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Dans
une
interview
accordée à l’hebdomadaire « Le Changement » du 15
décembre 2005, et reprise par le site togoforum.com, M.
Patrick Lawson, 3ème Vice-président de l’UFC, cherchant
à justifier la distance prise par son parti à l’égard de
la Coalition a, entre autres allégations, déclaré: «
il y a eu également Accra où un leader a été invité
par le Président Obasanjo, sans qu’il n’en dise mot
aux autres membres de la Coalition. C’est par une
acrobatie que la Coalition s’est rendue en délégation à
Accra ».
Ces propos
sont inacceptables et appellent une mise au point de ma
part, quand bien même l’intéressé a usé du flou en
préférant entretenir de la suspicion sur l’ensemble des
autres leaders de la Coalition.
De quoi
s’est il agi?
Le mercredi
1er
juin 2005, de retour d’un déplacement que je venais
d’effectuer à Anèho pour exprimer mes sympathies au Chef
Lawson Zankli, le Professeur Gnininvi m’a informé qu’un
émissaire du Président Obasanjo a vainement tenté de me
joindre au téléphone, que le message lui a été
finalement confié et qu’il était question que je vienne
à Accra le jeudi 02 juin 2005 pour le rencontrer. Le
message m’a été confirmé peu après par l’émissaire. Dans
la soirée, M. Antoine Folly de l’UDS-Togo est passé me
voir en mon domicile et a fait état de l’invitation. Je
lui ai fait savoir que j’en étais bien au courant et que
nous en discuterions à la réunion que la Coalition
devait avoir le lendemain.
A cette
réunion, du jeudi 02 juin 2005, le sujet a été examiné.
Après des échanges, il a été décidé que, compte tenu de
mes fonctions de Coordinateur général de la Coalition,
il fallait que je sois accompagné à Accra par une
délégation constituée sur-le-champ. Elle comportait le
Professeur Gnininvi, MM Jean-Pierre Fabre et Antoine
Folly.
Il est donc
inadmissible que M. Patrick Lawson tienne des propos de
nature à jeter du doute sur le souci de cohésion qui m’a
animé durant toute la période où j’ai dirigé la
Coalition, y compris le moment délicat où il fallait
choisir un des nôtres pour être nommé Premier Ministre
du gouvernement transitoire d’union nationale. C’est par
fidélité à ce souci de cohésion que j’avais souscrit
sans réserve aux conditions posées par certains leaders
pour le consensus à réaliser pour la participation de la
Coalition au gouvernement. Je pensais que nous
travaillions tous pour que la Coalition prenne la tête
du gouvernement et sorte le pays de la crise. Je n’avais
pas saisi que j’étais au milieu des « acrobates ».
Il est au
demeurant significatif de constater, à la lecture de
l’interview, que par des termes à peine voilés, M.
Lawson Patrick s’est réjoui du rejet par le pouvoir de
la plateforme des six partis et de la nomination du
Premier Ministre en dehors de la Coalition. Il est à
préciser à ce propos, que bien qu’elle ait refusé de
faire partie de la délégation de la Coalition qui s’est
rendue le 06 juin 2005 à Lomé II pour remettre la
plate-forme au Chef de l’Etat, l’UFC avait, à titre
individuel, notifié à ce dernier, le nom d’un candidat
pour le poste de Premier Ministre.
Il convient
en outre de souligner que, si les partis membres de la
Coalition en sont venus à participer à titre autonome au
dialogue national, c’est parce que, lors d’une réunion
tenue le 17 novembre 2005, l’UFC a rejeté pour les
élections législatives en perspective, le maintien de
l’union forte grâce à laquelle les populations se sont
mobilisées autour d’un candidat unique désigné par
l’opposition pour le scrutin présidentiel du 24 avril
2005.
Tout se
passe comme si nous évoluons dans un jeu où on gagne en
faisant perdre son équipe. |