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1er juillet 2006

[ 97 : du 30  juin 2006]

Le dialogue national à vau-l’eau : Kodjo et Ayéva, toujours dans leur rôle cynique
 

 
 

Il est opportun de fustiger une fois de plus le rôle cynique que jouent « certaines » délégations présentes à la Salle Evala à un moment où le Titanic du « palabre » intertogolais est en train de tanguer dangereusement. C’est leur position « clair-obscur » qui propulsera dans les jours à venir le dialogue dans le fossé tout ouvert où le présidium et ses suppôts veulent l’emmener.

Nous publiions une interview que le 3e  vice-président de l’Union des Forces de Changement (UFC) avait accordée à votre journal dans le numéro précédent. Patrick Lawson s’est aussi fait le devoir de soulever ce rôle macabre que jouent certains « particules » qui ne sauraient résister à l’épreuve du temps que par le jeu des alliances. « Ce qui se passe aujourd’hui dans
la Salle (Evala où se tiennent les travaux du dialogue), c’est que certaines délégations sont là pour rejeter les idées des unes et soutenir celles des autres », a-t-il eu la clairvoyance de soulever.

Les délégations sus évoquées, ce sont celles du Parti  Démocratique pour le Renouveau du préposé aux affaires étrangères dans  l’équipe Kodjo, Zarifou Ayéva et du conglomérat de « micro partis » politiques qui retrouvent un semblant d’identité à travers la CPP de « son excellence » de l’immobilisme politique et de l’imposture, Edouard Kodjovi Edem Kodjo. La CPP et le PDR sont toujours positionnés au sein de l’opposition mais ne sauraient faire le jeu de celle-ci car leurs deux leaders font une politique de « podo-cratie », c’est-à-dire une recherche effrénée des intérêts qui les a d’ailleurs poussés à s’acoquiner avec « le syndicat du 05 février 2005 ». Dans ces conditions, on ne saurait se fier à eux lorsqu’il s’agira de passer au vote. Des indiscrétions qui nous parviennent font d’ailleurs état de ce qu’il serait prévu par le présidium de faire passer par vote le projet d’accord à venir pour son adoption définitive au cours de la prochaine séance, n’en déplaise aux « partis emmerdeurs », l’UFC et la CDPA. Par ce rôle flou, « ces délégations-là ne créent aucune dynamique de consensus », n’aident « aucunement le dialogue à avancer ». S’il avérait que le principe de vote soit imposé, la CPP et le PDR se positionneraient sur le pouvoir et laisseraient ainsi l’opposition dans laquelle on les classe pourtant, minoritaire. Si ces partis pouvaient jouer franc-jeu, l’opposition traditionnelle ne craindrait pas d’affronter le vote. Voyez-vous ?

Que le peuple apprécie à sa juste valeur le rôle que jouent et joueraient la CPP et le PDR s’il advenait que le régime arrive à faire le forcing et impose le principe du vote. Jusques à quand Zarifou Ayéva et Edem Kodjo joueront-ils ce jeu flou ?

T.K.

 

 

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