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Il est opportun de fustiger une fois de plus le rôle
cynique que jouent « certaines » délégations
présentes à la Salle Evala à un moment où le Titanic
du « palabre » intertogolais est en train de
tanguer dangereusement. C’est leur position
« clair-obscur » qui propulsera dans les jours à
venir le dialogue dans le fossé tout ouvert où le
présidium et ses suppôts veulent l’emmener.
Nous publiions une interview que le 3e vice-président
de l’Union des Forces de Changement (UFC) avait
accordée à votre journal dans le numéro précédent.
Patrick Lawson s’est aussi fait le devoir de
soulever ce rôle macabre que jouent certains
« particules » qui ne sauraient résister à
l’épreuve du temps que par le jeu des alliances.
« Ce qui se passe aujourd’hui dans
la Salle (Evala où se tiennent les travaux du
dialogue), c’est que certaines délégations sont là
pour rejeter les idées des unes et soutenir celles
des autres »,
a-t-il eu la clairvoyance de soulever.
Les
délégations sus évoquées, ce sont celles du Parti
Démocratique pour le Renouveau du préposé aux
affaires étrangères dans l’équipe Kodjo, Zarifou
Ayéva et du conglomérat de « micro partis »
politiques qui retrouvent un semblant d’identité à
travers la CPP de « son excellence » de
l’immobilisme politique et de l’imposture, Edouard
Kodjovi Edem Kodjo. La CPP et le PDR sont toujours
positionnés au sein de l’opposition mais ne
sauraient faire le jeu de celle-ci car leurs deux
leaders font une politique de « podo-cratie »,
c’est-à-dire une recherche effrénée des intérêts qui
les a d’ailleurs poussés à s’acoquiner avec « le
syndicat du
05 février 2005 ».
Dans ces conditions, on ne saurait se fier à eux
lorsqu’il s’agira de passer au vote. Des
indiscrétions qui nous parviennent font d’ailleurs
état de ce qu’il serait prévu par le présidium de
faire passer par vote le projet d’accord à venir
pour son adoption définitive au cours de la
prochaine séance, n’en déplaise aux « partis
emmerdeurs », l’UFC et la CDPA. Par ce rôle
flou, « ces délégations-là ne créent aucune
dynamique de consensus », n’aident
« aucunement le dialogue à avancer ». S’il
avérait que le principe de vote soit imposé, la CPP
et le PDR se positionneraient sur le pouvoir et
laisseraient ainsi l’opposition dans laquelle on les
classe pourtant, minoritaire. Si ces partis
pouvaient jouer franc-jeu, l’opposition
traditionnelle ne craindrait pas d’affronter le
vote. Voyez-vous ?
Que le peuple apprécie à sa juste valeur le rôle que
jouent et joueraient
la CPP et le PDR s’il advenait que le régime arrive
à faire le forcing et impose le principe du vote.
Jusques à quand Zarifou Ayéva et Edem Kodjo
joueront-ils ce jeu flou ?
T.K. |