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En tant que Togolais pur sang et non « Brésilo-togolais »
sorti du bonnet magique du patron de la FTF, il est
de notre devoir de dénoncer des pratiques
déshonorantes et presque puériles au sommet de notre
fédération, et partant pour notre pays. N’en
déplaise aux antiprogressistes qui font que dans la
sous-région tous les pays bougent, évoluent vers une
réelle prise de conscience, vers le bien et de
meilleures perspectives, sauf le Togo qui tourne en
rond et sauf miracle, tournera encore longtemps en
rond, par manque de volonté politique, de maturité,
de clairvoyance, de prévoyance et d’ambition noble
pour la Patrie. Même ceux qui avaient promis le
bonheur aux Togolais, une fois élus au sommet de
l’Etat, font pire aujourd’hui, rendant les citoyens
plus pauvres qu’auparavant. A la FTF, c’est le vrai
cafouillage dans lequel Rock Gnassingbé baigne
lui-même des pieds à la tête. Les ministres Zoumarou
Gnofame et Séyi Mémène avaient traîné leur bosse à
la FTF pour la petite histoire, et nous savons le
rôle qu’ils ont eu à jouer courant 2005; voilà
pourquoi nous les interpellons ici.
En effet, on n’a pas besoin d’aller à l’école pour
constater que le patron de la FTF s’empêtre
crescendo dans des erreurs monumentales qui, loin de
servir la bonne cause de notre football, ne peuvent
que le desservir. On dirait qu’il a juré de faire
pire le lendemain que ce qu’il avait fait la veille.
A chaque CAN, le Cdt Rock doit s’illustrer par des
faux pas indignes d’un patron d’une institution
aussi sérieuse et délicate à gérer que l’instance
dirigeante du football national. En tout cas,
l’ex-entraîneur d’Agaza, avec son franc parler,
avait « tout » dit avant de quitter le Togo:
«Une fédération de football est une affaire si
sérieuse qu’on ne peut pas la confier à…». Pour
notre part, nous mêlons notre voix à la sienne en
nous replongeant dans le passé pour nous rappeler
cette phrase de M. Rock Gnassingbé lui-même
lorsqu’il fut élu à la tête de la FTF pour la
première fois: «Vous me devez respect !».
Il parlait aux membres du nouveau bureau composé des
personnalités qui sont ses aînés, non seulement en
âge mais aussi au niveau de la FTF et dont il devait
plutôt quémander l’assistance avec modestie et
humilité. Depuis, nous avions compris que cela ne
marcherait pas. Le respect ne se décrète pas, il se
mérite eu égard aux prestations, au flair, au doigté
et à son propre respect pour les autres. Les
résultats sont là aujourd’hui. Et le succès de notre
football en 2005 semble être des parenthèses que le
ciel nous a ouvertes et refermées aussitôt comme
pour nous dire: « Vous pouvez allez loin, si ...
». Certains vont jusqu’à penser que la nature a
voulu introduire cette coïncidence d’apogée de notre
football, juste à ce moment précis pour consoler un
peu les cœurs meurtris.
La modestie est une valeur qui reste à rechercher et
à cultiver. La folle ambiance footballistique de
2005 risque de ne devenir qu’un lointain souvenir
inégalable pour les Togolais. Quand on n’est pas
apprécié pour ce qu’on fait, il faut avoir le
courage de s’éclipser et donner la chance à
d’autres. Beaucoup de Togolais aujourd’hui ne
regrettent pas notre cuisant échec à la CAN 2006,
car disent-ils, si cela avait été un succès, nous
n’aurions plus notre gorge pour boire, et le clan
avec Rock en tête, se ferait passer pour le grand
héros de notre football et le grand faiseur de
miracle, alors que ... Et l’on nous gaverait à n’en
plus finir de réconciliation réalisée autour du
football et patati et patata.
Nous citons à l’actif de Monsieur FTF, un problème
de véhicule à Accra avec feu Goeller qui avait
pourri l’atmosphère au sein du staff togolais, au
Mali avec des problèmes de caméra, relayés par RFI,
en Egypte avec les préparatifs bâclés à l’à peu près
pour les Eperviers doublés de problèmes de primes et
sa propre déconvenue suite à son arrivée tardive à
une réunion de l’instance dirigeante du football
africain (CAF) qui se tenait au Caire en
janvier dernier, le tout suivi de mesures
impopulaires liées au licenciement de Stephen Keshi,
licenciement pour lequel les auteurs ont nié
longuement l’acte, avant de reconnaître à la fin
qu’ils licenciaient effectivement l’entraîneur. Nous
n’oublions pas l’opacité qui couvre la gestion de la
trésorerie. Le bouquet, le grand bouquet, c’est la
grande trouvaille du siècle: aller piocher en terre
brésilienne un quaternion de Brésiliens pour jouer
aux côtés des Eperviers, ce qui n’aurait pas
rencontré l’assentiment du nouvel entraîneur. C’est
sale et louche! Sans le sérieux et la rigueur envers
soi-même, aucune œuvre humaine ne peut réussir
durablement. Quand l’exécutif fait appel à des
artistes étrangers pour animer le 27 Avril, la FTF
fait appel de façon maladroite à des non Togolais
pour défendre nos couleurs. Avec tout ce bordel, les
Togolais pour mourir, le feront soit de trop rire,
soit en piquant une crise de nerfs sans crier gare.
Si pour nous, les Généraux Zoumarou Gnofame et Séyi
Mémène doivent être considérés comme des gens censés
donner de bons conseils à celui qui se fait passer
en ce moment pour le Président de la Fédération
togolaise de football, et l’orienter dans la bonne
direction pour le bonheur de notre football, c’est
en connaissance de cause. D’abord ces deux
personnalités ont eu à occuper l’un après l’autre
l’actuel poste où trône avec beaucoup d’inefficacité
depuis belle lurette, le fils du défunt chef de
l’Etat et en tant que tels, ils doivent avoir une
certaine somme d’expériences à partager avec lui
sous forme de conseils, mais de bons conseils.
Secundo, ils sont tous les trois du même corps de
métier et enfin, ces deux Généraux font partie des
« poids lourds » de notre armée qui ont
organisé le putsch constitutionnel de février 2005
contre le gré du peuple et porté à bout de bras
l’autre fils de Gnassingbé Eyadèma à la tête du pays
par des gymnastiques aussi ridicules que puériles,
que le monde entier n’oubliera jamais.
Si vous avez un ami qui, en partant pour un très
long voyage ou en mourant, vous confie ses enfants
et que vous les soutenez, le meilleur soutien à leur
apporter à notre sens, si tant il est vrai que vous
les aimez réellement, c’est de les orienter dans la
bonne direction, leur prodiguer de bons conseils,
non pas dans le mal, (nous savons de quoi nous
parlons) mais dans le bien, pour les amener à
mériter la confiance des autres, afin d’être
acceptés pleinement dans leur environnement. C’est
cela ce que nous notre petite cervelle d’humain nous
permet de savoir. Dans la situation actuelle, il y a
deux alternatives: soit les deux amis du défunt
Général donnent des conseils à Rock Gnassingbé mais
celui-ci ne les écoute pas et en fait à sa tête;
soit ils ne lui disent rien du tout et apprécient à
distance dans le ricanement toutes les mauvaises
sorties de Rock Gnassingbé et attendent de le voir
se casser proprement la figure (le RPT, étant une
structure ma… dans laquelle « les gens n’aiment
pas les gens » mais font simplement semblant).
Le Général Gnofame, président du CNOT que Faure
appelle, semble-t-il « Papa » et que son
jeune frère Rock, d’emblée devrait aussi appeler
logiquement « Papa », doit être au courant de
tous les errements de son « fiston » et nous
nous demandons à juste titre, ce qu’il lui
conseille. A-t-il eu une fois l’idée de lui dire:
«Mon fils, si tu as des décisions à prendre à la
tête de la FTF, n’hésite pas à venir me voir et on
va voir ensemble» ? En principe c’est à la mort
de Gnassingbé Eyadèma que les meilleurs conseils
devraient venir de ceux qui prétendent aimer le
défunt et ses enfants et en direction de ces
derniers, afin que ceux-là qui ont cautionné la
macabre succession se disent au moins avec une
petite fierté, ne serait-ce que ça, qu’ils n’ont pas
fait œuvre totalement inutile. Cela, bien sûr à la
vue des bons comportements des héritiers qui
s’acharnent à faire irruption partout. Mais, loin de
là. Pourtant, dans nos sociétés traditionnelles
africaines, les vieux considérés à tort ou à raison
comme des sages, sont là pour des conseils
salutaires aux plus jeunes.
La dernière des erreurs en date du Cdt Rock
Balakiyèm Gnassingbé et qui défraie la chronique est
l’introduction de quatre Brésiliens dans le pays aux
fins de les incorporer à notre équipe nationale pour
participer à la Coupe du Monde. Nous n’exagérons pas
si nous disons que le Président-trésorier de la FTF
ne fait que collectionner des erreurs, même les plus
impensables. Il y a une dizaine de jours, deux de
ces Brésiliens qu’il a lui-même fait venir au Togo,
ont été alignés au sein du DYTO, club dont il
demeure le président d’honneur, et à l’occasion d’un
match de demi-finale contre l’équipe de Togo-Port.
Dire que l’Equipe de DYTO a fait jouer deux éléments
que Rock lui-même a fait venir au Togo aux frais de
la FTF sûrement, et avec des licences rapidement
délivrées à ces jeunes, sans que le Président de la
FTF ne soit au courant, relèverait d’une histoire à
dormir debout. Qu’on arrête de nous prendre pour des
cancres au Togo!
Cela nous paraît bien saugrenu et c’est à juste
titre que nous disons à Liberté-Hebdo que la
sanction prononcée contre les sieurs Bossou Komlanvi
et Améwou Komlanvi n’est pour nous que de la poudre
aux yeux. Les deux mois de sanction dont nous
ignorons la nature exacte, sont pour nous
insignifiants pour une faute aussi grave. Les
règlements sont faits pour être respectés. Ces gars
sanctionnés mériteraient plus que deux mois de
sanction, s’ils sont réellement responsables d’une
telle faute et le président de la FTF mérite
lui-même de céder sa place à un autre et plus
compétent que lui, s’il en est le vrai cerveau. Nous
n’hésitons pas à dire que dans ce pays, il y a
beaucoup de choses qu’on met sur le dos d’innocents
bouc émissaires, pendant que les vrais coupables
sont là et qu’on n’a pas besoin d’une loupe pour les
identifier. Nous considérons également avec raison
que la disqualification du club DYTO par la FTF pour
pratique illicite, n’est qu’une mesure de rachat, la
mort dans l’âme, parce que la chose était trop
puante. AS Togo-Port n’aurait pas dénoncé la chose,
relayée par les média, que la FTF se serait tue. Où
serait le mal de la FTF, si la victime ne se
plaignait pas ?
Dans un tout autre registre, qui sait si ces deux
messieurs du Bureau exécutif de la FTF et du Club
DYTO n’ont pas accepté eux-mêmes d’être présentés
comme des victimes expiatoires juste pour dédouaner
qui de droit? Dans ce pays que n’a-t-on pas vu? Des
gens prétendus sanctionnés pour faute grave
aujourd’hui et promus à des grades plus élevés
demain, eh oui, les Togolais n’ont pas la mémoire
courte. On se rappelle aussi des jeunes à qui l’on
demandait de se présenter à la télé comme étant les
auteurs de tel ou tel forfait contre espèces
sonnantes. Les habitudes ayant la vie dure au Togo
et étant héréditaires, c’est pour cette raison que
nous demandons au public sportif d’être vigilant
dans cette affaire de sanction. Bossou et Améwou
peuvent être coupables à un certain degré. Nous
n’excluons pas entièrement leur responsabilité, mais
nous disons attention et vigilance, car chat échaudé
craint l’eau froide. Les jours ou les mois à venir
nous édifieront peut-être davantage.
Alain SIMOUBA
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