|
C’est dans le souci de débloquer le dialogue
intertogolais rentré en hibernation depuis le 16
mai dernier, date de la fin de « la phase des
discussions » que le secrétaire Général de
l’ONU, Kofi Annan a envoyé il y a quelques jours
dans notre capitale un émissaire pour tenter de
relancer les discussions.
Ce geste vient succéder à une autre
initiative prise par Kofi Annan il y a quelques
mois. Afin d’assurer la bonne marche des débats, il
avait proposé le diplomate algérien Lakhdar Brahimi
comme médiateur dans ces pourparlers. Mais pour des
questions sournoises, le pouvoir en place l’a
récusé, et par le soutien immoral de Louis Michel et
la France, a tenté de lui substituer Blaise Compaoré
et Moustapha Niasse. Par l’envoi du présent
émissaire, le Mauritanien Ahmedou Ould Abdallah,
Kofi Annan fait montre de sa bonne volonté à trouver
avant la fin de son mandat en 2007, une issue
heureuse à la crise togolaise qui n’a que trop duré.
Malheureusement, M. Ould Abdallah a fait
le constat de l’obscurantisme du pouvoir à favoriser
une sortie de crise. Le RPT et ses alliés ne
semblent pas disposés à faire des concessions sur
les questions majeures au rang desquelles la réforme
de l’armée, l’organe chargé de l’organisation des
élections, la modification de la constitution…
L.H. |