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Liberté Hebdo |
1er Sept. 2007 |
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[
N°241:
du 31 Aout 2007]
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Législatives 2007
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Des observateurs militaires de la CEDEAO attendus |
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.Une mission au Togo pour préparer le terrain |
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Même si la date exacte du scrutin n’est toujours pas
arrêtée, après bouclage du virage important qu’est
l’opération de recensement, c’est la question des
dispositions pratiques qui est à l’ordre du jour,
nommément le volet sécuritaire. |
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« Les parties prenantes au Dialogue s’engagent à
accepter des observateurs nationaux et internationaux
à tous les stades du processus électoral, afin
d’attester de la régularité du scrutin, ainsi que des
conditions de transparence et de sécurité. Tous les
observateurs devront répondre aux critères
d’accréditation définis par la CENI.
En outre, elles conviennent de la mise en
place, au niveau des observateurs internationaux,
d’une structure pluridisciplinaire d’alerte composée
d’experts civils et militaires sur les questions
spécifiques de sécurisation des opérations
électorales »,
lit-on dans l’Accord Politique Global signé le 20
août 2006 par les différents protagonistes de la
crise politique togolaise.
C’est dans ce cadre qu’une mission de
la CEDEAO composée majoritairement de militaires et
conduite par le Col Sangaré Siaka est arrivée dans
notre pays. Elle a eu une séance de travail, mardi,
au ministère de
la Sécurité
avec des responsables de
la FOSEL
(Force de Sécurité des Elections Législatives 2007),
et des membres de
la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI). A l’ordre du jour,
les préparatifs sur la sécurisation du scrutin.
« Cette mission vise à faire l’état des lieux, à
identifier les attentes des uns et des autres afin
d’élaborer un schéma d’accompagnement du processus
électoral », indique le journal officiel dans sa
parution d’hier, se fondant sur les propos du chef de
la délégation.
Cette démarche de
la CEDEAO
est à saluer car depuis la signature de l’APG, la
question de l’observation militaire du scrutin est
rentrée dans les oubliettes. Elle a à peine été
évoquée au cours des séances publiques. Ce n’est
pourtant pas un sujet à négliger, la présence
d’observateurs militaires internationaux. Leur
présence a été salutaire au cours des législatives de
94. Elle avait le mérité d’avoir dissuadé, plutôt
minimisé les fraudes électorales. Et les résultats
ont suivi. La transparence de ce scrutin est
unanimement reconnue par tous les acteurs politiques
togolais. C’est d’ailleurs la seule référence en
matière d’élection crédible au Togo. Ce scrutin avait
justement permis à l’Opposition, à l’époque incarnée
par le CAR de Me Yawovi Agboyibo et à l’UTD d’Edem
Kodjo de ravir au RPT la majorité des sièges…
L’initiative vient à point nommé, vu
l’atmosphère engendrée par l’ « expédition
punitive » des jeunes recrues le lundi 20 août au
quartier Attiégou. En rappel, des élèves policiers
campés sur le site de
la Foire Togo
2000 ont fait une descente dans le quartier, passé à
tabac et blessé des habitants pour venger un des
leurs agressé. Ce qui ne met pas trop en confiance
les Togolais qui ont encore vivaces à la mémoire les
événements d’avril 2005, surtout que ce sont ces
jeunes recrues qui composeront majoritairement
la FOSEL,
la force chargée d’assurer la sécurité au cours des
prochaines élections.
On espère bien que pour cette fois,
la CEDEAO fera œuvre utile. Car l’image qu’elle a
laissée en avril 2005 dans le cœur des Togolais n’est
pas trop bonne. Cette instance sous-régionale avait
pris fait et cause pour le Fils, après la
« catastrophe nationale ». La juste évocation des
noms Mamadou Tanja, Maï Manga Boukar, Adriene Diop et
compagnie rappelle de bien tristes souvenirs. Au
moment où l’opposition et les Togolais imbus de
changements criaient à la fraude électorale,
manifestaient dans les rues et tombaient sous les
balles meurtrières des corps habillés, les
observateurs de
la CEDEAO
étaient restés de marbre. Ils n’avaient que le
traditionnel langage à la bouche : « Les petites
irrégularités constatées çà et là ne sont pas de
nature à entacher la régularité du scrutin.
L’élection s’est globalement bien déroulée sauf des
incidents mineurs à…Le scrutin répond aux standards
internationaux et ne souffre d’aucune irrégularité.
Nous, observateurs de
la CEDEAO
attestons que l’élection a été claire, transparente
et donc démocratique »
patati patata.
TINO Kossi |
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Le RPT en difficultés dans l’Oti : Des déçus du parti
se repositionnent candidats indépendants |
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.Kantchati et ses amis angoissés
La mise à l’écart de l’ex-président de l’Assemblée
Nationale, M. Fambaré Ouattara Natchaba, lors de la
parodie de primaires, continue de susciter des vagues
dans la préfecture de l’Oti. Ses partisans ont
régulièrement dénoncé la façon dont les choses
s’étaient passées mais ils n’ont jamais été entendus.
Le ministre Issifou Oukoulo Kantchati qui lorgnait la
tête de liste a, lors des primaires, réussi à
retourner M. Lamboni Mindi, ancien directeur de
la Caisse
d’Epargne du Togo, contre son mentor Natchaba. Et
toutes les tentatives pour le faire revenir se sont
révélées vaines. Le séjour du chef de l’Etat,
président du parti, dans la préfecture n’a pas
dissipé les rancoeurs. |
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Mais la situation s’est encore dégradée quand les
responsables du RPT, au lieu d’aborder le problème
avec tact, sont allés charger l’ancien dauphin
constitutionnel. Selon notre confrère « Le Magnan
Libéré », le ministre Tankpadja Lalle fut celui
qui aurait jeté de l’huile sur le feu en déclarant
que « Natchaba ne représente plus rien ».
Ce qui amène aujourd’hui les mécontents à
se positionner candidats indépendants dans la
préfecture. Ceux-ci se sont regroupés sous la
bannière « Liste Indépendante Citoyenne LIC-Oti ».
« Après le passage des responsables du
Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) dans certains
cantons de notre préfecture le 22 août courant, il
nous paraît opportun et légitime de rompre le silence
que nous avons gardé depuis longtemps pour enfin
expliquer aux uns et aux autres les raisons qui
sous-tendent la présence de
la Liste Indépendante
Citoyenne dans l’Oti »,
a expliqué M. Jules Nassoma, porte-parole de
la LIC,
lors d’une rencontre avec la presse mercredi. Pour
lui, « l’Oti est l’une des plus vieilles
préfectures au Togo, elle a été martyre, elle a
souffert avant les indépendances et a continué de
connaître les affres d’une faune qui lui a été
imposée dont elle se remet à peine aujourd’hui.
Malgré tout cela, nos populations n’ont jamais manqué
d’apporter leur pierre à la construction nationale et
ont accepté en majorité de rallier le RPT ».
Ainsi, « devant les menaces, les intimidations, la
terreur et la chasse à l’homme plus ou moins voilée,
instigués par cette minorité », ils ont décidé de
briser ces chaînes en mettant en place une Liste
Indépendante Citoyenne. Elle a essentiellement pour
objectifs de : « défendre les intérêts des
populations de l’Oti en les mettant à l’abri des
intimidations, de la violence et des manipulations
des consciences ; montrer que la politique ce n’est
ni le mensonge, ni la diffamation, moins encore la
calomnie ; mettre au centre de ses préoccupations
l’Homme, ses droits, sa liberté de choix et de
mouvement ; des vertus très chères à nos différentes
populations ». Selon toujours ce responsable, « la
Liste Indépendante
Citoyenne n’étant le pion d’aucun parti politique,
personne ne peut prétendre l’empêcher ni l’exclure du
prochain scrutin ».
Il estime enfin que
la LIC
est « largement soutenue et encouragée par les
populations de l’Oti et mettra tous les moyens en
œuvre pour combler les attentes de celles-ci ».
Même si les initiateurs de cette liste
affirment n’être à la solde d’aucun parti politique,
il est évident qu’ils sont des mécontents et des
déçus du RPT qui veulent voler de leurs propres
ailes. Pour beaucoup d’observateurs de la scène
politique togolaise, ils seront très proches de M.
Natchaba qui vient pourtant d’être nommé « chargé
de stratégies électorales au RPT ». S’ils
arrivent à aller jusqu’au bout de leur ambition, ils
mèneront sûrement la vie difficile aux candidats
originels que sont le ministre Kantchati, Noupokou
Damipi, Directeur Général de
la CEET, et Lamboni Mindi. Affaire à suivre.
R. Kédjagni |
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« Expédition punitive » d’Attiégou : Des mentalités
d’une autre époque |
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Que les Togolais concèdent qu’on revienne sur les
incidents du 20 août à Attiégou qui ont vu les jeunes
recrues descendre dans le quartier pour passer à
tabac ses habitants. On se permet d’y revenir parce
que cette descente policière que les autorités
sécuritaires qualifient, à cœur joie, d’ « expédition
punitive » illustre à merveille la pagaille
systématisée dans laquelle
est géré le pays, et vient montrer qu’il y a un
gros travail à abattre chez les corps habillés pour
les faire adhérer à la nouvelle donne d’apaisement
prôné par Faure Gnassingbé. |
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Des pans entiers de son speech d’Atakpamé sonnent
encore dans les tympans. « Plus jamais ça
sur
la Terre de nos Aïeux ! Plus jamais de troubles et de
violences insensées, ponctués d’actes inciviques… »,
haranguait-il les populations d’Atakpamé le 28
juillet lors de la 36eme célébration de Odon-tsu.
Nous étions des premiers Togolais à signifier que le
chef de l’Etat s’est trompé d’auditoire et que ce
discours devrait être plutôt fait devant les
activistes du pouvoir et les corps habillés qui se
sont illustrés dans les violences d’avril 2005. Ce
discours n’aura même pas duré un mois. Et ce sont les
corps habillés, supposés garants de la sécurité des
citoyens qui viennent remettre en cause cet idéal.
Dans un Pays Normal, comment peut-on
assister à de tels événements ? Et pire, ce sont les
jeunes recrues, des « demi-policiers » comme
on les caricature, qui s’illustrent ! C’est assez
intriguant que ce soient d’ailleurs ceux des corps
habillés qui sont plus « civils ».
Ce sont des messages forts qu’on a voulu
envoyer aux Togolais à travers cette expédition
punitive. Des élèves policiers qui prennent la
largesse de sortir de leur campement pour passer à
tabac tout un quartier pour la simple raison qu’un
des leurs a été agressé, c’est assez intriguant. Cela
ne l’est pas moins quand on sait que ce sont ces
éléments qui composent majoritairement
la FOSEL,
la Force chargée d’assurer
la Sécurité
lors des prochaines élections législatives.
Pour revenir au discours de Faure
Gnassingbé à Atakpamé, deux opinions s’entrechoquent
dans nos mémoires. Soit le chef de l’Etat fait preuve
d’hypocrisie et le discours servait juste à caresser
les Togolais dans le sens du poil, à les blaguer,
comme disent les Ivoiriens, afin de les faire adhérer
au processus, juste pour satisfaire les partenaires
européens. Soit il est sincère et ce sont les hommes
en arme qui n’approuvent pas sa vision. C’est ici
qu’il urge de concevoir à nouveau la question de la
réforme de l’armée. Cette réforme, au lieu d’être un
toilettage des textes, un simple changement de
vocabulaire, doit plutôt être un vrai travail de
l’esprit, une reforme des mentalités.
T. K. |
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Exclusif : Le Prof. Gnininvi parle du processus
électoral, de la question de l’impunité et de
l’amélioration dans la fourniture du courant
électrique
Un
an après la signature de l’Accord Politique Global (APG),
nous avons approché le Secrétaire Général de la CDPA,
le Prof. Léopold Messan Gnininvi, l’un des
signataires dudit accord, pour faire avec lui l’état
des lieux. Il est en outre revenu sur le processus
électoral en cours et la question de l’impunité qui
fut l’une des revendications de ce parti lors des
pourparlers togolo-togolais. En sa qualité de
ministre d’Etat, ministre des Mines et de l’Energie,
il s’est également prêté aux questions relatives à la
crise d’énergie électrique au Togo. Lisez plutôt. |
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Le Prof.
Léopold
Gnininvi
A la signature de l'APG
le 20 Août 2006 |
Monsieur le Professeur, il y a un an que l’Accord
Politique Global a été signé entre les acteurs
politiques togolais dont votre parti. Quel bilan
faites-vous du processus démocratique au Togo ?
Nonobstant quelques difficultés dans la mise en œuvre
de certaines dispositions dudit accord, nous pouvons
dire que le bilan est loin d’être négatif. Un
gouvernement a été mis en place, une CENI conduit
dans la transparence le processus électoral, un
comité de suivi s’efforce d’aplanir les divergences
habituelles, etc. Nous voulons saisir l’occasion de
cette interview pour saluer le courage et la volonté
politiques de la classe politique togolaise qui a
choisi d’aller à l’essentiel en privilégiant
l’intérêt de la nation.
Mais la question du mode de scrutin a été mal réglée
ainsi que celle relative à la recomposition de
la Cour Constitutionnelle…
Le mode de scrutin de liste a été retenu à défaut
d’obtenir un consensus sur les autres modes proposés
par les uns et les autres. On peut regretter que le
mode de scrutin uninominal à deux tours ne soit pas
retenu. On peut aussi regretter les conditions dans
lesquelles s’est
déroulée la désignation des membres de la cour
constitutionnelle. Cela témoigne des diverses
résistances au changement.
Quelle appréciation faites-vous des opérations de
recensement qui viennent de s’achever ?
Le recensement s’est globalement bien déroulé en
dépit de quelques difficultés d’organisation au
début. Nous tenons à féliciter la CENI pour le
travail abattu. Mais nous ne devons pas oublier que
l’enjeu réel est la tenue dans de bonnes conditions
du scrutin. Pour cela, nous devons rester mobilisés
et vigilants pour que le jour du scrutin tout se
déroule dans de bonnes conditions.
Votre parti semble observer un silence par
rapport à un passé récent. La solidarité
gouvernementale en serait la cause ou la peur des
polémiques auxquelles se livrent certains partis
politiques?
Je ne sais pas de quoi vous voulez parler ! A la CDPA,
nous avons fait le choix de nous attacher à
l’essentiel et particulièrement aux intérêts majeurs
de la nation. Les polémiques stériles ne nous
intéressent pas. C’est aux Togolais, le moment venu
d’apprécier notre option politique. Nous leur faisons
confiance pour faire le bon choix lors des élections
prochaines.
La question de l’impunité est l’une des exigences de
la CDPA lors du dialogue intertogolais. Etes-vous
satisfaits de la façon dont cette question est
traitée ? Comment avez-vous accueilli le discours du
chef de l’Etat à Atakpamé le 28 juillet 2007 ?
Notre parti a salué cet engagement ferme récent du
chef de l’Etat sur la question de l’impunité. Nous ne
pouvons que l’appuyer. Notre souhait serait que nous
puissions faire du règlement de la question de
l’impunité une des priorités de l’actuel
gouvernement. Nous restons vigilants afin que cette
question qui est importante ne soit pas négligée. On
ne saurait en faire l’économie si nous voulons sortir
notre pays du cycle infernal de violences qui l’a
toujours caractérisé.
Il y a quelques semaines, les Togolais ont
accueilli avec joie une amélioration dans la
fourniture du courant électrique. Qu’est-ce qui
justifie cette situation ? Des dispositions
sont-elles prises pour éviter à l’avenir la même
situation désastreuse qui a porté un coût dur à
l’économie nationale ?
Le Togo connaît une amélioration dans les services de
fourniture de l’énergie électrique ces derniers
temps. Cela est dû aux pluies qui sont tombées sur le
pays et sur la sous région et qui ont permis une
alimentation en eau des barrages. Cela n’est que
passager. Pour éviter de connaître les mêmes
problèmes, nous sommes en train de prendre les
dispositions pour accroître la fourniture en énergie.
Nous espérons que le Togo connaîtra une évolution
positive dans le domaine.
Où en est-on avec le projet Gazoduc ? Le Togo, notre
pays serait-il réellement le mauvais élève qui
retarde l’avancement du projet selon certaines
sources ?
Nous venons de lancer le chantier. Nous sommes forts
pour inventer des rumeurs contre notre propre pays.
Le Togo n’est pas du tout le mauvais élève dans ce
domaine, au contraire, nous savons que ce gaz est
notre planche de salut et nous nous y accrochons.
Qu’en est-il du contrat de construction de la
centrale thermique avec Contour Global, la firme
américaine ?
Les travaux sont en cours. Nous attendons le
rendez-vous de juillet 2008 pour la livraison de
l’électricité.
Revenons à la politique. Est-ce que la CDPA sera
présente sur les 81 listes ? Avez-vous déjà réglé la
question des candidatures ?
Avec beaucoup de chances, nous ne connaissons pas les
mêmes tiraillements que vivent douloureusement
d’autres partis politiques dans le choix des
candidats. Nous avons fait le choix de la solidarité
au sein du parti. Nous serons présents dans toutes
les préfectures avec notre Logo « main dans la
main », symbole de la tolérance et de l’unité.
Nous sommes déjà prêts pour l’investiture de nos
candidats.
Vos détracteurs vous accusent de dénicher des gens
dans la diaspora pour en faire des candidats. Que
leur répondez-vous ?
La CDPA,
un des tout premiers partis de l’échiquier togolais,
a payé un lourd tribut pour l’avènement de la
démocratie et de nombreux camarades de la première
heure ont dû prendre le chemin de l’exil. Ceux qui
reçoivent l’investiture chez nous ne sont pas des
ouvriers de la dernière heure.
Qu’espère
la CDPA
en allant à ces élections législatives ?
Une alternance au pouvoir et un changement dans la
paix et l’unité afin de lancer enfin notre pays sur
la voie du développement.
Interview réalisée par Zeus A. et Didier Ledoux |
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