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1er juillet 2006

[ 97 : du 30  juin 2006]

Le nouveau Chargé de mission dans ses œuvres : Mey Gnassingbé se fourvoie et manipule la presse

 
 

Au lieu que Faure Gnassingbé démocratise sa gestion des affaires de l’Etat en nommant aux différents postes « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », il continue de tendre la perche aux membres de sa famille. Des gens qui n’ont apparemment aucune formation et qui, plus est, n’ont jamais dirigé un poste de responsabilité, sont cooptés pour piloter des portefeuilles sensibles. C’est le cas par exemple de Mey Gnassingbé qui vient d’être nommé récemment Chargé de mission à la Présidence de la République. Nous à Liberté Hebdo, nous continuons de dénoncer cette propension à favoriser certains Togolais pour la simple raison qu’ils sont nés avec de l’or dans la bouche. Nous avons déjà dit que s’il était un Kpéouzim ou un Abueno, avec bien sûr le même niveau, il ne devrait jamais sentir ce poste. Il serait sur un taxi moto défiant le soleil et les rues cabossées de Lomé entrain de faire « zed ». Comme il est le fils du père, il a capté sa part de l’héritage. Qu’on ne nous trompe pas. C’est ça la réalité.

Le « petit jongleur de football » aurait dû se taire au lieu de jeter de l’huile sur le feu en manipulant une certaine presse qui le défend d’ailleurs très mal. « Mais, face à des sujets qui portent des germes d’incivisme et qui risquent de poser des problèmes là où il ne devrait pas en avoir, nous prenons notre courage pour rectifier le tir, même s’il est question de « Gnassingbé » », écrit malheureusement un confrère que nous respectons beaucoup. Nous ne savons pas où se trouve « l’incivisme » dont on nous accuse quand nous postulons que Mey Gnassingbé ne mérite pas ce poste et qu’il y a mieux au Togo que lui. Peut-on nous dire la main sur le cœur la formation qu’il a reçue et l’expérience qu’il a pour diriger un poste aussi stratégique que celui de Chargé de mission à la présidence ? Un homme politique et écrivain français, Jean-François Paul de Gondi (Cardinal de Retz) écrivait : « Toute vie est une responsabilité et nous sommes coupables, non seulement du mal que nous faisons, mais du bien que nous ne faisons ». Le bien ici, c’est de dire la vérité au « petit » au lieu de le tromper en pondant des articles dénués de tout sens. C’est une abomination de faire croire à l’opinion qu’en nommant son petit frère, Faure voudrait démocratiser le RPT. La démocratisation consiste-t-elle à nommer « the unright man at the right place » ? On aura tout vu dans le landernau médiatique togolais.

Le confrère a même poussé loin le bouchon en faisant des comparaisons qui font entorse au bon sens, cher au tribun du « rationalisme moderne », René Descartes. Il trouve que cette nomination « n’aurait causé le moindre mal ». « D’ailleurs, le leader de l’opposition Gilchrist Olympio, n’a constamment eu de recours qu’à sa famille, pour toute prétention à la direction du pays, sans que personne ne trouve à redire », ajoute-t-il. C’est tout simplement du dribble intellectuel pour tenter de brouiller le débat. Pour l’heure, Gilchrist Olympio n’exerce pas le pouvoir et ne saurait être comparé à Faure Gnassingbé. Même s’il en a la prétention, il n’a jamais proposé un « footeux » pour diriger quoi que ce soit au Togo.

Nous l’avons déjà dit, nous ne nous acharnons pas contre Mey Gnassingbé ou contre la famille Gnassingbé. Mais nous refusons les faveurs dont jouissent certains membres de la famille quand les vrais diplômés liment quotidiennement leurs fesses contre les selles des motos. Nous faisons nôtre cette assertion du Cardinal de Retz et préférons plutôt dire la vérité au « petit » : il n’a
ni les compétences ni la carrure requises pour ce poste ; il n’a qu’à se consacrer à ses activités associatives pour mieux cerner la vie, reprendre les études pourquoi pas.

Zeus A.

 

 

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