AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Liberté Hebdo

28 fevrier 2007

[ 170: du 27 fevrier 2007]  
Nayone quitte la Primature et démissionne du CAR

Rentré au bercail en Octobre 2006 après 11 ans d’exil dans l’hexagone, M. Dénis Nayone, l’un des cadres du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et militant d’avant-garde du parti de Me Yawovi Madji AGBOYIBO, l’actuel Premier Ministre de la République du Togo, vient de claquer la porte de sa formation politique et démissionner de son poste de Chargé de mission à la Primature. Selon certaines sources, il s’agit d’une démission qui et permettrait à celui-ci de créer son propre parti en cette période préélectorale afin de pouvoir participer aux législatives en perspective. Mais, pour l’instant, l’intéressé ne parle que de convenance personnelle sans autres précisions.

Qu’est-ce qui a pu motiver une telle décision d’un militant qui, à peine rentré et l’enthousiasme que son retour a suscité au sein du parti, surtout pour ceux qui étaient présents le jour de sa conférence de presse que lui a organisée le parti pour qu’il annonce publiquement son retour ? Telle est la question que se posent les Togolais ayant appris la nouvelle. En effet, tout est possible sur le champ politique, c’est pourquoi les hommes avisés parlent d’incompatibilité entre le sentiment et les jeux politiques. A toutes ces questions, les réponses divergent par rapport aux versions des uns et des autres, aussi selon la position. Ainsi, deux camps se dégagent : ceux qui condamnent et fustigent la décision de leur camarade et ceux qui comptent partir avec lui.

            « Je pense que Me Agboyibo tirera des leçons de cette déconvenue. Parce qu’il a trop misé sur certaines personnes qui ne maîtrisent pas l’idéologie du parti aux dépens de ceux qui, nuit et jour, sous la pluie et le soleil bravaient les menaces et intimidations de l’adversaire commun, pour maintenir le parti en vie jusqu’au Gouvernement d’Union Nationale où il a tout donné à ceux-ci. Ce n’est que le début d’une série de départ programmé par d’autres militants. Il faut reconnaître aussi qu’il y a derrière tout çà, les mains de nos adversaires pour fragiliser le parti pour les prochaines législatives », nous a confié un cadre du CAR. Un autre son de cloche, celui d’un militant qui épouse l’acte de M. Nayone : « Il a raison de quitter ce parti où il existe des cercles non accessibles à tous. Il y a une sorte d’ethnicisme où certains membres ne jouissent pas des mêmes droits et privilèges de manière statutaire. C’est certainement pourquoi notre frère a décidé d’agir autrement », a-t-il souligné.

            De toutes ces versions, l’on se demande si l’on adhère à un parti par conviction ou pour des intérêts. Parce que depuis le début de cette lutte qui n’a que trop duré, nombre de personnes confondent les partis politiques par rapport à leur mission à des structures d’action humanitaire. Telles sont le plus souvent les raisons évoquées lors du phénomène de dissidence. C’est aussi, plus intriguant quand l’on se permet de dire que « C’est parce que ça ne marche pas bien au sein du parti ». Est-ce de l’extérieur qu’on pourra régler les choses ? N’est-ce pas plus indiqué d’y rester pour faire bouger les choses comme on le veut ? Tels doivent être les sujets de réflexion pour le bien de tout citoyen en quête de l’instauration d’une réelle démocratie et d’un vrai Etat de droit, facteurs indéniables d’un développement harmonieux d’une nation.

D .L.

Lire l'interview accordée par Nayone à togoforum le 7 janvier 2007

 
Elections législatives : La mauvaise foi et la gourmandise du RPT font piétiner le processus

Après s’être taillé la part du lion dans le Gouvernement d’Union Nationale, le pouvoir RPT au régime depuis 40 ans et considéré comme un obstacle à l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit qui sont les aspirations profondes des populations togolaises, fait des pieds et des mains une fois encore pour rendre caduque l’application de l’Accord Politique Global (APG) signé le 20 août 2006 entre les acteurs politiques de la crise politique sous l’égide de Blaise Compaoré.

En réalité, les Togolais sont dans le dernier virage de l’application de l’APG dont l’apothéose sera la tenue des élections législatives libres, transparentes et démocratiques acceptées par tous c’est-à-dire par tous les acteurs politiques. C’est pour atteindre cet objectif dans la sérénité que l’APG a recommandé le partage du pouvoir. Celui-ci ne doit pas en principe se limiter au Gouvernement d’Union Nationale. Il doit s’étendre aux préfectures où sont les représentants du pouvoir central. Pour la simple raison que par le passé les Préfets sans exception aucune ont montré leur limite. Ces derniers, dans leur zèle afin de se faire beaucoup plus remarquer par leurs mentors, ont négativement contribué à l’organisation des nombreuses élections qui se sont déroulées au Togo, entachant ainsi celles-ci d’irrégularité par le refus à l’opposition de vaquer librement à ses activités dans leur localité.

            Les nouvelles donnes politiques aujourd’hui exigent, du fait des expériences du passé, que soit opéré un changement à la tête des préfectures afin de corriger les insuffisances le plus souvent constatées en période électorale. Mais, cet idéal a du mal à se concrétiser pour la simple raison que le pouvoir RPT, dans sa mauvaise foi de voir aboutir le processus électoral, fait feu de tout bois pour qu’il n’y ait pas de changement de Préfets. Pour ce faire, il utilise la gourmandise comme stratégie de blocage, voulant ainsi à lui seul se tailler la part du lion en exigeant de prendre au moins la moitié de l’effectif des préfets tel qu’il l’a fait dans la formation du Gouvernement d’Union Nationale. Ainsi, l’opposition, contrairement à sa logique de tout concéder pour voir aboutir le processus enclenché, ne veut plus se laisser marcher là-dessus et exige cette fois-ci un partage équitable à en croire les sources.

            L’on annonce au début mars le remaniement des Préfets si tout va bien et à la seule condition qu’une solution appropriée et adéquate soit trouvée à ce problème crucial au prochain Comité de Suivi (CS) prévu pour demain 27 février 2007 à Ouagadougou au Burkina Faso sous la présidence du facilitateur Blaise Compaoré. Mais jusqu’à ce jour, le parti présidentiel comme à l’accoutumée resterait intransigeant sur le sujet. « En principe, c’est le moment où le RPT doit faire preuve de bonne foi, car il n’a pas grande chose à perdre dans le remaniement des Préfets. Ce serait une compensation pour l’opposition qui, au Gouvernement s’est contentée que des miettes. Dans le contexte actuel du Togo, tout doit se faire dans la logique de « donnant-donnant ». C’est de cette seule manière que votre pays pourra retrouver sa lettre de noblesse », nous a confié un diplomate en poste à Lomé.

            Outre cette question épineuse qui entrave l’application à la lettre de l’APG qui au demeurant peut favoriser non seulement la tenue des législatives en perspective dans la plus grande transparence mais une sortie honorable de la crise politique togolaise, il y a celles concernant les observateurs militaires et la recomposition de la Cour Constitutionnelle. Il urge aujourd’hui que le Comité de Suivi (CS) statue aussi et en même temps sur ces deux questions afin de dissiper l’inquiétude des Togolais quant aux risques qu’ils encourent en allant aux urnes. Car pour nombre des populations, les élections riment avec violences et résultats réels tronqués.

Didier LEDOUX

 
Le parc automobile du Port fermé : La Direction des Impôts réclame plus de 5 milliards de FCFA à Bassam El Najjar
* Des pressions énormes sur la Directrice

Depuis quelques jours, la direction des impôts a décidé de mener une guerre sans merci contre ces étrangers notamment les Libanais et autres Indopakistanais qui prennent le Togo pour un paradis fiscal et font leur commerce en toute illégalité. La société RAMCO a été la première à être épinglée par la dame de fer, la directrice des impôts, Mme Ingrid Awadé qui a mis sous scellé les magasins de la société pour cause de non-paiement d’impôt. Face à la détermination de cette dame qui n’a reculé devant les menaces, le patron de la société M. Ram s’est mis aux pas et a versé en l’espace de 2 semaines 2 milliards de F CFA sur les 3 milliards 300 millions qu’il devait aux services des impôts.

            Après Ramco, c’est la société Immobilière du Golfe (SIG) du sieur Bassam, El Najjar sise au Port Autonome de Lomé qui subit la foudre de la direction des impôts. Des sources concordantes révèlent que cette société doit une bagatelle somme de 5 milliards 300 millions de F CFA aux services des impôts.

            Au lieu de se soumettre, M. Bassam avec la complicité de hautes personnalités des sphères décisionnelles du pouvoir exercerait des pressions énormes sur la directrice pour l’amener à se rétracter.

Mais sans compter sur la détermination de celle-ci. Les parcs automobiles du Port Autonome de Lomé sont fermés et toute activité a cessé depuis le 22 février. La direction des impôts demande désormais aux directeurs de ces parcs notamment les Libanais qui sont les principaux importateurs de véhicules dans notre pays de verser 15 000 F CFA par véhicule aux sous-parcs avant le parking de tout véhicule. Ce à quoi protestent les directeurs des parcs.

            Il est inadmissible que ces étrangers après avoir brassé plusieurs centaines de millions de chiffres d’affaires, après s’être enrichis sur le dos du contribuable togolais, refusent de payer leurs impôts en narguant les paisibles citoyens. M. Bassam et compagnie doivent savoir que le temps où ils se comportaient en territoire conquis au Togo est révolu. On n’admettra plus que ces fossoyeurs de l’économie nationale continuent de se moquer de la République.

M.A.

 

Job.com

 

 

 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved