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[ No 75: 13 avril 2006]
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Faure au Vatican :
« Je suis un homme de paix, de
démocratie, des droits de
l’Homme »
Faure
Gnassingbé fait de la présidence
buissonnière
Le chef de gang tente de
corrompre un officier supérieur
de la Gendarmerie
Rubrique Libertinage : De
l'humour à la vérité |
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Propos lénifiants de Faure au Vatican
« Je suis un homme de paix, de démocratie, des
droits de l’Homme » |
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Cette déclaration ne vient ni de Nelson Mandela dont
les actions pour l’émancipation des Noirs et le
combat pour la paix, les droits de l’homme ne sont
plus à démontrer, ni d’Alpha Omar Konaré, l’ex-chef
d’Etat malien imbu de démocratie dans le sens réel
du terme. L’auteur se trouve être curieusement Faure
Essozimna Gnassingbé, celui-là qui préside indûment
aux destinées du Togo.
Ce n’est qu’hypocrisie de se faire passer, devant
les leaders religieux au Vatican, à des années
lumières de la Terre de nos Aïeux, pour plus
démocrate que Jean-Jacques Rousseau, « Philosophe
démocrate » selon Villemain, devant des
ecclésiastiques catholiques qui sont plus préoccupés
par la récitation des « Je vous salue Marie… ».
Saddam Hussein, Fidel Castro, Robert Mugabe…
pourraient aussi s’y faire passer pour les plus
démocrates au monde.
Mais au-delà de la simple hypocrisie, ces
déclarations sonnent comme une insulte à l’endroit
du peuple togolais et des démocrates avérés. Il est
loin d’avoir ces qualités à moins que ces concepts
soient dévoyés. Ne peut jamais se prétendre
démocrate quelqu’un qui a outrepassé les
dispositions constitutionnelles de son pays. On se
rappelle en effet qu’à peine quelques minutes de
l’annonce officielle du trépas d’Eyadema le
05 février 2005,
Faure Gnassingbé, confisqua le pouvoir, aidé par la
haute hiérarchie de l’armée, et surtout l’Assemblée
Nationale acquise à sa cause qui tripatouilla
nuitamment certains articles de la Constitution, au
détriment de Natchaba Fambaré qui était le dauphin
constitutionnel d’Eyadema, qui devrait donc assurer
l’intérim de la présidence et organiser des
élections dans 60 jours. Tout a été planifié pour le
déposséder de ses droits. Et Faure, qui se passe
aujourd’hui pour démocrate avait accepté à l’époque
de succéder à son papa, non pas pour organiser de
nouvelles élections dans 60 jours, mais terminer le
mandat de son père qui expirait en 2008. C’est assez
ridicule. Et, n’eurent été les pressions nationales
et internationales, « Faure le démocrate »
devrait comme cela succéder à son feu père, sans
passer par la voie des urnes.
Malgré tout, tout a été organisé pour qu’il se
présentât au scrutin d’avril 2005 comme le candidat
du RPT. Tous les Togolais sérieux savent les
dispositions qui ont été mises en branle pour qu’il
gagne ces élections. A part les manquements qui ont
émaillé la préparation du scrutin, les résultats ont
été traficotés avec l’aval de la CENI et de la Cour
Constitutionnelle. Et pour imposer les résultats
tronqués, près de 62%, « made by CENI », il a
été décidé de massacrer tous ceux qui s’opposaient à
son règne. C’est ainsi que des Togolais dignes qui
voulaient défendre leurs votes ont été tués par des
tirs de militaires. Des hélicoptères de guerre ont
été mêmes sortis pour « pacifier » les
manifestants d’Aného. Et le bilan, tout le monde le
connaît : près de 1000 Togolais tués, 5000 blessés
et 40 000 réfugiés. Voilà donc l’homme de paix qui
règne par le sacrifice de ses concitoyens !
Divers rapports furent établis sur ces massacres
planifiés que Boko ne voulait point cautionner, d’où
sa démission le
22 avril 2005. C’est lui le véritable homme de paix ! Ces
différents rapports recommandaient donc la poursuite
des coupables. Mais jusqu’au jour d’aujourd’hui,
rien n’a été entrepris dans ce sens par le régime
qu’incarne Faure Gnassingbé. Les assassins et leurs
commanditaires passent encore des jours paisibles
sans être inquiétés. Ils reçoivent d’ailleurs chaque
jour des promotions pour le boulot accompli. Les
réfugiés croupissent dans la misère dans les camps
d’Agamé. Ceux d’entre eux qui croient naïvement aux
discours d’apaisement du pouvoir et commettent la
maladresse de revenir au pays sont appréhendés et
jetés en prison sans procès comme Gaspard Agbobli.
Le hic, c’est la décision récente de suspendre ou
d’arrêter « toutes poursuites diligentées ou à
diligenter » contre les personnes inculpées. En
plus, des entraves sont faites aux victimes qui
tentent de déposer des plaintes contre les
coupables. L’on procède soit par intimidations, soit
par la fixation de sommes exorbitantes pour la
consignation des dossiers. Voilà ce qui se passe au
pays de l’Homme des droits de l’Homme !
Tout compte fait, aucune desdites qualités dont
s’est affublé Faure n’est vérifiable. Ses
déclarations visent d’autres finalités. Quelle
bénédiction mérite-t-il alors ? Est-ce pour avoir
tiré profit de la mort de près de 1000 de ses
concitoyens, pour avoir su maintenir 5 millions
d’âmes dans la misère en ne prenant aucune
initiative visant à améliorer le quotidien des
Togolais ou pour avoir su traîner au maximum le
dialogue ?
TINO Kossi |
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Faure Gnassingbé fait de la présidence buissonnière |
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Faure aura été le « chef de l’Etat » qui
aurait le plus voyagé au cours de son règne. Mais
dans les faits quelles retombées apportent ces
voyages dans le vécu du Togolais ?
A peine revenu de Porto-Novo où il s’était
invité à la cérémonie d’investiture du « bien
élu » Yayi Boni le 6 avril dernier, Faure
Gnassingbé saute une fois de plus dans un avion,
direction Rome. Mais à quelles fins ? Depuis sa
confiscation du pouvoir, celui qui se considère
président de
la République ne fait que voyager à tout bout de
champ, aux quatre coins de la planète. Il répond
présent que ce soit des rencontres d’institutions
mondiales, continentales, régionales ou
sous-régionales, pourvu que ce soit des humains qui
se rencontrent quelque part sur la terre. L’objectif
manifeste de ces déplacements, c’est d’arriver à
s’attirer la sympathie des grandes personnalités de
ce monde. Lors du sommet « France à fric » à
Bamako en décembre dernier, il a fait des pieds et
des mains pour rencontrer Chirac. Ses tentatives
pour conférer avec Georges Bush le président
américain lors du sommet de l’ONU ont été vaines.
Des indiscrétions sur ce dernier périple
font état de ce qu’il serait accompagné de certains
ministres du gouvernement actuel, d’autres
ex-ministres et la nouveauté, c’est d’être
accompagné de sa maman chérie. A une telle allure,
certainement que les fois prochaines, il sera
accompagné de son tuteur, son beau –frère, … Et ce
serait le pauvre contribuable qui en pâtira.
Les médias d’Etat ont fait de la
surenchère autour de l’audience que Joseph Ratzinger
alias Benoît XVI lui a accordée le samedi dernier au
Vatican. Ce n’est pas en fréquentant, en s’affichant
avec les grandes personnes qu’on devient sage. Même
si le Pape Benoît XVI déversait un tonneau de
bénédictions sur lui et sa suite, cela n’aura pas
d’effets, car leurs mains sont tachées de sang de
près de 1000 Togolais, ils se jouent de l’avenir de
5 millions d’âmes. La vraie bénédiction que peut
espérer Faure, c’est d’engager les vraies actions
pour sortir le peuple de la merde dans laquelle son
papa chéri l’a plongé et que lui il entretient
copieusement.
TINO Kossi |
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Etouffement de l’affaire de braquage à Tabligbo:
Le chef de gang tente de corrompre un officier
supérieur de la Gendarmerie |
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Dans un article que nous avons publié mercredi sur
le braquage sur la route Tabligbo-Tsévié, nous
faisions mention des tentatives de corruption qui
avaient autour de cette affaire. Le sieur Koudaya
Mawudoé dit Gbétéa use de ses relations pour
soudoyer ceux qui sont chargés du dossier afin de
sortir de la prison. En plus, son entourage
distribue beaucoup de sous aussi bien à Tabligbo,
Aného qu’à Lomé. Au début, il aurait tenté d’offrir
gracieusement 10 millions de francs CFA à un
officier supérieur de la Gendarmerie très connu par
tous les Togolais.
Mais ce dernier aurait refusé de s’associer à ce
gangstérisme et demandé d’ailleurs que le traitement
du dossier soit accéléré. Et c’est ce qui a justifié
le transfert du chef des gangs à la prison civile d’Anèho.
Cependant, la famille n’en démord pas et utilise la
richesse de Mawudoé pour acheter le silence de
certaines autorités et obtenir sa libération. A
cette allure, il y a à craindre des évasions
« négociées » à la prison civile d’Anèho.
L.H. |
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Dans sa rubrique Libertinage, voici les
sujets qui ont retenu l’attention de notre confrère
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Les « jolis » propos de « Faure-vi Vodoua » au
Saint Siège
Le
vendredi 07 avril dernier, 24 heures après qu’il eut
assisté au Bénin à l’investiture du bien élu Yayi
Boni, « Faure-vi Vodoua » et une « faible »
délégation de quatorze membres se sont rendus en
Italie. Il a été reçu par le Pape Benoît XVI et
ensuite il a accordé une interview à Radio Vatican.
Si à Gnassingbéland, les radios confessionnelles
n’ont pas le droit de faire des émissions à
caractère politique, à Rome, on l’a compris et on
donne la parole à tout le monde. Et c’est ce qui a
rendu possible l’interview du « Fils de
la Nation ».
Il dit qu’il est allé rencontrer le Pape pour le
remercier de vive voix pour avoir prié pour le Togo
au moment où les « vrais démocrates »
pacifiaient les fiefs de l’opposition avec des « fleurs
cloutées ». Il a aussi parlé de la
réconciliation qui se consolide avec la célébration
du 23 septembre et des « 13 janvier »
puisqu’il y en avait eu le « 13 janvier de notre
Histoire Premier » qui avait été célébré très
tôt le matin avec une messe en mémoire de Sylvanus
Olympio et le « 13 janvier de notre Histoire
Deuxième » qui s’est concrétisé par une parade
sur le Boulevard Gnassingbé Eyadèma en l’honneur du
« Père de
la Nation ».
En outre, si la confiance est revenue entre la
classe politique, pourquoi le dialogue politique
tarde-t-il alors à démarrer ?
Ce qui a surpris plus d’un Togolais, est la réponse
qu’il a donnée à la question relative au rôle que
doit jouer l’église catholique au Togo. « L’église
catholique peut jouer le rôle d’éclaireur des
consciences et affirmer les principes moraux
reconnus par tous. Et éventuellement rappeler les
personnes, les individus ou les groupes de personnes
à l’ordre quant au constat des violations flagrantes
de ces principes de justice et des principes moraux »,
avait-il déclaré. Pourtant, dans un passé récent,
les hommes d’églises avaient été traités de tous les
noms d’oiseau quand ils avaient demandé le report de
l’élection présidentielle du 24 avril. A l’époque,
« Kouboni » Folly-Bazi Katari, s’était
proprement gaussé d’eux. « Nous leur avons dit
que c’est vous qui avez écrit
la Constitution pendant la transition et c’est vous qui avez prévu le
délai »,
avait-il dit de façon « wouya wouya » quand
l’intello Boko s’était éclipsé. Même certains hommes
de Dieu avaient été pris à partie par les zélés du
RPT. Radio Maria qui avait connu une misère
incroyable continue d’être harcelée. Quelles
garanties donne aujourd’hui Faure aux religieux qui
doivent jouer le rôle d’éclaireur au Togo ? Ne
va-t-on plus les persécuter quand ils se
prononceront sur la situation politique du pays ?
Nous, on croise les bras et on attend…
Rock Gnassingbé, le démolisseur du football
togolais
Malgré les dénonciations des médias togolais, Rock
Gnassingbé ne veut pas du tout changer. Il continue
de foncer tête basse dans le désordre,
l’improvisation, l’amateurisme. Sachant qu’il n’a de
compte à rendre à personne, il fait sienne cette
boutade de Jean de La Fontaine : « la raison du
plus fort est toujours la meilleure ». Les mêmes
lois qui régissent le football togolais et mondial
sont à tout moment foulées au pied et il applique
ses sautes d’humeurs. Et le grand et éternel
bénéficiaire de ces magouilles est Dyto FC, le club
par qui il a découvert les marches de la présidence
de la FTF.
En effet, après le limogeage de Keshi et le
recrutement de « l’Allemagnais » Otto Pfister,
le tout-Puissant prégo de la fédé a encore eu
« l’ingénieuse » idée de faire venir des Brésinuls
au Togo pour jouer à la place des « rebelles »
qui ont osé apporter leur soutien au Nigérian. Ce
sont des joueurs qui vont être naturalisés de façon
sauvage pour leur permettre de participer à
la Coupe du Monde. Et comme pour le moment, Otto
Pfister refuse de les enrôler dans son effectif, on
les reverse dans Dyto FC de Kodjovi Mawuéna qui a
été promu après la sempiternelle élimination de son
club au premier tour des coupes africaines. Bien que
la période des transferts soit bouclée il y a
plusieurs mois, ces Brésinuls ont obtenu leur
licence et ont joué la demi-finale retour de la
Coupe du Togo qui avait opposé l’équipe militaire à
l’AS Togo-Port. Ils ont largement contribué à la
victoire du club de Rock. Pourtant, le même Rock
avait refusé quelques mois plutôt de régulariser la
licence de Ouadja Lantam qui est revenu pour évoluer
au sein de l’Etoile Filante de Lomé.
Même si DYTO FC est sanctionné par
la Fédé, il faut signaler que Rock en fait trop.
C’est donc de cette façon que l’autre « Fils de
la Nation »
gère ce que lui-même appelle « la deuxième
mi-temps », allusion faite à son deuxième mandat
qui s’achève en principe en décembre prochain. Mais
déjà, il glose qu’il sera toujours là, une façon de
dire que le poste de président de la fédération est
un poste à vie. Les candidats potentiels sont donc
avertis.
Il soigne ses patients avec son sexe
A Gnassingbéland, beaucoup de choses incroyables se
passent. Des gens, qui n’ont aucune formation et qui
sont sans moralité, se passent pour des infirmiers
et sèment la désolation dans leur entourage. Ils ont
transformé des garages en centre de santé où ils
tuent impunément d’honnêtes compatriotes. Même si
entre-temps, Suzanavi est partie en guerre contre
ces cliniques sauvages, il faut reconnaître qu’il y
en a encore sur toute l’étendue du territoire qui ne
sont jamais inquiétés.
C’est le cas par exemple de ce centre de santé dans
lequel l’infirmier « gnocotte » avec appétit
ses patients en arguant qu’il était en train de les
soigner. Cette révélation a été faite par Mme la
ministre elle-même le 08 avril dernier. A Pagala
dans la préfecture de Blitta, il a été découvert un
centre de « maladie », pardon de santé dans
lequel l’Hippocrate local traitait ses patients, des
femmes enceintes, en injectant des produits « au
sein de leur partie intime avec son sexe ». En
entendant cela, la question que s’est posé le débile
de notre quartier est de savoir s’il portait des « chaussettes »
avant de voyager dans le « féminin » de ces
femmes. Si non, il a sûrement fait beaucoup de
dégâts et il mérite d’avoir sa place derrière les
barreaux.
Homme « aviaire »
La scène se passe dans un village dans la préfecture
de Yoto. Monsieur X est un jeune paysan qui sait,
comme l’a recommandé Voltaire, « cultiver son
jardin ». Il a le secret de la terre et est très
admiré dans le village. Son champ de maïs s’étend
sur un vaste espace. Une autre parcelle est destinée
à la culture d’igname. En outre, il élève des
volailles dans sa ferme. Et comme tout éleveur, il
était inquiet depuis que cette affaire de « grippe
bavière » a éclaté. Néanmoins, il n’a pas, comme
l’ont fait certains volailleurs, décimé son élevage
en vendant ses volailles à vil prix.
Cependant, sa surprise fut grande quand il a découvert
un matin que ses volailles ont disparu. Il n’en
revenait pas du tout. Dans un premier temps, il a
pensé que c’est la « grippe bavière »
qui a anéanti ses œuvres de tant de jours. Mais, si
c’était le cas, au moins il aurait pu voir le reste
des volailles. De file en aiguille, la victime est
tombée sur le virus H5N1 humain qui détruit son
élevage. Arrêté, le voleur a reconnu les faits mais
avait déjà tout vendu. Quand on le faisait promener
dans le village, les enfants qui étaient derrière
scandaient « homme aviaire, homme aviaire… ».
Abass Bonfoh est passé à côté
Les Togolais se rappellent qu’en prélude à la visite
du « plus chanceux des Togolais en France »
où il devrait dîner avec son homologue français, le
président de Sursaut-Togo, Kofi Yamgnane avait écrit
à l’hôte français de ne pas accueillir dans son
antre celui dont les mains sont tachées du sang de
près de 1000 Togolais qui ont été le sacrifice pour
la montée au pouvoir de Faure-vi. Mais comme les
Français restent les Français, les autorités ont
fait la sourde oreille et ont accueilli avec faste
Abass Bonfoh. Passons.
Ce dernier était l’invité de la révolution made by
TVT, une émission-débat désormais prévue pour chaque
dimanche après la menterie de 13 heures. Lorsqu’à un
moment de l’émission il lui était demandé de réagir
à propos de la démarche de Kofi Yamgnane,
« Abassi » avait donné l’impression de ne pas
avoir compris la question. Il s’était perdu dans des
« nous avons visité… » en énumérant les
infrastructures, les endroits qu’on l’a emmené à
visiter. Et les téléspectateurs s’inquiétaient car
le « dépité » était carrément hors sujet.
C’était mal connaître le natif de Bassar. Il avait
stratégiquement réservé ses réponses vers la fin.
C’était un véritable réquisitoire contre Kofi
Yamgnane. « Abassi » traita son frère de
« Vieux ». Mais la manière dont il a parlé du
« Vieux » n’était pas recommandable surtout aux
enfants. Le ton avec lequel il avait parlé n’était
pas non plus respectueux. C’était carrément
irrévérencieux de traiter son concitoyen de
« vieux,…vieux ». Or, en Afrique, la morale
recommande du respect total pour les vieux qui sont
une source intarissable de savoir. Sans économie de
termes, Abass Bonfoh a été mal…
Abassi, « tu peur quoi maintenant »?
Certaines vérités ont commencé à faire jour. Les
divers rapports effectués sur les massacres d’avril
2005 avaient vaguement accusé l’Etat et l’armée d’en
être responsables. En quoi est-ce que l’Etat en est
responsable ? Simplement pour la raison que l’armée,
coupable directe des tueries, est placée sous
l’autorité du gouvernement. Et le gouvernement, et
l’armée sont sous l’autorité du chef de l’Etat qui
est d’ailleurs le chef suprême des armées. C’est en
cela que le chef de l’Etat au moment des tueries, le
Sieur Abass Bonfoh, est tenu responsable, le 1er
d’ailleurs des violences pré et post électorales.
Les Gnassingbélandais pensaient que cette accusation
n’émouvait pas Abass Bonfoh. Oh que si ! Notre
bonhomme a rebondi sur l’occasion le dimanche
dernier dans l’émission « Plateau de la semaine »
pour tirer les choses au clair en déclarant avec
fracas : « Je n’ai jamais ordonné de tirer sur
les manifestants… ». Il s’est donné la peine
d’insister. Qui a alors donné l’ordre de tirer ?
Est-ce François Boko qui a jeté l’éponge dans la
nuit du 22 au 23 avril 2005 ? Et puis « Abassi »
avait une preuve à l’appui. C’était une copie de son
message à la nation en cette date du 27 avril 2005.
Il avait même voulu donner ledit message à lire aux
journalistes. Mais seulement, les tueries n’ont pas
commencé à partir du 27 avril, mais plutôt le 26
avril après la proclamation des résultats tronqués,
ou même depuis le jour du scrutin. N’avait-il pas
ordonné par hasard aux militaires de « tirer
amicalement » avec des « balles gentilles »
auparavant avant de se raviser le 27 avril, date de
l’indépendance du Togo ? Et puis, comme disent les
« mon pays », il « peur quoi maintenant » ?
Peut-être que la justice sera clémente avec lui
parce qu’il n’a été président que trois mois ; on ne
sait « pas jamais »…
Harryvi toujours « invoyable »
Les Gnassingbélandais se souviennent qu’en fin
février, au moment où Faure-vi et son bataclan
dansaient du Kamou à « Pyaland » dans le
cadre des funérailles « naturelles », pardon
traditionnelles du « Vieux », le camp
gendarmerie a été « caressé » par des
cocktails molotov. D’après les enquêtes diligentées
illico presto, la FBI togolaise découvrit que le
commanditaire de cette mauvaise blague n’est autre
que Harry Olympio. Et depuis qu’un mandat d’argent,
plutôt un mandat d’arrêt est lancé contre lui,
Harryvi est devenu « invoyable »,
c’est-à-dire qu’on ne peut pas voir quoi. Il est
pour le pouvoir togolais ce que représente le
« gentil » Ben Laden pour les Américains. Dans
ce petit pays de 56 600 Km2 seulement, on n’est pas
arrivé à mettre la main sur Harryvi. Semble-t-il
qu’il a un « gbass » qui lui permet de passer
inaperçu et qu’il a d’ailleurs été reçu en audience
par Faure-vi sans que ni lui ni ses gardes ne le
démasquent car il se serait déguisé en « miss
Togo 2008 ». Vrai ou faux ?
Au passage, même dans de grands conflits comme celui
opposant l’Israël à la Palestine, les belligérants
observent une trêve pour se récréer avant de
reprendre le combat. Que l’Etat soit magnanime
envers lui en décrétant une trêve pour que Harry-vi
rencontre ses sympathisants qui sont sans berger. Le
pouvoir aussi a beaucoup à y gagner en prenant le
temps d’étudier les stratégies de l’ « ennemi »
Harry-vi qui aurait d’autres moyens d’actions plus
destr… Ce serait, semble-t-il, pour la prochaine
fois, non plus l’utilisation de cocktail Molotov,
mais de « Guinness Molotov », d’ « Awooyo
Molotov ». |
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Leurs propos |
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Prof. Gnininvi |

Richard Nyahoho |

M. GNANDI Thomas |
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