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Liberté Hebdo |
20 fevrier 2007 |
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[
N°169:
du 18 fevrier 2007]
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Fin du « festival » de Cannes : Maigre bilan pour
le dernier sommet « France-A-Fric » de Chirac |
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Depuis vendredi dernier, le 24e sommet
de
la France-Afrique
est rentré dans l’histoire. C’était le dernier
sommet de Chirac même si à la fin le « vieux » a
plaisanté : « Vous me demandez : c’est mon dernier
sommet ? Je vous réponds : oui... pour cette
année ». Encore une fois, cette grande messe qui a
vu la présence d’une trentaine de chefs d’Etat
africains et de la chancelière allemande, n’a rien
apporté aux populations africaines. Elle est peu
fructueuse en résultats concrets. Le terme central
« L’Afrique et l’équilibre du monde » décomposé en
trois « corbeilles » a été tout simplement escamoté.
Bien que les crises qui minent le « Noir Continent »
et dans lesquelles
la France
est partie prenante aient occupé une place de choix
dans les travaux, seuls des accords éclopés ont été
conclus |
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Discours mystificateur de Chirac
Dans son discours d’ouverture, le « Prince du
mensonge » a, comme à son habitude, su choisir
les mots pour emballer ces « nez-gros » de
chefs d’Etat qui ont fait le déplacement de Cannes.
« Nous sommes réunis parce que
la France aime l’Afrique, se sent liée à elle par
les engagements de la fraternité, de l’histoire et,
tout simplement, du cœur. Avec, pour ce qui me
concerne, une double conviction : il n’y aura pas de
mondialisation réussie sans une Afrique forte et
confiante. Mais les efforts de l’Afrique seraient
réduits à néant, si le monde ne l’épaulait pas dans
sa marche vers l’avenir »,
dixit le président français. C’est une lapalissade.
La France aime l’Afrique pour mieux la piller. Sans
le continent africain,
la France
perdra son prestige et se paupérisera comme le
Portugal et l’Espagne. L’Hexagone connaîtrait donc
une dégringolade si ces relations venaient à être
rompues.
De plus, quand tous les indicateurs sont au rouge
sur le continent, malgré la misère qui y bat son
plein, quand les jeunes se noient par centaine dans
les mers dans leur tentative de rallier l’eldorado
européen, Chirac trouve que « c’est une Afrique
nouvelle qui prend forme sous nos yeux avec
l’ambition légitime de tenir toute sa place dans le
monde d’aujourd’hui ». Quelle maladresse ! « Dans
les années qui viennent, ce seront des milliers de
kilomètres d’infrastructures, de nouveaux barrages,
et demain, je l’espère, comme un symbole de
l’Afrique nouvelle, le pont entre Kinshasa et
Brazzaville ». Faut-il en rire ou pleurer ? La
duplicité du président français est patente quand il
déclarait : « L’Afrique est riche, mais les
Africains ne le sont pas. Le continent détient le
tiers des réserves minérales de la planète. C’est un
trésor. Mais il ne doit être ni pillé, ni bradé.
Pour cela, il faut le concours des entreprises et
des pays les plus demandeurs ». Aussi ne
s’est-il pas empêché de vanter les interventions
militaires françaises aux côtés de Déby et de Bozizé
pour mater les Tchadiens et les Centrafricains qui
réclament un peu plus de justice dans leur pays.
En outre, il s’en est pris au président Gbagbo de la
Côte d’Ivoire en réveillant l’esprit de
Houphouët-Boigny dont la disparition aurait fait
déserter « la sagesse » de l’ancienne vitrine
du pré carré français en Afrique subsaharienne. « C’est
cet esprit qui nous anime en Côte d’Ivoire, pays que
je souhaite voir retrouver la voie de sagesse et de
développement qui en avait fait, sous la sage
impulsion du Président Houphouët-Boigny, du Vieux,
un véritable modèle », a-t-il dardé avec regret.
Simulacre d’accord entre Tchadien, Soudanais et
Centrafricain
En marge du sommet, « Chirac l’Africain » a
initié une rencontre entre les présidents tchadien
Idriss Deby Itno, soudanais Omar El-Béchir et
centrafricain François Bozizé. L’objectif était de
régler les différends qui opposent depuis quelques
mois ces trois pays. A Cannes, les trois chefs
d’Etat ont signé un accord quelques heures après un
mini sommet sur les risques de contagion du conflit
du Darfour dans la région. Les trois dirigeants «
réitèrent leur engagement à respecter les
souverainetés et à ne pas soutenir les mouvements
armés ». « Nous souhaitons la mise en place
d’instances de concertation active entre le Soudan,
le Tchad et
la République
centrafricaine
», assurent les signataires qui affirment également
« soutenir la poursuite de l’engagement de l’ONU
et de l’UA ». Malgré ces beaux discours
d’intention, le président tchadien, hostile au
principe d’une telle rencontre, a quitté Cannes dès
jeudi soir. Le Tchad jugeait cette rencontre «
inutile et inopportune », en accusant le
président El-Béchir de n’avoir pas tenu ses anciens
engagements de ne plus favoriser de rébellions
hostiles à N’Djamena. Le Soudanais a, à son tour,
organisé une conférence de presse au cours de
laquelle il a déchiré le papier. C’est donc un
accord mort-né que « l’avocat de l’Afrique »
a arraché au forceps.
Même sur la guerre de Darfour, Chirac n’a pas pu
amener son homologue soudanais à accepter le
déploiement des casques bleus dans cette zone. « Les
Chefs d’Etat ont exprimé leur préoccupation sur la
situation humanitaire au Darfour et dans les régions
limitrophes et sur les répercussions de celle-ci sur
la stabilité régionale », s’est-on contenté de
mettre dans la déclaration finale ayant sanctionne
ce 24ème sommet
franco-africain.
Réactions tardives sur les violences en Guinée
Les chefs d’Etat présents à Cannes se sont enfin
préoccupés des violences qui ont cours en Guinée. « Les
Chefs d’Etat ont exprimé leur vive préoccupation
devant la grave crise institutionnelle qui secoue
la Guinée et porte atteinte à la sécurité des
populations civiles et menace la stabilité
régionale. Ils ont condamné les violences et se sont
émus du grand nombre de victimes innocentes. Ils se
sont inquiétés de la dégradation de la situation
sécuritaire et ont appelé les responsables de
l’ordre public à faire preuve de retenue et d’esprit
de responsabilité
», lit-on dans la déclaration finale. S’il n’y avait
pas eu ce sommet,
la France super puissance ne se serait pas prononcée
sur cette crise. Le massacre de la population civile
par les militaires à la solde du mourant Lansana
Conté n’a jamais ému la communauté internationale.
On laisse faire et après on enverra des missions
onusiennes pour compter les morts dans des rapports
qui n’ont, après coup, aucune suite.
Déjà
la France
se dit prête à évacuer les ressortissants étrangers
de Guinée (2 000 Français, 4 000 Libanais et 5 à 600
Américains). «J’espère que nous n’en arriverons
pas là et qu’avec la sagesse de
la CEDEAO
et de l’UA nous arriverons à trouver une solution à
la crise de ce pays
», a déclaré le président français. Jeudi les
autorités françaises ont annoncé le départ d’un
navire Transport de chalands de débarquement (TCD)
Siroco de
la Marine
nationale de Toulon (sud) pour le Golfe de Guinée
pour rejoindre un aviso, le Commandant L’Herminier,
déjà dans cette zone. C’est aussi ça cette France
qui « aime l’Afrique ».
Il y a un mois, la même CEDEAO lors de son dernier
sommet à Ouagadougou, a promis dépêcher une mission
en Guinée. Mais jusqu’alors rien n’a été fait et
Conté continue de massacrer joyeusement ses
compatriotes.
En définitive, le 24e sommet
« France-A-Fric » qui marquait la fin du
règne Chirac n’a rien apporté de concret aux
populations africaines. Ce n’était qu’un rendez-vous
de mots ronflants, de jolis concepts… La politique
africaine de la France peine à se reformer et ce
n’est ni Sarkozy, ni Ségolène, ni Bayrou… qui
changeront la donne.
La France
a besoin du concours des satrapes africains pour
pouvoir maintenir son prestige international.
R. Kedjagni |
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Arrêt de rigueur terminé : Le Général Tidjani
maintenant en résidence surveillée |
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De source généralement bien informée, le Général de
division Assani Tidjani mis aux arrêts de deux mois
en mi-décembre 2006 pour s’être rendu à Bouaké en
qualité d’expert militaire aux côtés de Guillaume
Soro et des Forces Nouvelles a purgé sa peine et est
actuellement en résidence surveillée de 60 jours
chez lui à Lomé. Après ce délai, il sera libre de
tout mouvement. Toutefois, ses déplacements, selon
nos sources, seront conditionnés par des
autorisations préalables de la haute hiérarchie
militaire en l’occurrence, le chef de l’Etat chef
suprême des armées et le ministre de la défense. Ces
mesures coercitives viseraient à éviter d’autres
bourdes du bouillant Général. |
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La pomme de discorde entre Tidjani et le haut
commandement des Forces Armées Togolaises est née de
la visite du Général togolais en retraite le
25 novembre 2006
à Bouaké, la capitale de la rébellion ivoirienne et
surtout de l’interview qu’il avait accordée au
quotidien ivoirien « Nord-Sud ». Les
déclarations du Général Tidjani avaient suscité de
vives indignations dans l’entourage de Gbagbo et
avaient failli créer un incident diplomatique entre
Lomé et Abidjan. Des proches de Gbagbo avaient
annoncé l’hypothèse d’un coup d’Etat contre leur
président et avaient envisagé de s’en prendre aux
éléments du contingent togolais des casques bleus
ainsi que la communauté togolaise vivant en Côte
d’Ivoire. Les autorités togolaises se sont alors
empressées de déminer la crise. Réuni le
11 décembre 2006
à Lomé, le haut commandement des Forces Armées
Togolaises avait publiquement désavoué le Général
Tidjani. « Les déclarations qu’il (le Général
Tidjani) a tenues au cours des travaux et celles
qu’il a livrées au quotidien « Nord-Sud » sont
strictement personnelles et ne sauraient engager la
responsabilité des Forces Armées Togolaises ni celle
du gouvernement togolais ». En conséquence,
le haut commandement condamne avec
« la dernière rigueur l’acte posé par cet officier
général qui est de nature à jeter la suspicion sur
le contingent togolais déployé sous le mandat de
l’ONU en Côte d’Ivoire et demande qu’il fasse
l’objet d’une sanction militaire », soulignait
le communiqué de
la Présidence de
la République.
Le lendemain, une délégation togolaise
conduite par Kpatcha Gnassingbé, ministre de
la Défense et des Anciens combattants et composée
entre autres du Général Gnofame et du Chef d’Etat
Major des FAT, le Général Nandja, s’était rendue à
Abidjan pour présenter à Laurant Gbagbo les excuses
du président Faure Gnassingbé.
Comme sanction, le Général Tidjani avait
écopé un bagne de 60 jours.
Pour bien d’observateurs, la sanction
prononcée contre Tidjani a de forte chance qu’elle
reste purement symbolique eu égard au double masque
de la diplomatie togolaise dans la crise ivoirienne
et du rôle non moins important joué par cet officier
dans l’installation de Faure au pouvoir. On soutient
que le Général Tidjani est un intermédiaire
incontournable. Il a, dit-on, joué un rôle
déterminant dans la prise du pouvoir par Faure et
ferait partie du trio de généraux togolais reçu le
8 mars 2005
par Jacques Chirac juste avant les présidentielles
sanglantes d’avril. Ayant contribué à
asseoir Faure Gnassingbé au pouvoir, le Général
Tidjani se croyait au dessus de la loi et pouvait se
permettre tout. Les fils de son ancien patron dont
il était un des sigisbées zélés et dévoués ne
l’entendent pas de cette oreille et ont décidé de
lui apprendre les règles de
la République.
M.
A |
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Société d’Etat : Les agents de
la LONATO devenus des esclaves des temps modernes |
* PMU Togo, une société qui tourne à perte
La Loterie Nationale
Togolaise (LONATO) fait depuis 1999 la misère à ses
agents. Les changements intervenus dans
l’informatisation du système de jeux est la cause de
leur supplice. |
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Il est fait état qu’à l’arrivée de l’actuel
directeur général M. Kudjow-Kum Pekemsi à la tête de
la société, il y avait un système informatique mis
en place par Mudata une société française qui
permettait d’alléger la souffrance en couplant le
traitement manuel et le traitement informatique.
Déjà à
18 heures
30 mn, les tirages avaient lieu avec le Loto-Benz ou
Loto 90, un jeu lancé en 1990 et 2 ou
3 heures après, tous les traitements sont finis et
les agents rentrent chez eux. Le lendemain, les
parieurs, en tout cas ceux qui ont gagné, allaient
percevoir leur gain.
En 2000, avec l’hypothèse de la menace
de puce informatique, une procédure de replacement a
été enclenchée avec Obi Informatique Afrique qui
est également une société française au sein de
laquelle se trouvait un Togolais. Malheureusement
lorsque celui-ci était décédé tout a été bloqué et
le système n’a plus continué. On se demande alors
comment a été fait l’investissement.
La LONATO
était obligée de tout recommencer. Elle a fait appel
à une nouvelle société française Editec qui a
parachuté un nouveau système. Le premier jour de
travail avec ce système a été un véritable
casse-tête chinois pour les agents qui sont sortis
du boulot à
6 heures
du matin le lendemain.
Conséquence : Les parieurs qui font
leurs jeux le mercredi ne peuvent commencer à
percevoir leur gain que le jeudi après-midi. Depuis
1999 jusqu’aujourd’hui, c’est le calvaire à la
société. Le tirage en direct ne se fait plus.
« Quand on vient au service à
13 heures 30 mn l’après-midi, on rentre à deux
heures du matin. Les femmes sont obligées de dormir
là. Ça fait deux fois par semaine que les gens
vivent cette situation. Notre code exige
8 heures
de travail par jour. Nous, on vient au boulot à
7 heures
jusqu’à
11 heures et on obtient une pause de deux heures. On
reprend le travail à 13 heures
jusqu’à un temps indéterminé. Nous souffrons le
martyr mais malheureusement, il n’y a aucun
intéressement, aucune mesure d’accompagnement »,
déplore un agent.
Il est inadmissible qu’à l’heure de
révolution technologique, on ne puisse pas mettre en
place un système qui puisse soulager le travail des
agents. Le fait de maintenir le statu quo ne
vise-t-il pas des objectifs inavoués ?
En outre, certains agents n’arrivent pas
à comprendre qu’après tout ce que cette société leur
fait endurer, on veuille annexer à ce système un
certain type de machine appelé Panini, une machine
qui consisterait à sélectionner les chèques dans les
banques. Cette innovation, à en croire les agents,
vient alourdir leur travail. Elle crée plus de
problèmes qu’elle n’en résout. On explique qu’un
Panini peut traiter un lot de coupon d’un collecteur
qui a déclaré un chiffre d’affaires de
50 000 F
et trouver 150 000 F. « Cette machine fait la
misère des collecteurs. Quelqu’un peut gagner mais
le lot ne va jamais être traité. Les gens gagnent
mais la machine ne lit pas les coupons. Pour un lot
de coupons de 10, elle trouve par exemple 8. Ces
dysfonctionnements nous donnent du fil à retordre.
Nous sommes submergés et nous ne savons plus à quel
saint nous vouer », a confié une dame.
La gestion des finances de la société
Dans le cadre de la gestion des finances
dans cette boîte, on fait observer qu’un agent du
groupe A2 première classe, deuxième échelon qui est
là en janvier 2001 se retrouve deux ans plus tard,
c’est-à-dire en janvier 2003 en A1 hors classe.
Cependant, certains sont là scotchés. Il est fait
état d’une gabegie et d’un favoritisme qui ne disent
pas leur nom. On peut facilement, sans changement de
diplôme, passer de A2 en A1 parce qu’on est proche
du DG, explique-t-on.
La LONATO
qui est une société d’Etat est censée aider les gens
d’autant que les chômeurs courent les rues à Lomé.
Mais tel n’est pas le cas.
A cette situation de finance vient
s’ajouter un autre problème lié au Pari Mutuel
Urbain-Togo (PMU-TG). On a loué pour ce produit un
bâtiment qui appartiendrait à l’un des proches d’un
directeur de département de
la LONATO
à plus de
300 000 F comme loyer sans compter les autres
dépenses.
Or, ce jeu n’engendre qu’un chiffre
d’affaires de 3,5 millions de F CFA. Les agents sont
payés depuis plus de 6 ans sur le budget de Loto
diamant, Loto Benz et Lotosport. Le directeur du PMU
M. Bafaley qui est en même temps le directeur
d’exploitation de
la LONATO n’arrive pas à faire la promotion de son
produit qui tourne en perte. Qui plus est, les
sommités touchent des indemnités au PMU, une société
qui ne génère aucune recette conséquente
Prenons l’exemple d’un chauffeur de
LONATO qui quitte Atakpamé pour Kpalimé avec une
grosse cantine qui contient deux ou trois coupons
dont le chiffre d’affaires s’élève à
1200 F.
Celui de Kpalimé qui a fait une recette de
1500 F
prend les
3 700 F qu’il doit aller verser à Lomé. Le chauffeur
a un ordre de mission de 4 000 F
pour une journée sans oublier le carburant ainsi que
l’usure du véhicule et le risque du chauffeur.
Entre
2002-2003,
un chauffeur aurait quitté Atakpamé avec
3 600 F
comme chiffre d’affaires. Malheureusement, il aurait
fait un accident entre Atakpamé et Hihéatro et pour
les tout premiers soins des accidentés, l’agence d’Atakpamé
aurait dû payer plus de
600 000 F
Comment peut-on dans ces conditions
continuer avec ce produit qui tourne en perte ?
Affaire à suivre …
M.A. |
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