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Liberté Hebdo |
11 juillet
2007 |
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N°226:
du 10 juillet 2007]
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Dossier spécial : Rapport de présentation du projet
de décret portant dissolution de l’OTP et de l’IFG |
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. Le pouvoir lui-même reconnaît la gestion chaotique
de ces sociétés
OTP,
entreprise publique, propriété exclusive de l’Etat
togolais ; faute de renouvellement des équipements,
la production a connu une chute vertigineuse jusqu’à
1.300 000 tonnes en novembre 2000 avec pour
corollaire l’aggravation de la situation financière
et le dynamisme économique compromis par un lourd
endettement. L’Etat togolais devant la nécessité
incontournable de remplacer l’outil de production a
chargé la Compagnie Financière de la Méditerranée
(COFIMED) de la mission d’identifier un investisseur
stratégique trouvé en la personne de M Raouf
BOUCHAMAOUI administrateur délégué de la société
MEDEX Pétroleum. Le 18 janvier 2001, un protocole
d’accord est signé entre les deux parties.
L’objectif est d’augmenter la production jusqu’à
3.300 000t par an et la mise en place d’une usine de
transformation du phosphate en acide phosphorique. |
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Il s’ensuit la création d’une société d’économie
mixte IFG-Togo par les deux parties par décret N°
2001-005/PR du 07 février 2001 et conforté par la
signature d’un pacte d’actes et des statuts le 27
septembre 2001. Les actions sont détenues de façon
égalitaire par les deux parties soit 50% pour l’Etat
Togolais et 50% pour la BIR IFCO. En dehors des 4
administrateurs qui devraient être nommés, les deux
parties ont convenu que l’Etat Togolais désigne le
président du Conseil d’Administration et la BIR IFCO
le Directeur Général de la société.
La société IFG-Togo a contracté en date du 27
septembre 2001 un crédit de 40 millions de dollars
US pour garantir une location financement
d’équipement et pour financer des pièces de rechange
et servir de fonds de roulement auprès de la Banque
Belgolaise. D’autres contrats du même type ont été
signés dans la foulée auprès d’autres institutions
financières.
La société IFG-Togo a démarré ses activités mais,
très vite elle se trouve paralysée par un conflit
interne dû au fait que l’investisseur stratégique,
le Directeur Général de l’IFG-Togo, administrateur
désigné par BIR IFCO Holding Limited est entré en
opposition frontale sévère et définitive avec les
autres administrateurs désignés par BIR IFCO. Le
désordre était perceptible à tous les niveaux de la
société. Face à cette situation de blocage, un audit
commandité par l’Etat togolais en 2003 révèle une
gestion chaotique des 40 millions de dollars US :
. Sur les 40 millions de dollars, 10 millions sont
partis en fumée au titre des commissions
. La production qui aurait dû atteindre 3.300 000t
est en fin 2006 à moins de 1.300 000t, c’est- à-dire
à un niveau nettement inférieur avant le début du
partenariat
. La fameuse usine d’acide phosphorique n’a jamais
vu le jour.
Devant cette situation de manquement total de
l’investisseur stratégique dans les engagements
qu’ils ont souscrits et le blocage total de la
société, le juge des référés du Tribunal de 1ère instance
de 1ère classe
de Lomé a par ordonnance N° 581/2003 du 20 octobre
2003, modifié par l’ordonnance du 11 novembre 2003,
mis la société sous administration provisoire et
nommé Awoki PANASSA en qualité d’administrateur
provisoire en lieu et place des organes
d’administration et de direction de la société.
Au cours d’une rencontre à Paris le 17 mars 2004
entre les 2 actionnaires, et la Banque Belgolaise,
il a été arrêté et convenu le principe de la sortie
de la BIR IFCO du capital social contre une
indemnité à déterminer et la restructuration du
crédit, après le constat de l’échec du partenariat.
Après plusieurs renouvellements de son mandat Awoki
PANASSA a été remplacé par Charles TAKOU-AYAOH en
2005. La situation de la société malgré le
renouvellement des mandats des administrateurs n’a
guère évolué.
. Sur le plan technique : à la mine, 65 à 75% des
engins sont à l’arrêt ou en mauvais état ; à
l’usine, on constate un état d’obsolescence générale
du matériel de production. Les rails des chemins de
fer sont usés. Deux locomotives sur six sont en état
de marche ; 2 chaînes sur 5 sont en état de
fonctionnement.
. Sur le plan financier : les dettes de l’OTP
s’élèvent à 68.500 068 845 FCFA et celles de l’IFG-Togo
à 40.784 433 004 FCFA dont 20 millions de dollars US
de reliquat accordé à la Banque Belgolaise qui l’a
cédé à l’office national Belge du DUCROIRE
(assesseur de crédit).
Dans ces conditions, l’OTP qui a levé son actif est
resté avec tout son passif à sa charge, alors que l’IFG-Togo
ne versait aucun loyer.
S’agissant particulièrement de l’IFG-Togo, son
capital social de 9 milliards de dollars US est
perdu par la société dont les capitaux propres ont
connu un déficit croissant passant de 2,21 milliards
de FCFA au 31 décembre 2004 à 8,9 milliards en 2005
et à 12,2 milliards au 31 décembre 2006. En outre,
le résultat net de la société a enregistré une perte
cumulée de 10 milliards en 2005 et 2006.
L’exploitation des phosphates est devenu un immense
chaos.
Les deux sociétés ont un endettement équivalant d’un
montant global de 109.284 501 849 FCFA. Elles sont
donc en pleine déconfiture au moment où le minerai
connaît une demande soutenue et que le minerai
togolais est très recherché pour sa qualité. Elles
ont perdu toute crédibilité auprès des partenaires
et le mérite de toute exigence légale. |
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Grand rapport de l’armée : Les FAT réaffirment leur
loyauté à Faure Gnassingbé |
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Les Forces Armées Togolaises (FAT) ont présenté le
jeudi 5 juillet 2007 leur grand rapport au président
de
la République,
Faure Gnassingbé. Officiers généraux, supérieurs et
subalternes ont examiné les événements « les
ayant affectés ou ayant affecté toute la nation afin
de mieux se préparer à affronter l’avenir ». |
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Mais
au lieu d’un rapport, c’est des louanges au chef de
l’Etat qu’on nous a présentées. Le chef de division
des ressources humaines, le Colonel Kwami Galley de
Souza, s’est livré à un discours dithyrambique à
l’endroit de Faure Gnassingbé qui, selon lui, «
s’est depuis deux ans, attelé à décrisper la vie
politique togolaise et à réconcilier les fils du
pays entre eux » ; « Les FAT se réjouissent
de la mise en place par le chef de l’Etat, des
structures permettant le retour, au bercail, des
fils réfugiés dans les pays voisins, l’amélioration
du quotidien des citoyens etc »…« Les FAT,
par conséquent, restent reconnaissantes à cette
politique pragmatique du président de
la République et lui promettent de rester
rassemblées, unies, fortes, solidaires et fidèles
aux institutions de
la République ».
Voilà le disque que nous ont servi les FAT. Cette
sortie de l’armée n’a pour autre objectif que de
faire allégeance au chef de l’Etat.
Comment peut-il en être autrement quand l’armée
togolaise est considéré comme une pure création ex
nihilo de Gnassingbé Eyadéma ? C’est ce qui explique
le fait que « les forces armées ont salué la
mémoire du père de la nation et fondateur des FAT,
feu Gnassingbé Eyadéma dont l’esprit est toujours
présent parmi eux ». De tout temps, feu Eyadéma
s’est targué d’être l’architecte de cette armée
qu’il a toujours considérée comme sa propre chasse
gardée. Mais des observateurs avertis sur la
genèse et la vie de l’Institution Militaire que sont
les Forces Armées Togolaises soutiennent que
l’argument qui veut attribuer à cor et à cri l’armée
togolaise aux chefs d’œuvre d’Eyadéma ne s’appuie
pas sur des faits sociopolitiques et historiques
assez solides et valablement défendables. Ceux-ci
estiment que c’est une grave entorse à l’Histoire du
Togo que de clamer que l’armée togolaise est la
propriété de Droit Divin d’Eyadéma. Pour eux, les
vrais architectes de l’armée depuis les années 50
furent les aînés d’Eyadéma tels les Officiers
Supérieurs feus Alidou Djafalo et Kléber Dadjo ainsi
que ses compagnons de route tel que l’Officier
Supérieur feu James Yawovi Assila. Ça c’est un
autre débat.
Les Togolais eux, s’interrogent sur le sens réel de
cette réaffirmation de loyauté envers Faure
Gnassingbé le jeudi dernier à travers ce pseudo
rapport.
L’Accord Politique Global signé le 20 août
recommande « la vocation apolitique » et le
« caractère national et républicain de l’armée et
des Forces de Sécurité conformément à
la Constitution
et aux lois pertinentes du pays ».
Mais avec les discours dont ce corps habitue les
togolais, on se demande si l’armée pour s’abstenir
de s’immiscer dans le débat politique comme le
préconise l’APG.
Aux lendemains de la signature de cet accord, des
officiers sous la houlette du ministre de
la Défense et Anciens Combattants M. Kpatcha
Gnassingbé s’étaient transportés à
la Présidence
de
la République
pour faire allégeance à Faure Gnassingbé.
« Monsieur le Président de
la République,
chef suprême des armées, comme un seul homme nous
vous suivrons. Quels que soient les cas, nous
répondrons toujours présents à vos côtés »,
avait promis Kpatcha Gnassingbé. Des propos que nous
avions dénoncés à l’époque.
Mais les habitudes ayant la peau dure, les FAT
tiennent d’autres propos qui résonnent comme une
rengaine.
L.H. |
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Elections législatives : La CENI peine à mettre en
place un calendrier clair et précis |
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La Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI) était en plein
chantier quand la date du 24 juin 2007 était
annoncée pour la tenue des élections législatives.
Cette décision fait suite aux souhaits de Faure
Gnassingbé sur le parvis de l’Elysée de voir se
tenir les élections avant juin 2007. A l’époque, le
ministre de la Coopération et son collègue de
l’Administration territoriale avaient mis la
pression sur l’institution afin qu’elle fixe une
date, un préalable pour l’envoi de la requête de
financement à l’Union Européenne. En plus, le
gouvernement s’est accroché à cette date pour
décider, en lieu et place de la CENI, l’emprunt des
Kits alors que les partenaires militaient pour un
achat. L’argument était qu’on voulait aller plus
vite et que l’achat desdits kits prendrait le temps.
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Aujourd’hui, le constat est là. On n’a rien gagné
finalement. D’abord, on a pris un temps fou pour
réinitialiser ces kits utilisés en République
Démocratique du Congo (RDC) et qui portaient des
noms comme Kasavubu, Kasongo et autres. Certains
voudraient se faire une santé financière par le
truchement de ces élections et sont allés signer des
contrats obscurs avec la société belge ZETES qui
serait proche du très controversé Commissaire
européen Louis Michel. Les membres de
la CENI
étaient obligés de supporter les sautes d’humeur des
responsables de cette société qui n’hésitaient pas à
s’opposer à certaines tâches que l’institution
voulait exécuter. Ce sont autant de situations qui
avaient conduit au report des élections. La date du
05 août a été fixée à la dernière session du Comité
de Suivi qui s’est tenue il y a deux mois à
Ouagadougou. Bien que son partenaire le PNUD ait
commandé des matériels électoraux qui ne pouvaient
être acquis qu’après le 15 juin,
la CENI
s’est empressée pour programmer le démarrage des
opérations du recensement sur le 08 juin. Le
recensement était prévu sur un mois. Dans la foulée,
le Premier ministre Me Agboyibo introduit un projet
de loi portant modification du code électoral
récemment modifié. Pour lui, avec les matériels
informatiques, il n’y aurait pas assez de
contestation et de recours. Il fallait faire passer
le délai de recours de 22 jours à 11. Ces nouvelles
dispositions devaient être introduites dans le code
électoral sur lequel se baseraient les CELI et les
Commissions des listes et cartes (CLC) pour conduire
les opérations du recensement. Autant de faits qui
prouvent que
la CENI
a fait montre d’amateurisme en annonçant la date du
début de recensement. Acculée par les événements,
elle a tenté de se dédouaner en accusant les partis
politiques de n’avoir pas communiqué à temps la
liste de leurs membres devant siéger dans les CLC.
Le recensement prévu, a été remplacé au pied levé
par une simulation dont la publication des résultats
finaux a pris beaucoup de temps.
Nous en étions là quand jeudi dernier,
la CENI
a, lors d’une rencontre à son siège avec les partis
politiques et la presse, annoncé que les opérations
d’enregistrement des électeurs commenceront le 16
juillet pour s’achever le 17 août. Selon le patron
de
la CENI,
M. Tozim Potopéré, ce délai a été décidé « après
concertation avec le gouvernement ». « Je
viens à vous informer que le décret convoquant le
corps électoral sera pris 45 jours avant la date du
scrutin. Cela suppose que chaque parti politique qui
désire positionner des candidats a tout le temps
pour le faire. Les dossiers devraient pouvoir
arriver 30 jours avant la date du scrutin. C’est le
législateur qui a fixé ces délais. Pour l’instant,
nous ne voulons pas avancer une date pour les
élections. Tout le monde va suivre l’évolution des
opérations et on pourra à la fin fixer une date. Le
premier élément, c’est le fichier électoral, parce
que à la fin du recensement, si nous avons un
fichier que vous acceptez, nous pouvons dire que
l’élection a réussi », a-t-il expliqué.
Ces propos montrent que
la CENI ne maîtrise pas les contours des différentes
tâches qu’elle aura à réaliser. Elle évolue dans l’apeuprèrisme.
Elle ne sait plus là où elle va et attend le
recensement avant de fixer une date pour les
élections. Pourquoi ne met-elle pas alors à profit
l’expertise des personnes ressources que les
partenaires a mises à sa disposition pour établir un
chronogramme clair et précis ? A ce qu’on sache, un
calendrier électoral en bonne et due forme permettra
aux différents partis politiques et aux
organisations de la société civile de savoir à leur
niveau ce qu’il faut faire à tel moment donné. Il
pourrait être d’un atout pour les associations dans
la défense de leurs projets auprès des bailleurs. Le
fait que le décret convoquant « le corps
électoral sera pris 45 jours avant la date du
scrutin » n’est pas une raison suffisante pour
embarquer tout le monde dans un flou kafkaïen. Même
ce délai d’un mois arrêté pour le recensement se
révèlera insuffisant si on se réfère au temps qu’a
pris la CENI
pour centraliser les résultats de la simulation.
C’est pourquoi dans le projet tripartite,
gouvernement-PNUD-CENI, il est prévu au moins neuf
semaines pour le recensement. En fonction de cela,
elle pourrait, avec l’apport des experts, fixer la
date exacte des élections pour permettre à tous les
Togolais de s’y préparer.
Cette façon de gérer les choses est la
preuve que
la CENI « règne mais ne gouverne pas » pour
parler comme Paul Valéry. Elle est agie et brille
dans un jonglage sans précédent. Elle doit se
ressaisir et reconquérir l’autonomie que lui confère
l’APG. Sinon, elle risque de devenir la CENI
qu’avait dirigée Ahoomey-Zunu, l’actuel ministre de
l’Administration territoriale.
R. Kedjagni
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Rétablir la vérité : Les fossoyeurs du football
togolais dans leur basse besogne |
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Au journal « Liberté », nous n’avons qu’un seul
leitmotiv : la vérité rien que la vérité. Et c’est
pourquoi nous assumons tous les actes que nous
posons. Mais quand nous montrons la lune, les nains
d’esprit ne voient que nos coudes et n’hésitent pas
à nous traiter de tous les noms d’oiseaux. Dans la
crise qui secoue
la Fédération Togolaise de Football, nous préférons
dire la vérité au peuple au lieu d’être à la solde
de certaines personnes qui n’ont aucun égard pour
leurs semblables. |
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Nous ne le dirons jamais assez : Tata Avlessi a une
part de responsabilité dans la crise actuelle. Il a
posé des actes qui sont condamnables et à tout
moment, nous les avons dénoncés. Cependant, nous
refusons que certains membres de cette fédération
qui avaient vainement tenté de saboter leur
président, jouent aujourd’hui aux saints ni touche.
Les quatre membres qui viennent d’adresser au
Président une lettre ne sont nullement des gens
propres et ont leur part de responsabilité dans ce
qui se passe.
Les vice-présidents Ameyi Gabriel et Essoyaba
Boukpessi, le Secrétaire Général et son adjoint,
Espoir Assogbavi et Patatu Ayivi Amavi, sont des
torpilleurs par excellence et prouvent par cette
lettre qu’ils sont des types foncièrement mauvais.
Des gens «normaux» ne peuvent jamais
mener une campagne pour que leur président soit
coûte que coûte sanctionné dans une affaire de
corruption d’arbitre. Bien que nous soyons contre la
corruption sous toutes ses formes, nous pensons qu’à
supposer que cette affaire soit vraie, l’acte qu’il
a posé était pour l’intérêt de l’équipe nationale.
Considéré comme tel, il implique tous les membres de
la Fédération puisqu’il est dit dans l’article 19 du
règlement intérieur que « Les membres du B.E.
sont solidairement responsables de l’administration
et de la gestion de
la FTF ».
Aujourd’hui, ceux qui envoyaient des lettres
anonymes et des coups de fil à la CAF et ses
instances se dévoilent à la face du monde par le
biais de cette correspondance « artisanale ».
Analyse de la fameuse lettre
Cette lettre dont l’objet est « Observations sur
le fonctionnement de
la Fédération Togolaise de Football »
et qui était à l’origine des éditions spéciales de
certains canards de la place, n’a pour but que de
« diaboliser » le Président de la Fédération
alors que de bonnes volontés s’entichent à trouver
une solution à la crise. La lettre a l’air d’un
règlement de compte et est apparemment écrite par le
félon Espoir Assogbavi. Elle n’est pas très éloignée
des articles qui circulaient depuis un certain temps
dans la presse togolaise. C’est du déjà entendu que
ces quatre personnes viennent d’offrir aux Togolais.
Le secrétariat est le poste le plus important au
sein d’une institution. Et si le préposé à ce poste
se met à l’écart qui viendra adresser « à
certains membres pour assister aux réunions du
Bureau pour des raisons que nous ignorons » ? « Lesdits
membres qui sont d’office mis en quarantaine »,
ont, à ce qu’on sache, leur bureau au siège de la
fédération à Kégué. S’ils ne sont pas conviés aux
réunions comme ils le claironnent, ont-ils fait la
démarche contraire ? Qu’est-ce que le président ou
les autres membres leur ont donné comme réponse ? Le
député Améyi a délibérément choisi de se mettre « en
quarantaine » puisque depuis son élection, il
n’a jamais participé aux réunions de la FTF. Il a
son bureau au siège mais il n’est jamais allé
l’occuper. Et même le règlement intérieur qui régit
actuellement la fédération prévoit en son article 18
que « Tout membre de BE absent à 3 réunions
consécutifs sans excuse reconnue valable, est
considéré comme démissionnaire ». Non. Il ne
faut pas que des gens prennent les Togolais pour des
cons pour leur servir des jobardises et se présenter
en victimes.
En outre, c’est malhonnête que des gens qui se sont
mis à l’écart et qui ont déjà constitué leur équipe
dans l’expectative des sanctions contre leur
président, l’accusent aujourd’hui d’avoir fait des
nominations sans les avoir consultés. Ils n’ont qu’à
s’en prendre à eux-mêmes. De même, il y a certains
faits qui sont contenus dans la lettre et qui ont
déjà été publiés par la presse. Il est désormais
clair que ce sont ces personnes qui ont fait
circuler l’information selon laquelle c’est Tata
Avlessi qui serait derrière l’accident de Lungi. « Il
y a des accusations gratuites dans cette lettre. Les
affaires de voyage à l’extérieur du pays aux frais
de la fédération, d’équipement stocké et qui profite
seulement aux proches du président sont des
légèretés. Il faut que les gens soient conséquents
avec eux-mêmes », nous a confié un membre du
bureau. En ce qui concerne « la levée des
sanctions infligées à certains joueurs des Eperviers »,
tout le monde sait le rôle que certains parmi eux
ont joué pour pourrir la situation et saboter « les
conditions nécessaires pouvant mettre en confiance
lesdits joueurs et favoriser ainsi leur
réintégration ». Après avoir étalé ces détritus,
les quatre rustres déclarent que « nous nous
désolidarisons de vos méthodes, de vos décisions non
collégiales ainsi que des conséquences qui peuvent
en découler ». N’est-ce pas que la sentence est
hypocrite ? Pourquoi n’ont-ils pas rendu purement et
simplement leur tablier ? « Quand on refuse, on
dit non ». C’est ce que nous enseigne l’écrivain
Ivoirien Ahmadou Kourouma à titre posthume.
Le rancunier Améyi
Nous
avons longuement parlé de ce personnage dans l’une
de nos précédentes parutions. Un député est un élu
du peuple et doit être ouvert à tout le monde. Dans
des situations difficiles, il se transcende et prend
des décisions courageuses. Nous avons du respect
pour tout ce qu’il a fait dans sa localité à Womé.
Mais il faut reconnaître qu’un tel personnage ne
joue pas le rôle qui doit être le sien. Il est
plutôt devenu un champion des coups bas, de la
mesquinerie. Devant les responsables de la FIFA et
de la CAF, il a refusé de saluer son président
actuel. Certes, il y avait des antécédents entre les
deux ; mais c’était une occasion pour se
réconcilier. Il est incontestablement l’un des
acteurs qui veut voir trébucher Avlessi aux fins de
prendre sa place. Par ailleurs, un président de club
qui va tancer vertement son entraîneur de ne pas
donner de vraies consignes, n’est pas apte à diriger
dans le contexte actuellement la fédération. Le
football togolais a suffisamment des problèmes pour
le laisser entre les mains d’un gifleur par
excellence de femme chef traditionnel. Ce sera une
abomination.
Le béni-oui-oui Boukpessi
Cet homme, quoi qu’étant fonctionnaire de l’Etat,
donne l’impression qu’il n’a pas de personnalité et
qui suit seulement la direction du vent. Lui, il est
un intellectuel et pourrait au moins prendre de la
hauteur vis-à-vis des autres. Mais il se laisse
guider par le député Améyi qui n’a pour seule
ambition que de faire couler le navire de son rival.
Nous pensons qu’avec son niveau intellectuel, il a
les moyens pour engager des discussions sérieuses et
honnêtes avec Avlessi pour la bonne marche du sport
roi togolais. Puisqu’il arrive de temps en temps à
aborder le président et son premier vice-président,
il est mieux indiqué pour réconcilier les deux
personnes en leur disant la vérité. Ce sera à tout
son honneur. Et c’est en cela qu’on reconnaît la
valeur d’un intellectuel. Mais quand il prend fait
et cause pour un camp, il y a péril en la demeure.
Et dire que cet homme est candidat du RPT pour les
prochaines élections législatives. Quel dommage !
La « girouette » Assogbavi
Le juge Espoir Assogbavi est dans tous les mauvais
coups. Il fait partie du comité des sept magistrats
qui ont organisé les législatives bizarres du 27
octobre 2002. Il a un puissant flair qui lui permet
d’anticiper sur la direction du bonheur. Au
commencement, le type venait commenter certains
matches à la TVT. Il bûchait les noms de certains
joueurs dans « France Football » qu’il venait
déclamer en live se prenant ainsi pour un grand
connaisseur en football. Une bonne publicité qui lui
permit d’être élu au congrès de Kpalimé en décembre
2002. Il était le Secrétaire Général dans le bureau
du second mandat de Rock Gnassingbé. Ce dernier l’a
pris pour un incontournable et lui a beaucoup fait
confiance. Mais, il a passé tout son temps à
saborder le mandat de Rock Gnassingbé. Un Secrétaire
Général n’avait pas les adresses des joueurs et
c’était auprès des joueurs qu’il venait les
chercher. Tout le monde a en mémoire le rôle trouble
qu’il a joué à la dernière Coupe du Monde. N’est-il
pas allé jusqu’à qualifier le sélectionneur Otto
Pfister de « saoulard » ? Ayant enfoncé
proprement Rock Gnassingbé, il a quitté la barque
pour figurer sur la liste des démissionnaires dans
la perspective des nouvelles élections. Il s’est
rallié ensuite au groupe de Tata Avlessi pour se
faire réélire lors du congrès du 09 janvier. Et
comme qui a trahi, trahira, Espoir Assogbavi a
délaissé celui grâce à qui il a été élu. Ne voulant
pas quitter les délices d’un commissaire au match,
il a pris partie pour le camp du député Améyi et du
Nigérian Amos Adamu dans la crise de l’UFOA. C’est
le début de la brouille entre lui et son président.
Comme on le voit, Assogbavi n’use que de félonie.
Aujourd’hui, pour saper le travail du reste du
bureau, il détourne les courriers qui sont destinés
à la fédération. C’est lui qui alimente dans la
presse ces informations selon lesquelles « Tata
Avlessi sera sanctionné lundi », « la
décision va tomber mardi »… Cet homme est à
craindre. C’est un élément dangereux à surveiller de
près.
Le triste inconnu Amavi
Le sieur Patatu Ayayi Amavi est à plaindre. Ce
militant de l’UDS d’Antoine Foly vient de démontrer
lui aussi qu’il n’a pas de personnalité et qu’il est
malléable à merci. « C’est le cas d’Amavi qui
nous a étonnés. Lui, il était toujours avec nous et
n’a jamais eu à formuler de réserves. Quand nous
avons retrouvé son nom parmi les signataires de
cette lettre, nous avons ri », a déclaré un
autre membre de la fédération. Ces propos disent
tout. Comme l’a dit Sartre, l’homme est toujours en
situation et le sieur a opté pour le camp des
torpilleurs. N’est-ce pas que tout le monde a besoin
d’être heureux ?
Ces quatre prétendus « poids lourds » ne sont
pas des types sérieux. De plus, aucun Togolais n’a
accordé de crédit à leurs turpitudes. Avec cette
lettre, on sait qui est qui et qui fait quoi dans
l’aire footballistique togolaise.
R. Kédjagni |
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