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S’il est vrai que le délestage est devenu monnaie
courante à Lomé ou au Togo en général et les
dommages qu’il crée aux Togolais sont énormes,
ceux qui seront bientôt crées risquent d’être plus
importants, bien que n’étant pas matériels.
D’après les informations données par le directoire
général de la Compagnie Energétique Electrique du
Togo, les Togolais devront malheureusement suivre
la Coupe du Monde au rythme du délestage.
En effet, au cours d’un point de presse
animé par le sieur Dangbi Noupokou, Directeur
général de la CEET le 15 mai dernier, le compte
rendu d’une mission somme toute infructueuse
dépêchée par le ministère des Mines, Energie et Eau
et la CEB-Togo auprès de la Volta Region Authority
(VRA) et de la Compagnie Ivoirienne d’Electricité
(CIE) pour une demande d’augmentation de la
quantité d’énergie, avait été porté à la
connaissance du public. Pour cause de pluviométrie
déficitaire et de pannes techniques, les problèmes
ne sont pas prêts de trouver de si tôt un
dénouement. M. Noupokou a malheureusement en foncé
le clou en affirmant que « le délestage rotatif
que nous subissions actuellement persistera jusqu’à
fin juillet » et que « si la pluviométrie est
bonne, les problèmes trouveront résolution à partir
du mois d’août ».
Voilà donc les informations qui sont
tombées comme un couperet. Les Togolais devront
suivre les rencontres de la 18ème
édition de la Coupe du Monde à laquelle participe
pour sa 1ère fois
le Togo selon le bon vouloir de la CEET. Il va
falloir qu’elle respecte scrupuleusement « le
plan de délestage » qui « prévoit maintenant
des coupures rotatives de
6 heures ».
Elle paraîtra plus compétente et plus efficace en
établissant un programme plus affiné de coupure qui
indiquerait pour chaque quartier – et non
« zone » car ce terme est assez technique et est
difficilement compréhensible aux populations – les
horaires de coupure. Libre cours à chacun de prendre
les mesures qui s’imposent pour suivre les matches.
La confection de ce programme devra être un
impératif, un test de compétence à la CEET pour
évaluer ses potentialités en gestion. Ce programme
devra être publié à tout bout de champ sur les
médias d’Etat comme privés, audiovisuels comme
écrits, et imprimé pour être vendu aux citoyens
comme de petits pains. Comme cela, les férus du foot
seraient avisés et se déplaceront s’il le faut d’un
quartier à l’autre pour suivre les matches. On
éviterait ainsi de surprendre les citoyens en
coupant brusquement le courant à quelques minutes du
début des matches, ce qui les oblige souvent à
courir de gauche à droite pour aller dans les
quartiers qui ont la chance d’avoir du courant. Le
scénario du mercredi 17 mai à quelques encablures de
la finale de la Ligue Européenne des champions
serait évité. En effet, le courant fut coupé dans le
quartier de Nyékonakpoé, Kodomé et autres
certainement à quelques minutes du début de la
rencontre, ce qui a obligé les amoureux du cuir rond
à dépenser des sous que cela coûterait pour se
déplacer dans d’autres quartiers pour suivre le
match. Les habitations qui possèdent des groupes
électrogènes ne s’en sont pas trop plaintes.
Au demeurant, ce serait dommage que des
Togolais ne puissent pas suivre par exemple les
rencontres du Togo à cette Coupe du Monde et
savourer pour au moins 2 heures d’horloge les gestes
de leurs ambassadeurs qui les ont dribblés à la Can
Egypte 2006. La nécessité de suivre ces rencontres
semble devenir un droit fondamental des Togolais que
la CEET n’a pas le droit de compromettre. Sa
réceptivité à nos propositions sus indiquées
pourrait augmenter son crédit auprès des
consommateurs togolais.
T.K. |