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Liberté Hebdo |
31 juillet
2007 |
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N°234:
du 27 juillet 2007]
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Guerre de communiqués
:
La rupture définitivement consommée entre l’UFC et le CAR |
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Lors d’un point de presse tenu lundi dernier à son siège
sis au quartier Lom-Nava à Lomé, l’Union des Forces de
Changement (UFC) s’est prononcée sur les opérations de
recensement après une semaine de leur démarrage. |
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« Le recensement électoral prévu par l’Accord
Politique Global en vue de constituer un nouveau fichier
électoral a officiellement démarré le lundi 16 juillet
2007. Après une semaine et à mi-parcours, il nous paraît
indispensable de procéder à une première évaluation »,
annonce le communiqué qui porte le seing du Secrétaire
Général du parti Jean-Pierre Fabre. Se fondant sur des
rapports émanant de ses membres au sein des Comités
Listes et Cartes (CLC) sur toute l’étendue du territoire,
le parti de Gilchrist Olympio relève certaines
irrégularités, défaillances et anomalies. Il indiquent
entre autres que les premières journées ont été perdues,
le matériel n’ayant pas été positionné dans la plupart
des centres de recensement ; des kits livrés incomplets
(cantines vides, défaut de batterie, défaut de groupe
électrogène…) ou défectueux (imprimante, Webcam,
scanner) ; des erreurs sont commises dans le déploiement
des kits dans la mesure où certains kits se retrouvent
dans des centres de recensement pour lesquels ils ne sont
pas programmés, entraînant l’annulation des cartes émises
et la reprise des opérations d’enregistrement ; les
fiches d’identification, les cartes d’électeurs et autres
consommables ne sont pas rationnellement répartis,
entraînant des pénuries qui bloquent les opérations. A
ces problèmes s’ajoutent les mauvaises conditions de vie
et de travail des techniciens et opérateurs de saisie et
l’ingérence des préfets dans les opérations de
recensement. « Dans plusieurs préfectures, les préfets
s’immiscent dans le processus de recensement. Selon les
informations portées à notre connaissance, les préfets de
Doufelgou, de Dankpen et du Moyen-Mono, MM Kadjma Di Rem,
Dadja Manganawé et Djato Nadjindo Dana s’introduisent
dans les centres de recensement, pour imposer
l’enregistrement des étrangers et des mineurs, menaçant
et intimidant les membres des CLC qui s’opposent à leurs
manœuvres », souligne le communiqué qui fait aussi
état de l’enregistrement des étrangers organisé par le
pouvoir dans les préfectures de Wawa et de l’Oti. Après
avoir demandé que ces préfets soient remplacés dans les
meilleurs délais et suggéré des sanctions exemplaires à
leur encontre, l’UFC annonce qu’elle introduira auprès
des organes compétents, des recours en radiation de
toutes inscriptions frauduleuses. « L’UFC affirme
qu’elle tiendra le chef de l’Etat et le Premier ministre
responsables de l’échec du processus électoral. Elle
invite
la CENI
et le gouvernement à prendre d’urgence les mesures
appropriées pour mettre fin aux fraudes »,
poursuit le parti avant d’ajouter qu’il « s’interroge
sur la portée de certains propos de représentants de la
communauté internationale faisant état du bon déroulement
du processus électoral alors qu’ils peuvent ignorer les
graves irrégularités dont celui-ci est émaillé ».
Au lendemain de cette sortie de l’UFC, le Premier
ministère a rendu publique une mise au point dans
laquelle il précise : « Dans la déclaration liminaire
de son point de presse du 23 juillet 2007, l’UFC, avec
son acharnement habituel à « VOIR TOUT EN NOIR », s’est
plu à ressasser les manquements techniques relevés par
tous les acteurs politiques aux premiers jours du
recensement électoral ».
La Primature
tient donc à rappeler que l’UFC est co-organisatrice des
élections à travers les deux personnalités qu’elle a
désignées pour la représenter dans la CENI et dont l’une
est chargée de la tâche primordiale de la gestion et du
déploiement des kits et des autres éléments du matériel
électoral. « L’UFC ne saurait donc se dérober à la
responsabilité des manquements constatés dans la gestion
des équipements du recensement en pointant d’un doigt
accusateur le chef du gouvernement », fait constater
le communiqué de la Primature signé par le Directeur de
Cabinet, M. Georges Aïdam. Enfin, « le gouvernement
pour ce qui le concerne continuera à veiller en
accompagnement de
la CENI,
à ce que les difficultés techniques constatées soient
surmontées et ne puissent en aucun cas favoriser des
inscriptions irrégulières ou empêcher un Togolais en âge
de voter de se faire enregistrer ».
Commentaire
De tout ce qui précède, il est clair que le pont s’est
rompu entre le CAR et l’UFC pourtant très proches dans un
passé récent. Encore une fois, la mise au point signée
par M. Georges K. Aïdam n’est pas une réaction du Premier
ministère mais du CAR, parti politique, guettant des
occasions pour régler des comptes à un adversaire
politique. L’expression « VOIR TOUT EN NOIR » et
écrite en lettres capitales sent la vengeance, le
règlement de compte. Dans la déclaration liminaire de l’UFC,
le chef de l’Etat et du gouvernement sont interpellés
pour réparer certaines erreurs commises par les
représentants locaux du pouvoir central. Les deux
personnalités ne sont-elles pas les mieux indiquées pour
faire entendre raison à ces préfets ? Qui plus est, ce
n’est pas une correspondance qui est adressée au Premier
ministre. S’il veut publier des mises au point à la suite
de déclarations de chaque parti politique, il faut dire
qu’il a du boulot. Avoir des membres au sein de la CENI ne signifie pas que le parti doit s’imposer l’omerta. Bien qu’un
parti soit co-organisateur des élections ne signifie pas
qu’il se confond à l’organisation et qu’il n’a plus le
droit de se prononcer sur les dérapages. En Côte
d’Ivoire, les acteurs sont parties prenantes des
différents accords mais les partis se prononcent
individuellement quand il y a des couacs. Lors des
élections passées, le CAR de Me Agboyibo était
co-organisateur, c’est-à-dire ayant toujours des
représentants à
la CENI,
mais il s’insurgeait contre les manquements de la CENI et
mettait la pression sur le chef de l’Etat et de
gouvernement. N’est-ce pas curieux qu’il prenne en mal
aujourd’hui ce qu’il faisait lui aussi hier ? La
politique c’est comme du tennis lancé contre le mur et
qui vous revient.
En outre, l’UFC semble mettre plus l’accent sur les
défaillances que sur la mobilisation de la population à
aller se faire recenser. A l’ouverture des opérations,
c’est un communiqué mou et terne signé du Secrétaire
Général appelant les populations au recensement qui a été
fait. Il n’y a pas eu assez d’informations sur ce nouveau
type de recensement. La partie visible de ses actions a
aujourd’hui trait aux critiques. Et ce ne sont pas les
critiques qui iront voter le jour du scrutin mais bien
les populations qui ont besoin d’assez d’information et
d’assurance.
Par ailleurs, au lieu de chercher à répondre du tac au
tac à ses adversaires politiques, Me Agboyibo ferait
mieux de jouer son rôle de Premier ministre en ayant son
regard sur la gestion des affaires du pays. Il se
focalise sur les « commérages » de parti politique
et laisse le clan se partager les postes juteux du pays.
Bien qu’étant chef de gouvernement, il n’a réussi à
placer aucun de ses proches dans les sociétés d’Etat.
Ceux-ci sont confinés à
la Primature
et dans l’entourage des ministres issus du CAR et
retourneront au chômage au prochain ouragan. Pendant
qu’il affirme attendre les élections pour tendre la
perche à ses proches, le chef de l’Etat, lui, continue de
nommer ses frères, ses amis et ses intimes à la tête des
grandes sociétés. L’administration est verrouillée au nez
et à la barbe du Premier ministre opposant.
R. Kédjagni |
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Processus électoral
:
Les raisons d’une prorogation du recensement
électoral |
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L’opération de recensement électoral enclenchée depuis le lundi 16
juillet est à sa deuxième et dernière semaine dans
la zone A. Elle est censée y prendre fin dans 48
heures, c’est-à-dire le dimanche 29 juillet. Juste
la première semaine bouclée, des voix se sont
élevées pour exiger la prorogation du délai. Pour
l’instant, ces appels n’ont eu aucun effet à
la CENI. Mais quelles sont les raisons qui
justifient et nécessitent une prorogation du délai ? |
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Le recensement par les kits a été choisi par les parties engagées
dans le processus car on cherche à obtenir un
fichier électoral fiable. « Les parties prenantes
au Dialogue conviennent de faire procéder à un
recensement électoral en vue d’obtenir un fichier
électoral fiable », lit-on dans l’Accord
Politique Global au point 1.2.5 consacré
« Recensement pour la confection du fichier
électoral ». Mais le déroulement sur le terrain
n’inspire pas confiance, vu les ratés
constatés.
Problèmes d’organisation
« Les premières journées ont été perdues, le matériel n’ayant pas
été positionné dans la plupart des centres de
recensement ; des kits sont livrés incomplets(
cantines vides, défaut de batteries, défaut de
groupe électrogène…) ou défectueux (imprimante,
Webcam, Scanner), des erreurs sont commises dans le
déploiement des kits. Ainsi, certains kits se
retrouvent dans les centres de recensement pour
lesquels ils ne sont pas programmés (par exemple EPP
gendarmerie pour EPP Kodjoviakopé) entraînant
l’annulation des cartes émises et la reprise des
opérations d’enregistrement »,
a constaté l’Union des Forces de Changement (UFC).
Ce que
la Primature
qualifiera de « manquements techniques relevés
par tous les acteurs politiques aux premiers jours
du recensement électoral ».
En effet, lundi 16 juillet début officiel de l’opération, très peu
de centres avaient pu fonctionner à cause de ces
ratés. La journée a été donc perdue pour la plupart
de ces centres. Il urge que cette journée soit
rattrapée. D’où la nécessité de proroger le délai.
D’autre part, des problèmes d’organisation se sont posés ça et là.
« Les fiches d’identification, les cartes
d’électeurs et autres consommables ne sont
rationnellement repartis, entraînant des pénuries
qui bloquent les opérations », a constaté l’UFC,
et de donner l’exemple des CRV (Centre de
recensement et de Vote) du canton de Baguida (Adamavo,
Dévégo, Akodéssewa etc) où les opérations sont
« régulièrement » bloquées, « faute de fiches
d’identification ». Cette situation vient
s’ajouter à une autre : la lenteur manifeste des
opérations due à la non maîtrise des kits par les
opérateurs de saisie. Il a été constaté que nombre
d’entre eux ne maîtrisent pas le clavier, ce qui
fait qu’ils prennent du temps pour saisir les
renseignements d’un seul électeur. La plupart
saisissent les données avec une seule main, ou le
font avec les deux mains, mais à une vitesse de
caméléon. « De plus, les techniciens ne sont pas
dotés de moyens de déplacement leur permettant
d’intervenir rapidement lorsqu’ils sont sollicités
pour réparer les pannes », note encore le parti
de Gilchrist Olympio. Et justement, nombre de kits
se planquent pendant plusieurs minutes, voire des
heures. Ces problèmes, ajoutés à celui de lenteur
des imprimantes, ne corsent que davantage la
lenteur. Des kits censés servir à l’enregistrement
journalier de 100 personnes font à peine 50 % de ce
chiffre.
Défaillance dans la communication
Il souvient aux Togolais que lorsque
la CENI avait préalablement annoncé la date du 05 août pour voir tenir le
scrutin, elle a par la suite programmé le
recensement électoral pour la période du 08 juin au
08 juillet. A l’époque, M. Tozim Potopéré et ses
amis n’avaient en aucun cas parlé de subdivision du
territoire en deux zones, donc du recensement en
deux phases. Cette date a été par la suite
abandonnée. Et subitement,
la CENI
prendra de court la population en annonçant le 4
juillet le recensement électoral du 16 juillet au 17
août, avec comme pour nouveauté son déroulement en
deux phases : du 16 au 29 juillet dans la Zone A
(Lomé, préfecture du Golfe et certains chefs-lieux
des 29 autres préfectures), du 04 au 17 août dans
la Zone B qui concerne toutes les autres localités.
Dans l’entendement de nombre de Togolais-incultes, e
recensement durera pendant tout ce temps dans les
zones. C’est justement ce que racontait un électeur
au centre de l’EPC Nyékonakpoè. Voyant la foule qui
attendait, il fit savoir qu’il ne sait pas pourquoi
il va perdre du temps à faire la queue, puisque le
recensement «se poursuit jusqu’au 17 août.»
« Je peux revenir à tout moment », a-t-il
précisé. Voyez-vous ?
Cette situation aurait pu être réglée si la communication a été
entreprise un peu plus tôt. C’est aujourd’hui que
le gouvernement se rend compte qu’il est important
de porter le message aux populations. On constate
que les ministres, en petits groupes, sillonnent
tout le territoire pour inciter les populations à
sortir pour se faire enregistrer. Ceci a été
malheureusement entrepris après que le recensement
a démarré. De l’avis des observateurs avisés, pour
une meilleure mobilisation des populations, la norme
aurait voulu que cette campagne de sensibilisation
soit entreprise plusieurs semaines, voire des mois
avant le début du recensement proprement dit, afin
de motiver les Togolais.
La conséquence de ce manquement est que c’est aujourd’hui que les
gens s’émeuvent pour à aller se faire recenser. Un
tour dans les centres de vote et d’enregistrement à
Lomé permet de s’en rendre compte. Les gens affluent
et ce sont des queues interminables qu’on observe.
Sans doute, bon nombre ne réussiront pas à se faire
enregistrer avant la fin de l’opération dans la zone
A programmée pour dimanche. Même si
la CENI pense donner « des jetons » aux
Togolais qui n’auront pas réussi à se faire
recenser afin de leur faire un recensement spécial,
on aura à déplorer des pertes de voix.
Au demeurant, ces raisons sont assez majeures pour pousser
la CENI à proroger le délai de recensement. L’UFC a réitéré « son
exigence de proroger la durée du recensement
d’autant de journées perdues ». Avant ce parti,
c’était le PDP qui lançait cet appel, demandant
« la prorogation du délai de recensement », tout
comme Me Ajavon Zeus. A Ouaga vendredi, « le
Comité de Suivi a invité
la CENI
à réactualiser son chronogramme pour tenir compte
de l’état d’avancement du processus de recensement
électoral… ».
Ces appels suffisent pour faire revenir la CENI à la
raison.
TINO Kossi |
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La République sous Faure Gnassingbé
:
Après
la FTF,
Rock Gnassingbé parachuté au Port Autonome de Lomé |
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Voici presque six mois déjà que la presse a cessé de parler de Rock
Gnassingbé. C’était depuis le 09 janvier, jour du
congrès électif qui verra bouté du siège de
président de
la Fédération Togolaise
de Football le Lieutenant-Colonel. Le « Lion de
Masséda » étant passé par là. Ses lamentations
solitaires- le poste lui était sacré- n’auront duré
que six petits mois. L’homme vient d’être parachuté
à la direction d’un secteur vital de l’Economie
togolaise. Rock est nommé Directeur Général-Adjoint
du Port Autonome de Lomé. A l’instant même, il
devrait occuper déjà son nouveau poste car la
cérémonie de passation de service a été faite il y a
48 heures, mercredi donc. |
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« C’est un scandale ! C’est comme on tombe sur la tête au Togo ».
Ce sont là les premières réactions d’un Togolais,
lorsqu’il apprit la nouvelle. Ce genre de réaction
n’est pas une exception. On ne peut qu’être
scandalisé, quand on se remémore le passé récent de
l’homme. Aucun argument ne milite en faveur de cette
nomination, car, il a laissé assez de plumes dans
sa gestion précédente d’une moindre structure,
la FTF.
En effet, Rock Gnassingbé est arrivé à la présidence de
l’instance dirigeante du football togolais en 1998.
Au terme de son premier mandat en 2002, il a
sollicité des électeurs qu’on lui accorde à nouveau
confiance. Ainsi, de 2002 à 2006, il a fait ce que
lui-même appellera « 2ème mi-temps».
Que ce soit au cours du premier ou du second mandat,
Rock Gnassingbé a fait montre de comportements qui
tranchent avec les qualités requises par son
nouveau poste.
Au terme de son premier mandat, il n’a présenté aucun
bilan financier. Personne ne sait donc comment il a
géré les sous à lui confiés. Malgré cet état de
choses, il a été reconduit. Allez-y savoir par
quelle alchimie. Il a surtout été éprouvé par sa
« 2ème mi-temps ».
Son trésorier, Tino Adjété n’a cessé de se plaindre
d’être dépouillé de ses prérogatives. M. Adjété a
signifié ne pas maîtriser les décaissements faits.
Il est accusé de signer seul les chèques, alors que
les textes ne l’autorisent pas. Rock Gnassingbé aura
surtout laissé des plûmes dans sa gestion des fonds
alloués par
la FIFA au Togo pour sa qualification pour le
Mondial 2006.
Il a géré seul les décaissements, les avances faites
par
la FIFA. Personne
n’a vu les couleurs des fonds issus des partenariats
que le Togo a noués à l’occasion de ce Mondial. Sa
gestion solitaire des fonds a même traversé les
frontières, et s’est révélée à la face du monde. Les
joueurs ont été contraints d’engager avec lui un
bras de fer, menaçant même de bouder la rencontre
contre la Suisse s’ils n’obtenaient pas satisfaction
sur les primes. Il a fallu que la FIFA fasse une avance pour parer au plus pressé. L’instance dirigeante
du football mondial n’aurait pas agi promptement
qu’on aurait assisté à une première dans l’histoire
de
la Coupe du Monde de la FIFA, voir une équipe participante bouder une rencontre officielle.
Même après
la Coupe du Monde, les choses n’iront pas mieux. A
cause de sa gestion opaque des fonds, des
malversations financières, quatre de ses
collaborateurs : feu Théodore Amégnran, Winny
Dogbatsè, Espoir Assogbavi et Tino Adjété, ont
démissionné. Ce qui a convaincu la FIFA à s’ingérer dans l’affaire. D’où l’organisation du congrès électif
du 09 janvier 2007.
On serait dans un Etat Normal que Rock Gnassingbé ne
serait pas nommé à un poste dans un secteur aussi
vital que le Port Autonome de Lomé. Là-bas, ce ne
sont pas des millions qui se comptent. C’est des
milliards qui se brassent chaque jour. Et parachuter
l’homme là peut lui faire retrouver les réflexes
d’antan... Le Port est un secteur de l’Economie qui
a besoin de vrais gestionnaires pour le conduire.
Malgré son importance, c’est pourtant Rock
Gnassingbé que l’ « homme nouveau » à l’ « esprit
nouveau » a choisi. Ainsi va
la République
sous le Fils…
T.K. |
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Cour Constitutionnelle
:
Les membres élus n’ont pas encore prêté serment
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Dans les dispositions de l’Accord politique Global (APG)
signé le 20 août 2006 entre les acteurs politiques
togolais, il a été prévu des réformes
institutionnelles. L’une de ces réformes exigées
s’avère être la recomposition de la Cour
Constitutionnelle pour la simple raison de son illustration
négative de par le passé. Contre vents et marrées et
suite aux diverses pressions, le pouvoir RPT a
finalement cédé, acceptant de recomposer cette Cour
Constitutionnelle hautement indispensable dans le
processus électoral enclenché. |
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En effet, depuis le 24 mai 2007, l’Assemblée monocolore RPT
procéda à l’élection de ses six (06) membres devant
siéger dans cette institution. Il faut souligner que
parmi ces membres élus, figurent trois d’entre eux
qui siégeaient déjà dans la précédente. Il s’agit
de MM. Maman-Sani Aboudou Salami, Kouami Amados
Djoko et Aboudou Assouma. Pour les trois nouveaux
venus, il s’agit de MM. Mipamb Nahm-Tchougli, Arégba
Polo et Koffi Tagbé.
La Présidence
de la république nomma par la suite ses trois
représentants. Les neuf (09) membres devant ainsi
composer
la Cour Constitutionnelle
sont alors connus. Mais depuis près de trois (03)
mois, ceux-ci sont restés sans prêter le serment.
Selon certaines indiscrétions, « Il s’agit tout
simplement d’un piège ». Pourquoi alors ? se
demande-t-on. «Dans ce cas de figure, tant que
les membres de cette cour ne prêteront pas serment,
toutes les saisines préalables seront vaines. Elle
est le juge de la constitutionalité de la loi et
c’est elle qui garantit les droits fondamentaux de
la personne humaine et les libertés publiques.
Aussi, c’est elle qui est l’organe régulateur du
fonctionnement des institutions et de l’activité des
pouvoirs publics. Donc vous voyez qu’elle a un rôle
important à jouer en tout instant et surtout dans ce
processus. Alors, si un petit problème d’ordre
constitutionnel par exemple surgit aujourd’hui, il
peut devenir une crise aiguë tant qu’une réponse
constitutionnelle n’est pas trouvée », nous a
confié un juriste. « C’est très dangereux que
depuis trois mois que les membres sont désignés, ils
n’aient pas jusqu’alors prêté serment. Le processus
électoral en cours au Togo est à haut risque, d’où
il serait souhaitable que toutes les institutions
visées par l’APG soient rétablies dans leur rôle à
temps afin d’éviter des crises souvent engendrées
par la mauvaise interprétation des textes en vigueur
au Togo », a expliqué un autre juriste.
Pourquoi cette institution n’est-elle pas installée
jusqu’aujourd’hui alors que le processus électoral a
démarré ? Se demandent nombre d’observateurs de la
politique togolaise. « Cette situation plus que
alarmante fait croire à certains qu’il s’agit d’un
acte malveillant pour faire perdurer la crise au
Togo », a laissé entendre un pessimiste.
Contacté, Me. Abi Tchessa, Ministre chargé des Relations avec les
Institutions de
la République, estime que « ce serait chose faite
dans les tout prochains jours », avant de
poursuivre qu’il n’y a pas lieu de s’affoler pour
rien. Il urge cependant que les autorités politiques
fassent en sorte que cette inquiétude soit levée au
plus vite afin de rassurer davantage les Togolais à
s’impliquer dans le processus électoral déjà
enclenché.
D.L. |
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Affaire de tentative de corruption d’arbitres
:
Tata Avlessi est attendu au Caire
ce
mardi |
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Le président suspendu de
la Fédération Togolaise
de Football, Tata Adaglo Avlessi est attendu dans la
capitale égyptienne
ce
31 juillet prochain. Dans son entourage, on annonce
qu’il sera question pour lui de se prononcer sur
l’appel qu’il a fait de la décision du Conseil
disciplinaire de
la Confédération Africaine
de Football (CAF) l’interdisant pour huit ans de
toutes activités liées au football. Aussi, des
sources proches du président de la Fédération
Togolaise Football informent-elles que tata Avlessi
sera accompagné au Caire par ses avocats dont un
Français. |
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Mais au vu des déclarations contradictoires des arbitres
concernés, il est fort possible que Tata Avlessi soit
blanchi dans cette affaire de tentative de corruption
d’arbitres lors de
la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans
qu’a abritée le Togo. Déjà, certains parlent d’une
conspiration qui serait orchestrée contre le président
de
la FTF suite à sa prise de position dans l’affaire de l’UFOA.
Tout compte fait, les choses se préciseront ce mardi,
juste après le passage de Tata Avlessi et ses avocats
devant le Conseil disciplinaire de
la CAF. Puisque
selon le code de discipline de la CAF, le président du jury d’appel rend sa décision sans délai et
celle-ci est immédiatement exécutoire. Il faut noter
aussi que selon les textes, c’est le jury d’appel qui
statue en principe en dernier ressort. Mais dans les
procédures, il y a également la possibilité d’un recours
devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de Lausanne
en Suisse.
Rappelons que Tata Avlessi ne reconnaît pas jusque-là
les accusations portées contre lui, accusations qui lui
ont valu une sanction en première instance par le
Conseil disciplinaire de la CAF.
Il faut aussi faire remarquer que cette sanction de la
CAF a créé de sérieux problèmes au sein de l’instance
dirigeante du football togolais.
En effet, à l’annonce de la décision, le 1er Vice-président
de la FTF, Améyi Gabriel qui voue une haine viscérale à son président et qui
par conséquent n’a participé à une seule réunion du
Bureau Exécutif de
la FTF s’est autoproclamé président avec le soutien de trois autres
membres du même bureau. Les sept autres membres de la
fédération qui, depuis l’élection du Bureau Exécutif le
09 janvier 2007, étaient restés fidèles à Tata ne se
sont pas laissé faire. Selon eux, le 1er
Vice-président qui a boycotté plus de trois
réunions sans motifs valables est considéré selon le
statut de 1994 comme démissionnaire. Et comme dans ce
cas, les textes précisent qu’il faut donner l’intérim au
doyen d’âge, les 7 autres membres l’ont confié à
Lawson-Gallus Téyi, Conseiller au sein du Bureau
Exécutif de
la FTF.
Suite à ce bras de fer engagé par les deux camps, le
gouvernement a provisoirement interdit d’activité la FTF et d’accès à ses locaux à tous les membres du Bureau Exécutif. Un
comité interministériel a également rencontré Issa
Hayatou, président de
la CAF à propos du règlement de cette crise. Selon les
résultats de cette rencontre, une commission devrait
être mise en place pour organiser de nouvelles élections
à
la FTF. La mise en place de cette commission a été
effective hier et c’est au ministre Bernard Walla que
revient l’honneur de la présider. Mais selon les
indiscrétions,
la FIFA serait contre cette idée et demanderait une
application stricte des textes sous menace de sanction.
Rappelons que si on tient vraiment compte des textes, le
1er Vice-président
serait également écarté pour son absence à plus de
trois réunions. Là, Lawson-Gallus serait bien placé pour
assurer l’intérim en attendant que la sanction de Tata
Avlessi soit infirmée ou confirmée.
GLAKPE .Koffi |
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