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Liberté Hebdo |
26 juin
2007 |
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[
N°213:
du 20 juin 2007]
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Simulacre de mouvements dans les préfectures
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Les préfets en poste dans le Nord-Togo maintenus |
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Au Conseil des ministres du mercredi 20 juin
dernier, quelques mouvements ont été observés à la
tête de certaines préfectures. Treize préfectures
sur trente et deux sous-préfectures sont concernées
par ces changements. |
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La première remarque est que parmi les quinze
nominés, il n’ y a aucune femme. Un acte qui est en
porte-à-faux avec les discours et l’Accord Politique
Global (APG). N’y a-t-il pas de femmes au Togo
capables d’assumer ces responsabilités ?
Aussi à la différence de la préfecture de Tône et de
la préfecture de Cinkassé, tous les changements
n’ont-ils concerné que les préfectures du Sud-Togo
considéré à tort comme le fief de l’opposition. Tous
les préfets du Nord du pays pris également à tort
pour le fief du RPT et du clan, sont maintenus à
leur poste. Des inamovibles comme Pépa Yata de la
Kozah et Atcholi Aklesso de Blitta sont toujours aux
affaires, continuant de faire de la misère à leurs
administrés. C’est la seconde remarque.
Souvent c’est dans la région septentrionale que les
pressions, les intimidations et autres violences
des préfets sont dirigées contre les militants de
l’opposition. Ces pratiques primitives ont
actuellement cours dans la préfecture de Blitta. De
sources bien informées, le préfet de Blitta, M.
Atcholi Aklesso, et certains responsables du RPT
appelleraient la population de Blitta à des troubles
lors des prochaines législatives. Par exemple, les
semaines du 24 au 27 avril avril et du 14 au 20 mai
2007, le préfet en compagnie du candidat RPT imposé
(Pékemsi) et de certains responsables du parti, a,
au cours d’une tournée dans la préfecture
déconseillé aux populations d’accorder leur vote à
l’opposition, soutenant que si elle gagnait, elle
chasserait les Kabyè, les Lamba, les Losso et autres
ethnies de la région. Ce même préfet serait en train
d’initier une procédure par laquelle les résultats
des élections transiteraient par son bureau avant
qu’ils n’arrivent à la CELI. Bien qu’il sème la
zizanie dans la préfecture, il est maintenu à son
poste pour parachever sa «mission».
En outre, les préfets militaires du Moyen Mono et
de l’Oti n’ont pas été changés. Ils continueront à
terroriser leurs populations en toute impunité.
En définitive, le mouvement tant attendu dans les
préfectures en la faveur de l’APG et du Gouvernement
d’union nationale, n’a concerné qu’une partie du
pays. Les préfets en poste dans le Nord du pays qui
jouent un rôle capital dans les bourrages d’urnes et
le traficotage des résultats en faveur du RPT qui
sait qu’il ne peut jamais remporter des élections
transparentes au Togo, sont maintenus. Faure
Gnassingbé et son parti ne veulent donc qu’un
simulacre de changement sur la terre de nos aïeux.
R.Kédjagni |
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Port Autonome de Lomé : La Direction des Impôts
s’oppose à la reprise de
la SIG
par Uniport |
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Un
Conseiller de Faure serait derrière la nouvelle
société
Depuis quelques mois,
la Direction Générale des Impôts est partie en
guerre contre les mauvais payeurs, ceux qui tentent
de saboter l’économie nationale en refusant de payer
les impôts. Parmi ceux-ci se trouve Bassam El Najjar,
le patron de la Société Immobilière du Golfe (SIG).
On se souvient qu’un bras de fer avait opposé les
deux structures. Bassam n’était pas prêt à payer les
9 milliards que la DGI lui réclamait. Ce qui amena
la Directrice Générale Mme Ingrid Awadé Nanan à
revoir sa position et à lui accorder un délai d’un
mois pour lui permettre de se manifester. Mais le
délai est passé sans que l’intéressé ne s’exécute.
Conséquence, la DGI
a pris des mesures urgentes et a procédé au blocage
de ses comptes sur lesquels seulement 25 millions
FCFA ont pu être récupérés. Quant au sieur Bassam,
il a disparu dans la foulée sans laisser d’adresse. |
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Depuis lors, tous les gérants de parcs
auto administrés par
la SIG
sont conviés à verser directement les frais de
location et autres sur les comptes des impôts. Tout
le monde se souvient que
la SIG
a eu le monopole de la gestion des véhicules
d’occasion au Port autonome de Lomé par décret
présidentiel N°2005-045/bis/PR du 05 avril 2005. La
concession de ce marché s’est déroulée en période
transitoire, ce qui est en somme une anomalie. Il
est donc normal que la liquidation de
la SIG soit d’abord constatée avant que
d’éventuels repreneurs ne se manifestent. Et pour la
transparence, c’est par décret présidentiel aussi
que ce changement pourrait intervenir. Mais contre
toute attente, la société Uniport qui serait proche
d’un Conseiller de Faure, tente de se faire une
santé financière en se substituant à
la SIG. C’est
le Directeur Général du Port qui a, en toute
opacité, adressé une correspondance à
la DGI pour l’informer « de la désignation de la
société Uniport pour assurer le contrôle de
l’exploitation des Parcs MAD de véhicules d’occasion
aménagés sur le site de
la SAZOF
en lieu et place de
la SIG ».
Surprise par cette correspondance,
la Direction
des Impôts, dans une correspondance en date du 14
juin 2007 n’est pas allée par quatre chemins pour
faire entendre raison au DG du PAL et rejeter la
reprise de la SIG par Uniport. Pour celle-ci,
l’exploitation des parcs a été confiée à la SIG
par décret présidentiel et à ce jour, aucun décret
présidentiel abrogeant cette décision n’a été portée
à sa connaissance. « De ce fait, l’Administration
ne disposant d’aucune information concernant la
création de
la Société Uniport, ne saurait accepter sa
désignation en lieu et place de la SIG »,
conclut la dame de fer de la DGI.
Comme on le voit, on ne semble pas tirer
des leçons de ce qui s’est passé avec Bassam et on
s’empresse de faire venir encore d’autres Libanais
tapis dans l’ombre. Le sieur Alexandre Aziabou qui
se trouve être le DG de Uniport n’est que le grand
arbre qui cache la forêt. Il y a nombre de Libanais
derrière lui qui veulent s’enrichir sur le dos des
Togolais.
A propos, comment s’est pris le
contre-amiral Adégnon pour substituer la compétence
de
la SIG à
la Société Uniport ?
Qui le lui a demandé?
R.K. |
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Violation des droits des retraités Le Comité des
Retraités s’insurge contre les actes indignes de
la CNSS |
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.Le gouvernement interpellé
La suspension de la Caisse des Retraités
Complémentaires des Cadres est l’objet d’indignation
chez les retraités togolais qui trouvent anormal cet
acte de
la Direction
de
la Caisse Nationale
de Sécurité Sociale (CNSS) et son Conseil
d’Administration. |
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En réalité, le Comité des Retraités Bénéficiaires
des prestations de
la Caisse
de Retraite Complémentaire des Cadres a organisé
dans la salle de conférence de
la CNTT,
le mercredi 20 juin dernier une conférence de
presse. Cette rencontre avec la presse était une
aubaine pour les organisateurs d’expliquer à
l’opinion publique la réalité de la vie
cauchemardesque qu’endurent les retraités togolais.
C’est aussi une occasion pour le comité de faire
entendre sa voix afin que des mesures idoines soient
prises pour qu’enfin, ils puissent sans aucune
distinction rentrer tous dans leurs droits notamment
la retraite complémentaire des cadres qui venait
d’être suspendue sans mobile réel et convaincant.
« Nous avons voulu nous retrouver pour essayer
d’attirer l’attention des autorités togolaises sur
cette situation qui nous parait anormale au niveau
de
la Caisse Nationale
de Sécurité Sociale (CNSS). En effet, c’est vers
juin 2006 que le Directeur Général de
la CNSS
et le Conseil d’Administration ont envoyé une lettre
nous informant de la suspension du payement de notre
retraite complémentaire des cadres »,
a expliqué M. Abbé Nicolas, Secrétaire général du
comité. Aussi a-t-il déclaré : « Nous avons donc
essayé de faire des démarches à plusieurs niveaux ;
d’abord à
la CNSS pour tenter une solution à l’amiable, nous
avons saisi le tribunal qui ne nous a pas donné
satisfaction et on est retourné à la CNSS, toujours
pour une conciliation à l’amiable mais en vain. On a
saisi également les autorités togolaises par écrit
notamment le Président de
la République,
le Premier ministre mais, jusqu’à présent, les
choses tournent en rond. On ne comprend rien. Et
nous avons décidé de faire cette conférence pour que
l’on nous entende ».
Dans la déclaration liminaire, M. Attiogbé Apoté,
Président du Comité des retraités n’est pas allé par
quatre chemins pour dénoncer et s’indigner de la
situation de précarité dans laquelle pataugent
aujourd’hui les retraités togolais.
« Depuis quelques années, les travailleurs privés et
parapublics relevant de la compétence de gestion de
la Caisse Nationale
de
la Sécurité Sociale
assistent impuissants à des assauts répétés dirigés
contre leurs droits et à des atteintes graves
portées à leurs intérêts, concourant tous à leur
appauvrissement notoire, progressif et suicidaire.
L’opération d’appauvrissement en question est
l’œuvre de
la CNSS
et de ses dirigeants, en l’occurrence, son Conseil
Administratif et son Directeur général. C’est au
cours de l’année 2000 qu’elle a été déclenchée. Et,
en plusieurs actes, elle se poursuit jusqu’à ce
jour »,
a laissé entendre M. Attiogbé.
Quant aux actes indignes de la CNSS
à l’encontre des retraités, M. Attiogbé en a énuméré
quatre qui sont entre autres : 1-Du réaménagement
des taux de cotisations à la branche de la pension
vieillesse en défaveur des assurés de
la CNSS ;
2-De la réduction de l’assiette de base de calcul de
la pension vieillesse du régime général ; 3- De la
réduction de l’assiette de base de calcul de la
pension de retraite complémentaire; 4-De la
suppression de la pension de retraite complémentaire
des cadres. Concernant ce dernier volet, « la
décision fut reçue par les pensionnés concernés
comme une bombe sur la tête, et plus d’un en ont
piqué une crise », a souligné M. Attiogbé.
En effet, eu égard à cette situation de précarité
dans laquelle sont plongés les retraités, des
inquiétudes meublent désormais leur existence. Parce
qu’il y a l’éducation des progénitures qui est
d’ores et déjà menacée et aussi, l’accumulation de
dettes supplémentaires viendront se greffer sur
celles sous lesquelles ils ploient depuis un temps,
à en croire les témoignages recueillis à l’issue de
la rencontre. « Nous sommes donc inquiets, très
inquiets face à la grande offensive lancée par les
membres du Conseil administratif de
la CNSS et nous nous en indignons. Car, après avoir
amoindri nos pensions (régime général comme
complémentaire), après s’être ensuite attaqué à la
pension de retraite complémentaire pour la supprimer
et, en s’engageant résolument enfin à dissoudre
l’institution (…) quelle sera alors la prochaine
étape ? Nous nous interrogeons toujours »,
a martelé le Président avant de conclure : « Que
la CNSS et ses dirigeants ne soient pas capables
d’améliorer le système de protection sociale à eux
légué par la postérité pour gestion, cela se
constate et cela est incompréhensible. Qu’ils
n’aient pas le génie de le maintenir en l’état pour
les générations futures, cela est regrettable. Mais
qu’ils mettent toute leur intelligence et toute leur
énergie à le détruire et à cultiver la régression,
cela est bien criminel ».
Il urge que toutes les instances impliquées dans la
gestion de ce dossier qui affecte dangereusement non
seulement les retraités mais aussi l’éducation de
leurs progénitures et par ricochet une entrave au
développement de toute une nation, soient amenées à
une solution adéquate en vue de la jouissance pleine
de leurs droits. C’est à ces problèmes que doit
s’atteler la ministre chargée des Personnes âgées,
Mme Christine Agnélé, au lieu de rebattre les
oreilles aux Togolais avec ces histoires du « Guide
des Retraités »
Didier Ledoux |
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L’après match Bénin-Togo : Les officiels togolais et
béninois se moquent des Togolais |
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Dimanche dernier, le Togo engagé dans la course pour
Ghana 2008 jouait la 5ème
journée des éliminatoires. A cette occasion, les
Eperviers ont croisé les crampons avec les
Ecureuils. Malheureusement, les hôtes Béninois n’ont
pas parlé le langage du FOOTBALL, celui du FAIR PLAY
prôné par
la Fifa. Quand
on repense à la « brutalité primitive » avec
laquelle ils ont traité tout ce qui était togolais,
on se demande si des appels officiels pouvaient
réparer les frustrations créées chez le public
sportif togolais. |
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En effet, grandes sont les frustrations nées de
ces agissements peu orthodoxes des Béninois que les
Togolais ont toujours pris pour des « frères ».
Bien malin est celui qui pouvait prédire ce qui
devait arriver à nos compatriotes en terre
béninoise. Les échos de Cotonou d’avant match qui
parvenaient à Lomé étaient perçus par les Togolais
comme un simple patriotisme de la part des Béninois.
Pour les Togolais qui ont acquis l’expérience de
grandes rencontres, la tension qui était perceptible
côté Béninois était normale, vu l’enjeu de la
rencontre. Une victoire devrait permettre aux
Ecureuils de se relancer dans la course pour la
qualification car distancés par les Eperviers et les
Aigles. Il s’agissait aussi d’un duel de proximité,
une lutte de suprématie, quoi de plus normal qu’il y
ait de la tension. Rien, absolument rien ne
présageait une telle brutalité, aucun
antécédent.Mais à l’analyse, on se rend compte que
les violences ont été savamment programmées.
L’irresponsable Mouscharaf
Il en souvient aux Togolais qu’un incident avait
opposé le président de
la Fédération Togolaise
de Football, Tata Adaglo Avlessi, à son homologue
béninois Anjorin Mouscharaf le 10 mars dernier à
l’occasion de l’ouverture de la CAN des Cadets qui
s’est tenue dans notre pays. Les deux responsables
sportifs s’étaient illustrés à travers une
discussion houleuse, certes, mais qui ne se serait
pas terminée en pugilat comme l’avaient signifié
certains confrères. On n’en voudrait pour preuves
que les déclarations de celui-là même que M. Anjorin
Mouscharaf avait pris à témoin. Il s’agissait de M.
Winny Dogbatsè qui avait signifié qu’il y avait eu
certes des échanges houleux mais jamais, Tata
Avlessi n’a porté la main sur son pair béninois. Ce
dernier par contre, malgré ce témoignage, a continué
à raconter à qui voulait l’entendre qu’il a encaissé
un coup de poing de Tata Avlessi. Les confrères qui
l’ont abordé à l’Hôtel Sarakawa ,ont rapporté à
l’époque que M. Mouscharaf promettait le pire à son
homologue togolais et à toute sa délégation lors du
match retour de la 5eme journée éliminatoire de la
CAN. En un mot, il promettait de prendre sa revanche
sur les Togolais. On évoque cette histoire car c’est
un des griefs que porte le public sportif béninois
aux Togolais. Et l’irresponsabilité de M. Mouscharaf
est pointée du doigt car on se rappelle qu’à peine
72 heures après les incidents, Tata Avlessi a
présenté ses excuses publiques, non seulement à son
homologue béninois, mais à M. Issa Hayatou et à la
CAF
pour avoir failli gâcher la fête du football que le
Togo organisait. Ce geste suffisait pour calmer les
ardeurs revanchardes de M. Mouscharaf. Mais…
La presse béninoise, pyromane
On se rappelle que lorsque l’incident s’était
produit, la presse togolaise n’avait pas du tout été
tendre à l’égard d’Avlessi. Elle a dans son
ensemble, fustigé sa brutalité, croyant qu’il y en
avait. Dans cette histoire, le président de la FTF
a été traité de tous les noms d’oiseau. La presse
n’a fait que jouer son rôle, en toute
responsabilité. C’est malheureusement le contraire
que feront les confrères béninois.
Sans langue de bois, il urge de signifier que la
presse béninoise a proprement préparé les esprits à
la violence, au nez et à la barbe des autorités de
régulation des médias et des autorités
administratives. Les confrères béninois ont joué le
rôle de pyromanes en faisant de la surenchère autour
de cet incident. On a semé de la haine dans les
esprits des Béninois. Sur toutes les chaînes,
c’était un appel tacite à la vengeance. La chose a
été amplifiée par une invention toute faite.
Il s’est raconté là-bas qu’un de leurs confrères a
été brutalisé au cours du match aller en septembre
dernier par un élément des forces de sécurité
togolaises et sa caméra confisquée. A plusieurs
égards, cela paraît une pure imagination, de l’intox
car personne n’a eu vent de ce prétendu incident
jusqu’à dimanche dernier, 10 bons mois après.
L’incident se serait effectivement produit que la
presse togolaise, en toute responsabilité, l’aurait
dénoncé. En réalité, un supporter béninois a été
effectivement brutalisé par un militaire à la suite
d’une autre histoire qui paraît de la pure
provocation. Le Béninois aurait poussé une témérité
jusqu’à cracher au passage, à son endroit : « De
Père en Fils », allusion faite à la succession à
la présidence qu’il y eut au Togo en avril 2005. Et
en vrai « mon pays »…
Le rôle qu’a donc joué la presse béninoise n’a rien
à envier à celui joué par la fameuse Radio Mille
Collines dans le cadre du génocide rwandais.
Responsabilité des gouvernants togolais
Le sommet togolais ne saurait se dédouaner dans la
survenance de ces violences. A écouter les
déclarations du Team Manager des Eperviers, M.
Sronvi, du Conseiller et porte-parole, M.
Lawson-Gallus, et du coach Stephen Keshi sur la TVT
lundi soir, les Togolais auraient pu échapper à ces
violences si cela ne dépendait que d’eux. Les trois
avaient signifié que vu la tension qui sévissait
depuis la veille, ils avaient décidé de ne pas jouer
le match. En rappel, l’équipe a été empêchée de
faire la reconnaissance du terrain, pourtant
reconnue comme un droit à l’adversaire par
la Fifa. Pour
l’en dissuader, des joueurs, des médecins et des
officiels ont été molestés. Les Béninois ont osé
porter la main sur le Secrétaire d’Etat Gilbert Atsu
qui conduisait la délégation officielle, emportant
en plus son portable. Ce seul geste aurait suffi
pour bouder le match. Ils avouent avoir saisi les
autorités administratives togolaises qui les ont
assurés que la sécurité serait maintenue le
lendemain. Et pourtant…
Complot étatique ?
Tout porte à croire que les violences sont loin
d’être un fait isolé comme on veut le faire croire.
Ce n’est pas exagéré de pointer du doigt la
responsabilité du sommet béninois. Les violences ne
sont pas intervenues comme un coup de tonnerre dans
un ciel serein. La tension était perceptible déjà la
veille, et le signe patent était l’agression
perpétrée sur le ministre Gilbert Atsu.
Il se raconte que le président béninois a appelé les
uns et les autres au calme. On ose bien le croire.
Mais suffisait-il d’appeler au calme ? Avait-il pris
toutes les dispositions sécuritaires qu’il fallait ?
Ce qui fait croire à une responsabilité du pouvoir,
c’est l’attitude des forces de sécurité béninoises.
On a vu des agents rester indifférents devant les
« sauvageries » des supporters béninois. Des
Togolais avouent avoir entendu des éléments de
sécurité dire aux leurs en Fon-leur patois- de
continuer à frapper les Togolais. Des témoins
racontent que dans la plupart des cas, ils laissent
frapper et que c’est quand la victime est épuisée
qu’ils interviennent, font semblant d’arrêter le
coupable, mais les relâchent juste quelques mètres
plus tard, le temps de tourner le dos. La
frustration est assez grande chez les Togolais car
connaissant les forces de sécurité togolaises, elles
auraient évité de tels événements.
Tout paraît une négligence coupable. Et on voudrait
bien croire que les forces de sécurité béninoises
ont été dépassées par les événements. Mais elles
auraient séduit les Togolais si elles avaient
cherché à se ressaisir. Il leur suffisait d’escorter
le convoi des Togolais jusqu’à la frontière de
Hilla-Condji. Comme ça elles auraient pu éviter
aussi toute l’animosité dont ils ont été victimes
tout le long du trajet Cotonou-Frontière.
Au demeurant, c’est se moquer des Togolais que
d’organiser une rencontre entre officiels togolais
et béninois à la frontière et appeler les Togolais
au calme. Beaucoup se demandent si vraiment les
Béninois eux aussi savaient que « 60 % »
d’entre eux « ont des parents au Togo » et
vice-versa comme le faisait croire le ministre
béninois, ils allaient agir de la sorte envers les
Togolais. C’est encore se moquer des Togolais que de
vouloir organiser « un match de réconciliation »
entre les deux sélections. C’est trop simpliste
comme solution.
C’est toujours se moquer des Togolais quand au cours
de cette rencontre, il ne s’est agi que de ces
habituels échanges de civilités alors que rien n’est
dit concernant le sort des victimes. On ne parle pas
de dédommagement pour ceux dont l’intégrité physique
ou morale a été atteinte. On ne dit rien concernant
par exemple le compatriote qui a vu les pare-brise
de son véhicule complètement cassés.
Non, la violence a été trop organisée pour être
oubliée de si tôt. Ils sont encore nombreux à se
demander ce qui se serait produit si les Eperviers
avaient remporté la partie. Comme par hasard, aux
dernières nouvelles, les Béninois continueraient à
sévir contre nos compatriotes jusqu’à présent.
TINO Kossi |
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5ème journée
des éliminatoires CAN 2008/ BENIN –TOGO :
Lawson-Gallus : « La
FTF
a bel et bien déposé une plainte contre le Bénin » |
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De graves violences ont marqué le match Bénin-Togo
discuté le 17 juin dernier à Cotonou. Des officiels,
joueurs, journalistes et supporters togolais ont été
violentés lors de cette cinquième journée des
éliminatoires de
la Coupe
d’Afrique des Nations Ghana 2008. Tout ceci a
conduit à une large victoire des Ecureuils du Bénin
face aux Eperviers du Togo (4 buts à 1). Après le
match, des sources proches de
la Fédération Togolaise
de Football avaient indiqué que le bureau exécutif a
saisi
la Confédération Africaine
de Football (CAF) pour le manque de fair-play dont
les Béninois ont fait preuve et les incidents
malheureux qui se sont produits. |
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Mais
contre toute attente, notre confrère Gérard Dreyfus
déclarait hier jeudi matin dans une émission sur la
Radio France Internationale (RFI) qu’il a
personnellement contacté le Secrétaire Général de la
CAF
à propos de la question de la plainte que le Togo
aurait déposée contre le Bénin et que ce dernier lui
a répondu que le Togo n’a envoyé aucune lettre à
la CAF
alors que le délai imparti pour ce faire n’est que
de 72 heures. Ce qui veut dire que si
la Fédération n’a pas déposé la plainte jusqu’à
mercredi minuit, elle n’a plus la possibilité de le
faire. Pour mieux informer nos lecteurs, nous avons
contacté M. Lawson Gallus, porte- parole de
la Fédération
sur la question.
Selon lui, la plainte a été remise le
même jour au Commissaire au match, l’Ivoirien Djedje
Benjamin, conformément aux dispositions de
la CAF
et que copie a été envoyée dans la boîte
électronique de
la CAF. Aussi,
M. Lawson Gallus a-t-il ajouté que le président de
la Fédération Togolaise de Football, Tata Avlessi,
est allé au Caire le mercredi pour une rencontre
avec les membres de cette institution et qu’il a
également avec lui une copie de cette plainte. « La
Fédération
a bel et bien saisi
la CAF
à propos des incidents qui ont émaillé le match
Bénin-Togo »,
a laissé entendre le porte-parole de
la Fédération.
S’il est vrai que la lettre n’est pas
parvenue à
la CAF,
alors c’est le Commissaire au match qui ne l’a pas
transmise. Au non de quoi pourrait-il donc refuser
de transmettre cette plainte ? Y a-t-il eu des
dessous de table de la part des Béninois ? Toutes
ces questions restent posées. Mais dans tous les
cas, nul ne peut nier les actes de vandalisme qui
ont émaillé cette rencontre. Même le Commissaire au
match a été violenté. Il a essuyé comme les Togolais
des jets de projectiles qui l’ont d’ailleurs
contraint à fuir le stade peu après la mi-temps. Si
après toutes ces anomalies, il refuse de faire un
rapport en bonne et due forme à
la CAF et de transmettre la plainte de la FTF, c’est
dommage pour le football africain. Il appartient
donc aux dirigeants de la FTF de défendre leur
droit. C’est à eux aujourd’hui de saisir le CAF à
propos de cette plainte qu’ils ont formulée et
remise au Commissaire au match.
Rappelons que les Béninois ont fait
usage de toutes les formes de violences pour venir à
bout des Togolais ce dimanche 17 juin au stade de
l’Amitié de Cotonou. Mis à part les agressions
physiques, l’équipe togolaise était contrainte de
passer la mi-temps sur l’aire du jeu. Les supporters
béninois ont versé sur les joueurs togolais des eaux
suspectes qui ont provoqué des démangeaisons chez
eux. Ils sont rentrés plusieurs fois sur l’aire du
jeu en plein match et parfois, l’arbitre n’arrête
même pas la rencontre. C’est un précédent dangereux
pour le football africain si des sanctions
exemplaires ne sont pas prises à l’encontre du
Bénin.
GLAKPE Koffi |
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