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Il paraît qu’après la piètre
prestation réalisée au Caire en
Egypte lors du premier tour de la
phase finale de la 25e édition de
la Coupe d’Afrique des Nations par
Stephen Keshi et ses poulains, la
Fédération Togolaise de Football,
en quête d’un remplaçant pour le
technicien nigérian, a pris
contact avec quelques entraîneurs
français pour préparer la
prochaine phase finale de coupe du
monde à laquelle le Togo prend
part en Allemagne. Parmi ces
techniciens français, on peut
citer Noël Tosi, ancien entraîneur
d’Angers, actuellement en chômage.
Les noms de Bruno Metsu, ancien
sélectionneur des Lions de la
Teranga du Sénégal et de Philippe
Troussier tout dernièrement démis
de ses fonctions de sélectionneur
du Maroc, ont également été
retenus. Tout ceci pour permettre
aux Eperviers de ne pas faire de
la figuration au mondial.
Pour beaucoup d’observateurs
sportifs nationaux, les raisons de
la rapidité dont a fait preuve la
FTF pour trouver un successeur à
Stephen Keshi, résident plus dans
les difficiles relations du
président de la fédération, Rock
Gnassingbé, avec le technicien
nigérian que dans le souci de
préparer au mieux l’échéance
mondiale.
Mais une chose est sûre:
les évènements qui ont tourné
autour des Eperviers au Caire,
l’affaire « Shéyi – Keshi »,
ajoutés aux mauvaises prestations
de la sélection togolaise battue
trois fois en trois sorties (par
la RDC 0-2 ; le Cameroun 0-2 ; et
l’Angola 2-3), exigent une reforme
au niveau de la direction
technique des Eperviers.
L’on se
demande toutefois si la solution
est l’évincement de Stephen Keshi
au profit d’un technicien français
dont le pays fait partie des
premiers adversaires du Togo en
Allemagne. L’on se demande
également si au technicien
nigérian, on ne pourrait pas
ajouter soit un conseiller
technique ou un directeur
technique qui le soutiendrait,
l’aiderait dans sa tâche, et lui
ferait comprendre certaines choses
liées aux caprices des joueurs qui
se disent intouchables au sein des
Eperviers.
La situation née de
l’affaire «Shéyi» pourrait
être mieux gérée que les Eperviers
ne feraient pas des prestations
aussi indignes d’une équipe
qualifiée pour le mondial. Keshi
aurait à côté de lui un
conseiller technique ou un
directeur technique qu’il
n’enverrait pas aux champs de
bataille des joueurs blessés... Le
bilan à la fin est catastrophique,
entraînant des commentaires et des
questions.
Quoi qu’on dise, la
débâcle du Caire doit servir de
leçon pour l’avenir, et au lieu de
paniquer, il serait mieux pour les
responsables du football togolais,
de s’asseoir, de réfléchir
profondément avant de se lancer
dans l’inconnu et d’opter pour un
entraîneur français pour préparer
le Togo qui va à l’assaut de la
... France.
Si une nouvelle équipe
technique s’impose, faudra-t-il
forcément aller chercher loin? Un
coup d’œil sur les entraîneurs des
clubs togolais, et l’on remarque
qu’il y en a un qui connaît bien
le football français, suisse et
même coréen. Il s’agit du
technicien libanais Zebib Bassam
que beaucoup d’observateurs
sportifs nationaux prennent comme
l’un des meilleurs du pays.
L’homme qui a inculqué une bonne
manière de jouer à Agaza et qui a
rendu ce club tactiquement et
techniquement solide, pour
certains motifs, a démissionné il
y a peu, de la tête des Scorpions
Noirs. Il serait d’un grand
secours pour les Eperviers,
connaissant le football coréen
qu’il a croisé à plusieurs
occasions, et le football français
pour y avoir fait sa formation et
pour avoir côtoyé des cadres comme
Michel Hidalgo, Roger Lemerre, et
surtout Raymond Domenech, l’actuel
sélectionneur des Tricolores.
«Le potentiel des Eperviers est
énorme», ne cesse de dire le
technicien libanais avant
d’ajouter que « le Togo regorge
de beaucoup de très bons joueurs.
Il suffit seulement de bien se
préparer et d’avoir pour souci de
ne faire jouer que les éléments en
forme et qui jouent régulièrement
dans leurs clubs. Je connais
parfaitement les équipes suisse,
coréenne et française. Je saurai
les contourner et les mettre en
difficulté. Pourquoi pas les
battre? », ajoute-t-il avant
d’exprimer sa déception face aux
résultats ramenés du Caire par les
Eperviers: « je suis triste
pour cette équipe qui mérite mieux
surtout qu’elle est mondialiste,
et qu’elle était une des
meilleures lors de la phase
éliminatoire. C’est dommage, mais
il faut maintenant se ressaisir,
se remettre au travail en tenant
compte des leçons de l’élimination
précoce à la CAN. En football, ce
sont des choses qui arrivent.
Souvenons-nous que la France
championne du monde en 1998 a
échoué au premier tour du mondial
2002 » a-t-il déclaré avant de
dire que si les Eperviers se
préparent bien et que les moyens
sont mis, ils peuvent surprendre
en Allemagne.
Certaines analyses faites lors du
premier tour de la CAN par Zebib
Bassam à la TV7 lors d’une
intervention doivent donner des
idées, car connaissant le football
coréen, français et suisse, nul
doute qu’il pourrait être d’un
soutien pour Keshi entre temps
dépassé par les choses... Il
faudrait recoller les morceaux
déchirés au Caire, et faire en
sorte qu’une nouvelle discipline
revienne au sein des Eperviers.
Jean de Dieu |