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Les admirateurs du jeune officier parachutiste se sont
demandé en vain, depuis des années, pourquoi ils n’ont
plus de nouvelles de leur « commando ». On se
rappelle qu’en Août 2003, des informations relayées par
la presse togolaise ont fait état, à l’époque, de
l’aggravation d’une terrible maladie qui frapperait le
Lieutenant-colonel Ernest Gnassingbé et qui avait
nécessité son évacuation sur Paris. Les mêmes
informations avaient fait état d’une hémiplégie, une
paralysie qui l’aurait atteint. Ni la famille
Gnassingbé, ni l’Etat Major Général des FAT (Forces
Armées Togolaises) n’avait confirmé ni démenti
l’information.
Cependant, l’absence de l’officier aux
diverses célébrations (23
septembre 2003, 13 janvier 2004 etc) a amené les uns et
les autres à plus de curiosité. Ce qui était une rumeur
est-elle devenue une clameur ?
Selon nos dernières informations, le
Lt-Col Ernest Gnassingbé se porterait « bien ».
L’homme a repris d’ailleurs ses exercices sportifs à
petit rythme et s’entretient souvent avec son entourage.
Il mange lui-même. Il se souvient ou peut reconnaître
ses connaissances. Seulement qu’il lui reste la
« vraie raison » dans ses parlers même s’ils sont
compréhensibles.
Cette amélioration presque nette de la
santé du « commando » intervient après le décès
du père, le Général Gnassingbé Eyadema et l’arrivée
controversée de son demi-frère Faure Gnassingbé à la
tête du pays.
Le Lieutenant-colonel Ernest Gnassingbé était connu du
fait qu’il n’hésitait pas à faire des intrusions sur la
scène politique togolaise mais aussi du fait qu’il
tenait en respect toute la population togolaise et
surtout celle de la partie septentrionale du Togo. Qu’on
le veuille ou pas, l’officier a animé, d’une manière ou
d’une autre, indirectement ou directement, la vie
socio-politico militaire du pays.
Entouré de carquois à la taille qui
laissent percevoir des cordelettes rouges et de petites
haches aux cotés du Pistolet automatique de part et
d’autres, le Lieutenant-colonel Ernest Gnassingbé,
toujours coiffé d’un béret rouge, a ses manières à lui
de se faire afficher au public venu suivre des défilés
marquant les célébrations du 13 janvier et 23 septembre.
Si l’homme vient à retrouver tout son
état, il va retrouver sans doute son corps dans l’armée
à la grande joie de sa famille et de ses amis et au
grand mécontentement de ses adversaires.
« Chevaliers de la table ronde,
gouttons voir si le vin est bon… », « Pour la nation
pour la Patrie nous serons là, nous serons toujours là »
étaient là certaines mélodies sur lesquelles rythmaient
par le passé les pas du « commando ». Pour la
nation, pour la patrie, sera-t-il là demain ?
Ben KITEGI |