. A la question de savoir s’il est informé de l’accointance du candidat avec le député, il a indiqué que ce sont des histoires avant d’ajouter que « Si vous avez bénéficié de certaines informations de l’UFC, ne venez pas nous bombarder en nous accusant de placer des taupes ».

            Toutes nos tentatives pour avoir la réaction du ministre  Voulé Frititi se sont révélées vaines. Il était injoignable. Affaire à suivre

 R.K.

 
L’Assemblée nationale et le décret présidentiel : Une dissolution de façade

Depuis jeudi, les Togolais savent à quelle date ils devront se rendre aux urnes. L’électorat est convoqué pour le 14 octobre prochain. « …Le corps électoral est convoqué le dimanche 14 octobre 2007 pour les élections législatives. Les bureaux de vote seront ouverts de 7 heures à 17 heures  sur toute l’étendue du territoire national…Quant à la campagne électorale, elle s’ouvrira le samedi 29 septembre 2007 à zéro heure et prendra fin le vendredi 12 octobre 2007 à minuit »,  indique le communiqué sanctionnant le conseil des ministres du 30 août dernier. Dans le même temps, par décret présidentiel l’Assemblée nationale est dissoute.

 Le Président de la République,

Vu l’article 68 de la Constitution de la IVè République,

Sur proposition de la Commission Electorale Nationale Indépendante relative    à la fixation de la date des élections législatives,

Après consultation du Premier ministre et du Président de l’Assemblée nationale

Décrète :

Article premier : l’Assemblée nationale est dissoute

Article deux : le présent décret, qui prend effet à compter de ce jour, sera publié au Journal Officiel de la République Togolaise (JORT) ». Ainsi est libellé le décret.

            L’annonce  de ces deux décisions a été faite avec trompette et tintamarre, et elle a eu les effets escomptés. Car beaucoup de Togolais ont été emballés. Si la fixation de la date du scrutin était longtemps attendue et n’est donc pas un évènement, la dissolution de l’Assemblée nationale par contre a fait couler beaucoup d’encre et de salive. La seule annonce de cette décision a suffi pour donner le coup d’envoi à la récupération politicienne. Des Togolais ne sont pas passés par quatre chemins pour louanger Faure Gnassingbé, son esprit d’ouverture surtout. Mais au fond, cette décision n’est qu’un effet d’annonce car Faure Gnassingbé n’a fait aucun miracle. Ce n’est pas là une autre marque de la « magnanimité légendaire » de la famille.

            La dissolution de l’Assemblée nationale est une disposition contenue dans la loi constitutionnelle, dans l’article 68 alinéa 1er notamment, adoptée par Référendum le 27 septembre 1992, promulguée le 14 octobre 1992 et révisée par la loi N° 2002-029 du 31 décembre 2002. « Le Président de l’Assemblée de la République, après consultation du Premier Ministre et du Président de l’Assemblée nationale  peut prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale», y lit-on. Cette dissolution est d’ailleurs favorisée par le contexte dans lequel intervient le prochain scrutin.

            Le processus électoral s’inscrit dans le cadre des 22 engagements souscrits par le gouvernement le 14 avril 2004   auprès de l’Union Européenne, et qui demandent au pouvoir d’organiser des élections anticipées. L’Assemblée nationale dissoute ayant pris fonction le 19 novembre 2002, le mandat de cette législature devra venir à son terme le 18 octobre prochain. Pour donner ce caractère anticipé aux élections, elles doivent avoir lieu avant cette échéance, d’où le 14 octobre, et l’assemblée doit être dissoute.

            C’est assez clair que le geste n’est pas du tout une largesse de Faure Gnassingbé. Les gens devraient d’ailleurs bémoliser leur euphorie quand  on sait que cette dissolution n’est que de façade, un simple respect des formalités car les députés restent toujours en fonction malgré tout, si on se réfère à l’article 52 de la Constitution. « Les membres de l’Assemblée nationale et du Sénat sortants, par fin de mandat ou dissolution, restent  en fonction jusqu’à la prise de fonction effective de leurs successeurs », lit-on à l’alinéa 11.

C’est là l’une des contradictions introduites dans la Constitution par les nombreux « toilettages » avec pour maître d’ouvrage l’inénarrable Fambaré Ouattara Natchaba. Voilà, tout est dit.

                        TINO Kossi

 
Echo d’une visite du chef de l’Etat à Djondo-Kondji : Faure Gnassingbé sur les pas de son défunt père

Tant qu’il n’y aura pas une véritable prise de conscience de la part de ceux qui se prévalent au Togo du titre de chef d’Etat, il n’y aura pas de prospérité pour nos populations ni d’avancée vers la voie de l’émancipation, et de nos dirigeants eux-mêmes et des populations togolaises. Car pour pouvoir amener son peuple à s’émanciper, il faut s’émanciper soi-même d’abord. Et l’émancipation ne saurait s’acoquiner avec ces pratiques viles et puériles que nous observons dans notre pays depuis 40 ans. A l’allure où vont les choses au Togo, même un siècle après, tous les pays environnants feront des sauts qualitatifs dans le progrès et la plupart susciteraient admiration, pendant que ce petit Togo sera toujours à la traîne et en pleines abominations sans cesse renouvelées. Pour cause, le déficit criard de bonne volonté de la part du sommet.

Le samedi 25 août dernier, celui qui s’était prévalu du titre de « candidat de la jeunesse » aux dernières élections présidentielles par rapport à Bob Akitani, nous avons nommé Faure Gnassingbé, qui en 2005 avec sa clique considérait ce dernier comme un homme usé et qui n’avait rien à apporter à la jeunesse, relève de demain, s’était rendu dans le village de Djondo-Kondji situé à quelques encablures de la ville d’Anèho, dans la préfecture des Lacs. D’après nos informations, il serait allé rendre visite au vieux Gervais Gbondjidè Djondo à son domicile. La chose serait passée inaperçue chez nous, et même classée dans la rubrique des visites ordinaires que des parents ou des amis se rendent et qui n’attirent pratiquement l’attention de personne, si Monsieur Faure ne s’était pas illustré négativement à son départ.

Après que son hélicoptère eut pris l’air en direction de Lomé, s’installa une séance de partage de billets de banque comme en avait l’habitude son défunt père à Lomé 2 ou à Pya et qui a corrompu la jeunesse de notre pays et l’a réduite à la paresse et à la mendicité. Il avait été demandé aux habitants de se mettre en groupe de dix pour se voir remettre cent mille francs CFA à se partager, à raison de 10.000 F par tête. Les petits enfants du village (entre 5 et 10 ans) avaient reçu chacun 1000 F. C’est ainsi qu’après le passage du candidat de la jeunesse, celui qui prétendait, s’il était élu, se mettre au service de la jeunesse et lui rendre l’école primaire gratuite (cela, nous ne le répéterons jamais assez jusqu’à le voir concrétisé), on constata un gaspillage de sous et la perpétuation des pratiques éhontées du père qu’étaient la corruption, l’achat de conscience et l’absence d’une politique pragmatique tendant à amener notre jeunesse à se prendre en charge et à réfléchir autrement. Des millions de francs CFA auraient encore une fois été jetés par la fenêtre.

Pour notre part, nous ignorons s’il en était à sa première visite à Djondo-Kondji et s’il y avait eu d’autres séances de distribution d’argent auparavant, ce à quoi les populations se seraient habituées pour être préparées ce 25 août 2007 à bénéficier des largesses du prince. Il n’y avait qu’à en juger par le nombre de gens sortis ce jour-là. Nous voulons suggérer à Monsieur le chef de l’Etat, qu’il rendrait un meilleur service aux populations de Djondo-Kondji, s’il investissait pour construire un hôpital digne de ce nom dans ledit village avec un bon équipement ou encore s’il mettait en place un système efficace d’adduction d’eau potable pour ces populations qui ont de sérieux problèmes d’eau. Ces billets distribués gratuitement aux populations, sans qu’elles aient rendu un service pour les mériter, nous disons qu’aujourd’hui, soit une dizaine de jours après les avoir dépensés, ses bénéficiaires les ont oubliés, franchement oubliés. Elles attendent sûrement sa prochaine apparition dans la zone. Ce n’est pas pour rien que le proverbe chinois, recommande d’apprendre à pêcher à un homme plutôt que de lui donner du poisson tout le temps qu’il en a besoin.

Il y a longtemps que le jour s’est levé ! Vivement qu’au Togo, les dirigeants s’engagent à s’émanciper eux-mêmes d’abord pour nous amener à nous émanciper tous dans le pays. Cela contribuera énormément à amener les Togolais à s’approprier le développement de leur propre pays. Autrement tout ce ne sera que du gâchis. C’est parce qu’il y a une catégorie de Togolais qui a montré ses limites (notamment avec le RPT), que les Togolais veulent des gens nouveaux à leur tête et l’ont à chaque fois exprimé à travers les urnes. On s’étonne que le fameux candidat de la jeunesse d’il y a seulement deux ans et demi, soit devenu si difficile à repérer, à reconnaître. Faure Gnassingbé est devenu tout méconnaissable et donne simplement raison à ceux qui pensent qu’une carpe n’a jamais accouché d’un silure.

Puisse Dieu amener le chef de l’Etat Togolais à nous proposer de nouvelles recettes et se départir des recettes éhontées et éculées dont son géniteur avait toujours gavé les Togolais ! Nous le souhaitons pour lui. Il est à mi-mandat et nous attendons toujours qu’il nous surprenne positivement un jour avant les prochaines élections présidentielles pour donner tort à ceux qui ont toujours pensé du mal de lui.

Alain SIMOUBA

 

 

 

 
 
 
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