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Liberté Hebdo |
28 fevrier 2007 |
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N°173:
du 28 fevrier 2007]
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Prochaines législatives : La crainte du bis repetita
d’avril 2005 |
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*Conscientiser les Forces armées et dissuader les
milices
Décidément, la dynamique des élections législatives
est en branle et la fièvre de ce scrutin emballe un
beau monde. Aux différentes formations politiques
qui descendent sur le terrain, qui pour installer
des bureaux locaux, qui pour sensibiliser les
militants autour du processus ou pour les
remobiliser pour la bataille finale, viennent
s’adjoindre des institutions de promotion de la
démocratie, de la paix civile. Si le travail des
premières est classique et n’a rien d’innovant,
celui des secondes est assez louable et nécessaire,
eu égard à l’expérience d’avril 2005 encore vivace
dans les mémoires. |
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Former la jeunesse des partis, oui
La jeunesse a été l’instrument essentiel et la
victime par excellence des violences. Vu
l’expérience d’avril 2005, la psychose est grande
dans les esprits qui conçoivent une élection au Togo
comme devant rimer avec des violences et des morts.
Il faudrait préparer les esprits à éviter de se
prêter au jeu de certains leaders politiques et à
rechercher la paix civile. Et le groupe cible par
excellence est la jeunesse dans son ensemble. C’est
dans cette perspective que l’initiative du WANEP
(West African Network for Peace bulding) est à
louer. L’institution assure à la jeunesse des partis
politiques une formation dans ce sens intitulé :
« jeunes leaders politiques : comment pouvez-vous
gérer pacifiquement le prochain processus électoral
au Togo ? ». Le ministère des Droits de l’Homme
et de la Démocratie semble aussi résolument inscrit
dans cette logique et on n’en voudrait pour preuve
que le discours délivré par la préposée Mme
Célestine Akouavi Aïdam à l’ouverture de l’atelier.
L’urgence ailleurs
Mais certains y voient de l’acharnement injustifié à
l’endroit de la jeunesse des partis, arguant que les
promoteurs et acteurs des violences sont ailleurs.
Et quand on y voit de près, on se rend compte que
les jeunes qui sont descendus dans les rues les 26
et 27 avril 2005 n’avaient posé aucun acte
attentatoire à la vie d’autrui. Ils sont juste
sortis pour revendiquer leur vote et pour ça, ils
avaient creusé des tranchées, érigé des barricades
et brûlé des pneus. Ces actes ne peuvent donc pas
faire perdre la vie à des centaines de citoyens et
envoyer sur les chemins de l’exil près de 60 milles
autres.
Les auteurs par excellence des
violences, c’est bien les fameux
« pacificateurs », constitués par les éléments
des forces armées déployés dans les quartiers, puis
les milices à la solde du RPT qui les ont beaucoup
aidés dans leur besogne.
Dissuader les milices
Il paraît donc plus urgent de conscientiser d’abord
les sommités du RPT à ne plus transformer leur
jeunesse en milice, qu’on arme en plus. Ce ne sont
pas des racontars. Les 26 et 27 avril 2005, on a vu
de jeunes zélés du clan trimballer des pistolets et
autres armes qu’ils n’ont pas hésité à utiliser
contre les manifestants de l’opposition. Dans
certains quartiers, ce sont exclusivement ces
miliciens qui sont à la source des morts
enregistrées. A Atakpamé par exemple, la plupart des
décès enregistrés et des blessures sont l’œuvre de
milices armées dirigées par l’inénarrable Major
Kouloum. Les différents rapports établis sur les
violences ont retenu d’ailleurs leur responsabilité.
C’est plus ce beau monde qu’il urge de conscientiser
afin qu’il se départisse de la violence.
Pacifier les esprits des FAT
Les Forces armées ne devront pas être en reste. Ce
sont elles qu’il urge de sensibiliser car les
violences portent leur griffe. Ce sont elles qui ont
été déployées dans les quartiers pour les
« pacifier ». Et la suite, tout le monde la
connaît. Entre 150 et 1000 Togolais tués.
Aujourd’hui, certes, un nouveau statut est adopté
pour les Forces Armées togolaises. Mais nous n’avons
pas cessé de le dire, une simple manifestation
d’intention ne saurait suffire. Bien évidemment, le
caractère « républicain » et
« apolitique » des FAT est réaffirmé. Mais le
plus gros du travail reste un travail de
conscientisation des hommes en arme à se départir
des instincts de répression violente des civils,
même au péril de leur vie. Voilà les vrais chantiers
à explorer. La paix civile en dépend.
TINO Kossi |
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Péril en la demeure : Les diplomates togolais vivent
dans des conditions misérables |
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Le Togo, comme la plupart des pays, dispose de par
le monde des représentations diplomatiques. Mais les
citoyens togolais qui y travaillent, tirent le
diable par la queue. Leurs conditions de vie et
celles de leurs progénitures sont très désolantes. |
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En réalité, les ambassades togolaises à
l’étranger connaissent depuis quelques années des
situations difficiles. Elles ploient sous le poids
d’une dette estimée, selon des indiscrétions, à près
d’une dizaine de milliards de francs CFA. De plus,
l’Etat togolais dispose de biens mobiliers et
immobiliers dans certaines capitales comme Paris,
Londres, Washington, New York… Mais certains de ces
biens sont inoccupés, donc à l’abandon. A ces
problèmes s’ajoute celui du délabrement avancé des
locaux abritant les différentes ambassades. Des
millions de francs CFA auraient été débloqués à
l’époque pour rénover les ambassades de New York et
de Washington. Mais rien n’a été fait et il était
fréquent d’entendre des railleries du genre :
« On a honte de venir à votre ambassade, … même le
drapeau est sale… ». Mais ces derniers jours,
des informations font état de ce que l’immeuble sis
sur
la Massachusetts Avenue
à Washington a fait une toilette. Les mêmes
retouches ont été apportées au building 112E sur la
quarantième Avenue à New York City.
Nonobstant ces rénovations, la
vie du personnel rime avec la misère. Il est
difficile aux fonctionnaires de joindre les deux
bouts dans des pays isolés où l’individualisme prime
sur tout. Les recettes générées par certains
services comme la délivrance des visas ne
représentent que des miettes devant les dépenses
énormes auxquelles ils sont confrontés.
A Washington comme à New York,
les diplomates togolais tutoient chaque jour que
Dieu fait la misère. Ils seraient toujours dans les
mêmes habits et vivent loin des quartiers habituels
où logent les autres diplomates, y compris ceux des
pays plus pauvres que le Togo.
Cette situation n’est pas sans
incidence sur les enfants de ces diplomates. Ces
derniers sont obligés d’étudier, en anglais, la
langue du pays. Ils ne peuvent pas aller à l’école
française. On susurre qu’à New York,
la Représentation
devrait une bagatelle de 100 000 dollars US à un
établissement français qui, dans le temps,
accueillait les petits. Le cycle primaire terminé,
fini leur scolarité, les parents n’ayant pas la
possibilité de payer leurs études universitaires.
Bien que des hommes
aujourd’hui influents soient passés par là, c’est
toujours le statu quo. Même l’actuel ministre des
Affaires Etrangères, Zarifou Ayéva ne change rien.
Il a juste organisé une conférence des Ambassadeurs
à Lomé pour, dit-on, redynamiser la diplomatie
togolaise. Mais après les belles promesses, silence
radio.
R.K |
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Accueil populaire réservé à Gilchrist dans les
Lacs : Lucien Messan, un pépé mythomane pris la main
dans le sac |
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On se rappelle que dans le cadre de son congrès
les 03 et 04 février derniers, l’Union des Forces de
Changement (UFC) a entrepris une tournée dans
certaines localités. Le leader Gilchrist Olympio et
sa suite étaient à Atakpamé le 06 février puis dans
les Lacs quarante huit heures plus tard. Comme on
devait s’y attendre, l’accueil a été enthousiaste.
« Fo Gil » a été accueilli en héros partout où il
est passé, ce que des « journaux responsables »
n’ont pas manqué de rapporter. |
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Mais tel Diogène de Synope, le fameux philosophe qui
s’efforce de faire dans sa vie le contraire de tout
le monde, notre « Doyen » Lucien Messan- un
peu lunatique-, lui, avait vu autre chose. Dans son
« Le Combat du Peuple » n°587 du 12 au 16
février 2007, « Doyen » dans un article au
titre ronflant : « Visite de Gilchrist Olympio
dans les Lacs ; le temps de l’usure et de la
lassitude : l’attente des populations n’a pas été
comblée » déversait sa bile sur le leader de l’UFC
et minimisait l’accueil que les populations lui ont
réservé. « Contrairement à ce que d’aucuns
pensent, ce déplacement du leader de l’UFC dans les
Lacs a été pour lui, un grand échec parce que, comme
on est habitué à le voir, ou comme son parti aime le
clamer, le leader de l’UFC n’a pas drainé de foule,
ni soulevé d’enthousiasme… Gilchrist Olympio et les
siens s’illusionnaient pouvoir mobiliser les foules
et s’attendaient à un accueil très chaleureux.
Malheureusement le constat est amer. Il s’agit d’un
pari manqué… Le leader de l’UFC qui se déplaçait
avec un cortège de plus de 35 véhicules dont un bus
rempli de militants habillés en jaune, n’a trouvé
nulle part, autant de monde que ceux qui se
déplaçaient avec lui… Aklakou a infligé un cinglant
camouflet à Gilchrist Olympio… A Avévé,
contrairement à ce qu’on a toujours observé avec la
visite des hautes personnalités qui sont toujours
accueillies dans la grande cour de l’Ecole
Officielle, Gilchrist Olympio n’a eu droit qu’à la
place publique du quartier Sokodé, une place si
exiguë qu’entre les joueurs de tam-tam Agbadja et un
autre groupe folklorique, il n’y avait pas de lieu
pour pavoiser… », a gribouillé « Pépée »
Lucien Messan.
Avec une telle inimitié de notre « Doyen » à
l’endroit de l’UFC, on était loin de «Fo GIl»
qu’il pouvait s’afficher dans la masse. Mais quelle
n’est notre surprise de le voir dans la foule de
militants et sympathisants de l’UFC à Avévé.
Observez bien la photo. L’homme à la tête en encadré
n’est autre que M. Lucien Messan, Directeur de la
Rédaction de « Le Combat du Peuple », celui
qui voue pourtant une inimitié monstre au leader
Gilchrist Olympio et à son parti. A voir les regards
de Gilchrist et des autres, sûrement que notre
«Doyen» a été l’objet d’une raillerie et cherche
donc à s’éclipser. Sa mine en dit long.
Le mensonge a beau prendre un ascenseur, la vérité
finit toujours par le rattraper. Notre Sérénissime
« Doyen » a été pris la main dans le sac.
L.H |
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Dossier : Le système informatique de la
Lonato
un enfer pour le personnel |
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Nous avions dans notre livraison N°169 DU 19 février
2007 publié un dossier sur
la Loterie Nationale
Togolaise (LONATO) notamment sur le système
d’informatisation qui, au lieu d’assouplir le
travail du personnel, l’asservit. Les collecteurs
qui font des va et vient entre les points de
collecte et la direction de Lotosport, les agents
qui s’épuisent en fouillant les lots des collecteurs
pour chercher des coupons litigieux, les
« dépouilleurs » qui s’usent des heures durant sur
des machines vétustes pour le traitement des coupons
qu’on appelle là-bas le scannage ne bénéficient
pratiquement pas de repos. Bref, ce système leur
impose une servitude infâme. |
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Nous sommes heureux
d’apprendre qu’il y a un petit assouplissement et
que les agents ont pu rentrer chez eux lundi et
mercredi derniers vers 22 heures. C’est la preuve
que nous ne sommes pas des destructeurs comme le
supposent certains. Au contraire, nous pensons au
bien des Togolais et nous ne luttons que dans ce
sens.
Nous jugeons utile toutefois
de revenir sur ce système d’informatisation qui
déshumanise les agents de la société. Ceux-ci sont
devenus esclaves de ce système. Il faut souligner
que les agents passent 8 heures chaque lundi et
mercredi à scanner les coupons sur les machines
dites informatisées et plus d’un mois à fouiller les
lots des coupons traités par les machines pour les
retraiter manuellement. Ce qui fait un double
travail pour aboutir au même résultat. Nous l’avions
déjà dit, le premier jour où le système a été
installé, les agents sont rentrés à 13 heures au
boulot pour ne sortir qu’à 6 heures du matin le
lendemain. En plus, il y a beaucoup de contraintes
liées au travail. Quand on s’asseoit, on ne peut
plus ressortir. Les agents ne sont autorisés qu’à
aller se soulager (uriner ou faire des besoins) mais
ils sont systématiquement fouillés. Certains habits
et chaussures ne sont pas autorisés au travail.
Malgré toutes ces contraintes, les agents ne
bénéficient pas de primes et le traitement est
dérisoire. Imaginez une mère de famille qui va faire
pendant des heures durant ce travail infernal pour
une modique somme de
3 000 F ou 4 000 F. Où est alors sa dignité ? Le comble, c’est qu’ils ne peuvent pas
protester. Etant majoritairement kabyè dans la
société, ils sont tenus par une obligation de
solidarité. Toute initiative de contestation est
étouffée parce qu’il y a parmi eux, certains qui
sont prompts à vendre la mèche pour être promus. Les
agents désabusés n’arrivent pas à s’expliquer
qu’alors que rien ne marche, la direction de
la Lonato persiste avec ce système qui dure plus de
6 ans déjà. Beaucoup se posent des questions sur cet
état de chose. Ils se demandent si cette
informatisation qui revient plus chère à la société
ne serait pas guidée par des objectifs inavoués.
Tout porte à le croire.
Sur un tout autre plan, on
croit savoir que le DG avait fait il y a quelques
temps la promotion du Lotto Q auprès des
collecteurs. Pourquoi jusqu’alors, il n’arrive pas à
lancer ce produit ? D’aucuns estiment que M. Pékemsi
est conscient que rien ne marche. Dans ce cas, on se
demande ce qu’il attend pour traduire en justice la
société EDITEC de France pour non respect des
contours de charge fournis par
la Lonato. Mieux encore, qu’il sanctionne la
commission chargée d’élaborer ce cahier de charge.
Il s’avère nécessaire que le conseil
d’administration de
la Lonato se penche sur cette question
d’informatisation afin de dissiper tout suspicion et
trouver définitivement une solution aux agents de la
société. Avant tout, le travail doit libérer l’homme
et non l’opprimer, l’asservir.
La question que nous nous
posons est de savoir s’il n’y a pas de cadres
capables de réfléchir et trouver des voies et moyens
pour sortir
la Lonato du gouffre actuel dans lequel elle se
trouve. Il y en a à gogo au chômage à Lomé et la
direction doit impérativement en engager pour
entretenir l’image de cette institution et assurer
son rayonnement. Dans tous les cas, nous continuons
nos enquêtes et nous n’hésiterons pas un seul
instant à mettre à nu les dessous de cette
informatisation si la direction s’obstine à
maintenir le statu quo.
Par ailleurs, selon des
sources proches de la direction générale, le
reclassement des agents de A2 en A1 dont nous avions
fait cas, ne concernerait que les directeurs de
département pour cause de service rendu. On se
demande comment un directeur de département peut
être à la fois un agent d’encadrement et un agent
d’exécution puisqu’il est le seul à être encouragé.
Tout compte fait, dans cette procédure, il y a un
gaspillage de finance publique alors que plein de
jeunes chômeurs courent les rues avec leurs
diplômes. Le revenu du contribuable doit pouvoir
profiter aux Togolais. Nous rappelons à ce propos
qu’un niveau ne se décrète pas, il s’acquiert. Nous
ne voulons pas voir les choses capoter dans cette
société. Aussi tenons-nous à attirer l’attention du
directeur pour qu’il revoie ses relations avec
l’ensemble de ses partenaires. Car selon des
indiscrétions, une bombe couve au sein de cette
société et si elle s’explose, on assure que où que
M. Pékemsi se trouve les débris de cette bombe
l’atteindront. A bon entendeur…
Affaire à suivre
M.A. |
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N°171:
du 25 fevrier 2007] |
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Nayone quitte la Primature et démissionne du CAR |
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Rentré au bercail en Octobre 2006 après 11 ans
d’exil dans l’hexagone, M. Dénis Nayone, l’un des
cadres du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et
militant d’avant-garde du parti de Me Yawovi Madji
AGBOYIBO, l’actuel Premier Ministre de
la République
du Togo, vient de claquer la porte de sa formation
politique et démissionner de son poste de Chargé de
mission à la Primature. Selon certaines sources, il
s’agit d’une démission qui et permettrait à celui-ci
de créer son propre parti en cette période
préélectorale afin de pouvoir participer aux
législatives en perspective. Mais, pour l’instant,
l’intéressé ne parle que de convenance personnelle
sans autres précisions. |
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Qu’est-ce qui a pu motiver une telle décision d’un militant qui, à
peine rentré et l’enthousiasme que son retour a
suscité au sein du parti, surtout pour ceux qui
étaient présents le jour de sa conférence de presse
que lui a organisée le parti pour qu’il annonce
publiquement son retour ? Telle est la question que
se posent les Togolais ayant appris la nouvelle. En
effet, tout est possible sur le champ politique,
c’est pourquoi les hommes avisés parlent
d’incompatibilité entre le sentiment et les jeux
politiques. A toutes ces questions, les réponses
divergent par rapport aux versions des uns et des
autres, aussi selon la position. Ainsi, deux camps
se dégagent : ceux qui condamnent et fustigent la
décision de leur camarade et ceux qui comptent
partir avec lui.
« Je pense que Me Agboyibo tirera des leçons de
cette déconvenue. Parce qu’il a trop misé sur
certaines personnes qui ne maîtrisent pas
l’idéologie du parti aux dépens de ceux qui, nuit et
jour, sous la pluie et le soleil bravaient les
menaces et intimidations de l’adversaire commun,
pour maintenir le parti en vie jusqu’au Gouvernement
d’Union Nationale où il a tout donné à ceux-ci. Ce
n’est que le début d’une série de départ programmé
par d’autres militants. Il faut reconnaître aussi
qu’il y a derrière tout çà, les mains de nos
adversaires pour fragiliser le parti pour les
prochaines législatives », nous a confié un
cadre du CAR. Un autre son de cloche, celui d’un
militant qui épouse l’acte de M. Nayone : « Il a
raison de quitter ce parti où il existe des cercles
non accessibles à tous. Il y a une sorte d’ethnicisme
où certains membres ne jouissent pas des mêmes
droits et privilèges de manière statutaire. C’est
certainement pourquoi notre frère a décidé d’agir
autrement », a-t-il souligné.
De toutes ces versions, l’on se demande si l’on adhère
à un parti par conviction ou pour des intérêts.
Parce que depuis le début de cette lutte qui n’a que
trop duré, nombre de personnes confondent les partis
politiques par rapport à leur mission à des
structures d’action humanitaire. Telles sont le plus
souvent les raisons évoquées lors du phénomène de
dissidence. C’est aussi, plus intriguant quand l’on
se permet de dire que « C’est parce que ça ne
marche pas bien au sein du parti ». Est-ce de
l’extérieur qu’on pourra régler les choses ?
N’est-ce pas plus indiqué d’y rester pour faire
bouger les choses comme on le veut ? Tels doivent
être les sujets de réflexion pour le bien de tout
citoyen en quête de l’instauration d’une réelle
démocratie et d’un vrai Etat de droit, facteurs
indéniables d’un développement harmonieux d’une
nation.
D .L. |
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Elections législatives : La mauvaise foi et la
gourmandise du RPT font piétiner le processus |
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Après s’être taillé la part du lion dans le
Gouvernement d’Union Nationale, le pouvoir RPT au
régime depuis 40 ans et considéré comme un obstacle
à l’instauration de la démocratie et de l’Etat de
droit qui sont les aspirations profondes des
populations togolaises, fait des pieds et des mains
une fois encore pour rendre caduque l’application de
l’Accord Politique Global (APG) signé le 20 août
2006 entre les acteurs politiques de la crise
politique sous l’égide de Blaise Compaoré. |
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En réalité, les Togolais sont dans le dernier virage de
l’application de l’APG dont l’apothéose sera la
tenue des élections législatives libres,
transparentes et démocratiques acceptées par tous
c’est-à-dire par tous les acteurs politiques. C’est
pour atteindre cet objectif dans la sérénité que l’APG
a recommandé le partage du pouvoir. Celui-ci ne doit
pas en principe se limiter au Gouvernement d’Union
Nationale. Il doit s’étendre aux préfectures où sont
les représentants du pouvoir central. Pour la simple
raison que par le passé les Préfets sans exception
aucune ont montré leur limite. Ces derniers, dans
leur zèle afin de se faire beaucoup plus remarquer
par leurs mentors, ont négativement contribué à
l’organisation des nombreuses élections qui se sont
déroulées au Togo, entachant ainsi celles-ci
d’irrégularité par le refus à l’opposition de vaquer
librement à ses activités dans leur localité.
Les nouvelles donnes politiques aujourd’hui exigent, du
fait des expériences du passé, que soit opéré un
changement à la tête des préfectures afin de
corriger les insuffisances le plus souvent
constatées en période électorale. Mais, cet idéal a
du mal à se concrétiser pour la simple raison que le
pouvoir RPT, dans sa mauvaise foi de voir aboutir le
processus électoral, fait feu de tout bois pour
qu’il n’y ait pas de changement de Préfets. Pour ce
faire, il utilise la gourmandise comme stratégie de
blocage, voulant ainsi à lui seul se tailler la part
du lion en exigeant de prendre au moins la moitié de
l’effectif des préfets tel qu’il l’a fait dans la
formation du Gouvernement d’Union Nationale. Ainsi,
l’opposition, contrairement à sa logique de tout
concéder pour voir aboutir le processus enclenché,
ne veut plus se laisser marcher là-dessus et exige
cette fois-ci un partage équitable à en croire les
sources.
L’on annonce au début mars le remaniement des Préfets
si tout va bien et à la seule condition qu’une
solution appropriée et adéquate soit trouvée à ce
problème crucial au prochain Comité de Suivi (CS)
prévu pour demain 27 février 2007 à Ouagadougou au
Burkina Faso sous la présidence du facilitateur
Blaise Compaoré. Mais jusqu’à ce jour, le parti
présidentiel comme à l’accoutumée resterait
intransigeant sur le sujet. « En principe, c’est
le moment où le RPT doit faire preuve de bonne foi,
car il n’a pas grande chose à perdre dans le
remaniement des Préfets. Ce serait une compensation
pour l’opposition qui, au Gouvernement s’est
contentée que des miettes. Dans le contexte actuel
du Togo, tout doit se faire dans la logique de
« donnant-donnant ». C’est de cette seule manière
que votre pays pourra retrouver sa lettre de
noblesse », nous a confié un diplomate en poste
à Lomé.
Outre cette question épineuse qui entrave l’application
à la lettre de l’APG qui au demeurant peut favoriser
non seulement la tenue des législatives en
perspective dans la plus grande transparence mais
une sortie honorable de la crise politique
togolaise, il y a celles concernant les observateurs
militaires et la recomposition de
la Cour Constitutionnelle. Il urge aujourd’hui que le Comité de
Suivi (CS) statue aussi et en même temps sur ces
deux questions afin de dissiper l’inquiétude des
Togolais quant aux risques qu’ils encourent en
allant aux urnes. Car pour nombre des populations,
les élections riment avec violences et résultats
réels tronqués.
Didier LEDOUX |
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Le parc automobile du Port fermé : La Direction des Impôts réclame
plus de 5 milliards de FCFA à Bassam El Najjar |
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* Des pressions énormes sur la Directrice |
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Depuis quelques jours, la direction des impôts a
décidé de mener une guerre sans merci contre ces
étrangers notamment les Libanais et autres
Indopakistanais qui prennent le Togo pour un paradis
fiscal et font leur commerce en toute illégalité. La
société RAMCO a été la première à être épinglée par
la dame de fer, la directrice des impôts, Mme Ingrid
Awadé qui a mis sous scellé les magasins de la
société pour cause de non-paiement d’impôt. Face à
la détermination de cette dame qui n’a reculé devant
les menaces, le patron de la société M. Ram s’est
mis aux pas et a versé en l’espace de 2 semaines 2
milliards de F CFA sur les 3 milliards 300 millions
qu’il devait aux services des impôts.
Après Ramco, c’est la société
Immobilière du Golfe (SIG) du sieur Bassam, El
Najjar sise au Port Autonome de Lomé qui subit la
foudre de la direction des impôts. Des sources
concordantes révèlent que cette société doit une
bagatelle somme de 5 milliards 300 millions de F CFA
aux services des impôts.
Au lieu de se soumettre, M.
Bassam avec la complicité de hautes personnalités
des sphères décisionnelles du pouvoir exercerait des
pressions énormes sur la directrice pour l’amener à
se rétracter.
Mais sans compter sur la détermination de celle-ci.
Les parcs automobiles du Port Autonome de Lomé sont
fermés et toute activité a cessé depuis le 22
février. La direction des impôts demande désormais
aux directeurs de ces parcs notamment les Libanais
qui sont les principaux importateurs de véhicules
dans notre pays de verser
15 000 F
CFA par véhicule aux sous-parcs avant le parking de
tout véhicule. Ce à quoi protestent les directeurs
des parcs.
Il est inadmissible que ces
étrangers après avoir brassé plusieurs centaines de
millions de chiffres d’affaires, après s’être
enrichis sur le dos du contribuable togolais,
refusent de payer leurs impôts en narguant les
paisibles citoyens. M. Bassam et compagnie doivent
savoir que le temps où ils se comportaient en
territoire conquis au Togo est révolu. On n’admettra
plus que ces fossoyeurs de l’économie nationale
continuent de se moquer de
la République.
M.A. |
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