|
Au
lieu que Faure Gnassingbé démocratise sa gestion des
affaires de l’Etat en nommant aux différents postes
« l’homme qu’il faut à la place qu’il faut »,
il continue de tendre la perche aux membres de sa
famille. Des gens qui n’ont apparemment aucune
formation et qui, plus est, n’ont jamais dirigé un
poste de responsabilité, sont cooptés pour piloter
des portefeuilles sensibles. C’est le cas par
exemple de Mey Gnassingbé qui vient d’être nommé
récemment Chargé de mission à la Présidence de la
République. Nous à Liberté Hebdo, nous
continuons de dénoncer cette propension à favoriser
certains Togolais pour la simple raison qu’ils sont
nés avec de l’or dans la bouche. Nous avons déjà dit
que s’il était un Kpéouzim ou un Abueno, avec bien
sûr le même niveau, il ne devrait jamais sentir ce
poste. Il serait sur un taxi moto défiant le soleil
et les rues cabossées de Lomé entrain de faire
« zed ». Comme il est le fils du père, il a
capté sa part de l’héritage. Qu’on ne nous trompe
pas. C’est ça la réalité.
Le
« petit jongleur de football » aurait dû se
taire au lieu de jeter de l’huile sur le feu en
manipulant une certaine presse qui le défend
d’ailleurs très mal. « Mais, face à des sujets
qui portent des germes d’incivisme et qui risquent
de poser des problèmes là où il ne devrait pas en
avoir, nous prenons notre courage pour rectifier le
tir, même s’il est question de « Gnassingbé » »,
écrit malheureusement un confrère que nous
respectons beaucoup. Nous ne savons pas où se trouve
« l’incivisme » dont on nous accuse quand
nous postulons que Mey Gnassingbé ne mérite pas ce
poste et qu’il y a mieux au Togo que lui. Peut-on
nous dire la main sur le cœur la formation qu’il a
reçue et l’expérience qu’il a pour diriger un poste
aussi stratégique que celui de Chargé de mission à
la présidence ? Un homme politique et écrivain
français, Jean-François Paul de Gondi (Cardinal de
Retz) écrivait : « Toute vie est une
responsabilité et nous sommes coupables, non
seulement du mal que nous faisons, mais du bien que
nous ne faisons ». Le bien ici, c’est de dire la
vérité au « petit » au lieu de le tromper en
pondant des articles dénués de tout sens. C’est une
abomination de faire croire à l’opinion qu’en
nommant son petit frère, Faure voudrait démocratiser
le RPT. La démocratisation consiste-t-elle à nommer
« the unright man at the right place » ? On
aura tout vu dans le landernau médiatique togolais.
Le confrère a même poussé loin le bouchon en faisant
des comparaisons qui font entorse au bon sens, cher
au tribun du « rationalisme moderne », René
Descartes. Il trouve que cette nomination « n’aurait
causé le moindre mal ». « D’ailleurs, le
leader de l’opposition Gilchrist Olympio, n’a
constamment eu de recours qu’à sa famille, pour
toute prétention à la direction du pays, sans que
personne ne trouve à redire », ajoute-t-il.
C’est tout simplement du dribble intellectuel pour
tenter de brouiller le débat. Pour l’heure,
Gilchrist Olympio n’exerce pas le pouvoir et ne
saurait être comparé à Faure Gnassingbé. Même s’il
en a la prétention, il n’a jamais proposé un « footeux »
pour diriger quoi que ce soit au Togo.
Nous l’avons déjà dit, nous ne nous acharnons pas
contre Mey Gnassingbé ou contre la famille
Gnassingbé. Mais nous refusons les faveurs dont
jouissent certains membres de la famille quand les
vrais diplômés liment quotidiennement leurs fesses
contre les selles des motos. Nous faisons nôtre
cette assertion du Cardinal de Retz et préférons
plutôt dire la vérité au « petit » : il n’a
ni
les compétences ni la carrure requises pour ce
poste ; il n’a qu’à se consacrer à ses activités
associatives pour mieux cerner la vie, reprendre les
études pourquoi pas.
Zeus A. |