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La confirmation est attendue pour les jours prochains.
Le diplomate algérien Lakhdar Brahimi, est envisagé pour
être le prochain facilitateur du dialogue inter
togolais. Il a été désigné par le secrétaire général de
l’ONU, Koffi Annan en concertation avec l’Union
Européenne. L’information est relayée par la lettre du
continent dans son n°486 du 19 janvier.
La désignation d’un facilitateur
accélérerait la reprise du dialogue inter togolais. Le
nœud de la reprise de la confirmation inter togolaise se
trouve être le choix du facilitateur devant mener les
discussions. Toutes les parties ne font pas l’unanimité
quant au choix de l’ancien premier ministre sénégalais,
Moustapha Niasse.
L’opposition trouve en ce dernier un allié
du pouvoir en place qui bénéficie des faveurs de ce
pouvoir. Il est alors susceptible de manquer
d’impartialité et il lui est d’ailleurs reproché d’avoir
mené à mal les négociations de l’Accord cadre de Lomé.
M. Niasse représentait alors l’organisation
internationale de la Francophonie (OIF) et entretenait
une collaboration avec les facilitateurs de l’Union
européenne, de l’Allemagne et de la France.
Les divergences entre l’opposition et le
pouvoir à propos du nom du facilitateur ont amené
l’Union européenne à charger le secrétaire général de
l’ONU de la mission de désigner celui qui sera chargé de
diriger les travaux des discussions inter togolaises.
Pour être confirmée, le choix doit faire l’unanimité
c’est-à-dire avoir l’assentiment aussi bien de
l’opposition que du parti au pouvoir. Certaines sources
font cependant cas d’une certaine réticence du parti au
pouvoir. Michel de Bonne corse, conseiller Afrique du
président français Jacques Chirac a récemment
effectué une mission au Togo dans le but de recueillir
l’assentiment du pouvoir en place.
Le choix du facilitateur constitue le frein
du dialogue national lancé le 18 novembre dernier. Le
dialogue censé résoudre la crise togolaise attend
toujours pour son démarrage effectif. Lancé par Faure
Gnassingbé au lendemain de la présidentielle
controversée du 24 avril 2005, le dialogue est une
exigence de l’Union Européenne pour la reprise de la
coopération suspendue depuis 1993. Le point 1.1 des 22
engagements pris par son défunt père stipule
« l’amorce d’un dialogue avec l’opposition
traditionnelle et la partie civile » en vue de
l’organisation d’élections libres, transparentes et
démocratiques, conformément à un nouveau cadre électoral
consensuel qui sera élaboré.
La question du dialogue entrepris avant le
décès d’Eyadema s’est vue agrémenter de nouveaux
éléments depuis l’arrivée au pouvoir de Faure
Gnassingbé. A la question fondamentale de l’élaboration
d’un cadre électoral consensuel, s’ajoutent à l’ordre du
jour celles de la réforme de l’armée, de la
recomposition de la cour constitutionnelle, de
l’impunité et du retour des réfugiés. Défini pour
s’étendre sur un délai maximum de 4 semaines selon Faure
Gnassingbé, le dialogue risque de dépasser le temps
imparti compte tenu des divergences profondes entre
l’opposition et le pouvoir.
M. Brahimi est ancien ministre des affaires
étrangères de l’Algérie. Diplomate chevronné, il a été
le représentant personnel du secrétaire général des
Nations Unies au cours de diverses missions en
particulier en Afghanistan et en Irak.
Z.N |