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Liberté Hebdo |
18 juin
2007 |
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N°217:
du 18 juin 2007]
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Après les primaires controversées
:
La mésentente entre Natchaba et Kantchati
met en péril la paix à Mango
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. Des tracts circulent dans la préfecture
Les primaires qu’a proposées Faure Gnassingbé aux
fins de départager les candidats du RPT dans
certaines préfectures, continuent de diviser les
fils de l’Oti. L’ancien président de l’Assemblée
Nationale, Fambaré Ouattara Natchaba, qui était
candidat, a été balayé à l’issue d’un complot ourdi
par le ministre de l’Environnement et des Ressources
forestières, Issifou Kantchati. Ce dernier a réussi
à retourner le sieur Mindi contre son mentor.
C’était un deal pour permettre au ministre, candidat
de l’Oti Centre qui est la plus petite
circonscription en terme d’électeurs (environ
15 000), de se retrouver tête de liste. |
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Ces primaires controversées mettent
aujourd’hui en péril la paix et la cohésion entre
les populations de la préfecture de l’Oti. Depuis
que des informations persistantes font état de ce
que des discussions seraient en cours pour un retour
de M. Natchaba, les éléments du ministre Kantchati
se livrent à une campagne de dénigrement et
d’intoxication. La tension couverait actuellement
entre les N’Djé (clan auquel appartient Kantchati)
et les Gangan qui peuplent l’Oti Sud et dont le
candidat a toujours été Natchaba. L’entourage du
ministre de l’Environnement a créé un journal
intitulé « LABARI » qui signifierait en
Tchokossi « Nouvelle ou Information » et dans
lequel l’ancien Président de l’Assemblée nationale
est copieusement pris à partie. A la une du N°001 du
mercredi 09 mai 2007 de ceux qu’ils appellent « le
journal mensuel d’information » et qui est vendu
à 75 F CFA, on pourrait découvrir les titres
suivants : « Fambaré Natchaba Ouattara, un
assoiffé du pouvoir », « Natchaba, ennemi de
la justice », « Qu’est-ce que Baba Akotie a
fait pour mériter un tel sort de Natch ? », « Mango-Matin,
un journal qui fait la honte de la préfecture de l’Oti »,
« Doumbé de Mango au bord de la relégation en
deuxième division ». En fouillant le fameux
mensuel, on se rend compte tout de suite que ses
initiateurs n’ont pas fait les démarches requises
auprès de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de
la Communication (HAAC). Bien qu’il y ait un
Directeur de publication, aucune déclaration
officielle n’est faite comme l’exige l’article 14 du
Code de la Presse et de la Communication. Ce qui
veut dire que c’est « un tract » et doit être
« considéré comme tel au regard des dispositions
pénales en vigueur au Togo » si on se fonde sur
les termes des décisions de la HAAC qui circulent
aujourd’hui.
Dans l’article « Fambaré Natchaba
Ouattara : un assoiffé du pouvoir », l’ancien
Président de l’Assemblée Nationale est traité de
tous les noms d’oiseaux. « Directeur de cabinet
de
la Présidence, ministre des Affaires Etrangères,
député puis Président de l’Assemblée Nationale.
Durant tout ce parcours, il n’a rien fait pour
développer sa propre préfecture. Il s’est plutôt
évertué à faire du mal à ses propres frères »,
y lit-on. La suite est une succession d’accusations
incroyables. Aller jusqu’à accuser quelqu’un de tuer
son frère qui vit aux Etats-Unis, de déterrer le
cadavre d’un autre frère et de commettre la
fornication sur la femme d’une autorité publique,
c’est seulement dans un « journal » à Mango
qu’on peut trouver cela. Pourtant, les initiateurs
s’enorgueillissent dans leur tract : « Notre
journal devrait paraître en janvier 2005 lorsque
Natchaba était président de l’Assemblée Nationale.
Il avait usé de tous ses pouvoirs pour nous bloquer.
Nous nous trouvons maintenant dans l’obligation de
paraître contre vents et marrées. Une presse dans un
milieu, c’est bon. Deux presses c’est plus bon. Ne
proteste pas ! Notre presse ne mentira jamais comme
l’a fait notre confrère de Mango-Matin ».
Pendant que Natchaba est proprement pris
insulté dans le tract, le ministre Kantchati est
encensé. « Tout compte fait nous clamons haut et
fort à qui veut entendre raison que le ministre
Kantchati n’a pas corrompu le collège électoral pour
être en tête de liste des candidats du RPT de l’Oti
aux futures législatives du 24 juin 2007. Il est
seulement populaire dans l’Oti centre. Il pose
également de bons actes. C’est ce qui a valu son
élection lors des primaires du 07 avril 2007 au
Centre Communautaire de Mango. Il n’a jamais été un
partisan de la violence », écrivent les néo
journalistes de Mango qui révèlent que c’est
Natchaba qui était à l’origine des troubles
socio-politiques qu’a connus la préfecture lors des
précédentes élections et des « violences
orchestrées pour saboter les aires protégées à
Mango ».
C’est la situation qui prévaut dans la
préfecture de l’Oti et si rien n’est fait, le pire
pourrait arriver. La HAAC doit agir promptement pour
arrêter ce dérapage orchestré par les initiateurs de
ce tract.
Selon des informations à notre
possession, les deux responsables auraient été
convoqués devant le tribunal de Mango pour répondre
de leur acte. Un mandat de dépôt était prévu à leur
encontre. Cette affaire dans laquelle nous ignorons
pour l’instant la partie civile s’apparente à une
poudrière. Parce que les pro-détenteurs de la
publication menaceraient de saccager le Palais de
Justice si jamais, ces deux personnages étaient
écroués.
L.H. |
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Les dessous de la dernière sortie de
la Présidence
:
Faure cherche à mettre fin à la transition et à
dissoudre la CENI |
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. Le PM humilié par le chef de l’Etat |
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N’ayant pas bien défini les choses dès le départ, le
Premier ministre, Me Agboyibo, est actuellement dans
une situation difficile. Il est mis en demeure par
le chef de l’Etat. Aussi, le chef de l’Etat a-t-il
reçu mercredi 13 juin les parties signataires de
l’Accord Politique Global (APG) et les représentants
du PNUD et de l’UE le lendemain pour échanger sur
l’évolution du processus électoral. |
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Dépouillé constitutionnellement, le Premier ministre
Me Agboyibo n’a aucune marge de manœuvre vis-à-vis
du chef de l’Etat. Certains de ces ministres sont
plus puissants que lui et préfèrent rendre compte de
leur mission directement au chef de l’Etat. Pour
rendre la situation vivable, le Premier ministre
s’est imposé un silence sépulcral. Il est dans la
logique de « Regarder sans broncher et sans
raisonner, c’est la seule façon de la cohabitation
supportable ». Mais en bon opposant et en bon
rusé, il profite de temps en temps de quelques
manifestations publiques pour faire passer certaines
vérités qui l’étouffaient jusque-là. « Nous avons
conscience des difficultés, surtout que l’on sait
que parmi nous, il y en a qui continuent à croire
que le Togo ne peut aller vers la démocratie et le
développement sans passer par un pourrissement
général de la situation du pays et l’épreuve de
l’affrontement physique. Il n’est donc pas
surprenant que les tenants de cette vision
s’emploient à prouver que l’Accord Politique Global
est voué à l’échec dans son application. Mais
l’autre menace, celle encore plus inquiétante et
plus douloureuse vient de ceux qui ont l’air de vous
soutenir dans votre combat pour le changement mais
dont le comportement politique jette du doute sur la
sincérité de leur engagement à vos côtés »,
avait-il malicieusement déclaré dans son discours
prononcé à l’occasion de la présentation des vœux.
Mais, de janvier à ce jour, beaucoup de
choses se sont passées. Le Premier ministre ne s’est
jamais prononcé sur les anomalies constatées dans la
mise en œuvre de l’APG. Son parti, le CAR, s’est mué
dans une aphasie. Pas de communiqué tendant à
compromettre les chances du « Président national »
au Premier ministère. Comme dans le premier cas, il
a saisi la tribune que lui offrait le séminaire du
Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de
l’Homme (HCDH) pour fustiger à mots couverts
la Cour Constitutionnelle
telle qu’elle vient d’être composée. Ensuite, il
s’est attaqué aux préfets et aux chefs traditionnels
qui pourchassent les militants des partis de
l’opposition. « La question se pose avec d’autant
plus d’acuité que nous apprenons de diverses
sources, qu’un certain nombre de préfets et de chefs
traditionnels exerceraient des intimidations et
autres pressions sur leurs administrés pour les
empêcher de faire route avec des partis de leur
préférence. Il importe de prendre à temps les
mesures appropriées pour remédier à de telles
pratiques et garantir le libre déroulement des
élections », a-t-il dardé. C’est la preuve que
le Premier ministre ne maîtrise rien. Mais du côté
du pouvoir, c’est la goutte d’eau qui fait déborder
le vase. Le chef de l’Etat et son entourage
n’auraient pas du tout apprécié cette sortie du
Premier ministre et l’auraient sérieusement
réprimandé. A en croire certaines indiscrétions,
c’était une véritable humiliation qu’il a subie.
En outre, le chef de l’Etat ne peut pas
dire qu’il n’est pas étranger à la lenteur qui est
constatée dans le processus électoral. C’est son RPT
et les partis satellites qui avaient fait traîner
les choses au sein de
la CENI
en s’opposant à la carte d’électeur avec photo. Il a
fallu près de deux mois avant que le Comité de Suivi
ne résolve ce problème. Il s’est aussi associé à
l’emprunt des kits prenant de court
la CENI. En
plus, ce sont ces proches collaborateurs à l’instar
de Gilbert Bawara, ministre de
la Coopération
et du NEPAD, en compagnie de son collègue de
l’Administration territoriale qui sabordent le
processus en tentant d’assujettir la CENI. N’est-ce
pas ces gens qui ont fait la pression sur la CENI
pour qu’elle fixe les élections au 24 juin 2007 ?
Aussi, le gouvernement ne met-il pas à temps des
moyens financiers à la disposition de l’institution
chargée d’organiser les élections. Tous ces faits
sont connus de M. Faure Gnassingbé et à son âme et
conscience, il sait que les élections ne pourraient
pas tenir le 05 août encore moins avant la fin du
mandat de l’actuelle législature. Pourtant, il
rappelle au Premier ministre « de tout mettre en
œuvre pour organiser ces élections législatives dans
les délais requis ». Qu’adviendra-t-il si les
élections n’ont pas lieu dans les « délais requis » ?
Pauvre, Agboyibo. On lui fait porter le chapeau de
« l’évolution très lente du processus électoral »
Comme on le voit, le régime RPT n’a pas
fondamentalement changé. Ils n’ont pas envie
d’organiser des élections libres et transparentes.
Cette mise en demeure du Premier ministre est la
preuve que le pouvoir veut remettre en cause la
transition. Faure a lui-même des problèmes internes
et veut passer par cette voie pour remettre certains
à leur place. Des sources concordantes indiquent par
ailleurs qu’une dissolution de
la CENI
n’est pas exclue. On susurre qu’elle est
incompétente et que son renouvellement est à l’ordre
du jour.
R. Kedjagni |
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Responsabilité partagée dans la lenteur du processus
électoral |
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Il
est connu de tous aujourd’hui que le processus
électoral enclenché depuis octobre 2006, s’enlise.
Annoncées pour le 24 juin, les élections
législatives ont été reportées à la dernière session
du Comité de Suivi au 05 août. Mais à l’allure où
vont les choses, un troisième report est imminent.
Le retard qui est constaté actuellement dans le
processus est dû au laxisme de l’Etat togolais et au
manque de rigueur de la CENI. |
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Responsabilité de l’Etat
L’Etat togolais représenté par l’exécutif a une part
de responsabilité dans « la très lente évolution
du processus électoral ». Pendant longtemps, le
gouvernement a rechigné de mettre à la disposition
de
la CENI des moyens financiers. Cette situation, nous
l’avons dénoncée en son temps. Par exemple, sur les
250 millions F CFA de budget de fonctionnement, la
CENI
a été obligée d’affecter 108 millions aux opérations
électorales. Cela a été reproché à l’institution.
Or, sans cette audace,
la CENI
ne serait même pas au niveau actuel car les
opérations électorales n’auraient pas pu se faire.
Il convient de rappeler que les 18 milliards n’ont
rien à voir avec le budget de fonctionnement de
la CENI. Aussi,
comment peut-on exiger d’un organe autonome sur le
plan financier et indépendant dans sans sa mission,
des factures pro format avant donner de l’argent à
la CENI ?
N’est-ce pas pour bloquer son fonctionnement et la
rendre indépendante du gouvernement ?
Pendant ce temps, on se dépêche pour
payer ZETES parce qu’on y bouffe. Cette société
belge ne fait pratiquement rien mais c’est elle qui
est promptement payée. En outre, pour avoir un
fichier électoral fiable, il est normal qu’on ait
des centres intermédiaires pour un traitement des
données au niveau des CELI et un site central pour
le traitement national. Mais ZETES n’est pas en
mesure de fournir le site central. Cette société et
deux ministres du gouvernement Agboyibo ne veulent
pas des traitements dans les CELI en arguant que ce
n’est pas contenu dans le contrat avec ZETES. Ils
voudraient un central qui faciliterait les fraudes
puisqu’ici les résultats doivent être convoyés en
Belgique. Ainsi, ces deux ministres ont, pendant
longtemps, nié l’existence du projet PEACE (Projet
d’Enregistrement et d’Appui au Cycle Electoral du
Togo) qui a été finalement signé le 04 juin dernier.
En effet, l’avantage du traitement intermédiaire,
c’est que les résultats seront traités dans chaque
CELI dans les préfectures avec leurs ordinateurs.
Avec les sites intermédiaires, les membres de
la CENI
et des CELI, de même que les responsables locaux des
partis, sauront mieux contrôler le système. C’est
après que tout cela sera transféré à Lomé pour la
consolidation nationale. Avec ce projet, les CELI
seront indépendantes du circuit téléphonique
togolais car elles auront leur téléphonie
satellitaire (système VSAT). Idem sur le plan
énergétique : les CELI auront leurs groupes pour
fonctionner d’une façon autonome de
la CEET.
C’est donc là que le gouvernement est coincé,
surtout les deux ministres et ZETES. Il est en outre
important d’interpeller le gouvernement pour que
ZETES mette à la disposition de
la CENI
les codes sources, les informations techniques
nécessaires pour la création des interfaces
nécessaires à la mise en place des centres
intermédiaires.
Par ailleurs, lors d’une réunion avec les émissaires
du Facilitateur, (devant donc des ministres du
gouvernement du Faso), deux ministres togolais et
pas des moindres, ont eu des comportements qui ont
choqué plus d’un. En effet, lorsqu’il s’est agi de
discuter du projet PEACE qui définit les conditions
et autres modalités de financement du processus
électoral sous l’égide du PNUD, ces ministres sont
intervenus avec véhémence, pour arrêter les
discussions sur ce projet et l’un d’entre eux serait
allé jusqu’à nier l’existence d’un tel projet
susceptible de régir les rapports entre
la CENI et les bailleurs de fonds. Lorsque les
membres de la CENI ont voulu en savoir plus sur
l’existence d’un tel projet, ce ministre aurait dit
que ce projet n’existait pas. Or, c’est par ce
projet que les loyers des différents baux contractés
par la CENI, seront payés, que la CENI
pourrait se rendre autonome pour éviter les affres
de la télécommunication togolaise en cas de coupure.
C’est donc avec l’insistance du comité de pilotage,
des partenaires au développement et de
la CENI
elle-même que ce document a enfin vu le jour le 04
juin dernier.
De tout ce qui précède, on est en droit de dire que
le gouvernement chercherait la petite bête pour
dissoudre
la CENI,
voire changer le gouvernement pour justifier le
report des élections aux calendes grecques.
La part de responsabilité de
la CENI
La CENI,
quant à elle, doit aussi prendre ses
responsabilités. Non seulement, elle doit être
jalouse de son autonomie et de son indépendance, en
s’entourant des conseils et experts, par elle,
choisis en fonction de ses besoins pour la réelle
transparence des élections ; elle doit en outre se
prendre en charge, s’assumer en reconnaissant
courageusement ses failles sans faux fuyant. Par
exemple, dire que les partis politiques et le
gouvernement sont à la base du retard pris pour la
réalisation du recensement relève d’un fantasme
infantile. Quand
la CENI
a-t-elle demande aux partis de lui faire parvenir la
liste des membres des Comités des Listes et Cartes (CLC)?
Etait-elle prête elle-même pour formuler une telle
demande ?
Face aux difficultés de tous ordres,
la CENI a dû remplacer le recensement par une
simulation de recensement à pied levé. Elle avait
annoncé le début du recensement alors que le PNUD a
commandé des matériels informatiques qui ne sont pas
encore arrivés. Aussi, a-t-elle du mal à louer ou à
aménager des locaux équipés pour les CELI et les CLC.
L’institution a, en plus, des documents qui dorment
encore à l’imprimerie. . Elle doit également faire
face aux problèmes de personnel (voir « Togo-Presse »
pour les annonces en direction des informaticiens)
qui se posent avec acuité.
Voilà l’ensemble des problèmes que
rencontre l’organisation des prochaines
législatives. Le rôle néfaste et de profit des deux
ministres du gouvernement Agboyibo et de la société
ZETES qui aurait des accointances avec le
Commissaire Louis Michel, le manque de volonté
politique du chef de l’Etat et du gouvernement à
organiser des élections libres et transparentes, le
manque de fermeté et de détermination de la part des
membres de
la CENI sont autant des difficultés qui sous-tendent
la « très lente évolution du processus
électoral ». C’est malhonnête que de jeter
l’anathème sur une seule personne.
R. Kédjagni |
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Le
PDP rend hommage aux victimes de Lungi et se
prononce
sur le processus électoral |
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Le Président du Parti Démocratique Panafricain (PDP)
Bassabi Kagbara a animé un point de presse le
vendredi 15 juin dernier pour donner l’appréciation
de son parti sur les derniers développements de
l’actualité politique de notre pays. Le président
du PDP a ainsi mis l’accent sur quatre sujets
essentiels à savoir, le crash de
la Sierra Leone,
la réforme de
la Cour Constitutionnelle,
l’évolution du processus électoral et les violences
dont les partisans du PDP sont victimes, au cours de
cette rencontre avec la presse. |
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Au sujet du crash de
la Sierra Leone,
M. Bassabi Kagbara a présenté ses condoléances aux
familles et proches des victimes. Il a également
émis le vœux qu’un Mémorial dédié « aux héros du
Football National » soit créé, pour la mémoire
et l’honneur mérités, non seulement des compatriotes
victimes du crash de Sierra Leone, mais aussi pour
tous ceux qui sont morts pour la cause du football
national et qu’à la même occasion, la mémoire de
certains illustres disparus, tel, Docteur Kaolo,
soit réhabilitée. Parlant de l’actualité
politique, le PDP déplore l’élection par l’Assemblée
Nationale de trois membres de l’ancienne Cour
Constitutionnelle. Pour le PDP, « les trois
membres de l’ancienne Cour, ne présente aucun
critère de crédibilité moins encore d’indépendance,
tellement, ils ont prouvé leur limites et leur
inconséquence, lors des différentes épreuves
électorales ».
L’évolution du processus électoral a
également retenu l’attention de M. Bassabi Kagbara
qui se félicite du financement du processus par les
organisations internationales telles que le PNUD et
l’Union Européenne. Tout en déplorant le non
respect de la date du début du recensement
initialement prévu pour le 08 juin par
la CENI,
M. Bassabi Kagbara exhorte tous les membres de
ladite institution à plus de patriotisme afin de
garantir la transparence des élections législatives
à venir.
Pour une meilleure organisation, le PDP
propose que
la CENI,
en collaboration avec le gouvernement
« organisent d’ici là, un séminaire de formation à
l’intention des partis politiques sur le nouveau
mode de scrutin. Ceci afin de prévenir les violences
éventuelles qui naîtraient du fait que nos
populations ne maîtrisent pas encore les mécanismes
du nouveau mode de scrutin ».
Le Président du PDP a également évoqué
au cours de ce point de presse, les violences
enregistrées sur les militants du parti notamment
dans les préfectures de l’Oti, de Danyi, de Dankpen,
de
la Binah
et de
la Kozah. « Ces actes montés tant, dans certaines
localités, par les autorités préfectorales que par
les militants de certains partis adversaires,
visent à dissuader nos responsables et à dérouter
nos militants, jusqu’à leur faire croire que seuls
les partis signataires de l’Accord Politique Global
(APG) vont prendre part aux prochaines élections et
donc que le PDP comme tous les autres partis non
signataires de l’APG ne prendront pas part au
prochain scrutin ». Le PDP recommande donc que
le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour
procéder au remplacement des préfets et de faire de
sorte que le code de bonne conduite soit respecté
par tous.
G.K. |
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Législatives du 05 août 2007
:
Le chef du canton d’Agbandi et le préfet
de Blitta exercent des pressions et intimidations
sur les populations |
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« Nous apprenons de divers sources, qu’un certain
nombre de préfets et de chefs traditionnels
exerceraient des intimidations et autres pressions
sur leurs administrés pour les empêcher de faire
route avec des partis de leur préférence »,
déclarait le Premier ministre Me Yawovi Agboyibo le
12 juin dernier au cours de l’atelier de formation
organisé par le Haut Commissariat des Nations Unies
pour les Droit de l’Homme (HCDH) à l’intention des
leaders des partis politiques. |
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Les pressions, les intimidations et autres violences
dont usent les préfets et les chefs traditionnels
sont surtout dirigées contre les militants de
l’opposition. Ces pratiques rétrogrades ont
actuellement court dans la préfecture de Blitta. Les
informations qui nous parviennent de Blitta ne sont
pas de nature à garantir le bon déroulement des
législatives dans cette localité.
De sources bien informées, le chef canton d’Agbandi
M. Houngbo Théophile et le préfet de Blitta M.
Atcholi Aklesso et certains responsables du RPT
inciteraient la population de Blitta à des troubles
lors des législatives prochaines.
Messieurs Kudjow-Kum Pékemsi DG de
la LONATO
et Edoh Satchi ont été positionnés comme candidats
du RPT dans la préfecture de Blitta pour défier les
candidats de l’opposition. Alors que les préfets et
les chefs cantons ont l’obligation de garder la
neutralité dans le processus électoral, M. Houngbo
et le préfet Atcholi ont choisi de battre campagne à
visage découvert pour les deux candidats du parti
au pouvoir.
C’est ainsi qu’ils sillonnent les villages et les
cantons pour exhorter les populations à ne pas voter
pour les candidats de l’opposition.
Les semaines du 24 au 27 avril et du 14 au 20 mai
2007, le préfet en compagnie de MM. Pékemsi,
Gnagbenou (Secrétaire général de la préfecture),
Toloua (député du RPT) et d’autres personnes encore
se sont rendus dans les localités comme Finade,
Yaloumbe, Blitta-village, You, Waragni, Pagala-gare…Au
cours de leurs pérégrinations, le préfet et ses
compagnons, après avoir distribué des vivres aux
populations, leur ont déconseillé d’accorder leur
vote à l’opposition arguant que si elle gagnait,
elle chasserait les Kabyè, les Lamba, les Losso et
autres ethnies pourtant installés depuis des
décennies dans la préfecture. Ils ont, par
conséquent, exhorté les populations à ne voter que
pour le RPT.
On apprend par ailleurs que le préfet de Blitta
serait en train d’initier une procédure par laquelle
les résultats des élections transiteraient par son
bureau avant d’atteindre celui de la Commission
Electorale Locale Indépendante (CELI). Quand on
sait que le préfet n’est pas à son premier acte en
la matière, il est normal que l’on émette des doutes
sur la sincérité des résultats qui tomberont sur la
table de
la CELI-Blitta.
Le RPT ayant déjà développé des germes de la haine
et de la division dans la préfecture, il est
impérieux que le gouvernement prenne des mesures
appropriées pour décourager les pratiques d’un autre
âge auxquelles se livrent le chef du canton d’Agbandi
M. Houngbo Théophile et le préfet de Blitta, M.
Atcholi Aklesso au risque d’engendrer les révoltes
des populations.
M.A |
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Match Bénin-Togo
/
Inhospitalité des Béninois
:
Le Secrétaire d’Etat Gilbert Atsu agressé et son
portable emporté |
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Les différents stades du continent étaient à ce
week-end à l’heure de la 5e journée
des éliminatoires de la CAN Ghana 2008. Les équipes
engagées dans la compétition ont connu des fortunes
diverses. |
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Dans
la poule 9, le match tant attendu entre le Bénin et
le Togo a été remporté par les Ecureuils du Bénin
sur le score sans appel de 4 buts à 1. C’est la
plus lourde défaite enregistrée par l’équipe
nationale depuis le retour de la Coupe du monde. La
rencontre a été plus extra sportive. Elle a été
jouée en dehors du terrain où les Béninois ont fait
montre d’une hostilité sans pareil à l’endroit de
leurs voisins togolais. Les Béninois ont créé toutes
les conditions pour démoraliser les Togolais et ils
ont réussi leur coup.
Tout a commencé la veille du match où l’équipe n’a
pas été autorisée à faire la reconnaissance du
terrain. Dans la foulée, on apprend que le
Secrétaire d’Etat chargé de la promotion des
jeunes M. Gilbert Atsu qui conduisait la délégation
togolaise a été agressé et son portable subtilisé.
Trois joueurs de l’équipe nationale à savoir
Tchagnirou Ouro-Nimini, Senaya Junior et Moumouni
Djabarou ont été aussi violentés.
Nos voisins béninois se sont livrés à un acte de
vandalisme en endommageant les véhicules des
Togolais. L’adversité des Béninois à l’égard des
Togolais était à son comble le jour du match où les
supporters qui se sont massivement déplacés au Bénin
se sont vu refuser l’accès au stade. Ceux qui ont pu
parvenir au stade de l’Amitié de Cotonou ont été
chassés du terrain avant la fin de la rencontre.
Par ailleurs, les journalistes togolais ont été pris
à patrie par les supporters béninois. Notre confrère
Amouzou de TV2 a été proprement molesté et sa caméra
cassée. Un autre confrère Freelance Dieudonné Ayivi
a été poussé d’un escalier et blessé.
En outre, les journalistes qui commentaient le match
ont été chassés des cabines de reportage et ont eu à
subir le jet des boissons gazeuses et des
bouteilles contenant des liquides bizarres.
Conséquence, la retransmission a été interrompue et
la plupart des Togolais qui suivaient la rencontre
à la radio ont été secrés. Au cours du match, le
porte-sac du goal togolais a été subtilisé, ce qui a
entraîné un arrêt de la rencontre pendant quelques
minutes.
A la pause, les joueurs togolais ont été interdits
de vestiaire et ont passé ce temps sur le stade. Les
Togolais ont été indignés par le comportement de
leurs voisins béninois. C’est fort regrettable
qu’ils arrivent à cet extrémisme dans le football,
un jeu qui prône l’amitié, la fraternité entre les
nations.
M.A. |
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