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11 Août 2006 |
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Economie : Les Indiens de WACEM volent et appauvrissent l’Etat
togolais |
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Nous avons dans nos précédentes parutions
mis à nu certaines dérives et abus
auxquels certains étrangers sans
scrupules, en particulier les Indiens se
livrent dans notre pays. Tant que ces
messieurs qui prennent le Togo pour un
territoire conquis et qui se croient tout
permis, se complairont dans leur attitude
méprisante vis-à-vis des compatriotes,
nous ne cesserons de les rappeler à
l’ordre et d’édifier nos lecteurs à
travers des enquêtes bien fouillées sur
certaines faces cachées de ces manitous.
Dans cette parution, nous mettons un
point d’honneur à montrer comment les
Indiens pillent nos ressources. Comme
tout le monde le sait, il y a à Tabligbo
deux usines : WACEM installée en Zone
Franche Industrielle et FORTIA CEMENT S.A
installée en Zone Douanière. Toutes deux
sont dirigées par la même direction
générale occupée par des Indiens proches
du PDG Prasad Motaparti. C’est le lieu
ici de dénoncer quelques uns des systèmes
de vol et de pillage organisés sur le
site du travail. « Si le gouvernement
togolais s’aperçoit des transactions et
des rapatriements énormes de fonds
qu’opèrent les Indiens de WACEM vers leur
pays, nous Indiens, nous serons du coup
chassés du territoire togolais »,
déclarait récemment un Indien mécanicien
entré en disgrâce avec le PDG et qui a
démissionné de son poste.
Selon nos enquêtes, les Indiens tirent
d’énormes profits de la mine de calcaire
qu’ils exploitent sur le sol togolais.
Ils réalisent des bénéfices annuels de
plus de 20 milliards de F
CFA alors qu’ils se contentent d’offrir des dons insignifiants,
parfois moins de 5 millions de F CFA à
notre pays à coup de publicité
médiatique.
Pour l’année 2005, à titre d’exemple, on
indique que les Indiens ont eu à réaliser
un bénéfice de 23 milliards de F CFA en
dehors des fonds qu’ils ont rapatriés par
le jeu de facturations fictives et de
surfacturations.
Il faut préciser dans les détails que le
minerai est vendu à l’état brut (calcaire
non traité) à plus de
300 000 tonnes par an à FORTIA, au Ghana
et au Burkina-Faso. A l’état clinker,
plus de 1 700 000 tonnes par an sont
vendus dans ces pays. Cependant aucune
indemnité n’est accordée aux populations
locales qui voient leurs cultures
arrachées par les gros engins de la
carrière qui ne fait qu’avancer du jour
au jour sans gestion.
En outre, il fait état de ce que les
Indiens achètent du carburant et des
lubrifiants hors taxes mais ces
carburants sont revendus sur le site de
WACEM aux transporteurs presque au même
prix que dans les stations d’essence
créant ainsi la mévente au niveau des
stations d’essence, des villes
avoisinantes. L’Etat togolais, dans sa
lutte contre la désertification et la
déforestation a lourdement subventionné
le gaz butane exclusivement prévu pour
usage domestique dans le but de favoriser
les pauvres populations togolaises.
Triste sort, les Indiens de WACEM et de
FORTIA CEMENT S.A se procurent ce même
gaz butane en grande quantité pour usage
industriel en matière de travaux
métalliques. Ils jugent trop cher
l’acétylène prévu normalement pour
l’industrie et donc non subventionné.
Il faut également souligner que l’usine
FORTIA CEMENT S.A voisine de WACEM s’est
appropriée presque la quasi-totalité de
ses pièces et matériels du magasin WACEM.
Ces matériels transitent par WACEM sans
dédouanement, alors que FORTIA est en
zone douanière. Un portail clandestin
sans contrôle permet d’opérer ces
contrebandes, évitant ainsi le service
douanier prévu par l’Etat togolais à
l’entrée principale de WACEM. Sur tout un
autre plan, il faut préciser que l’Etat
togolais a formé et continue de former
des milliers de diplômés pour qui, il
s’efforce à créer des emplois pour
réduire le fléau de chômage. WACEM et
FORTIA CEMENT S.A, au lieu de constituer
un de ces débouchés d’emplois pour les
diplômés et populations togolaises,
offrent plutôt cet atout aux Indiens
d’ailleurs non qualifiés qui débarquent
sans contrat de travail prévu par la
réglementation en vigueur au Togo. Ils
sont aujourd’hui plus de 150 expatriés à
travailler avec des rémunérations
spéciales, éliminant ainsi la chance à
l’embauche des Togolais. Les travailleurs
de nationalité togolaise sont en majeure
partie recrutés à titre d’occasionnels
malgré la permanence des postes qu’ils
occupent. Ils sont payés à
1000 F CFA par jour sans primes, sans
couverture socio médicale. A WACEM et à
FORTIA CEMENT S.A, pour échapper au
payement d’Impôt sur le Revenu des
Personnes Physiques (IRPP) à l’Etat et
aussi à la couverture des travailleurs,
les Indiens utilisent à basse main
d’oeuvre et illégalement plus de cinq
cent travailleurs à titre d’occasionnels
bien qu’ils aient déjà fait plus de 2 à 6
ans aux mêmes postes (départements de
production, de mécanique, de chargement,
de mines etc.).
Comme on le voit,
l’hospitalité qu’offrent les Togolais est source de
leur malheur. Il urge enfin que nous ouvrions les
yeux pour lutter contre les pillages et
détournements de notre patrimoine national.
Médard A. |
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« Plateau de la semaine » du dimanche dernier : Me
Abi Tchessa ne maîtrise pas son ministère |
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Le leader du Pacte Social pour le Renouveau (PSR)
qui fait partie des transfuges de l’opposition que
la machine infernale du clan Gnassingbé a charriés
au lendemain de
la Frauduleuse
d’avril 2005, le préposé à
la Justice
était l’invité de « Le Plateau de
la Semaine »
dimanche dernier sur
la TVT. Au
demeurant, le constat de sa non maîtrise de son
ministère était patent et ses interventions sur
l’actualité politique renforcent cette assertion que
ces ex-opposants que le régime a débauchés ne sont
que des «pantins».
Il donna le ton de par ses déclarations
concernant la libération en clando du pédophile
français, le sieur Philippe Desmars, condamné en
mars dernier à 5 ans d’emprisonnement ferme pour
violence sexuelle sur une mineure togolaise.
« J’ai donné des instructions fermes au Procureur de
la République
pour que la loi soit appliquée dans sa rigueur… pour
que M. Desmars soit puni avec toute la rigueur de la
loi. Il me semble que c’est ce qui a été fait… Sa
libération, (heu…) peut-être que c’est une partie
que je n’ai pas pu suivre »,
avait déclaré le fameux Garde des Sceaux, Ministre
de la Justice, avant de tenter de se justifier en
ces termes : « Parce qu’il me semble que j’étais
à l’extérieur lorsqu’il a été libéré ». Et
depuis qu’il était de retour avant de débarquer sur
« Le Plateau de
la Semaine »,
le garant de
la Justice
n’a pas eu les éléments nécessaires pour éclairer
les lanternes des Togolais sur ce dossier aussi
particulier. Il n’y a peut-être qu’au Togo sous les
Gnassingbé que de tels manquements peuvent être
constatés. A supposer que c’est devant la presse
internationale qu’il sort ces choses, ce serait une
honte nationale. Dans ces conditions, c’est fort
logique que le type ne maîtrise pas l’ensemble de
son domaine,
la Justice. Il
a certes eu la présence d’esprit de diagnostiquer le
mal de
la Justice
togolaise : « Les lois sont lacunaires au Togo,
inadaptées, dépassées, non conformes aux conventions
internationales ». La teneur du CV qui a été lu
de sa personne en tout début d’émission devrait
logiquement lui permettre de venir à bout de ces
difficultés qu’il exprimait en ces termes : «
Nous avons trouvé
la Justice
dans un Etat assez difficile ».
Mais c’est assez dommage qu’il cherche une
échappatoire en osant postuler que « La
Justice n’est pas plus corrompue que certains
secteurs d’activités du pays ».
Est-ce ça le langage d’un professionnel ? C’est ce
qui explique que le gros dossier des violences
d’avril 2005 qui ont coûté la vie à près de mille
Togolais soit resté sans suite quand bien même les
divers rapports recommandent des poursuites
judiciaires contre les auteurs et leurs
commanditaires. Comme son bienfaiteur, le Premier
Ministre, il récupère le programme nation de
modernisation de
la Justice
comme une action à mettre à l’actif de son
département pour éviter d’établir un bilan creux et
plat.
Abordant l’actualité politique, on a
tout de suite compris que toute personnalité qui est
où sera à la mangeoire, quelles que soient ses
origines politiques ne saurait garder son identité
d’origine. La devise c’est « regarder dans la
même direction ». Il n’a fait que professer dans
la
logique du régime en relevant que « Le dialogue
en lui-même, en voulant brasser un certain nombre de
points, il n’en a pas la capacité ; il n’a pas le
pouvoir nécessaire pour prendre des décisions
exécutoires ». Alors on se demande si les
présents pourparlers ne sont pas un cirque, une pure
diversion et du temps perdu. Que le séjour à la
mangeoire change les gens ! « Nous devons
accepter qu’il n’est pas nécessaire d’envisager la
modification de la constitution en cette période »,
avait-il osé dire. On a eu de la peine à retrouver
en ce personnage le président du PSR d’ il y a 15
mois. Pourquoi n’est-il alors pas nécessaire de
modifier la constitution en cette période, Monsieur
le Ministre ? Cela ferait-il changer le nom Togo en
Bénin ou Ghana ? Est-ce quand même possible qu’on la
modifie ? Ça ne devrait nécessiter que quelques
minutes et le tour est joué puisque Charles Debbasch
n’est pas encore mort et l’Assemblée Nationale n’est
pas encore dissoute. Dans la nuit du 05 au
06 février 2005
après la « catastrophe nationale », ce
n’était qu’une question de seconde. On avait fait de
Faure Gnassingbé Président de l’Assemblée puis
Président par intérim du Togo. Si le RPT accepte
modifier la constitution, il le fera sans anicroche.
C’est une question de volonté. On a eu l’impression
que Me Abi Tchessa défend certaines positions
politiques contre ses propres convictions ou celles
de son PSR.
On redoute fort qu’il ne change
d’opinion lorsqu’il sera éjecté du gouvernement très
prochainement. Pour l’instant, il a l’obligation de
dire ce qui plaît à ses employeurs du genre « La
sortie de crise finalement dans notre pays, ce n’est
pas à travers des résolutions ou des signatures ;
c’est à travers une élection démocratique normale,
transparente, acceptable et acceptée de tout le
monde… Et il me semble que la légitimité qui
découlerait de ce scrutin acceptable et accepté,
c’est elle qui aura pour mission fondamentale de
mettre en œuvre les grands chantiers de réforme dont
notre pays a besoin ». C’est la stratégie du
régime, aller aux législatives anticipées, même s’il
faut bâcler les questions essentielles.
C’est peut-être vrai que « Dans un
Etat, l’existence d’un système judiciaire promouvant
le respect des droits de l’homme, la justice
sociale, la protection des personnes et des biens
constituent le fondement même de l’Etat de droit »
et que « le chemin en réalité pour l’Afrique pour
la sortie de la misère, c’est le chemin de
la Démocratie ».
Mais qu’adviendrait-il du Togo ou de l’Afrique si au
lieu de faire réaliser ces nobles idéaux, les
professionnels des droits et libertés optent pour la
« podocratie », c’est-à-dire la politique du
ventre ?
TINO Kossi |
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