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Liberté Hebdo |
4
juillet
2007 |
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N°223:
du 2 juillet 2007]
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Exclusif
:
Rapport de la mission exploratoire électorale de
l’Union Européenne sur le Togo |
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Dans le cadre des élections législatives
premièrement fixées au 24 juin 2007, une mission
exploratoire (MEx) de l’Union Européenne a séjourné
dans notre pays du 13 au 23 mars 2007. Quatre mois
après son travail sur le terrain, elle vient de
transmettre aux Etats membres de l’institution un
rapport de 148 pages dont « Liberté » a réussi à
avoir copie. Ce document qui n’est pour l’instant
disponible en anglais donne des informations
précises sur l’organisation des élections et les
appréhensions des Eurocrates. Il convient de
rappeler que c’est de ce report que dépend
l’observation proprement dite du processus électoral
par l’UE. |
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« Les prochaines élections législatives sont
importantes dans l’avenir du Togo. Après quatre
décennies de règne du Président Eyadema, sa mort
soudaine en février
2005 a entraîné une crise, puisqu’une tentative a
été faite pour imposer la succession de son fils,
l’actuel Président Faure Gnassingbé, par des moyens
anticonstitutionnels. Le rejet de cette solution par
la communauté internationale a par la suite conduit
aux élections présidentielles du 24 avril 2005,
remportées par Faure mais avec des dénonciations
d’irrégularité par l’opposition. L’armée était
sortie après l’annonce des résultats et dans
l’agitation plusieurs personnes ont été tuées. Le
parti au pouvoir (RPT) et la plupart des parties
d’opposition ont par la suite signé un accord pour
restaurer la démocratie au Togo : l’Accord Politique
Global le 20 août 2006, balisant ainsi la voie à la
formation d’un gouvernement d’union nationale,
dirigé par un membre de l’opposition, et la création
d’une commission électorale, CENI, composée des
membres de toutes les parties et des représentants
de la société civile. Maintenant, le climat
politique s’est sensiblement amélioré et il y a un
consensus général que les prochaines élections
législatives, organisées par la commission
électorale ouverte, pourraient marquer une étape
importante dans l’enracinement de la démocratie
togolaise. Le changement du système électoral
(système proportionnel à la plus forte moyenne,
favorisant une représentation plus équilibrée des
parties dans l’Assemblée Nationale) devrait
également favoriser cette tendance »,
précise le sommaire du rapport. Dans le document, la
mission a rappelé que la communauté internationale
surtout l’UE suive de près la situation politique au
Togo. Des détails précis sont donnés sur la CENI, sa
composition, ses prérogatives, ses démembrements et
la façon dont elle mène ses activités. Le rapport
est au revenu sur les conditions d’éligibilités des
députés, les plaintes déposées dans le cadre des
élections et la situation des médias. « Il y a un
besoin pressant d’améliorer la connaissance des
électeurs et les rassurer sur le processus
électoral. Il y a en effet une crainte générale
parmi la population concernant les élections, qui
avaient lieu dans le passé et qui étaient
accompagnées de violences. Le Togolais doit être
rassuré afin de participer activement et
paisiblement au processus. Mais ni
la CENI ni le ministère de communication ne trouvent
pas opportun d’enclencher un programme de
sensibilisation national »,
relève la mission. En ce qui concerne les électeurs
nationaux et internationaux, le rapport fait état de
ce que « Tous les interlocuteurs ont exprimé leur
profonde satisfaction pour l’appui actif de la
communauté internationale, en particulier l’UE, au
processus électoral et ont bien accueilli le
déploiement possible d’une mission d’observation de
l’UE ». « Un certain nombre de groupes
régionaux d’observateurs d’organisation sont
susceptibles d’être présents au cours de la période
immédiate d’élection, incluant
la CEDEAO (qui a un devoir pour surveiller des
élections parmi ses Etats membres), de l’Union
Africaine et du Francophonie (OIF), mais aucun ne
déploiera les observateurs à long terme comme l’UE
projette faire. Non seulement les Togolais espèrent
des élections transparentes mais également non
violentes. La présence des observateurs
internationaux devrait définitivement aider à
désamorcer des tensions, à rassurer des électeurs et
à améliorer la confiance publique en exercice.
Néanmoins, plusieurs interlocuteurs, principalement
de l’opposition et de la société civile, ont exigé
la présence d’observateurs militaires comme ce fut
le cas en 1994 et dans le cadre de l’Accord
Politique Global. Bien que des groupes
internationaux observent les élections probablement,
il n’y a aucune indication claire pour l’observation
nationale significative. UNONGTO et FUNGTO, mais
également WANEP ont indiqué à l’équipe leur
promptitude pour surveiller le processus »,
ajoute le rapport. Il est également indiqué qu’il Il
y a des risques politiques liés à ces élections. La
clarification d’un calendrier électoral avec un
chronogramme réaliste et précis, d’un budget
clarifié, l’éducation et la sensibilisation des
électeurs et l’implication de tous les acteurs de la
société civile sont souhaitées. La conclusion de la
MEX est que l’UE une possible mission d’observation
de l’UE serait extrêmement utile pour augmenter la
crédibilité des prochaines élections par une
observation indépendante, cela : i) donnerait la
confiance accrue aux parties et aux électeurs à
l’occasion des premières élections nationales
dirigées par une institution indépendante ou au
moins équilibrée ; ii) agirait en tant que force de
dissuasion contre la fraude et la violence, quoique
la mission n’ait pas un caractère militaire, iii)
donnerait une évaluation complète du processus
électoral. iv) contribuerait à la légitimité des
élections si elles sont conduites de façon crédible
et suffisamment en conformité avec des normes
internationales et v) fournirait des recommandations
constructives pour l’avenir…
L.H. |
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La CENI toujours indécise sur la date de la tenue
des législatives |
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La Commission Electorale Nationale Indépendante
(CENI) se trouve aujourd’hui confrontée à des
difficultés qui ne lui permettent pas d’arrêter un
calendrier pouvant fixer la date réelle de la tenue
des législatives. La date du 05 Août est déjà
hypothéquée. Selon un membre de la CENI qui a requis
l’anonymat, il faut d’abord lancer le recensement et
c’est en vue de l’évolution du processus qu’on
pourra fixer la date des élections. Cependant, la
même source rassure que « les travaux évoluent
normalement à
la CENI et qu’ il n’y a pas de blocage ». « D’après
les résultats de la simulation, il y a des espoirs
que les choses soient en ordre »,
ajoute-il. Ce qui veut dire que le processus est en
bonne voie et qu’il faudra un peu plus de temps pour
conduire les travaux à bon terme. |
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La source précise également que d’ici peu, « les
matériels électoraux seront déployés sur le
territoire et le recensement proprement dit pourra
démarrer le 16 juillet prochain ». Mais étant
donné que le nombre de kits disponibles est
d’environ 1890 à 2500 pour 3485 centres
d’enregistrement, le recensement se déroulera en
deux phases. Les enregistrements se feront d’abord
dans une première zone composée de 1743 centres. Et
puis s’en suivront ceux de la seconde zone composée
de 1742 centres. Pour ce faire, la CENI a, selon
notre source, « fixé un délai d’un mois pour le
déroulement du processus de recensement soit deux
semaines pour chaque zone ». Ce qui n’est
d’ailleurs pas possible d’après certains
spécialistes des questions électorales.
En effet, ces spécialistes trouvent que
le délai d’un mois fixé par la CENI pour
l’enregistrement sur l’ensemble du territoire est
relativement court vu l’estimation de la population
électorale. Selon ces derniers, compte tenu du
nombre de kits, du nombre de personnes qui seront
recensées et de la répartition par zone, il y aura
un kit pour 2000 électeurs. Or, en deux semaines, un
kit qui fonctionne normalement ne peut pas recenser
un tel nombre de personnes. Il faut au moins trois
semaines. Aussi les opérations liées au
dédoublonnage, aux contentieux, à la correction, à
la validation et l’impression des listes
définitives pourront-elles prendre trois semaines.
Ce qui porte le délai nécessaire à la bonne
organisation du recensement à neuf semaines soit
deux mois sept jours. Ce que confirme d’ailleurs le
document portant projet d’enregistrement et appui au
cycle électoral au Togo signé par le gouvernement,
la CENI et le PNUD. Ainsi, si on arrive à prendre en
Conseil des ministres, le décret invitant les
populations à aller s’inscrire et si l’
enregistrement démarre le 16 juillet comme le
confirme notre source, le recensement prendra
mathématiquement fin le 22 septembre.
Comme on peut le constater, les
élections législatives ne peuvent pas avoir lieu
avant la fin du mandat de l’actuelle Assemblée
Nationale. La sortie catastrophique qu’a faite Faure
Gnassingbé le 13 juin dernier ne pourra donc rien
changer à la donne. A moins qu’on n’ait pas envie
d’organiser des élections crédibles, transparentes
et acceptables par tous. Si le pouvoir RPT souhaite
aujourd’hui une véritable sortie de crise au Togo,
la seule aide qu’elle peut apporter à la CENI est
d’éviter les précipitations et de la laisser
organiser convenablement les élections.
GLAKPE Koffi |
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SICOT en déconfiture est poursuivie par la BTCI |
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Etranglée par les dettes sous lesquelles elle ploie,
la Banque Togolaise de Commerce et l’industrie (BTCI),
a engagé des poursuites judiciaires contre ses
clients douteux en vue de recouvrer les fonds
nécessaires pour se refaire une santé financière.
Aujourd’hui, selon des sources proches de la Banque
Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO),
la BTCI a une ardoise qui est estimée à plusieurs
milliards de nos francs. Ainsi, ses provisions
restent douteuses aux yeux des institutions
financières. |
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En effet, la BTCI a engagé des poursuites
judiciaires contre la Société Industrielle de Coton
(SICOT SA), à qui elle réclame environ 2,7 milliards
de F CFA. Cette société anonyme au Capital d’un
milliard de nos francs appartient à M. Kagnassi
« Opérateur économique » malien. Il ressort de
nos investigations que SICOT à une période difficile
de son histoire de gestion avait contracté un prêt
auprès de la BTCI afin de redynamiser la société
pour une meilleure rentabilité et faire face à la
concurrence dont elle faisait face .
Une infirme partie de ce prêt a servi à
quelques actions de SICOT mais la grande partie a
été investie dans le financement de la construction
d’une usine à Korhogo et aussi à N’Begue en Côte
d’Ivoire où Abdoulaye Kagnassi, le fils du PDG
exerce ses activités en qualité de Directeur d’une
filiale du Groupe Aiglon. Selon les indiscrétions le
Groupe Aiglon basé en Suisse est la Société mère
avec les succursales en Côte d’Ivoire, Burkina Faso,
Bénin et Togo dont le patron est M. Kagnassi. Et
partout il place ses enfants premiers responsables
sauf au Togo où SICOT et Banamba sont dirigés par M.
Anselme Gouthon, considéré comme son fils adoptif.
L’on note également comme facteur de la déconfiture
de cette société qui a été inaugurée avec faste par
les autorités togolaises, l’arrivée dans cette boîte
de Mariam Kagnassi qui a fait chambouler tout.
Cette dernière enclenchant systématiquement une
guerre de succession en vue d’accaparer cette
entreprise. Alors la stratégie de « Diviser pour
régner » était mise en branle, semant une
brouille entre son père et Anselme Gouthan. Une
situation qui engendra un coup dur à la gestion en
général et celle des ressources humaines en
particulier. Et le drame aujourd’hui, c’est la
cessation d’activité de SICOT, une situation qui ne
pénalise que des compatriotes qui ne savent pas à
quel saint se vouer.
L’enquête révèle également qu’il s’agit
d’un prêt obtenu par des gymnastiques savamment
orchestrées pour soutirer à la BTCI de l’argent à
investir ailleurs au détriment des Togolais. La
preuve, ce prêt n’a guère servi à rehausser
l’économie togolaise déjà à l’agonie.
Actuellement, l’on clame haut et
fort qu’il s’agit d’une faillite, chose tout à fait
naturelle en matière du commerce. Faux, rétorquent
des juristes qui estiment plutôt qu’il s’agit d’un
acte d’escroquerie avec en toile de fond du
détournement car les prêts n’ont pas en réalité
servi au projet pour lequel ils étaient contractés.
Aujourd’hui qu’un procès est intenté
contre la SICOT par la BTCI, il y a aussi la
question des droits de licenciement et des huit (08)
mois d’arriérés de salaires des employés qui, pour
l’instant donne l’impression d’être classée. Aussi
la leçon à tirer de cette situation est-elle que
toute institution qu’elle soit administrative,
financière, politique fait toujours plus confiance
aux étrangers qu’aux autochtones. Un investisseur
digne de ce nom, amène dans le pays d’accueil un
investissement capital dont il en a besoin pour le
développement de son entreprise.
Contrairement à ceux qui veulent que
l’on prononce un gel des avoirs de SICOT au Togo,
nous trouvons qu’il serait plus judicieux et plus
sage de donner du coton à égrener et qu’une
administration judiciaire dont la mission serait de
commercialiser la production de SICOT SA soit mise
en place. C’est une solution pour maintenir le
personnel en activité. Elle aura aussi le mérite de
permettre à la BTCI de récupérer son dû par
épuration progressive de la dette. Envisager un gel
des avoirs reste suicidaire pour les employés.
Affaire à suivre
...
Didier LEDOUX |
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Loi sur le blanchiment de l’argent sale
:
Une farce pour tromper la vigilance de la communauté
internationale |
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A quelques semaines de la fin de leur mandat, les
députés de l’Assemblée nationale monocolore qui se
sont habitués, durant toute leur législature, à
voter à l’unanimité des lois, n’ont pas dérogé à la
tradition en votant à l’unanimité le 20 juin 2007,
la loi relative à la lutte contre le blanchiment de
capitaux. « Nous étions l’unique pays de l’UEMOA à
ne pas avoir adopté cette loi. Vous comprenez donc
ma joie et c’est avec fierté que je me présenterai à
la prochaine réunion de l’UEMOA. L’unanimité avec
laquelle vous avez adopté cette loi, prouve non
seulement que vous avez compris la pertinence de
l’importance de cette loi, mais que vous avez
compris que le blanchiment est un phénomène rampant
qui menace l’équilibre de l’économie mondiale contre
lequel il faut lutter », ressassait le ministre des
Finances, du Budget et des Privatisations. |
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Pour nombre d’observateurs, cette loi n’est que de
la poudre aux yeux pour tourner en bourrique les
partenaires en développement, d’autant que le Togo
est de tout temps considéré comme une plaque
tournante de la drogue, un trafic dans lequel
plusieurs personnalités sont trempées. En effet, le
blanchiment d’argent est défini comme le processus
consistant à dissimiler la provenance d’argent
acquis de manière illégale (spéculations illégales,
activités mafieuses, trafic de drogue, d’armes,
extorsion, corruption…) afin de réinvestir dans des
activités légales comme par exemple la construction
immobilière. On précise que c’est une étape
importante, car sans le blanchiment, les criminels
ne pourraient pas utiliser de façon massive ces
revenus illégaux sans être repérés. Selon les
estimations, quelque 500 milliards à un billion de
dollars américains de revenus illicites sont
blanchis dans le monde chaque année.
« La recrudescence, ces temps, du
phénomène de blanchiment de capitaux nous interpelle
tous pour une prise de conscience accrue des menaces
réelles et graves qu’il engendre. Le Togo, cité à
tort ou à raison dans ce domaine, veut par le vote
de cette loi, prouver à l’opinion nationale et
internationale qu’en aucun cas, les autorités
togolaises ne peuvent admettre que le pays devienne
la plaque tournante de la drogue »,
déclarait le président de l’Assemblée nationale,
Abass Bonfoh.
Et pourtant, il y a de cela un an, la presse avait
fait un large écho du rapport d’une enquête menée
par le pouvoir lui-même sur le trafic de drogue au
Togo. Cette enquête commandée par feu Eyadéma sous
la pression de l’extérieur et dirigée par le Général
Gnofame a révélé à la face du monde que le pouvoir
togolais était au cœur du trafic de drogue au Togo
et dans la sous région. Un rapport de l’Observatoire
Togolais de la Bonne Gouvernance (OTBG) vient
confirmer cette enquête quelques mois plus tard.
« Tout le monde sait que les généraux de l’armée,
des ministres, des responsables politiques sont
impliqués dans toutes sortes de trafics illicites,
des circuits mafieux et parallèles des gestions
financières et des détournements systématiques des
ressources du pays », faisait observer le
président de l’observatoire. Le rapport de Gnofame
n’a jamais connu de suite. L’impunité est totale.
Des personnalités impliquées dans le gros dossier de
trafic de drogue ne sont jamais inquiétées.
L’affaire du navire Pitéa arraisonné au large des
côtes togolaises avec une importante cargaison de
drogue est restée sans suite. Ce qui fait dire à
certains que la loi pour lutter contre le
blanchiment des capitaux au Togo n’est qu’une farce
de plus destinée à tromper la vigilance de la
communauté internationale car on estime que ce ne
sont pas les petits fonctionnaires qui font du
trafic de la drogue leur dada mais les gros pontes
qui font passer des marchandises sans aucune
inquiétude au port, à l’aéroport et aux postes
frontaliers.
M.A. |
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Education
:
Désordre et favoritisme à l’Office du BTS |
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Depuis bientôt deux décennies, les écoles de BTS
(Brevet de Technicien Supérieur) participent à la
formation de la jeune élite togolaise. Bien que les
coûts d’inscription soient plus ou moins élevés, ces
écoles absorbent une part importante de jeunes en
formation. C’est fort de cela que l’Etat a créé
l’Office de BTS pour mieux contrôler ce secteur de
l’éducation. |
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Mais malheureusement, on assiste depuis quelques
années à la création anarchique des écoles de BTS.
De même, il règne à l’office du BTS un désordre sans
précédent. Le favoritisme y est de mise. Le choix
des enseignants devant composer les sujets se fait
par cooptation. Seuls ceux qui sont dans les bonnes
grâces du Directeur de l’Office de BTS sont invités
à proposer des épreuves pour les différents examens.
Il y en a parmi eux qui savent que, quoi qu’il
arrive, ce sont leurs sujets qui seront choisis et
ils préparent leurs élèves à cet effet. Sur cinq
ans, les épreuves des mêmes enseignants pourront
être choisis. Ce qui est encore navrant c’est que la
plupart de ces gens ne sont pas des techniciens et
n’ont pas les compétences requises. Ainsi, il est
loisible de voir des enseignants de Gestion
soumettre des sujets dans les domaines qu’il ne
maîtrise pas. Quelqu’un qui enseigne par exemple la
comptabilité dans la filière Comptabilité et
Gestion, peut être amené à proposer des sujets pour
Commerce International, Action Commerciale et Force
de Vente ou bien Télécommunication ou encore Finance
Banque. Conséquence, les élèves ne se retrouvent pas
et les résultats sont parfois catastrophiques. En
plus, ces « enseignants gâtés » vont jusqu’à
tirer sur Internet des sujets corrigés qu’ils ne
maîtrisent et qu’ils plaquent aux élèves. Pendant ce
temps, les spécialistes sont mis à l’écart.
L’autre préoccupation concerne la
correction. Selon les informations en notre
possession, ce sont les mêmes enseignants qui sont
prisés pour la correction. Ce sont également ces
enseignants qui alimentent les cours du soir dans
quelques établissements de BTS de la place. Bien
qu’ils ne fassent pas le volume requis de cours et
ne bouclent pas l’année pleine, ils ont les
meilleurs résultats. Sur six candidats provenant de
ces cours du soir cinq réussissent alors que c’est
souvent la catastrophe dans les institutions
officielles. Aussi faut-il faire remarquer que la
liste des correcteurs n’est jamais actualisée. Il
arrive de voir des gens qui ne sont pas au pays de
figurer sur celle-ci.
En outre, avec le laxisme qui bat son
plein à l’Office de BTS, des gens font des mémoires
en catimini, sans stage, sans maître de mémoire
adéquat. Il n’y a jamais un avis selon lequel tel
étudiant admissible allait soutenir dans telle
matière. Parfois, les membres de jury attribuent les
mémoires à leurs amis qui ne sont peut-être pas
indiqués à le faire.
Il se raconte par ailleurs que pour les
examens de BTS dont les résultats viennent d’être
proclamés, certains candidats ont retrouvé, en lieu
et place de leurs nom et prénom, ceux de leurs
parents défunts. Dans certaines filières, des
épreuves hors programme ont été proposées aux
candidats.
Il est donc impérieux que les autorités
en charge de l’enseignement supérieur réagissent
avant qu’il ne soit trop tard. Il faut mettre de
l’ordre au sein de l’Office et repenser le BTS
lui-même.
Nous y reviendrons...
R.K. |
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Fédération Togolaise de Football
:
Remplacer Avlessi par le député Ameyi est une
abomination
Il souvient aux Togolais que le 09 janvier dernier,
les acteurs du football étaient, sous la houlette de
la FIFA et de la CAF, en congrès extraordinaire pour
renouveler le bureau de la Fédération Togolaise de
Football (FTF). L’autre objectif était d’insuffler
une nouvelle dynamique au sport roi togolais qui
était dans l’impasse après les bouffonneries de la
Coupe du Monde. Mais malheureusement, ces élections
ne donneront pas les résultats escomptés puisque les
problèmes de personne qui ont marqué les huit ans de
Rock Gnassingbé, ont refait surface. Le Président de
la FTF, Tata Adaglo Avlessi, et ses deux
vice-présidents, Gabriel Ameyi et Essoyaba Boukpessi,
et tout récemment son Secrétaire Général, Espoir
Assogbavi, n’arrivent pas à accorder leur violon,
ouvrant ainsi la voie aux coups bas, aux commérages,
aux mensonges, à la félonie… C’est donc dans ce
méli-mélo que le Togo a organisé en mars dernier la
Coupe d’Afrique des Nations (CAN) des cadets. Un
événement au cours duquel une affaire de corruption
d’arbitre a éclaté et sur lequel certains veulent
surfer pour donner corps à leurs rêveries. |
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Il y a en effet plus d’une semaine que
le Président de la Fédération Togolaise (FTF) a été
auditionné au Caire dans ce dossier de corruption.
L’arbitre gambien qui a dirigé le match Togo-Tunisie
dans le cadre de la deuxième journée de la CAN U-17
et son homologue togolais qui aurait joué le rôle
d’intermédiaire, ont été déjà sanctionnés. Ce qui
veut dire que des mesures disciplinaires à
l’encontre de Tata Avlessi ne sont pas exclues.
Outre des sanctions financières, on parle de sa mise
à l’écart de toute activité footballistique pendant
une période donnée. Ces sanctions seraient
imminentes à en croire des indiscrétions. Et déjà,
ces adversaires se mettent en ordre de bataille pour
savourer leur victoire construite sur des coups bas.
Quel cynisme ! C’est curieux que le vice-président
Gabriel Ameyi qui, depuis le 09 janvier, est en
marge de toutes les activités de la FTF, pleurniche
aujourd’hui par médias interposés qu’on voudrait
l’écarter. L’empressement avec lequel le député
cherche à revenir cache quelque chose. De plus, la
manière dont cette affaire de corruption d’arbitre a
été gérée par les médias n’est pas gratuite. C’est
comme si on a tout fait pour compliquer la vie à un
Tata Avlessi qui, quoi qu’on dise, manque de tact et
de circonspection dans sa gestion des affaires.
N’a-t-on pas entendu tout récemment certains
Togolais dire à l’homme de Masseda qu’il n’a que six
mois à passer à la tête de la fédération ?
Dans l’ordre normal des choses, le
Président agit au nom d’une institution et s’il faut
prendre des sanctions, elles doivent concerner toute
la Fédération. Dans certains cas, l’équipe
bénéficiaire de cette tentative de fraude est aussi
suspendue. Par exemple, dans le scandale des matches
truqués en Italie, ce sont certains dirigeants et
leurs clubs qui ont été sanctionnés. Tout récemment,
l’ex-international ghanéen Abedi Pélé et son club
ont reçu des sanctions dans une affaire de matches
négociés. Mais apparemment, dans le cas togolais,
seul le Président serait concerné par des mesures
disciplinaires.
Si Tata venait à être mis à l’écart comme le disent
les textes et comme le souhaitent Ameyi et ses
ouailles, il serait urgent que la CAF et la FIFA
mette en place un comité de crise qui devrait
organiser de nouvelles élections selon les statuts
standardisés avec de nouvelles personnalités. On
doit mettre out tous ceux qui sont dans l’actuel
bureau. Mais faire remplacer Avlessi par son
vice-président Ameyi, sera une abomination. Comme le
dit l’adage populaire, on risque de « vendre le
voleur pour acheter le sorcier ». On n’aura rien
résolu. Nous ne faisons pas de « l’honorable
député » un paria. Certes, c’est un amoureux du
cuir rond et il l’a montré par les réalisations
qu’il a faites. Mais il n’est pas un bon dirigeant.
Il suffit de faire un tour à Womé au cours d’un
match de championnat pour s’en convaincre. Lui
aussi, il est imbu de sa personnalité et son credo
c’est « moi ou rien ». Le député Ameyi n’est
pas la personne indiquée pour sortir le football
togolais de l’ornière. On ne saurait confier toute
une fédération à quelqu’un dont le degré d’animosité
est immesurable. Tout le monde a en mémoire le
triste spectacle que le député, un élu du peuple, a
offert lors du congrès extraordinaire de la FTF le
09 janvier dernier. Après son élection au poste de
président, Tata Avlessi a fait un tour d’honneur
dans la salle où il a eu à embrasser certaines
personnalités. Rock Gnassingbé qu’on attendait le
moins, a fait montre de fair-play et s’est jeté dans
les bras de son adversaire. Mais le député a refusé
de s’exécuter, donnant la preuve qu’il est un
fielleux. Quel crédit faut-il alors accorder à un
tel individu? Changera-t-il de comportement dès
qu’il savourera l’après Avlessi ? Nous ne le pensons
pas en tout cas.
Par ailleurs, c’est une réalité que depuis son
élection il n’a jamais participé aux réunions du
bureau exécutif. Il brille par une absence notoire
aux activités de la fédération. Au même moment, il
initie des activités parallèles. Un président
sérieux et qui est conséquent envers lui-même, ne
pourrait jamais se retrouver ailleurs avec des
joueurs qui boudent la sélection nationale alors que
les autres disputaient une rencontre périlleuse en
Sierra Leone. Que cette démarche a l’air d’un
complot ! Si aujourd’hui, Ameyi se plaint parce que
des « sanctions disciplinaires » seraient en
train d’être prises à son encontre, il n’a qu’à s’en
prendre à lui-même. Il est victime de ses propres
turpitudes. Pendant six mois, il s’est mis à l’écart
pour la simple raison que la tête de son président
ne lui revenait pas. Maintenant que ce dernier est
sous le coup d’une sanction, il se frotte les mains
et joue à l’agneau. Bien malin n’est-ce pas ?
Affaire à suivre.
R. Kédjagni |
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Tentative de remobilisation du public autour des
Eperviers
:
La manifestation de «Maman Togo» interdite in
extremis |
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Depuis un certain temps, l’équipe nationale du
football est secouée par un malaise engendré
par une longue crise qui affecte la Fédération
togolaise de Football (FTF). Cette crise qui, depuis
belle lurette désorganise le football togolais a
des répercussions négatives sur cette cellule, la
seule qui sauve les meubles aujourd’hui après les
déboires politiques que le pays connait. |
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C’est pour tenter de colmater les brèches que la
supportrice N° 1, celle que les Togolais appellent
affectueusement « Maman Togo » avait décidé
d’organiser une manifestation, le samedi 30 juin
dernier. L’objectif était de remobiliser le public
autour des Eperviers. Il s’agit d’autre part d’une
action pour interpeller les autorités à user de leur
personnalité pour que tous les acteurs du football
se réconcilient avec eux-mêmes et ensuite avec le
public. « C’est par une véritable réconciliation
des dirigeants de
la FTF entre eux et avec les joueurs que le Togo
peut sortir son épingle de jeu en battant le Mali au
prochain match. Les autorités ont le devoir
aujourd’hui, à voir l’allure que prennent les
choses, de s’impliquer pour que les Eperviers
deviennent ce qu’ils étaient en allant de victoire
en victoire »,
a indiqué Maman Togo avant d’ajouter que « C’est
par cette unique et seule voie que nous réussirons à
relever le défi de la qualification qui passe
nécessairement par notre victoire contre le Mali ».
En ce qui concerne la non tenue de la
manifestation, Maman Togo explique : « Nous
avons obtenu l’autorisation en bonne et due forme.
Mais les autorités ont à la dernière minute jugé
qu’il était plus opportun de reporter cela à une
date ultérieure. Car les séquelles des derniers
évènements de Cotonou sont encore dans les esprits
des gens. Alors de cette manifestation, beaucoup de
choses peuvent arriver. Donc, il faut surseoir
provisoirement. Néanmoins, elles (autorités) ont
promis proroger l’autorisation. Ce qui signifie que
cette manifestation aura bel et bien lieu dans les
tout prochains jours ». Il faut souligner que
cette version a été confirmée par des sources
proches de la Présidence et de la Primature. L’on ne
peut que saluer cette initiative louable en ce
moment très difficile pour le football
togolais.
Didier LEDOUX |
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