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17Août 2006 |
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Vers la conclusion d’un accord qui s’impose à la
Constitution
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L’UFC méfiante, réclame un comité de suivi |
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Ouvertes depuis lundi 07 août dernier,
les consultations bilatérales instituées
par le facilitateur, le président Blaise
Compaoré, se sont achevées hier avec un
tête-à-tête entre le N° 1 burkinabé et
son homologue togolais Faure Essozimna
Gnassingbé. Après avoir écouté toutes les
délégations prenant part au Dialogue
national et celles des invités –
surprises à savoir les responsables des
confessions religieuses et les chefs
traditionnels, il est normal que le
président Compaoré prenne langue avec
Faure Gnassingbé pour avoir son point de
vue sur les questions abordées.
En attendant la plénière d’aujourd’hui au
cours de laquelle les dernières
divergences vont être aplanies, les
premières déclarations des différentes
délégations contiennent un brin d’espoir.
Tous sont unanimes à reconnaître qu’il y
a des avancées et comme l’a si bien dit
un diplomate en poste à Lomé, « Nous
avons l’impression que les acteurs
politiques togolais sont cette fois-ci
décidés à trouver une solution à cette
crise qui a trop duré ».
« Nous avons espoir », a déclaré le président
du Bureau du Dialogue, Me Yawovi Agboyibo,
ajoutant : « disons que dans l’état actuel de la
facilitation, nous ne nous sommes pas trompés, nous
pouvons dire que le dossier est en très bonne
voie ».
Du côté de l’UFC aussi, c’est le même discours.
Reçu le vendredi 11 août dernier, le leader de l’UFC,
Gilchrist Olympio s’est déclaré « un peu
optimiste » sur l’issue des discussions.
« Nous sommes un peu optimistes. Je crois qu’il y a
une possibilité de trouver un chemin pour sortir
notre pays d’une crise qui perdure depuis 40 ans »,
a-t-il laissé entendre. Pour lui, son parti n’est
pas allé dans la capitale burkinabé pour bloquer les
choses. « Nous sommes venus à Ouagadougou avec un
esprit ouvert en vue de trouver une solution à cette
crise », a-t-il indiqué en guise de réponse à
ceux qui taxent sa formation politique
d’intransigeante. Le leader de l’UFC a, en outre,
adhéré au principe d’un gouvernement d’union
nationale devant organiser les prochaines
législatives.
Comme tout le monde le sait, le dialogue
intertogolais achoppe sur la composition de
la
Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI), les réformes
constitutionnelles, le mode de scrutin… Si le RPT
souhaite que les réformes constitutionnelles soient
confiées à la prochaine législature et que le mode
de scrutin à un tour soit maintenu, l’UFC et la CDPA
veulent que tous les problèmes soient définitivement
réglés dans le cadre du dialogue. Connaissant bien
le RPT, ces deux formations politiques sont dans la
logique de « qui remet à demain, trouvera malheur
en chemin ». Quant au CAR, il n’est partant que
pour le scrutin à deux tours. Mais reste-t-il à
savoir si cela peut se faire sans que
la Constitution
ne soit touchée.
La solution à tous ces problèmes serait le juste
milieu qui est en voie d’être proposé par le
médiateur : un accord global qui s’impose à tous et
à
la Constitution. Ce
serait un accord qui ne ferait pas des aigris dans
les deux camps.
Eviter à tout prix le piège ivoirien
Un accord politique accepté par tous et qui s’impose
à la loi fondamentale est toujours le mieux indiqué
dans les pays en crise. Mais cela pose problème si
l’un des camps est de mauvaise foi. Ce qui se passe
aujourd’hui en Côte d’Ivoire doit édifier plus d’un.
Le président Gbagbo et son parti (FPI) qui ont la
majorité à l’Assemblée nationale ne sabotent-ils pas
à loisir les différents accords conclus dans le
cadre de la résolution de la crise ivoirienne ? La
même situation ne s’était-elle pas produite dans
notre pays avec l’application de l’Accord cadre de
Lomé ?
C’est pourquoi dans le cadre du prochain
accord, il est impérieux que l’on définisse
clairement les relations qui doivent exister entre
les institutions de la transition et l’actuelle
Assemblée nationale. Il ne faudrait pas que les
députés RPT utilisent les prérogatives que leur
confère
la Constitution pour bloquer le processus de
transition en traînant par exemple dans le vote
d’un texte. Et ce n’est pas fortuit quand le 3ème vice
– président de l’UFC, Patrick Lawson, déclare :
« Nous voudrions qu’à la fin de ce dialogue, un
comité de suivi soit mis en place pour que les
manquements, les déraillements (…) puissent être
constitués et corrigés à temps ». Ne dit-on pas
que chat échaudé craint l’eau froide ? « Ce
comité doit être présidé par le président Compaoré
et composé de représentants de certains pays
voisins, de l’Union Africaine et de l’ONU »,
a-t-il ajouté.
Zeus A. |
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Loi portant protection des personnes en matière de
VIH/SIDA
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Une initiative louable mais lacunaire |
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L’élaboration d’une Loi portant protection des
personnes en matière du VIH/SIDA est une initiative
louable du Conseil National de Lutte contre le Sida
et les Infections Sexuellement Transmissible
(CNLS-IST-TOGO) et les motivations qui ont
sous-tendu sa mise sur pied ne le sont pas moins. En
effet, « certaines personnes infectées par le
virus du Sida sont discriminées et stigmatisées
parfois par leurs propres parents, amis et par la
société toute entière de sorte que, dépassées par
les événements, elles décident volontairement de
contaminer les personnes saines pour ne pas être
seules ». Ladite Loi véhicule cependant
d’énormes lacunes. |
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Dans son article 38 issu de la section « De la
prise en charge psychosociale et médicale », il
est stipulé : « l’Etat a l’obligation de mettre
en place des mécanismes appropriés en vue de rendre
accessibles tous les médicaments nécessaires à la
prise en charge médicale des personnes vivant avec
le VIH/SIDA ». C’est donc un devoir absolu pour
l’Etat de fournir des ARV (Antirétroviraux) aux
personnes infectées par le VIH. Selon les
statistiques, il en existerait au Togo 18 000. Mais
curieusement, c’est seulement 5 000 personnes
infectées qui sont prises en charge par l’Etat. Les
13 000 restantes sont donc abandonnées à leur sort.
Voilà une fuite de responsabilité de l’Etat qui
équivaut à une non assistance à personne en danger.
On susurrera que l’Etat ne dispose pas d’assez de
ressources financières pouvant lui permettre de
prendre en charge la totalité des personnes
infectées. Mais ce ne serait pas moins qu’un alibi.
L’Etat les prendra tous en charge s’il le veut. Tous
les Togolais savent les rentrées financières
qu’enregistrent le Port Autonome de Lomé, la douane,
l’IFG pour ne citer que ces sociétés. Même si le
traitement journalier nécessite
10 000 F par malade, il ne faudra que la bagatelle
de 180 000 000 F pour leur procurer des ARV. Et ce
n’est pas une telle somme qui mettrait à plat
l’Etat. Le reste est un manque de volonté. Même si
ce traitement nécessite des centaines de millions
par jour, l’Etat devrait les assurer car c’est une
question de santé publique, une action qui sauvera
la vie à près de 5 millions d’âmes de Togolais.
Il y a une fuite de responsabilité, de la lâcheté et
du cynisme manifeste de la part du gouvernant quand
on sait qu’il n’hésite pas à débloquer des millions,
voire des milliards pour des futilités. Combien ne
distribue-t-on pas au cours de « certaines
fêtes » :
13 janvier, 23
septembre… ? Les CFA n’ont-il pas coulé à flot en
juillet dernier lors des Evala jusqu’à causer des
ennuis au Capitaine Signa ?
L’Etat togolais a les moyens de rassembler les
ressources nécessaires pour fournir des ARV aux
personnes infectées s’il le désire vraiment. Faure
Gnassingbé est dit super patron de
la Lutte contre le Sida et donc a priori, les fonds
ne devraient pas manquer. C’est inimaginable. C’est
par deux fois que le prix du carburant a connu des
hausses, mais à quoi servent au juste ces fonds
dégagés ? On est capable de saigner le peuple pour
des futilités. Il suffira par exemple que l’on
prélève juste 5 F CFA sur les frais de péage payés
par les véhicules et ce serait un vrai pactole pour
financer ces soins aux personnes infectées. Il
suffira aussi que l’Etat exige le minimum de
contribution de la part des sociétés.
La France
a initié un système de prélèvement d’un euro sur les
billets d’avion pour financer les programmes de
lutte contre le Sida. Pourquoi ne pas lui emboîter
le pas dans ce domaine au moins ?
Une contradiction majeure que véhicule la présente
loi est le devoir de confidentialité qui est requis
aux médias, médecins… comme il est stipulé dans
l’article 57 : « Quiconque étant, soit en raison
de sa profession, soit en raison d’une fonction ou
d’une mission, dépositaire d’une information à
caractère confidentiel sur l’Etat de santé d’un
individu vivant avec le VIH/SIDA, la révèle
sciemment à une personne non qualifiée pour en
partager le secret, est puni de trois (03) mois à un
(01) an d’emprisonnement et / ou d’une amende de
cent mille (100 000) à un million (1 000 000) de F
CFA ». L’objectif visé est certes d’éviter la
discrimination et la stigmatisation. Mais lorsque
aucune clause n’autorise à dénoncer une personne
infectée qui se plaît à infecter volontairement
d’autres individus, une pratique contraire aux
visées de ladite loi et qui est passible de
sanctions pénales, il y a péril en la demeure.
Devra-t-on donc assister impuissants au dispatching
de la maladie?
Tout compte fait, le CNLS-IST a le mérite
d’élaborer cette loi mais devra la parfaire pour
sauver le maximum de vies. Il y va de la santé de
tous.
TINO Kossi |
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Conflit de génération au RPT : Les vieux loups
sortent leurs crocs à l’approche des législatives |
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Certaines personnes au sein du RPT refusent toujours
d’admettre que les choses bougent et qu’elles
doivent changer de rythme et de cadence. L’actuel
président du parti a mis fin à certaines viles
pratiques érigées en système. Les vieux qui ont
l’avenir derrière eux et qui pensent que sans eux le
RPT cesserait d’exister, ruminent leur colère dans
le silence. Fini cette époque où être militant
conférait richesse. Avec Faure, le RPT a cessé
d’être cette poule aux œufs d’or.
Comme l’un des objectifs du dialogue en cours est
l’organisation d’élections législatives, c’est la
veillée d’arme au RPT où on ne se fait pas de
cadeau. Ceux-là mêmes qui ont créé un grand fossé
entre eux et leur électorat se dressent sur leurs
ergots, fustigent et même voient d’un mauvais œil
toute initiative rentrant dans la redynamisation de
la base militante.
On croirait que les cadres ayant porté sur les fonts
baptismaux le CAP-RPT savaient à quelle sauce ils
seraient mangés. Ils ont clamé haut et fort que ce
groupe de réflexion n’est pas un parti politique et
encore moins une association. Mais cela ne leur
évite pas les critiques. On passe par tous les
moyens pour diaboliser ce conseil qui, en quelques
semaines seulement, a suscité l’adhésion de tous
ceux qui souhaitent la modernisation du RPT. Les
jeunes militants très déçus s’explosent, crient leur
ressentiment quand l’occasion leur est offerte.
Ce climat de coups tordus, de crocs-en-jambe, de la
loi du plus vieux risque de causer de sérieux torts
au parti. Le RPT ne porte-t-il pas les germes de sa
propre destruction ? Mais pour l’heure, ce conseil
marque des points et on ne sait pas jusqu’où ira
cette guerre entre les vieux et les jeunes du RPT.
Affaire à suivre.
L.H. |
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Entorse à la bonne gouvernance :
Le sieur Bidamon cumule le poste de DG des Douanes
avec celui de Togocel |
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Au Togo sous l’ère Faure Gnassingbé, il y a beaucoup
de choses qui se passent et qui font entorse à la
loi fondamentale et au bon sens. « Un leader
nouveau, un esprit nouveau » a de la peine à
prendre ses marques vis-à-vis de certaines
personnalités proches de la famille. Alors que
nombre de Togolais diplômés sont obligés d’avaler la
poussière et la fumée des engins avant de joindre
les deux bouts, les « bien nés » se la
coulent douce en cumulant plusieurs postes
« juteux ».
Il y a en effet quelques mois, des prétendues
réformes sont intervenues à la tête de certaines
sociétés d’Etat. C’est ainsi que l’ancien Directeur
Général de la société de téléphonie mobile Togocel,
M. Bidamon Marc Ably a été nommé DG des Douanes en
remplacement du Colonel Bakali. Cette nomination
avait surpris certains observateurs qui avaient
souhaité la présence d’un professionnel, un
douanier rompu à la tâche à la tête de cette
structure importante de l’Etat.
Ce qui est cependant curieux, c’est que le DG des
Douanes cumule son nouveau poste avec celui de DG de
Togocel. Le sieur Bidamon, le DG de deux postes
juteux ? Il faut être au Togo des Gnassingbé pour
voir ces choses.
L.H. |
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Mis en taule pour une affaire d’escroquerie aux
Evala 2006 : Le Capitaine Signa libéré depuis la
semaine dernière |
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Depuis quelques jours, de folles rumeurs font état
de ce que le Capitaine Signa qui a été arrêté et mis
en taule pour avoir fait main basse sur une partie
des fonds que Faure Gnassingbé aurait donnés aux
Evala en juillet dernier, serait libéré. Il se
raconte qu’il aurait même repris service.
Après investigations, il s’est révélé que le
Capitaine Signa a été effectivement libéré après
qu’il eut reconnu sa faute et présenté ses excuses
au président Faure Gnassingbé. Il est retourné aux
affaires à la Présidence et était même du voyage du
N°1 togolais à N’Djaména lors de l’investiture du
président tchadien Idriss Deby le mardi 08 août
dernier.
Rappelons que le Capitaine Signa qui est un officier
de la gendarmerie, officiait depuis des années à
Lomé 2 comme « Secrétaire ». Il est très
connu de tous ceux qui allaient dans « la savane »
à la glorieuse époque du « Père de la nation ».
Il était mis en taule le
15 juillet 2006
pour avoir soutiré des fonds remis aux Evala et à
des associations de femmes et de chefs traditionnels
venus louanger Faure Gnassingbé dans sa résidence
privée à Pya.
L.H. |
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