Site Web entier

AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
 

 

23 mars 2006

 
[ No 68: 22 mars 2006]
Décision du pouvoir d’abandonner les poursuites:  Edem Kodjo, fait le lit des assassins des 24, 25, 26 avril 2005
* Gaspard Agbobli, Anaté Abbey et autres toujours en prison

Quelle iniquité le peuple togolais a-t-il commise pour mériter de pareils gouvernants ? Outre leur obscurantisme manifeste à permettre une ouverture démocratique et à assurer une vie décente aux Togolais, ils étonnent par le « cynisme adulte » de certaines de leurs décisions.

Les Togolais apprenaient mercredi dernier de source officielle que le gouvernement Kodjo a décidé d’abandonner les poursuites à l’encontre des présumés auteurs des violences électorales du 24 avril dernier. Dans une « lettre circulaire », le Premier ministre Edem Kodjo a « instruit fermement » le commandant de la gendarmerie, le directeur général de la police, ainsi que le parquet « d’abandonner instamment toutes poursuites diligentées ou à diligenter à l’encontre de toutes personnes présumées auteurs d’infractions ou de délits étroitement liés à l’élection ». Cette mesure de clémence exclut cependant les auteurs présumés de « crimes de sang », et s’inscrivait dans un « souci d’apaisement total et de réconciliation nationale, afin de favoriser le retour des réfugiés … ».

Les Togolais avisés ne croient point à la bonne foi du régime. Et ils étaient nombreux à s’interroger sur les suites que donnerait le pouvoir aux différents rapports établis à propos de ces violences. Que ce soit celui de la LTDH qui estime le nombre de tués à près de 1 000 Togolais, des milliers de blessés et près de 40 000 réfugiés fuyant la répression militaire, celui des Nations Unies entre 400 et 500 morts ou celui diligenté par le pouvoir lui-même, 154 morts, tous ces différents rapports recommandaient des poursuites. Mais dans les faits, aucune démarche n’a été entreprise par le Faure-Kodjo dans cette optique. Justifier aujourd’hui une telle mesure pour le souci de permettre le retour des réfugiés, porte à croire que les premiers responsables de ces tueries sont les 40.000 Togolais exilés au Bénin et au Ghana et non l’armée et sa haute hiérarchie indexées par les divers rapports.

Faure, Kodjo et compagnies professent passionnément dans le négativisme et font le juste contraire de ce qu’on attend d’eux. Quelques mois après les massacres planifiés d’avril 2005, les Togolais ont vu défiler les militaires d’abord le 23 septembre 2005, puis le 13 janvier 2006. Des promotions ont été entreprises au sein de la haute hiérarchie de l’armée dont la dernière en date est celle du chef d’Etat major Zakari Nandja passé au grade de Général de Division aérienne. Les recrutements dans les divers corps ont été effectués, et tout a été fait pour favoriser une fois de plus les originaires d’une région pour rehausser ses effectifs pourtant déjà jugés pléthoriques. Et aujourd’hui, on fait passer à tort les réfugiés pour les premiers responsables des violences. Or tout le monde sait que les différents rapports ont accusé l’armée et le pouvoir d’être à 99% responsables. L’on  sait aussi que celui à qui profite le crime, c’est sans conteste Faure Gnassingbé à qui l’on voulait baliser la voie à une montée au pouvoir. C’est pour cela qu’il est rigoureusement accusé par Claude Ameganvi et Harry Olympio. L’Etat n’a manifestement aucune intention de poursuivre les vrais coupables. Sinon quelles suites a-t-il données à la plainte déposée contre lui devant le tribunal de 1ère Instance de Sokodé par des associations de défense des droits de l’Homme ? Il n’a usé que de dilatoire, exigeant des plaignants une somme exagérée d’argent.

Ceux qui voient en cette décision du pouvoir d’abandonner les poursuites un piège pour avoir les réfugiés et redoutent comme la J.U.D.A. (Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique) un scénario du Beach à la togolaise n’ont-ils pas raison ? Qu’a fait le régime de certains réfugiés qui ont pris le risque de revenir au pays ? Ils ont été tout simplement appréhendés et jetés en prison sans aucune forme de procès. C’est le cas de Gaspard K. Agbobli qui croupit actuellement en prison pour des motifs inavoués, ayant cru au discours d’apaisement du gouvernement Kodjo. D’autres encore subissent de la part des chefs traditionnels des traitements humiliants comme à Krikri dans la préfecture de Tchamba avec la complaisance du pouvoir. Les réfugiés qui galèrent dans les camps à l’extérieur du pays ont tout le droit de revenir au pays, mais doit-on croire naïvement à cette pseudo volonté du gouvernement de favoriser leur retour? L’on en douterait assez à l’analyse de l’intervention de Me Abi Tchessa, Garde des Sceaux, ministre de la justice, sur RFI le vendredi dernier : « C’est une suspension de poursuites et non un abandon de poursuites… ». Et selon le dictionnaire Le Petit Larousse, la suspension signifie la cessation « momentanée » d’une chose, d’une action. Est-ce donc à dire que le pouvoir peut reprendre à tout moment les poursuites ? That’s the question.

Les Togolais pourront croire à cette impression de clémence du pouvoir si leurs intentions étaient suivies d’actes promettants. Les sieurs Anaté André Abbey, Kossi Jomo Azanlédji et Koffi Adodo Akoumey tous de l’Union des Forces de Changement présumés coupables de la plastification en juillet 2005 de la poste de Tokoin séminaire, réfugiés au Ghana depuis 2003, arrêtés entre temps, croupissent toujours en prison. Il en n’est de même des sieurs Kossi Tudzi de l’UFC et Hernes Woamédé  da Silveira, accusés de nourrir des intentions de coup d’Etat, jetés en prison sans autre forme de procès jusqu’à ce jour. N’est-ce pas un marché de dupe que ce semblant de clémence ?

Edem Kodjo aura été le plus cynique des premiers ministres qu’ait connus le Togo car, depuis sa prise de fonction, il n’a pris aucune décision allant dans le souci d’améliorer le quotidien des Togolais. Pareille décision est un aval manifeste à l’impunité, à la continuité donc des violences. Nicolas Lawson n’a-t-il pas raison d’exiger à cor et à cri son départ ? C’est fort légitime car ses décisions semblent être empreintes de sénilité. Edem Kodjo conduit le Togo tout droit en enfer.

TINO Kossi

 

Job.com

 

 

 
 

Nécrologie


Madame Adietou ADAM


Amidou ADAM

Leurs propos


Prof. Gnininvi

Richard Nyahoho

M. GNANDI Thomas
 

 

  Rapport de l'ONU / PDF
  Rapport FIDH
  Rapport Koffigoh

Publicité

Copy your games, movies, dvds, and data onto DVD.

 

You'll be amazed at the prices at CallingCards.com

 

AmericanSingles.com

 

Roxio Backup MyPC Deluxe!

 
 
   
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved