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Liberté Hebdo

12 avril 2007

[ 189: du 11 avril 2007]  
Arrêté après le passage de Kpatcha au RPC de Kara : Le soldat Paly  a été libéré hier après 15 jours d’arrêt de rigueur

.Les militaires sévèrement mis en garde au rassemblement de lundi
Dans notre parution N°189 du  vendredi 06 avril 2007, nous vous avions fait état de l’arrestation du militaire de première classe, Paly après le passage du ministre Kpatcha Gnassingbé au camp Général Améyi de Kara. Le pauvre a été enfin libéré hier mardi 10 avril 2007 à 10h par le chef de régiment, le Colonel Lémou.

Il faut noter que lundi 09 avril au rassemblement de 7h, le chef de régiment le Colonel Lémou est revenu sur  la question de l’arrestation du militaire Paly tout en rappelant que sur la fiche de punition, il est précisé que le militaire devrait écoper de  15 jours d’arrêt de rigueur. Et ce n’est qu’après la punition qu’il serait libéré sans autres formes de procès. « Après les 15 jours de punition, Paly sera  libéré et l’affaire sera définitivement close », a-t-il ajouté.  Le colonel Lémou a donc tenu sa promesse en libérant le malheureux hier.  Mais cette arrestation du  militaire de première classe Paly confirme bel et bien que l’arbitraire continue son bonhomme de chemin dans les camps.  « Nous comprenons finalement que le nouveau statut tant annoncé  ne changera rien dans nos rangs et  que nous continuerons à vivre l’injustice dans les garnisons.  Sinon on comprend mal les raisons de l’arrestation du camarade Paly.  Il n’a rien dit de mal. Il n’a fait que dire  ce que nous vivions au camp et on l’a arrêté. Le camarade a passé 15 jours en taule laissant sa femme et ses enfants dans la misère. C’est vraiment déplorable », a déclaré un militaire. Pour un autre, « Je plains beaucoup mon camarade Paly. Il a toujours été victime d’injustice. Après plusieurs années passées dans l’armée, il n’a même pas un seul  galon. Et c’est parce qu’il n’a personne pour l’aider. Avec l’avertissement qu’il vient de recevoir, les choses risquent de  se compliquer pour lui.  C’est malheureux ce qui se passe dans nos garnisons ». Nous espérons que, comme l’a  si bien dit le Colonel Lémou, l’affaire sera vraiment close et que le militaire de première classe pourra regagner les rangs sans être inquiété.

Rappelons que lors du passage du ministre Kpatcha Gnassingbé au camp Général Améyi de Kara le 24 mars 2007, le militaire Paly a pris la parole et dénoncé certaines pratiques des officiers et c’est ce qui lui a valu les 15 jours d’arrêt de rigueur.

GLAKPE  Koffi

 
Quand l’argent parle : Primaires au RPT : Payadowa Boukpessi rebondit en écrasant son adversaire

Le mercredi 14 mars dernier, la nouvelle est tombée comme un couperet : le tout-puissant ministre des Finances, du Budget et des Privatisations Payadowa Boukpessi est destitué et est remplacé par le Secrétaire Général à la Présidence M. Adji Otéh Ayassor. Il est le premier du gouvernement de Me Agboyibo à être viré.  Le Togo étant un pays atypique où on n’a que faire du peuple, celui qui s’autoproclame « un leader nouveau, un esprit nouveau » n’a donné aucune explication officielle. Seulement, certains griots se sont contentés de dire que c’était un geste « faure » et que tout change dorénavant au Togo.

Malgré toutes les explications possibles qui ont circulé ou qui continuent de circuler dans les différents organes, l’intéressé lui-même s’est muré dans une aphasie sans précédent. N’est-ce pas qu’il a tellement tiré profit des situations qui se sont offertes à lui qu’il ne se plaint même pas ?

Beaucoup le croyaient politiquement fini avec sa « destitution mystérieuse ». Personne ne misait sur son retour imminent dans l’arène politique. Mais c’est mal connaître l’homme. M. Payadowa Boukpessi a ressurgi lors des primaires souhaitées par Faure Gnassingbé dans le choix des candidats du RPT aux prochaines élections législatives. Dans la préfecture de Sotouboua, il n’a donné aucune chance à son adversaire. C’était une véritable « fessée électorale » à la manière du président Blaise Compaoré du Burkina Faso. Il a pulvérisé son adversaire par 74 voix contre 6 sur un total de 80 grands électeurs. Cette victoire d’un des richissimes du Togo a été chaleureusement accueillie par les populations qui ont toujours eu à savourer les délices « Boukpessiques ». Selon certaines informations en notre possession, l’argent aurait beaucoup circulé dans le cadre de ces primaires.

Par ailleurs, les trois candidats devant défendre les couleurs du RPT dans la préfecture de la Kozah sont déjà connus. Il s’agit du ministre de la Défense et des Anciens Combattants Kpatcha Gnassingbé, du ministre des Petites et Moyennes Entreprises Bernard Walla et l’ancien patron de l’Office Togolais des Phosphates Kpangalou Patassé. Là, des primaires n’auraient pas été organisées et tout se serait déroulé dans un esprit de compréhension. Comme on le voit, les trois députés de l’actuelle législature sont out.

Cependant, les choses s’annoncent difficiles pour la préfecture d’Assoli où il y aurait une vingtaine de candidats en lice. A Blitta, six personnes se disputent les deux places.

R. K.

 
Faire sauter le verrou de la Zone Franc !
« C’est la France qui nous empêche de balayer nos rues. L’argent qu’il faut pour payer les balayeurs est déposé dans le Trésor français qui nous le prête à des taux élevés. Pour être libre, nous allons créer notre monnaie » (Pr. Mamadou Koulibaly, Président de l’Assemblée Nationale ivoirienne).

Pendant la période coloniale, c’est le franc des Colonies Françaises d’Afrique (Franc CFA) qui était utilisé dans les territoires de l’Afrique Occidentale Française (AOF) et de l’Afrique Equatoriale Française (AEF). Cette monnaie a fait son chemin jusqu’aux indépendances. Malgré tout, l’impérialisme français a tout mis en œuvre pour la maintenir. Seule une légère modification a été apportée au sigle. Ce qui fait « Franc de la Communauté Financière Africaine (FCFA) ». Le premier président du Togo, Syvanus Olympio, qui voulait sortir de la fameuse zone Franc en frappant une monnaie nationale, a été annihilé par la France. Il fallait étouffer très tôt cette velléité pour que cela ne fît pas des émules.

Un système de parité est alors fixé entre le franc français et le franc CFA. Les pays de la zone franc CFA qui ne sont autorisés à frapper de la monnaie que suivant des règles très strictes et particulièrement compliquées, n’avaient pas le droit de détenir des devises étrangères (dollar, livre…) au-delà d’un taux minimum. Cet état de chose continue jusqu’à ce jour. Et pour cause. Les monnaies des pays de la zone CFA ont servi à conforter le franc français sur le marché international monétaire où le CFA n’a quasiment aucune existence légale dans les transactions. Leurs économies ne sont ni plus ni moins comptabilisées que comme partie intégrante de l’économie française puisqu’elles servent à coter le Franc français. Si on supprimait le lien  qui avait existé entre le franc CFA et le franc français, ce dernier se serait effondré. La France s’est donc servie de l’économie des 14 pays de la zone franc pour s’imposer sur le plan international.

Avec la monnaie européenne (euro) utilisée depuis plusieurs années par certains pays d’Europe, il est évident que la zone franc avec la France n’a plus sa raison d’être. Mais l’impérialisme français s’est livré à une bataille acharnée pour obtenir une parité entre l’euro et le franc CFA. Ce qui fait que l’équivalent d’un (1) euro est un peu plus de 655 F CFA. Ainsi, le Luxembourg, un pays de 4 419 km² et qui n’a pratiquement aucune ressource minière et énergétique est, du fait de son appartenance à la zone euro, économiquement plus puissant que les 14 pays de l’UEMOA et de la CEMAC réunis.

Mais les pays de la zone CFA ne semblent pas prendre conscience de la situation et continuent, nonobstant leurs richesses, d’être ignorés sur le marché mondial. Parce que la France a opté pour l’euro, il a fallu que les chutes qui sont restées après les coupures, soient redonnées aux « nez-gros » pour qu’ils revisitent leurs billets trop épais. C’est ce qui est à l’origine des billets fragiles qui circulent depuis l’année 2005 dans nos pays. Nous en sommes là quand la semaine dernière, certaines personnes bien repues débarquèrent à Lomé pour une prétendue réunion des ministres des finances de la Zone Franc.  Et selon leurs propos, le but de cette rencontre était de « soutenir les Etats fragiles ». Le ministre français des Finances, M. Thierry Breton, n’avait que cette assertion au bout des lèvres après qu’il eut été reçu par M. Faure Gnassingbé. Il a en outre fait savoir qu’il se fera l’avocat, à la fois de la Zone Franc et du Togo au cours des prochaines réunions de la Banque Mondiale et du FMI. Dans la foulée, on annonce que l’Agence Française de Développement (AFD) alloue près de 7,8 milliards de F CFA au Togo pour diminuer les odeurs nauséeuses qui ont envahi Lomé la belle et pour appuyer les services de santé. N’est-ce pas nos propres fonds qu’on nous alloue par le truchement des structures comme l’AFD ou le Club de Paris ? Une lutte pour l’indépendance monétaire s’impose.
Zeus AZIADOUVO

 
Insécurité au Togo : Le Juge du siège Akpaki accusé d’être de connivence avec les malfrats 

La justice d’un pays est un baromètre de sa démocratisation. Ainsi, tous les pays démocratiques et soucieux du développement intégral et durable de leurs populations s’évertuent à avoir une Justice en qui les peuples ont foi. Mais, force est de constater qu’en dépit des dénonciations faites de par le monde des tares de l’appareil judiciaire togolais, nombre de fonctionnaires investis des pouvoirs judiciaires s’adonnent à cœur joie à l’application par complaisance des lois en vigueur.

En réalité, depuis les mutations opérées dans les tribunaux et qui ont fait couler beaucoup d’encre, le Tribunal de Lomé a connu évidemment le départ tout comme l’arrivée de faux et corrompus Juges qui n’honorent point la corporation de ceux qui sont appelés à appliquer le droit, rien que le droit en vue d’une paix sociale et par ricochet éloigner le pays du spectre des violences, bref faire du Togo un pays normal. Parmi ces juges indélicats, des indiscrétions citent nommément le juge Akpaki. Ce dernier est indexé d’être en intelligence avec les malfrats de tout acabit qu’il libèrerait sous des prétextes. Selon des sources proches du Tribunal, le goût démesuré de l’argent de ce dernier serait en toute évidence la raison fondamentale de la remise en liberté des malfrats qui constituent pourtant des dangers publics  et qui troublent la quiétude des paisibles populations togolaises depuis belle lurette.

Un cas patent parmi tant d’autres déjà enregistré à l’actif du juge Akpaki depuis son arrivée de Kévé où il était précédemment en service et que dénoncent en ce moment ses collègues est l’affaire du gang du célèbre et redoutable malfrat du nom de Uzoma Simeon dit Sam (Ibo de nationalité nigériane). En effet, ce dernier et ses coaccusés présumés : Gator Koffi, (lui, il quitte le territoire ghanéen pour venir opérer au Togo), Avokpè, Adjéoda Amen se livreraient à cœur joie au vol à la roulotte d’où ils seraient interpellés de manière spectaculaire dans une opération de la Gendarmerie courant décembre 2006. Ils seraient remis à la disposition de la Justice afin qu’ils répondent de leurs actes. Mais, certains juges qui ont appris leur libération et les populations qui ont été témoins de leur arrestation et qui avaient même demandé ce jour aux agents de les leur remettre afin qu’elles-mêmes leur règlent les comptes, ont été surpris de voir libres ces présumés malfrats depuis le 30 mars dernier .


« Le Conseil Supérieur de la Magistrature fait tout ce qui est en son pouvoir pour que le Togo soit un Etat de droit où les populations auront confiance en leur Justice; mais comme partout ,il y a toujours quelque part des brebis galeuses, nous y arriverons un jour. Pour le cas dont vous parlez, tout est possible car  notre collègue, depuis son affectation sur Lomé, les gens n’ont pas cessé de se plaindre des cas pareils, alors  je ne peux pas nier. Il est seul responsable de ses actes devant Dieu et devant les hommes. De toutes les façons, à ce que je sache,  les mauvaises herbes se font toujours découvrir au temps opportun », nous a confié un juge du Parquet dont le visage rayonnait la crainte de Dieu et qui a requis l’anonymat.

« Mon ami ! C’est un collègue qui ne veut des conseils de personne car, sur  de nombreuses dénonciations que nous avons tenté de porter à sa connaissance et si en dépit de tout cela, il continue, ça fait son problème. Chacun a sa voie. A cette allure, je pense qu’il risque de se faire réprimander par le CSM qui, en ce moment ,est à pied- d’œuvre pour assainir la corporation. Alors, attendez encore un peu pour voir ce qui adviendra », nous a confié un autre Magistrat qui affirme lui être très proche. Aussi, a-t-il ajouté : « Il doit être téméraire puisque je l’ ai entretenu sur un cas similaire qui a suscité de vives réactions au sein des populations, c’est-à-dire celui d’un certain Baragbon qu’il a libéré courant mois de février dernier. ».

Contacté, le Juge Akpaki a reconnu ce dossier qui alimente selon lui de la polémique parce qu’il a été déjà saisi par téléphone à cet effet . Pour se justifier, le Juge n’est pas allé par quatre chemins. Il a, par un cours de Droit ,essayé d’expliquer le contexte dans lequel est intervenue cette libération. C’est aussi, à notre avis une manière de faire partager la responsabilité car la décision judiciaire suit toujours une procédure qui implique plusieurs personnalités judiciaires. « La partie poursuivante dans toute procédure pénale est le Ministère Public, c’est-à-dire le Procureur et ses substituts. Ceux-ci ont l’opportunité de poursuite. Lorsqu’un dossier est enrôlé, advenu le jour de l’audience, tous les dossiers sont instruits à charge et à décharge comme tout dossier d’instruction. C’est à l’issue des débats qu’il apparaît clairement que les faits reprochés à tel ou tel prévenu sont constitués ou pas. Le Ministère Public dans ce cas prend ses réquisitions, soit de condamnation ou de relaxe selon que les faits reprochés aux prévenus sont établis ou pas. Le Président de séance prononce la décision. Et lorsque la décision n’agrée pas la partie poursuivante qui est le Ministère Public, cet organe a un délai pour relever appel de la décision du Juge en sa qualité d’Avocat de la société. Donc, aucune décision n’est prise sous un coup de tête. C’est à la suite d’une instruction rondement menée entre le Procureur ou ses substituts et le Juge du Siège », nous a-t-il dit au cours d’un entretien que notre rédaction a eu avec lui dans ses investigations. « Ils sont passés en audience de flagrant délit et la décision a été prononcée effectivement le 30 mars 2007. En ce qui concerne le nommé Uzoma Simeon, étant donné qu’il est étranger, j’ai même prononcé son expulsion », a-t-il ajouté.  

Cette situation interpelle les autorités togolaises et particulièrement celle judiciaire à l’assainissement en profondeur de l’appareil judiciaire. C’est la seule voie par laquelle les populations pourront avoir foi en leur Justice. Cela évitera aux populations de s’adonner au phénomène de la vindicte populaire devenue aujourd’hui un fléau auquel l’on assiste impuissant. A en croire les témoins de cette libération, inquiètes du fait que ces malfrats n’ont pas selon elles subi la rigueur de la loi les populations s’apprêteraient à se rendre justice elles-mêmes avec les moyens de bord au cas où ces derniers seront de nouveau pris en flagrant délit un jour. Ainsi : « Nul n’a le droit de se rendre justice »ne deviendra une réalité encrée dans les mœurs que si les autorités prennent dès à présent le taureau par les cornes. Il faut également souligner que cette pratique indécente doit certainement indigner les honnêtes agents des forces de sécurité qui se battent jour et nuit  pour dissuader les malfrats et procurer la paix aux Togolais. Cela ne veut pas pour autant disculper les forces de sécurité qui, elles aussi comptent en leur sein des avides du gain facile. L’intrigant dans cette situation est que si réellement le Juge a prononcé l’expulsion de ce présumé malfrat, pourquoi est-il toujours sur le territoire national ? Qui de ce fait sont responsables de l’application de cette décision judiciaire ? N’est-ce pas là une complaisance ? Dans cet imbroglio qui frise  la corruption à haute dose, le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux est vivement interpellé à statuer sur ces faits qui compromettent dangereusement l’ordre public.


Didier LEDOUX
 

 

Dans la perspective des législatives :  Les persécutions des militants de l’opposition ont recommencé

Dans l’annexe III de l’Accord Politique Global, les parties prenantes au Dialogue se sont engagées « à œuvrer pour la sauvegarde de la paix, de la concorde sociale et de l’unité nationale par l’acceptation des diversités d’options politiques et d’opinions et le rejet de la violence sous toutes ses formes ». En dépit de ces dispositions, certaines habitudes de la maison ont refait surface dès que les élections législatives s’annoncent à grands pas. Des menaces, intimidations et harcèlement sont exercés dans certaines localités sur les militants de l’opposition.

Tout récemment, c’est Logo Dossouvi qui était empêché de rencontrer les élèves du lycée de Tabligbo qui fêtait les 30 ans de son existence. Cet événement coïncidait avec la traditionnelle semaine culturelle.

Aujourd’hui, c’est un militant de l’UFC qui n’est plus en sécurité chez lui et qui est obligé de se cacher aux fins de vivre heureux.  Des menaces de mort et de poursuite illicite pèseraient sur le sieur EDINESSE Kossi Yao Kubuènalè dit LACASA, militant de l’UFC Amou, Section Hihéatro. Pour lui, un scénario sordide est mis en branle pour le faire taire. Dans la nuit du 28 janvier dernier, il a échappé de justesse à un kidnapping às on domicile. L’infortuné a provisoirement trouvé refuge à Aflao en attendant qu’une solution rapide soit trouvée. 

Il a informé à cet effet l’instance dirigeante de son parti par courrier dont nous avons obtenu copie. Nous le reproduisons intégralement pour permettre à l’opinion de se faire une idée sur ce qui se passe réellement.Toutes nos tentatives pour joindre le Commandant de Brigade (CB) d’Amlamé et avoir leur version des faits se sont révélées vaines. Le 444 36 40 que nous avons composé est toujours décroché mais il n’y avait pas de retour. Pendant ce temps, le télé taxe ne fait que décompter l’impulsion.                                                                                    

  L.H.

 

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