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Le Républicain

05 mai 2007

[ 75 : 03 mai 2007]

Gilbert BAWARA Ministre de la Coopération et du NEPAD, au journal Le Républicain

« Toute polémique sur la date des élections serait  tout à fait inutile »

Le Républicain : Vous êtes un des jeunes ministres qui entourent M. Faure Gnassingbé suite à son avènement au pouvoir en avril 2005. Dites-nous ce qui a changé fondamentalement aujourd’hui dans la gestion du pays deux ans après son accession?
Gilbert Bawara :
C’est une lecture erronée et réductrice de la situation actuelle que de chercher à occulter les milliers, sinon les centaines de milliers de jeunes qui entourent le Chef de l’Etat. Une très grande partie de ces jeunes travaille dans l’anonymat, sans être visibles, et parfois de manière beaucoup plus efficace que ceux qui sont visibles et sous les feux des projecteurs. Donc je croix qu’il y a beaucoup de jeunes aujourd’hui, hommes et femmes, qui se reconnaissent dans sa vision de notre pays, et dans son action et qui sont mobilisés et dévoués pour l’accompagner.

Je me réjouis, bien entendu, de compter parmi ces jeunes et d’avoir le privilège de travailler dans le gouvernement du Premier ministre Agboyibo, sous la haute autorité et la conduite avisée du Président Faure Gnassingbé.

Maintenant en ce qui concerne ce qui a changé, vous me demandez là  pratiquement de faire le bilan de presque deux ans d’exercice du pouvoir par l’actuel Chef de l’Etat. Ce qui a changé, c’est ce que tous les Togolais constatent par eux-mêmes.

Dans un premier temps c’est l’apaisement et la réconciliation nationale en cours de réalisation. Le Chef de l’Etat est parvenu à instaurer une société véritablement apaisée et harmonieuse. Dès le lendemain de son élection, il a estimé qu’il fallait rassembler tous les Togolais et faire en sorte que nous puissions travailler ensemble. Dans un élan d’ouverture salutaire, il a amorcé immédiatement un dialogue franc, ouvert et approfondi avec l’ensemble des forces politiques, devenant ainsi l’artisan principal de l’Accord Politique Global et de la mise en place de l’actuel gouvernement d’union nationale.

En deuxième lieu, il n’a pas voulu occulter les difficultés que nous avons connues dans notre cheminement en tant que nation, d’où les initiatives visant à la réhabilitation de l’Histoire nationale et à la consécration de toutes les figures marquantes. C’est ce qui justifie la célébration en grande pompe du 27 avril, en
dépit du caractère controversée de cette date et des manœuvres ignobles visant à la « privatiser » à des fins d’exploitation partisane. La mise en place d’une Commission Nationale Spéciale d’Enquête Indépendante, créée dès avril 2005 en vue de faire la lumière sur les actes de violence et les exactions ayant émaillé l’élection présidentielle, procède de la même volonté d’apaisement et de conciliation.

Sur le plan économique et social, chacun peut constater les avancées inédites, avec la tenue d’un dialogue social conduisant à une sorte de trêve. Dans le sillage des réformes politiques et sociales, il y a naturellement la volonté d’une gestion plus rigoureuse transparente de la chose publique. Cela se traduit par les mesures que certains décrient mais qui doivent être saluées, telles que la meilleures collecte des recettes fiscales et douanières ainsi que la gestion beaucoup plus efficace des finances publiques. Ces efforts ont permis une certaine amélioration dans le registre de l’emploi et des conditions des agents publics, avec les différentes vagues de régularisations et de recrutements ainsi que le déblocage des effets financiers des avancements.

Sur le plan international, nous avons réussi, sous la conduite du Président de la République et de ses différents Premiers ministres, à renouer un vrai dialogue confiant avec nos partenaires extérieurs en particulier l’Union Européenne sur la base des 22 engagements qui ont été réalisés en totalité, ce qui explique la reprise de la coopération.

Aujourd’hui le Togo peut de manière confiante et digne parler dans les enceintes internationales sans les récriminations que l’on subissait injustement auparavant. Je pense qu’aujourd’hui toutes les conditions sont réunies pour que nous puissions expulser un véritable élan de mobilisation nationale en faveur du redressement social et économique et pour rendre possible la prospérité et le bien être des populations.

Le Républicain : Vous êtes un acteur politique jusque là inconnu avant la mort du Président Eyadema. Et subitement, vous semblez prendre le dessus sur les anciens barrons du RPT. Il semble aussi que vos allez à contre courant. Comment expliquez-vous cela ?
Je sais que quelqu’un a dit récemment dans votre journal que j’étais inconnu avant la disparition du Père de la Nation. C
’est sans doute exact, au moins en partie. Dans la vie il existe plusieurs manières de se faire remarquer. La personne qui vous le disait, c’est vrai, elle est très connue puisque généralement elle et son parti ont toujours été à la pointe des manifestations violentes et des actions de destruction. Donc c’est très facile de se faire connaître dans ce sens là.

Lorsqu’on se singularise, comme ils le font actuellement avec des attitudes divisionnistes, nuisibles et préjudiciables à la cohésion du pays et à l’unité nationale en cherchant à organiser des manifestations séparées en marge de la célébration du 47e anniversaire de notre indépendance; lorsqu’on pratique le sectarisme, l’intolérance et l’exclusion en se regroupant politiquement selon que son ascendant ou soi même se reconnaît prétendument dans les luttes d’indépendance, cela ne peut laisser les Togolais indifférents. Cela se remarque aisément.

Moi j’ai passé plus de dix ans dans le système international, avec les Nations Unies dans un certain anonymat. Il est évident que quand on est dans des activités humanitaires et de protection des droits de l’homme dans des situations de conflits armées, on n’a pas besoin nécessairement de se faire connaître. Cela n’empêche pas d’a          voir une pensée et un engagement patriotique pour son pays. Dès lors que l’occasion m’a été offerte de servir, je n’ai pas hésité et c’est ce que je suis en train de faire aujourd’hui, très modestement.

Maintenant à savoir si je suis à contre courant, je dirais plutôt non ! Je pense que j’essaie d’être moi-même. Je ne peux pas fabriquer quelque chose qui ne corresponde à mes convictions profondes. Il est probable que même dans ma famille politique il m’arrive de m’exprimer d’une manière qui ne corresponde pas nécessairement à la vision du parti ; mais c’est cela aussi la démocratie à savoir valoriser le dialogue, la contradiction et le débat d’idées.

Une fois que la ligne du parti est tracée, on la suit fidèlement quelque soit ses convictions personnelles antérieures. Naturellement je suis également un militant des droits de l’homme et cela laisse beaucoup de traces. Le contraire me surprendrait. Il y a un certain nombre de principes et de valeurs qui guident mon comportement et si c’est cela qui est appelé « aller à contre courant », je l’assume.

Le Républicain : Un malentendu est né entre-temps entre vous et le Premier ministre (PM) Agboyibo au sujet d’une lettre que vous avez adressée à l’Union Européenne sans en informer Me Agboyibo. Comment expliquez-vous, permettez-nous la citation, votre «  insoumission au chef du gouvernement » ?
 (Sourire)… Non mais je pense que c’est une polémique inutile et je ne veux pas en rajouter. Je me réjouis du fait qu’aujourd’hui si les partenaires extérieurs du Togo, en particulier les Nations Unies, l’Union Européenne, sont à nos côtés pour nous accompagner dans le processus électoral, c’est parce que j’avais pu formuler la requête à laquelle vous faites référence. Et j’avais agit conformément à mes attributions et aux missions que le Premier Ministre lui même m’a confiées dans une lettre spécifiant les missions des principaux ministres qui contribuent au processus électoral. Donc s’il y a eu un malentendu, je le considère comme tel, puis je ne cherche pas à polémiquer.

Le Républicain : Des « accrochages », vous en avez eu également avec d’autres acteurs politiques.
Gilbert Bawara : Lesquels ?

Le Républicain : Jean Pierre Fabre par exemple.
Gilbert Bawara : Monsieur Jean Pierre FABRE et moi sommes de deux familles politiques différentes avec des philosophies différentes, des visions différentes de la situation de notre pays, de l’avenir de notre pays. Il est normal qu’on puisse avoir des divergences. Il n’a rien dit de sérieux qui nécessite que je puisse polémiquer avec lui. Le RPT dont je suis militant a résolument opté pour le dialogue, l’ouverture et la recherche permanente du compromis pour faire avancer le pays. Cette philosophie est à contre-courant des extrêmes qui cherchent à en découdre par la voie de la confrontation. 

Le Républicain : Votre nomination comme Ministre de la coopération et du NEPAD a été diversement appréciée. Vous semblez jouer souvent le rôle de ministre des affaires étrangères dans l’exercice de vos tâches. Dites-nous si vous avez le soutien du PM et du Président de la République.
Gilbert Bawara : La situation n’est pas telle que vous la décrivez et je tiens à souligner qu’il y a à peine deux ans, les affaires étrangères et la coopération étaient regroupées en un seul département ministériel. Dès lors, il faut un peu de temps pour délimiter nettement les attributions de l’un et l’autre des ministères institués récemment. Dans la pratique, le ministre d’Etat Ayeva et moi même, nous travaillons beaucoup en synergie, dans un esprit de concertation et d’harmonie, conformément aux orientations définies par le Président de la République, qui est le véritable patron de la diplomatie togolaise.

Le Républicain : Plusieurs mois après la signature de l’Accord Politique Global par la classe politique togolaise, avez-vous constaté des ratés dans l’application de cet accord de part et d’autre ?
Gilbert Bawara : Non je ne peux pas dire qu’il y a des ratés. Au contraire je pense que l’Accord Politique Global, qui est très complet, a été en grande partie mis en œuvre. Depuis la mise en place du gouvernement d’union nationale la feuille de route qui avait été définie est en train de se réaliser fidèlement. Cela prouve bien que dans notre pays, aucun parti politique ne peut s’estimer indispensable et incontournable.

Au contraire, la preuve est faite aujourd’hui, qu’il est possible et concevable de rassembler autour du Président de la République, les talents et les compétences de Togolaises et de Togolais de divers horizons et de convictions politiques variées. Pourvu que l’action collective soit guidée par le souci de répondre aux préoccupations et aux attentes de l’ensemble des populations, sans sectarisme et sans esprit partisan. Cette expérience mérite d’être réfléchie et elle devrait inspirer chacun dans les mois qui viennent.

A tous points de vue, que l’on se situe dans l’opposition telle qu’issue de la Conférence nationale ou du côté du pouvoir, il y a des leçons à tirer de la réussite du dialogue politique et du bon fonctionnement institutionnel actuel : il existe bel et bien des méthodes révolues d’accession au pouvoir et d’exercice de ce dernier. Pour emprunter une expression propre aux sociétés occidentales, je dirais que le pouvoir s’exerce au centre, avec pragmatisme et en cherchant à unir et galvaniser tous les Togolais, sans exclusive.

Gilbert Bawara : Le Républicain : Les Togolais vivent la fièvre des élections législatives annoncées pour le 24 juin prochain. A votre avis, cette date semble indiquer pour organiser un scrutin libre, transparent et surtout (c’est le mot clé) sans bain de sang ?
Gilbert Bawara : Toute polémique sur la date des élections serait  tout à fait inutile. Moi je souhaite plutôt que chacun fasse preuve de raison et de pragmatisme. La CENI travaille à harmoniser son projet de chronogramme avec le planning des opérations techniques requises dans le cadre du recensement électoral. Si des difficultés techniques et opérationnelles peuvent anticipées ou constatées, elle s’avisera et le gouvernement ou le Comité de suivi examinerait la situation avec pragmatisme, sans aucun esprit de polémique.

Cependant, dans la situation sociale et économique actuelle du pays, chacun devrait faire preuve d’un esprit de responsabilité et de sérénité en contribuant à faire avancer le processus, plutôt que de se lancer dans des polémique stériles sur la date exacte des élections.

Tout ce qui consisterait à vouloir polémiquer, de manière théorique sur la date des élections est une autre façon de se donner un prétexte commode pour torpiller le processus.

Pour ce qui concerne la question de savoir si le processus ne sera pas entaché de violence voire d’un bain de sang, il est de la responsabilité de chaque Togolais et de chaque Togolaise de faire en sorte qu’il n’en soit pas ainsi. Personne n’a intérêt à ce qu’il en soit autrement. Les élections, c’est l’occasion d’un débat d’idées, d’une confrontation de projets. Que les Togolais aillent s’exprimer librement, dans le calme et la sérénité, dans la transparence et que le meilleur gagne. Au bout du processus, ce sera toujours des Togolais qui ont gagné et l’essentiel c’est que ceux qui auront gagné gouvernent dans l’intérêt de tous. Voilà notre souci essentiel et je n’ai aucune crainte.

Le Républicain : Pourquoi le gouvernement a opté pour l’emprunt des kits au lieu de les commander ?
Gilbert Bawara : Il y a eu une mission du PNUD qui est venue au Togo au mois de janvier, si ma mémoire est bonne et qui a conclu qu’il y avait deux options possibles. L’une des options consistait dans l’emprunt de kits auprès de la République Démocratique du Congo. La deuxième option, c’était l’achat de kit neuf. Environ 2 000 kits. Et chaque option avait ses avantages et ses inconvénients.

Comme le disent certains, effectivement on peut à première vue considérer que l’achat de kits neufs permettrait de pérenniser les acquis du recensement électoral. Mais l’emprunt des kits ne l’empêche pas non plus. Il est parfaitement envisageable d’acquérir, au lendemain des élections, un nombre limité de kits qui permettent chaque année de faire une mise à jour du fichier électoral et de donner des cartes d’électeurs aux Togolais qui atteignent l’âge de voter.

Le gouvernement pour prendre sa décision, s’est fondé sur des critères tout à fait objectifs à savoir le critère de délai et le critère de moyens. La commande de kits neufs aurait nécessité au moins 12 semaines, contrairement à l’opération d’emprunt qui a été l’une des étapes les plus rapides du processus électoral à ce jour. En terme de moyens, l’achat de kits neufs engendrait un coût excessif par rapport aux capacités financières du pays, même en prenant en compte la contribution des partenaires. L’emprunt des kits n’a coûté aucun sou au Togo.

Je voudrais profiter pour souligner un fait qui montre qu’il y a des gens qui sont d’une bonne mauvaise foi. Lorsque je suis allé à Kinshasa signer le Protocole d’Accord pour l’emprunt des kits, j’étais accompagné d’un membre de la CENI qui n’est autre qu’un des représentants de l’UFC. Nous avons travaillé en bonne intelligence et il m’a accompagné à la cérémonie de signature avec mon homologue congolais qui, lui, n’était nullement assisté d’un membre de la Commission Electorale Indépendante de son pays. Nous avons aussi travaillé en harmonie, à l’entrepôt et j’ai continué après mon retour à m’assurer que sa mission se déroulait dans de bonnes conditions. A son retour, il a tenu un point de presse et il a expliqué en toute honnêteté comment cela s’est passé.

Dans ce contexte, je ne parviens pas à comprendre les récriminations de certains concernant l’opération d’emprunt des kits. A moins que cela traduise une attitude de duplicité et d’intoxication de leur part.

L’ensemble de nos partenaires comprennent et adhèrent totalement aux choix fondamentaux opérés concernant le recensement électoral, y compris les exigences qui justifient le choix du prestataire Zetès qui avait déjà opéré sur les kits en question et peut en garantir les fonctionnalités applicatives. Toutes les calomnies et les dénigrements n’y changeront rien. Le choix du mode et des modalités de recensement électoral se sont imposés au Togo, davantage par référence à l’expérience de la République Démocratique du Congo et sur insistance de ceux qui crient aujourd’hui.

Le Républicain : Il semble que le RPT ira aux élections législatives en coalition avec la CPP (Convergence Patriotique Panafricaine) de Edem Kodjo et le PDR (Parti Démocratique pour le Renouveau) de Zarifou Ayeva si possible. Comment en êtes-vous arrivez là ?
Gilbert Bawara : Non je n’ai pas connaissance qu’au niveau du Rassemblement du Peuple Togolais, il y ait déjà une décision en ce qui concerne d’éventuelles alliances préélectorales. Personnellement, je ne suis pas très favorable aux alliances pré électorales dans les circonstances actuelles.

Plusieurs raisons fondent ma position. Ces élections législatives doivent nous permettre de solder les reliquats de la conférence nationale souveraine, car il existe aujourd’hui des partis politiques de salons, qui n’ont d’existence que dans les débats mondains et des cercles élitistes. Les élections législatives sont l’occasion de mesurer l’assise et le poids de chacun. Sinon, nous risquons de continuer avec la grande imposture de ceux qui se sont autoproclamés démocrates juste par ambition et pour s’emparer du pouvoir. Du reste, il est plus démocratique de se compter dans les urnes avant de s’additionner et sachant le poids et l’assise des uns et des autres.

Le Républicain : Les responsables de certains partis notamment l’UFC et la CDPA indiquent que techniquement les élections législatives ne devraient pas pouvoir se tenir le 24 juin prochain. « Les agents chargés de faire le recrutement ne sont pas recrutés, les campagnes visant à sensibiliser les populations n’ont pas encore démarré et les kits de recensement négociés auprès de la République Démocratique du Congo (RDC) ne sont pas réinitialisés ». Voilà quelques unes des raisons qu’ils évoquent. Apparemment vous semblez partager leurs inquiétudes ?
Gilbert Bawara : Non je ne partage nullement leurs inquiétudes. J’ai dit tout à l’heure qu’il revient à la CENI d’évaluer les contraintes techniques et opérationnelles sur le terrain et en fonction de cela, indiquer la voie à suivre. Toute discussion, tout débat ou toute décision qui serait prise sans aucune évaluation concrète des contraintes techniques et opérationnelles serait tout simplement de la manœuvre politique.

Le Républicain : A votre avis, que faut-il aujourd’hui pour le Togo pour sortir de cette crise socio politique qui n’a que trop duré ? Les élections à elles seules ne suffisent pas.
Les élections sont un maillon important. D’abord il faut reconnaître que ces élections vont consacrer un tournant en ouvrant des perspectives inédites pour la relance de l’économie et du progrès. La société togolaise étant maintenant apaisée et harmonieuse et les partenaires au développement étant dans un meilleur état d’esprit, il nous faut impérativement nous remettre au travail pour sortir le pays de l’ornière.

En réalité il n’y a plus de crise politique dans notre pays. Il y a certains qui alimentent ce climat de crise politique parce que c’est commode pour eux et cela leur permet d’exister politiquement. Certains ne peuvent prospérer sur le plan politique qu’en donnant de notre pays une image du passé. C’est une histoire de fond de commerce. Une petite comparaison entre la situation du Togo et celle d’autres pays africains nous donne une indication des progrès immenses accomplis sur la voie du dialogue et de l’ouverture politique, la volonté de compromis et la détermination à édifier une démocratie apaisée débarrassée de la peur. Des efforts considérables sont chaque jour déployés pour renforcer l’Etat de droit, conférer plus de moyens et d’indépendance au système de justice et sauvegarder les droits de l’homme et les libertés fondamentales.

A l’aune de ses progrès politiques et institutionnelles immenses et au regard des attentes pressantes des Togolais, nous ne devons pas nous laisser distraire encore moins œuvrer à l’auto - flagellation.

Le Républicain : Je vous remercie.
Gilbert Bawara : C’est plutôt moi qui vous remercie.

Interview réalisée par Ben KITEGI

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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