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20 avril 2006

 
[ No 75: 13 avril 2006]
Faure au Vatican : « Je suis un homme de paix, de démocratie, des droits de l’Homme »
Faure Gnassingbé fait de la présidence buissonnière
Le chef de gang tente de corrompre un officier supérieur de la Gendarmerie
Rubrique Libertinage : De l'humour à la vérité
Propos lénifiants de Faure au Vatican « Je suis un homme de paix, de démocratie, des droits de l’Homme »

Cette déclaration ne vient ni de Nelson Mandela dont les actions pour l’émancipation des Noirs et le combat pour la paix, les droits de l’homme ne sont plus à démontrer, ni d’Alpha Omar Konaré, l’ex-chef d’Etat malien imbu de démocratie dans le sens réel du terme. L’auteur se trouve être curieusement Faure Essozimna Gnassingbé, celui-là qui préside indûment aux destinées du Togo.

Ce n’est qu’hypocrisie de se faire passer, devant les leaders religieux au Vatican, à des années lumières de la Terre de nos Aïeux, pour plus démocrate que Jean-Jacques Rousseau, « Philosophe démocrate » selon Villemain, devant des ecclésiastiques catholiques qui sont plus préoccupés par la récitation des « Je vous salue Marie… ». Saddam Hussein, Fidel Castro, Robert Mugabe… pourraient aussi s’y faire passer pour les plus démocrates au monde.

Mais au-delà de la simple hypocrisie, ces déclarations sonnent comme une insulte à l’endroit du peuple togolais et des démocrates avérés. Il est loin d’avoir ces qualités à moins que ces concepts soient dévoyés. Ne peut jamais se prétendre démocrate quelqu’un qui a outrepassé les dispositions constitutionnelles de son pays. On se rappelle en effet qu’à peine quelques minutes de l’annonce officielle du trépas d’Eyadema le 05 février 2005, Faure Gnassingbé, confisqua le pouvoir, aidé par la haute hiérarchie de l’armée, et surtout l’Assemblée Nationale acquise à sa cause qui tripatouilla nuitamment certains articles de la Constitution, au détriment de Natchaba Fambaré qui était le dauphin constitutionnel d’Eyadema, qui devrait donc assurer l’intérim de la présidence et organiser des élections dans 60 jours. Tout a été planifié pour le déposséder de ses droits. Et Faure, qui se passe aujourd’hui pour démocrate avait accepté à l’époque de succéder à son papa, non pas pour organiser de nouvelles élections dans 60 jours, mais terminer le mandat de son père qui expirait en 2008. C’est assez ridicule. Et, n’eurent été les pressions nationales et internationales, « Faure le démocrate » devrait comme cela succéder à son feu père, sans passer par la voie des urnes.

Malgré tout, tout a été organisé pour qu’il se présentât au scrutin d’avril 2005 comme le candidat du RPT. Tous les Togolais sérieux savent les dispositions qui ont été mises en branle pour qu’il gagne ces élections. A part les manquements qui ont émaillé la préparation du scrutin, les résultats ont été traficotés avec l’aval de la CENI et de la Cour Constitutionnelle. Et pour imposer les résultats tronqués, près de 62%, « made by CENI », il a été décidé de massacrer tous ceux qui s’opposaient à son règne. C’est ainsi que des Togolais dignes qui voulaient défendre leurs votes ont été tués par des tirs de militaires. Des hélicoptères de guerre ont été mêmes sortis pour « pacifier » les manifestants d’Aného. Et le bilan, tout le monde le connaît : près de 1000 Togolais tués, 5000 blessés et 40 000 réfugiés. Voilà donc l’homme de paix qui règne par le sacrifice de ses concitoyens !

Divers rapports furent établis sur ces massacres planifiés que Boko ne voulait point cautionner, d’où sa démission le 22 avril 2005. C’est lui le véritable homme de paix ! Ces différents rapports recommandaient donc la poursuite des coupables. Mais jusqu’au jour d’aujourd’hui, rien n’a été entrepris dans ce sens par le régime qu’incarne Faure Gnassingbé. Les assassins et leurs commanditaires passent encore des jours paisibles sans être inquiétés. Ils reçoivent d’ailleurs chaque jour des promotions pour le boulot accompli. Les réfugiés croupissent dans la misère dans les camps d’Agamé. Ceux d’entre eux qui croient naïvement aux discours d’apaisement du pouvoir et commettent la maladresse de revenir au pays sont appréhendés et jetés en prison sans procès comme Gaspard Agbobli. Le hic, c’est la décision récente de suspendre ou d’arrêter « toutes poursuites diligentées ou à diligenter » contre les personnes inculpées. En plus, des entraves sont faites aux victimes qui tentent de déposer des plaintes contre les coupables. L’on procède soit par intimidations, soit par la fixation de sommes exorbitantes pour la consignation des dossiers. Voilà ce qui se passe au pays de l’Homme des droits de l’Homme !

Tout compte fait, aucune desdites qualités dont s’est affublé Faure n’est vérifiable. Ses déclarations visent d’autres finalités. Quelle bénédiction mérite-t-il alors ? Est-ce pour avoir tiré profit de la mort de près de 1000 de ses concitoyens, pour avoir su maintenir 5 millions d’âmes dans la misère en ne prenant aucune initiative visant à améliorer le quotidien des Togolais ou pour avoir su traîner au maximum le dialogue ?

TINO Kossi

 
Faure Gnassingbé fait de la présidence buissonnière

Faure aura été le « chef de l’Etat » qui aurait le plus voyagé au cours de son règne. Mais dans les faits quelles retombées apportent ces voyages dans le vécu du Togolais ?

            A peine revenu de Porto-Novo où il s’était invité à la cérémonie d’investiture du « bien élu » Yayi Boni le 6 avril dernier, Faure Gnassingbé saute une fois de plus dans un avion, direction Rome. Mais à quelles fins ? Depuis sa confiscation du pouvoir, celui qui se considère président de la République  ne fait que voyager à tout bout de champ, aux quatre coins de la planète. Il répond présent que ce soit des rencontres d’institutions mondiales, continentales, régionales ou sous-régionales, pourvu que ce soit des humains qui se rencontrent quelque part sur la terre. L’objectif manifeste de ces déplacements, c’est d’arriver à s’attirer la sympathie des grandes personnalités de ce monde. Lors du sommet « France à fric » à Bamako en décembre dernier, il a fait des pieds et des mains pour rencontrer Chirac. Ses tentatives pour conférer avec Georges Bush le président américain lors du sommet de l’ONU ont été vaines.

            Des indiscrétions sur ce dernier périple font état de ce qu’il serait accompagné de certains ministres du gouvernement actuel, d’autres ex-ministres et la nouveauté, c’est d’être accompagné de sa maman chérie. A une telle allure, certainement que les fois prochaines, il sera accompagné de son tuteur, son beau –frère, … Et ce serait le pauvre contribuable qui en pâtira.

            Les médias d’Etat ont fait de la surenchère autour de l’audience que Joseph Ratzinger alias Benoît XVI lui a accordée le samedi dernier au Vatican. Ce n’est pas en fréquentant, en s’affichant avec les grandes personnes qu’on devient sage. Même si le Pape Benoît XVI déversait un tonneau de bénédictions sur lui et sa suite, cela n’aura pas d’effets, car leurs mains sont tachées de sang de près de 1000 Togolais, ils se jouent de l’avenir de 5 millions d’âmes. La vraie bénédiction que peut espérer Faure, c’est d’engager les vraies actions pour  sortir le peuple de la merde dans laquelle son papa chéri l’a plongé et que lui il entretient copieusement.

TINO Kossi

 
Etouffement de l’affaire de braquage à Tabligbo: Le chef de gang tente de corrompre un officier supérieur de la Gendarmerie

Dans un article que nous avons publié mercredi sur le braquage sur la route Tabligbo-Tsévié, nous faisions mention des tentatives de corruption qui avaient autour de cette affaire. Le sieur Koudaya Mawudoé dit Gbétéa use de ses relations pour soudoyer ceux qui sont chargés du dossier afin de sortir de la prison. En plus, son entourage distribue beaucoup de sous aussi bien à Tabligbo, Aného qu’à Lomé. Au début, il aurait tenté d’offrir gracieusement 10 millions de francs CFA à un officier supérieur de la Gendarmerie très connu par tous les Togolais.

Mais ce dernier aurait refusé de s’associer à ce gangstérisme et demandé d’ailleurs que le traitement du dossier soit accéléré. Et c’est ce qui a justifié le transfert du chef des gangs à la prison civile d’Anèho.

Cependant, la famille n’en démord pas et utilise la richesse de Mawudoé pour acheter le silence de certaines autorités et obtenir sa libération. A cette allure, il y a à craindre des évasions « négociées » à la prison civile d’Anèho.

L.H.

 
Dans sa rubrique Libertinage, voici les sujets qui ont retenu l’attention de notre confrère

Les « jolis » propos de « Faure-vi Vodoua » au Saint Siège
Le vendredi 07 avril dernier, 24 heures après qu’il eut assisté au Bénin à l’investiture du bien élu Yayi Boni, « Faure-vi Vodoua » et une « faible » délégation de quatorze membres se sont rendus en Italie. Il a été reçu par le Pape Benoît XVI et ensuite il a accordé une interview à Radio Vatican. Si à Gnassingbéland, les radios confessionnelles n’ont pas le droit de faire des émissions à caractère politique, à Rome, on l’a compris et on donne la parole à tout le monde. Et c’est ce qui a rendu possible l’interview du « Fils de la Nation ».

Il dit qu’il est allé rencontrer le Pape pour le remercier de vive voix pour avoir prié pour le Togo au moment où les « vrais démocrates » pacifiaient les fiefs de l’opposition avec des « fleurs cloutées ». Il a aussi parlé de la réconciliation qui se consolide avec la célébration du 23 septembre et des « 13 janvier » puisqu’il y en avait eu le « 13 janvier de notre Histoire Premier » qui avait été célébré très tôt le matin avec une messe en mémoire de Sylvanus Olympio et le « 13 janvier de notre Histoire Deuxième » qui s’est concrétisé par une parade sur le Boulevard Gnassingbé Eyadèma en l’honneur du « Père de la Nation ». En outre, si la confiance est revenue entre la classe politique, pourquoi le dialogue politique tarde-t-il alors à démarrer ?

Ce qui a surpris plus d’un Togolais, est la réponse qu’il a donnée à la question relative au rôle que doit jouer l’église catholique au Togo. « L’église catholique peut jouer le rôle d’éclaireur des consciences et affirmer les principes moraux reconnus par tous. Et éventuellement rappeler les personnes, les individus ou les groupes de personnes à l’ordre quant au constat des violations flagrantes de ces principes de justice et des principes moraux », avait-il déclaré. Pourtant, dans un passé récent, les hommes d’églises avaient été traités de tous les noms d’oiseau quand ils avaient demandé le report de l’élection présidentielle du 24 avril. A l’époque, « Kouboni » Folly-Bazi Katari, s’était proprement gaussé d’eux. « Nous leur avons dit que c’est vous qui avez écrit la Constitution pendant la transition et c’est vous qui avez prévu le délai », avait-il dit de façon « wouya wouya » quand l’intello Boko s’était éclipsé. Même certains hommes de Dieu avaient été pris à partie par les zélés du RPT. Radio Maria qui avait connu une misère incroyable continue d’être harcelée. Quelles garanties donne aujourd’hui Faure aux religieux qui doivent jouer le rôle d’éclaireur au Togo ? Ne va-t-on plus les persécuter quand ils se prononceront sur la situation politique du pays ? Nous, on croise les bras et on attend…

Rock Gnassingbé, le démolisseur du football togolais
Malgré les dénonciations des médias togolais, Rock Gnassingbé ne veut pas du tout changer. Il continue de foncer tête basse dans le désordre, l’improvisation, l’amateurisme. Sachant qu’il n’a de compte à rendre à personne, il fait sienne cette boutade de Jean de La Fontaine : « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Les mêmes lois qui régissent le football togolais et mondial sont à tout moment foulées au pied et il applique ses sautes d’humeurs. Et le grand et éternel bénéficiaire de ces magouilles est Dyto FC, le club par qui il a découvert les marches de la présidence de la FTF.

En effet, après le limogeage de Keshi et le recrutement de « l’Allemagnais » Otto Pfister, le tout-Puissant prégo de la fédé a encore eu « l’ingénieuse » idée de faire venir des Brésinuls au Togo pour jouer à la place des « rebelles » qui ont osé apporter leur soutien au Nigérian. Ce sont des joueurs qui vont être naturalisés de façon sauvage pour leur permettre de participer à la Coupe du Monde. Et comme pour le moment, Otto Pfister refuse de les enrôler dans son effectif, on les reverse dans Dyto FC de Kodjovi Mawuéna qui a été promu après la sempiternelle élimination de son club au premier tour des coupes africaines. Bien que la période des transferts soit bouclée il y a plusieurs mois, ces Brésinuls ont obtenu leur licence et ont joué la demi-finale retour de la Coupe du Togo qui avait opposé l’équipe militaire à l’AS Togo-Port. Ils ont largement contribué à la victoire du club de Rock. Pourtant, le même Rock avait refusé quelques mois plutôt de régulariser la licence de Ouadja Lantam qui est revenu pour évoluer au sein de l’Etoile Filante de Lomé.

Même si DYTO FC est sanctionné par la Fédé, il faut signaler que Rock en fait trop. C’est donc de cette façon que l’autre « Fils de la Nation » gère ce que lui-même appelle « la deuxième mi-temps », allusion faite à son deuxième mandat qui s’achève en principe en décembre prochain. Mais déjà, il glose qu’il sera toujours là, une façon de dire que le poste de président de la fédération est un poste à vie. Les candidats potentiels sont donc avertis.

Il soigne ses patients avec son sexe
A Gnassingbéland, beaucoup de choses incroyables se passent. Des gens, qui n’ont aucune formation et qui sont sans moralité, se passent pour des infirmiers et sèment la désolation dans leur entourage. Ils ont transformé des garages en centre de santé où ils tuent impunément d’honnêtes compatriotes. Même si entre-temps, Suzanavi est partie en guerre contre ces cliniques sauvages, il faut reconnaître qu’il y en a encore sur toute l’étendue du territoire qui ne sont jamais inquiétés.

C’est le cas par exemple de ce centre de santé dans lequel l’infirmier « gnocotte » avec appétit ses patients en arguant qu’il était en train de les soigner. Cette révélation a été faite par Mme la ministre elle-même le 08 avril dernier. A Pagala dans la préfecture de Blitta, il a été découvert un centre de « maladie », pardon de santé dans lequel l’Hippocrate local traitait ses patients, des femmes enceintes, en injectant des produits « au sein de leur partie intime avec son sexe ». En entendant cela, la question que s’est posé le débile de notre quartier est de savoir s’il portait des « chaussettes » avant de voyager dans le « féminin » de ces femmes. Si non, il a sûrement fait beaucoup de dégâts et il mérite d’avoir sa place derrière les barreaux.

Homme « aviaire »
La scène se passe dans un village dans la préfecture de Yoto. Monsieur X est un jeune paysan qui sait, comme l’a recommandé Voltaire, « cultiver son jardin ». Il a le secret de la terre et est très admiré dans le village. Son champ de maïs s’étend sur un vaste espace. Une autre parcelle est destinée à la culture d’igname. En outre, il élève des volailles dans sa ferme. Et comme tout éleveur, il était inquiet depuis que cette affaire de « grippe bavière » a éclaté. Néanmoins, il n’a pas, comme l’ont fait certains volailleurs, décimé son élevage en vendant ses volailles à vil prix.

Cependant, sa surprise fut grande quand il a découvert un matin que ses volailles ont disparu. Il n’en revenait pas du tout. Dans un premier temps, il a pensé que c’est la « grippe bavière » qui a anéanti ses œuvres de tant de jours. Mais, si c’était le cas, au moins il aurait pu voir le reste des volailles. De file en aiguille, la victime est tombée sur le virus H5N1 humain qui détruit son élevage. Arrêté, le voleur a reconnu les faits mais avait déjà tout vendu. Quand on le faisait promener dans le village, les enfants qui étaient derrière scandaient « homme aviaire, homme aviaire… ».

Abass Bonfoh est passé à côté
Les Togolais se rappellent qu’en prélude à la visite du « plus chanceux des Togolais en France » où il devrait dîner avec son homologue français, le président de Sursaut-Togo, Kofi Yamgnane avait écrit à l’hôte français de ne pas accueillir dans son antre celui dont les mains sont tachées du sang de près de 1000 Togolais qui ont été le sacrifice pour la montée au pouvoir de Faure-vi. Mais comme les Français restent les Français, les autorités ont fait la sourde oreille et ont accueilli avec faste Abass Bonfoh. Passons.

Ce dernier était l’invité de la révolution made by TVT, une émission-débat désormais prévue pour chaque dimanche après la menterie de 13 heures. Lorsqu’à un moment de l’émission il lui était demandé de réagir à propos de la démarche de Kofi Yamgnane, « Abassi » avait donné l’impression de ne pas avoir compris la question. Il s’était perdu dans des « nous avons visité… » en énumérant les infrastructures, les endroits qu’on l’a emmené à visiter. Et les téléspectateurs s’inquiétaient car le « dépité » était carrément hors sujet. C’était mal connaître le natif de Bassar. Il avait stratégiquement réservé ses réponses vers la fin. C’était un véritable réquisitoire contre Kofi Yamgnane. « Abassi » traita son frère de « Vieux ». Mais la manière dont il a parlé du « Vieux » n’était pas recommandable surtout aux enfants. Le ton avec lequel il avait parlé n’était pas non plus respectueux. C’était carrément  irrévérencieux de traiter son concitoyen de « vieux,…vieux ». Or, en Afrique, la morale recommande du respect total pour les vieux qui sont une source intarissable de savoir. Sans économie de termes, Abass Bonfoh a été mal…

Abassi, « tu peur quoi maintenant »?
Certaines vérités ont commencé à faire jour. Les divers rapports effectués sur les massacres d’avril 2005 avaient vaguement accusé l’Etat et l’armée d’en être responsables. En quoi est-ce que l’Etat en est responsable ? Simplement pour la raison que l’armée, coupable directe des tueries, est placée sous l’autorité du gouvernement. Et le gouvernement, et l’armée sont sous l’autorité du chef de l’Etat qui est d’ailleurs le chef suprême des armées. C’est en cela que le chef de l’Etat au moment des tueries, le Sieur Abass Bonfoh, est tenu responsable, le 1er d’ailleurs des violences pré et post électorales. Les Gnassingbélandais pensaient que cette accusation n’émouvait pas Abass Bonfoh. Oh que si ! Notre bonhomme a rebondi sur l’occasion le dimanche dernier dans l’émission « Plateau de la semaine » pour tirer les choses au clair en déclarant avec fracas : « Je n’ai jamais ordonné de tirer sur les manifestants… ». Il s’est donné la peine d’insister. Qui a alors donné l’ordre de tirer ? Est-ce François Boko qui a jeté l’éponge dans la nuit du 22 au 23 avril 2005 ? Et puis « Abassi » avait une preuve à l’appui. C’était une copie de son message à la nation en cette date du 27 avril 2005. Il avait même voulu donner ledit message à lire aux journalistes. Mais seulement, les tueries n’ont pas commencé à partir du 27 avril, mais plutôt le 26 avril après la proclamation des résultats tronqués, ou même depuis le jour du scrutin. N’avait-il pas ordonné par hasard aux militaires de « tirer amicalement » avec des « balles gentilles » auparavant avant de se raviser le 27 avril, date de l’indépendance du Togo ? Et puis, comme disent les « mon pays », il « peur quoi maintenant » ? Peut-être que la justice sera clémente avec lui parce qu’il n’a été président que trois mois ; on ne sait « pas jamais »…

Harryvi toujours « invoyable »
Les Gnassingbélandais se souviennent qu’en fin février, au moment où Faure-vi et son bataclan dansaient du Kamou à « Pyaland » dans le cadre des funérailles « naturelles », pardon traditionnelles du « Vieux », le camp gendarmerie a été « caressé » par des cocktails molotov. D’après les enquêtes diligentées illico presto, la FBI togolaise découvrit que le commanditaire de cette mauvaise blague n’est autre que Harry Olympio. Et depuis qu’un mandat d’argent, plutôt un mandat d’arrêt est lancé contre lui, Harryvi est devenu « invoyable », c’est-à-dire qu’on ne peut pas voir quoi. Il est pour le pouvoir togolais ce que représente le « gentil » Ben Laden pour les Américains. Dans ce petit pays de 56 600 Km2 seulement, on n’est pas arrivé à mettre la main sur Harryvi. Semble-t-il qu’il a un « gbass » qui lui permet de passer inaperçu et qu’il a d’ailleurs été reçu en audience par Faure-vi sans que ni lui ni ses gardes ne le démasquent car il se serait déguisé en « miss Togo 2008 ». Vrai ou faux ?

Au passage, même dans de grands conflits comme celui opposant l’Israël à la Palestine, les belligérants observent une trêve pour se récréer avant de reprendre le combat. Que l’Etat soit magnanime envers lui en décrétant une trêve pour que Harry-vi rencontre ses sympathisants qui sont sans berger. Le pouvoir aussi a beaucoup à y gagner en prenant le temps d’étudier les stratégies de l’ « ennemi » Harry-vi qui aurait d’autres moyens d’actions plus destr… Ce serait, semble-t-il, pour la prochaine fois, non plus l’utilisation de cocktail Molotov, mais de « Guinness Molotov », d’ « Awooyo Molotov ».

 

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