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Liberté Hebdo

18 juin 2007

[ 217: du 18 juin 2007]  
Après les primaires controversées : La mésentente entre Natchaba et Kantchati met en péril la paix à Mango

. Des tracts circulent dans la préfecture
Les primaires qu’a proposées Faure Gnassingbé aux fins de départager les candidats du RPT dans certaines préfectures, continuent de diviser les fils de l’Oti. L’ancien président de l’Assemblée Nationale, Fambaré Ouattara Natchaba, qui était candidat, a été balayé à l’issue d’un complot ourdi par le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Issifou Kantchati. Ce dernier a réussi à retourner le sieur Mindi contre son mentor. C’était un deal pour permettre au ministre, candidat de l’Oti Centre qui est la plus petite circonscription en terme d’électeurs (environ 15 000), de se retrouver tête de liste.

       Ces primaires controversées mettent aujourd’hui en péril la paix et la cohésion entre les populations de la préfecture de l’Oti. Depuis que des informations persistantes font état de ce que des discussions seraient en cours pour un retour de M. Natchaba, les éléments du ministre Kantchati se livrent à une campagne de dénigrement et d’intoxication. La tension couverait actuellement entre les N’Djé (clan auquel appartient Kantchati) et les Gangan qui peuplent l’Oti Sud et dont le candidat a  toujours été Natchaba. L’entourage du ministre de l’Environnement a créé un journal intitulé « LABARI » qui signifierait en Tchokossi « Nouvelle ou Information » et dans lequel l’ancien Président de l’Assemblée nationale est copieusement pris à partie. A la une du N°001 du mercredi 09 mai 2007 de ceux qu’ils appellent « le journal mensuel d’information » et qui est vendu à 75 F CFA, on pourrait découvrir les titres suivants : « Fambaré Natchaba Ouattara, un assoiffé du pouvoir », « Natchaba, ennemi de la justice »,  « Qu’est-ce que Baba Akotie a fait pour mériter un tel sort de Natch ? », « Mango-Matin, un journal qui fait la honte de la préfecture de l’Oti », « Doumbé de Mango au bord de la relégation en deuxième division ». En fouillant le fameux mensuel, on se rend compte tout de suite que ses initiateurs n’ont pas fait les démarches requises auprès de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Bien qu’il y ait un Directeur de publication, aucune déclaration officielle n’est faite comme l’exige l’article 14 du Code de la Presse et de la Communication. Ce qui veut dire que c’est « un tract » et doit être « considéré comme tel au regard des dispositions pénales en vigueur au Togo » si on se fonde sur les termes des décisions de la HAAC qui circulent aujourd’hui.

            Dans l’article « Fambaré Natchaba Ouattara : un assoiffé du pouvoir », l’ancien Président de l’Assemblée Nationale est traité de tous les noms d’oiseaux. « Directeur de cabinet de la Présidence, ministre des Affaires Etrangères, député puis Président de l’Assemblée Nationale. Durant tout ce parcours, il n’a rien fait pour développer sa propre préfecture. Il s’est plutôt évertué à faire du mal à ses propres frères », y lit-on. La suite est une succession d’accusations incroyables. Aller jusqu’à accuser quelqu’un de tuer son frère qui vit aux Etats-Unis, de déterrer le cadavre d’un autre frère et de commettre la fornication sur la femme d’une autorité publique, c’est seulement dans un « journal » à Mango qu’on peut trouver cela. Pourtant, les initiateurs s’enorgueillissent dans leur tract : « Notre journal devrait paraître en janvier 2005 lorsque Natchaba était président de l’Assemblée Nationale. Il avait usé de tous ses pouvoirs pour nous bloquer. Nous nous trouvons maintenant dans l’obligation de paraître contre vents et marrées. Une presse dans un milieu, c’est bon. Deux presses c’est plus bon. Ne proteste pas ! Notre presse ne mentira jamais comme l’a fait notre confrère de Mango-Matin ».

            Pendant que Natchaba est proprement pris insulté dans le tract, le ministre Kantchati est encensé. « Tout compte fait nous clamons haut et fort à qui veut entendre raison que le ministre Kantchati n’a pas corrompu le collège électoral pour être en tête de liste des candidats du RPT de l’Oti aux futures législatives du 24 juin 2007. Il est seulement populaire dans l’Oti centre. Il pose également de bons actes. C’est ce qui a valu son élection lors des primaires du 07 avril 2007 au Centre Communautaire de Mango. Il n’a jamais été un partisan de la violence », écrivent les néo journalistes de Mango qui révèlent que c’est Natchaba qui était à l’origine des troubles socio-politiques qu’a connus la préfecture lors des précédentes élections et des « violences orchestrées pour saboter les aires protégées à Mango ».

            C’est la situation qui prévaut dans la préfecture de l’Oti et si rien n’est fait, le pire pourrait arriver. La HAAC doit agir promptement pour arrêter ce dérapage orchestré par les initiateurs de ce tract.

            Selon des informations à notre possession, les deux responsables auraient été convoqués devant le tribunal de Mango pour répondre de leur acte. Un mandat de dépôt était prévu à leur encontre. Cette affaire dans laquelle nous ignorons pour l’instant la partie civile s’apparente à une poudrière. Parce que les pro-détenteurs de la publication menaceraient de saccager le Palais de Justice si jamais, ces deux personnages étaient écroués.                                    L.H.

 
Les dessous de la dernière sortie de la Présidence : Faure cherche à mettre fin à la transition et à dissoudre la CENI
. Le PM humilié par le chef de l’Etat

N’ayant pas bien défini les choses dès le départ, le Premier ministre, Me Agboyibo, est actuellement dans une situation difficile. Il est mis en demeure par le chef de l’Etat. Aussi, le chef de l’Etat a-t-il reçu mercredi 13 juin les parties signataires de l’Accord Politique Global (APG) et les représentants du PNUD et de l’UE le lendemain pour échanger sur l’évolution du processus électoral.

Dépouillé constitutionnellement, le Premier ministre Me Agboyibo n’a aucune marge de manœuvre vis-à-vis du chef de l’Etat. Certains de ces ministres sont plus puissants que lui et préfèrent rendre compte de leur mission directement au chef de l’Etat. Pour rendre la situation vivable, le Premier ministre s’est imposé un silence sépulcral. Il est dans la logique de « Regarder sans broncher et sans raisonner, c’est la seule façon de la cohabitation supportable ». Mais en bon opposant et en bon rusé, il profite de temps en temps de quelques manifestations publiques pour faire passer certaines vérités qui l’étouffaient jusque-là. « Nous avons conscience des difficultés, surtout que l’on sait que parmi nous, il y en a qui continuent à croire que le Togo ne peut aller vers la démocratie et le développement sans passer par un pourrissement général de la situation du pays et l’épreuve de l’affrontement physique. Il n’est donc pas surprenant que les tenants de cette vision s’emploient à prouver que l’Accord Politique Global est voué à l’échec dans son application. Mais l’autre menace, celle encore plus inquiétante et plus douloureuse vient de ceux qui ont l’air de vous soutenir dans votre combat pour le changement mais dont le comportement politique jette du doute sur la sincérité de leur engagement à vos côtés », avait-il malicieusement déclaré dans son discours prononcé à l’occasion de la présentation des vœux.

            Mais, de janvier à ce jour, beaucoup de choses se sont passées. Le Premier ministre ne s’est jamais prononcé sur les anomalies constatées dans la mise en œuvre de l’APG. Son parti, le CAR, s’est mué dans une aphasie. Pas de communiqué tendant à compromettre les chances du « Président national » au Premier ministère. Comme dans le premier cas, il a saisi la tribune que lui offrait le séminaire du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) pour fustiger à mots couverts la Cour Constitutionnelle telle qu’elle vient d’être composée. Ensuite, il s’est attaqué aux préfets et aux chefs traditionnels qui pourchassent les militants des partis de l’opposition. « La question se pose avec d’autant plus d’acuité que nous apprenons de diverses sources, qu’un certain nombre de préfets et de chefs traditionnels exerceraient des intimidations et autres pressions sur leurs administrés pour les empêcher de faire route avec des partis de leur préférence. Il importe de prendre à temps les mesures appropriées pour remédier à de telles pratiques et garantir le libre déroulement des élections », a-t-il dardé. C’est la preuve que le Premier ministre ne maîtrise rien. Mais du côté du pouvoir, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le chef de l’Etat et son entourage n’auraient pas du tout apprécié cette sortie du Premier ministre et l’auraient sérieusement réprimandé. A en croire certaines indiscrétions, c’était une véritable humiliation qu’il a subie.

            En outre, le chef de l’Etat ne peut pas dire qu’il n’est pas étranger à la lenteur qui est constatée dans le processus électoral. C’est son RPT et les partis satellites qui avaient fait traîner les choses au sein de la CENI en s’opposant à la carte d’électeur avec photo. Il a fallu près de deux mois avant que le Comité de Suivi ne résolve ce problème. Il s’est aussi associé à l’emprunt des kits prenant de court la CENI. En plus, ce sont ces proches collaborateurs à l’instar de Gilbert Bawara, ministre de la Coopération et du NEPAD, en compagnie de son collègue de l’Administration territoriale qui sabordent le processus en tentant d’assujettir la CENI. N’est-ce pas ces gens qui ont fait la pression sur la CENI pour qu’elle fixe les élections au 24 juin 2007 ? Aussi, le gouvernement ne met-il pas à temps des moyens financiers à la disposition de l’institution chargée d’organiser les élections. Tous ces faits sont connus de M. Faure Gnassingbé  et à son âme et conscience, il sait que les élections ne pourraient pas tenir le 05 août encore moins avant la fin du mandat de l’actuelle législature. Pourtant, il rappelle au Premier ministre « de tout mettre en œuvre pour organiser ces élections législatives dans les délais requis ». Qu’adviendra-t-il si les élections n’ont pas lieu dans les « délais requis » ? Pauvre, Agboyibo. On lui fait porter le chapeau de « l’évolution très lente du processus électoral »

Comme on le voit, le régime RPT n’a pas fondamentalement changé. Ils n’ont pas envie d’organiser des élections libres et transparentes. Cette mise en demeure du Premier ministre est la preuve que le pouvoir veut remettre en cause la transition. Faure a lui-même des problèmes internes et veut passer par cette voie pour remettre certains à leur place. Des sources concordantes indiquent par ailleurs qu’une dissolution de la CENI n’est pas exclue. On susurre qu’elle est incompétente et que son renouvellement est à l’ordre du jour.

R. Kedjagni

 
Responsabilité partagée dans la lenteur du processus électoral

 Il est connu de tous aujourd’hui que le processus électoral enclenché depuis octobre 2006, s’enlise. Annoncées pour le 24 juin, les élections législatives ont été reportées à la dernière session du Comité de Suivi au 05 août. Mais à l’allure où vont les choses, un troisième report est imminent. Le retard qui est constaté actuellement dans le processus est dû au laxisme de l’Etat togolais et au manque de rigueur de la CENI.

Responsabilité de l’Etat

L’Etat togolais représenté par l’exécutif a une part de responsabilité dans « la très lente évolution du processus électoral ». Pendant longtemps, le gouvernement a rechigné de mettre à la disposition de la CENI des moyens financiers. Cette situation, nous l’avons dénoncée en son temps. Par exemple, sur les 250 millions F CFA de budget de fonctionnement, la CENI a été obligée d’affecter 108 millions aux opérations électorales. Cela a été reproché à l’institution. Or, sans cette audace, la CENI ne serait même pas au niveau actuel car les opérations électorales n’auraient pas pu se faire. Il convient de rappeler que les 18 milliards n’ont rien à voir avec le budget de fonctionnement de la CENI. Aussi, comment peut-on exiger d’un organe autonome sur le plan financier et indépendant dans sans sa mission, des factures pro format avant donner de l’argent à la CENI ? N’est-ce pas pour bloquer son fonctionnement et la rendre indépendante du gouvernement ?

            Pendant ce temps, on se dépêche pour payer ZETES parce qu’on y bouffe. Cette société belge ne fait pratiquement rien mais c’est elle qui est promptement payée. En outre, pour avoir un fichier électoral fiable, il est normal qu’on ait des centres intermédiaires pour un traitement des données au niveau des CELI et un site central pour le traitement national. Mais ZETES n’est pas en mesure de fournir le site central. Cette société et deux ministres du gouvernement Agboyibo ne veulent pas des traitements dans les CELI en arguant que ce n’est  pas contenu  dans le contrat avec ZETES. Ils voudraient un central qui faciliterait les fraudes puisqu’ici les résultats doivent être convoyés en Belgique. Ainsi, ces deux ministres ont, pendant longtemps, nié l’existence du projet PEACE (Projet d’Enregistrement et d’Appui au Cycle Electoral du Togo) qui a été finalement signé le 04 juin dernier.

En effet, l’avantage du traitement intermédiaire, c’est que les résultats seront traités dans chaque CELI dans les préfectures avec leurs ordinateurs. Avec les sites intermédiaires, les membres de la CENI et des CELI, de même que les responsables locaux des partis, sauront mieux contrôler le système. C’est après que tout cela sera transféré à Lomé pour la consolidation nationale. Avec ce projet, les CELI seront indépendantes du circuit téléphonique togolais car elles auront leur téléphonie satellitaire (système VSAT). Idem sur le plan énergétique : les CELI auront leurs groupes pour fonctionner d’une façon autonome de la CEET.

C’est donc là que le gouvernement est coincé, surtout les deux ministres et ZETES. Il est en outre important d’interpeller le gouvernement pour que ZETES mette à la disposition de la CENI les codes sources, les informations techniques nécessaires pour la création des interfaces nécessaires à la mise en place des centres intermédiaires.

Par ailleurs, lors d’une réunion avec les émissaires du Facilitateur, (devant donc des ministres du gouvernement du Faso), deux ministres togolais et pas des moindres, ont eu des comportements qui ont choqué plus d’un. En effet, lorsqu’il s’est agi de discuter du projet PEACE qui définit les conditions et autres modalités de financement du processus électoral sous l’égide du PNUD, ces ministres sont intervenus avec véhémence, pour arrêter les discussions sur ce projet et l’un d’entre eux serait allé jusqu’à nier l’existence d’un tel projet susceptible de régir les rapports entre la CENI et les bailleurs de fonds. Lorsque les membres de la CENI ont voulu en savoir plus sur l’existence d’un tel projet, ce ministre aurait dit que ce projet n’existait pas. Or, c’est par ce projet que les loyers des différents baux contractés par la CENI, seront payés, que la CENI pourrait se rendre autonome pour éviter les affres de la télécommunication togolaise en cas de coupure. C’est donc avec l’insistance du comité de pilotage, des partenaires au développement et de la CENI elle-même que ce document a enfin vu le jour le 04 juin dernier.

De tout ce qui précède, on est en droit de dire que le gouvernement chercherait la petite bête pour dissoudre la CENI, voire changer le gouvernement pour justifier le report des élections aux calendes grecques.

La part de responsabilité de la CENI

            La CENI, quant à elle, doit aussi prendre ses responsabilités. Non seulement, elle doit être jalouse de son autonomie et de son indépendance, en s’entourant des conseils et experts, par elle, choisis en fonction de ses besoins pour la réelle transparence des élections ; elle doit en outre se prendre en charge, s’assumer en reconnaissant courageusement ses failles sans faux fuyant. Par exemple, dire que les partis politiques et le gouvernement sont à la base du retard pris pour la réalisation du recensement  relève d’un fantasme infantile. Quand la CENI a-t-elle demande aux partis de lui faire parvenir la liste des membres des Comités des Listes et Cartes (CLC)? Etait-elle prête elle-même pour formuler une telle demande ?

            Face aux difficultés de tous ordres, la CENI a dû remplacer le recensement par une simulation de recensement à pied levé. Elle avait annoncé le début du recensement alors que le PNUD a commandé des matériels informatiques qui ne sont pas encore arrivés. Aussi, a-t-elle du mal à louer ou à aménager des locaux équipés pour les CELI et les CLC. L’institution a, en plus, des documents qui dorment encore à l’imprimerie. . Elle doit également faire face aux problèmes de personnel (voir « Togo-Presse » pour les annonces en direction des informaticiens)  qui se posent avec acuité.

            Voilà l’ensemble des problèmes que rencontre l’organisation des prochaines législatives. Le rôle néfaste et de profit des deux ministres du gouvernement Agboyibo et de la société ZETES qui aurait des accointances avec le Commissaire Louis Michel, le manque de volonté politique du chef de l’Etat et du gouvernement à organiser des élections libres et transparentes, le manque de fermeté et de détermination de la part des membres de la CENI sont autant des difficultés qui sous-tendent la « très lente évolution du processus électoral ». C’est malhonnête que de jeter l’anathème sur une seule personne.        

            R. Kédjagni

 
Le PDP rend hommage aux victimes de Lungi et se prononce sur le processus électoral

Le Président du Parti Démocratique Panafricain (PDP) Bassabi Kagbara a animé un point de presse le vendredi  15 juin dernier pour donner l’appréciation de son parti sur les derniers développements  de l’actualité politique de notre pays. Le  président du PDP a ainsi mis l’accent sur quatre sujets essentiels à savoir, le crash de la Sierra Leone, la réforme de la Cour Constitutionnelle, l’évolution du processus électoral et les violences dont les partisans du PDP sont victimes, au cours de cette rencontre avec la presse.

Au sujet du crash de la Sierra Leone, M. Bassabi Kagbara a présenté ses  condoléances aux familles et proches des victimes. Il a également émis le vœux qu’un Mémorial dédié « aux héros du Football National » soit créé, pour la mémoire et l’honneur mérités, non seulement des compatriotes victimes du crash de Sierra Leone, mais aussi pour tous ceux  qui  sont morts pour la cause du football national et qu’à la même occasion, la mémoire de certains illustres disparus, tel, Docteur Kaolo,  soit réhabilitée.   Parlant de l’actualité politique, le PDP déplore l’élection par l’Assemblée Nationale de trois membres de  l’ancienne Cour Constitutionnelle. Pour le PDP, « les trois membres de l’ancienne Cour, ne présente aucun critère de crédibilité  moins encore d’indépendance, tellement, ils ont prouvé leur limites et leur inconséquence, lors des différentes épreuves électorales ».

            L’évolution du processus électoral a également retenu l’attention de M. Bassabi Kagbara qui se félicite du financement du processus par les organisations internationales telles que le PNUD et l’Union Européenne.  Tout en déplorant le non respect de la date du début du recensement  initialement prévu pour le 08 juin par la CENI, M. Bassabi Kagbara exhorte tous les membres de ladite institution à plus de patriotisme afin de garantir la transparence des élections législatives à venir.

            Pour une meilleure organisation, le PDP propose que la CENI, en collaboration avec le gouvernement « organisent d’ici là, un séminaire de formation à l’intention des partis politiques sur le nouveau mode de scrutin. Ceci afin de prévenir les violences éventuelles qui naîtraient du fait que nos populations ne maîtrisent pas encore les mécanismes du nouveau mode de scrutin ».

            Le Président du PDP a également évoqué au cours de ce point de presse, les violences enregistrées sur les militants du parti notamment dans les préfectures de l’Oti, de Danyi, de Dankpen, de la Binah et de la Kozah. « Ces actes montés tant, dans certaines localités, par les autorités préfectorales que par les militants de certains  partis adversaires, visent à dissuader nos responsables et à dérouter  nos militants, jusqu’à leur faire croire que seuls les partis signataires de l’Accord Politique Global (APG) vont prendre part aux prochaines élections et donc que le PDP comme tous les autres partis non signataires de l’APG ne prendront pas part au prochain scrutin ». Le PDP recommande donc que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour procéder au remplacement des préfets et de faire  de sorte que le code de bonne conduite soit respecté par tous.        

G.K.

 
Législatives du 05 août 2007 : Le chef du canton d’Agbandi et le préfet de Blitta exercent des pressions et intimidations  sur les populations

« Nous apprenons de divers sources, qu’un certain nombre de préfets et de chefs traditionnels exerceraient  des intimidations et autres pressions sur leurs administrés pour les empêcher de faire route avec des partis de leur préférence », déclarait le Premier ministre Me Yawovi Agboyibo le 12 juin dernier au cours de l’atelier de formation organisé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droit de l’Homme (HCDH) à l’intention des leaders des partis politiques.

Les pressions, les intimidations et autres violences dont usent les préfets et les chefs traditionnels sont surtout dirigées contre les militants de l’opposition. Ces pratiques rétrogrades  ont actuellement court dans la préfecture de Blitta. Les informations qui nous parviennent de Blitta ne sont pas de nature à garantir le bon déroulement des législatives dans cette localité.

De sources bien informées, le chef canton d’Agbandi M. Houngbo Théophile et le préfet de Blitta M. Atcholi Aklesso et certains responsables du RPT inciteraient la population de Blitta à des troubles lors des législatives prochaines.

Messieurs Kudjow-Kum Pékemsi DG de la LONATO et Edoh Satchi ont été positionnés comme candidats du RPT dans la préfecture de Blitta pour défier les candidats de l’opposition. Alors que les préfets et les chefs cantons ont l’obligation de garder la neutralité dans le processus électoral, M. Houngbo et le préfet Atcholi ont choisi de battre campagne à visage découvert pour les deux candidats  du parti au pouvoir.

C’est ainsi qu’ils sillonnent les villages et les cantons pour exhorter les populations à ne pas voter pour les candidats de l’opposition.

Les semaines du 24 au 27 avril et du 14 au 20 mai 2007, le préfet en compagnie de MM. Pékemsi, Gnagbenou (Secrétaire général de la préfecture), Toloua (député du RPT) et d’autres personnes encore se sont rendus dans les localités  comme Finade, Yaloumbe,  Blitta-village, You, Waragni, Pagala-gare…Au cours de leurs pérégrinations, le préfet  et ses compagnons, après avoir distribué des vivres aux populations, leur ont déconseillé d’accorder leur vote à l’opposition arguant que si elle gagnait, elle chasserait les Kabyè, les Lamba, les Losso et autres ethnies pourtant installés depuis des décennies dans la préfecture. Ils ont, par conséquent, exhorté les populations à ne voter que pour le RPT.

On apprend par ailleurs que le préfet de Blitta serait en train d’initier une procédure par laquelle les résultats des élections transiteraient par son bureau avant d’atteindre celui de la Commission Electorale Locale Indépendante (CELI). Quand  on sait que le préfet n’est pas à son premier acte en la matière, il est normal que l’on émette des doutes sur la sincérité des résultats qui tomberont sur la table de la CELI-Blitta.

Le RPT ayant déjà développé des germes de la haine et de la division dans la préfecture, il est impérieux que le gouvernement prenne des mesures appropriées pour décourager les pratiques d’un autre âge auxquelles se livrent le chef du canton d’Agbandi M. Houngbo Théophile et le préfet de Blitta, M. Atcholi Aklesso au risque d’engendrer les révoltes des populations.

M.A

Match Bénin-Togo / Inhospitalité des Béninois : Le Secrétaire d’Etat Gilbert Atsu agressé et son portable emporté

Les différents stades du continent étaient à ce week-end à l’heure de la 5e journée des éliminatoires de la CAN Ghana 2008. Les équipes engagées dans la compétition ont connu des fortunes diverses.

Dans la poule 9, le match tant attendu entre le Bénin et le Togo a été remporté par les Ecureuils du Bénin sur le score sans appel  de 4 buts à 1. C’est la plus lourde défaite enregistrée par l’équipe nationale depuis le retour de la Coupe du monde. La rencontre a été plus extra sportive. Elle a été jouée en dehors du terrain où les Béninois ont fait  montre d’une hostilité sans pareil à l’endroit de leurs voisins togolais. Les Béninois ont créé toutes les conditions pour démoraliser les Togolais et ils ont réussi leur coup.

Tout a commencé  la veille du match où l’équipe n’a pas été autorisée à faire la reconnaissance du terrain. Dans la foulée, on apprend que le Secrétaire d’Etat  chargé de la promotion des jeunes  M. Gilbert Atsu qui conduisait la délégation togolaise a été agressé et son portable subtilisé. Trois joueurs de l’équipe nationale à savoir Tchagnirou Ouro-Nimini, Senaya Junior et Moumouni Djabarou ont été aussi violentés.

Nos voisins béninois se sont livrés à un acte de vandalisme en endommageant les véhicules des Togolais. L’adversité des Béninois à l’égard des Togolais était à son comble le jour du match où les supporters qui se sont massivement déplacés au Bénin se sont vu refuser l’accès au stade. Ceux qui ont pu parvenir au stade de l’Amitié de Cotonou ont été chassés du terrain avant la fin de la rencontre.

Par ailleurs, les journalistes togolais ont été pris à patrie par les supporters béninois. Notre confrère Amouzou de TV2 a été proprement molesté et sa caméra cassée. Un autre confrère Freelance Dieudonné Ayivi a été poussé d’un escalier et blessé.

En outre, les journalistes qui commentaient le match ont été chassés des cabines de reportage et ont eu à subir  le jet des boissons gazeuses et des bouteilles contenant des liquides bizarres.

Conséquence, la retransmission a été interrompue et la plupart des Togolais  qui suivaient la rencontre à la radio ont été secrés. Au cours du match, le porte-sac du goal togolais a été subtilisé, ce qui a entraîné un arrêt de la rencontre pendant quelques minutes.

A la pause, les joueurs togolais ont été interdits de vestiaire et ont passé ce temps sur le stade. Les Togolais ont été indignés par le comportement de leurs voisins béninois. C’est fort regrettable qu’ils arrivent à cet extrémisme dans le football, un jeu qui prône l’amitié, la fraternité entre les nations.

M.A.

 

 
 
 
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