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L’on
s’attendait à tout sauf à la médiocre prestation des
Eperviers togolais contre les Simba du Congo. Nos
ambassadeurs se sont laissés dominer pratiquement tout
au long de la rencontre accumulant occasions manquées,
désertion du bloc défensif…
Pour une surprise, ce fut une et de taille. L’addition
fut très salée pour les supporters togolais. Ils
auraient tout parié sauf ça. Ils n’ont pas imaginé un
seul instant que leurs « mondialistes » allaient
commencer si piètrement la CAN. Les causes, il faut
remontrer très loin jusqu’ aux sources. Comme quoi,
tout ce qui commence bien finit bien et tout ce qui
commence mal finit logiquement…
Tout commence donc avec les éliminatoires. Le versement
de prime de qualification fut l’objet d’un bras de fer
entre les joueurs et la Fédération. Tout commence donc
bien. Le problème bouleversera énormément le programme
des préparatifs de l’équipe pour la CAN. Il y a eu à
deux reprises un voyage sur Paris avorté pour les mêmes
motifs.
Finalement, ce problème est résolu, mais quand ? A la
toute dernière minute lorsque la Fédération a su qu’elle
n’avait plus le choix. C’est déjà une source de malaise
au sein de l’équipe. Un malaise dans lequel a dû
intervenir le peuple. Et les préparatifs sont bâclés.
Mais, l’on a tout prévu sauf les circonstances de ce
samedi 21 janvier 2006. Tout le peuple était en liesse.
Le jaune, tout le monde l’arborait. Du plus vieux à
l’enfant qui marche à peine, le virus du ballon a
infecté tout le monde sans exception, aucune. Tout le
monde vivait dans l’attente de 18 h GMT. On bâcle les
derniers travaux et on prend d’assaut les postes
téléviseurs. L’espoir gonflait les cœurs. Malgré une
déception dû au constat qu’il manquait dans l’effectif
leur chouchou… Emmanuel Adébayor Shéyi, les supporters
ne désarment pas. Ils ont foi en Keshi et ses hommes.
Ils ne désarment pas non plus quand à quelques minutes
de la fin de la première mi-temps, Agassa Kossi fut
obligé d’aller chercher le ballon au fond de ses filets.
Ils tiennent bon. Ils ne vont craquer que …que lorsque
le score est porté à 2 buts à 0 en faveur des Simba.
Commence alors la traversée du désert pour ce peuple. Le
score ne bougera plus. La nuit sera blanche pour
plusieurs, les fêtes préparées en cas de victoire
avortent, les cœurs pleurent, que de désolation pour ce
peuple qui s’est accroché à son équipe comme une bouée
de sauvetage.
On parle aujourd’hui d’un accrochage entre l’attaquant
Adébayor Shéyi et le coach Stephen Keshi. L’entraîneur
Keshi accuse le premier de privilégier ses intérêts
personnels à ceux de son pays. Sociétaire maintenant du
club anglais d’Arsenal, Adébayor Shéyi semble se
contenter de son ego de « meilleur buteur des
éliminatoires de la CAN et de star du football
togolaise ». Il a par ailleurs avoué qu’il n’a
jamais été malade depuis son arrivée en Egypte
contrairement aux propos de Keshi faisant état de
problème digestif du joueur.
Le problème est sur le tapis en vue d’une probable
résolution avant les prochaines rencontres contre le
Cameroun et l’Angola. La tâche sera âpre si l’on veut
atteindre le second tour mais on croise les doigts et on
espère car en football, tout est possible. Les togolais
surtout ne veulent pas voir leurs mondialistes revenir
si tôt.
Ce genre de situation de crise survient souvent au sein
des équipes qualifiées pour des compétitions
internationales. Le même scénario s’est produit au
Burkina en 1998, en 2000 au Ghana avec l’équipe
nationale du Togo où l’entraîneur Goëller et le
président de la Fédération Togolaise de Football se
disputaient un véhicule.
Pour l’heure, il revient à Adébayor Shéyi de faire un
sursaut républicain pour mener loin les Eperviers. Quant
à l’entraîneur Stephen Keshi, il ne doit pas se laisser
aller à l’extrême égoïsme quand bien même il a réussi à
qualifier les Eperviers pour la CAN et le Mondial 2006.
Aux dernières nouvelles nous apprenons que les « deux
gloires » du football togolais seraient revenus à de
meilleur sentiments. Adébayor Shéyi poursuit les
entraînements avec l’équipe nationale sous la
supervision de Stephen Keshi. Faure Gnassingbé en
personne serait intervenu pour dénouer la crise entre
les deux hommes.
Selon un responsable de la Fédération Togolaise de
Football « tout est rentré dans les normes » et
Shéyi et Keshi s’entendraient. Ce responsable de la FTF
a par ailleurs estimé qu’ils ont voulu en savoir plus
mais « Keshi n’a pas parlé, Adébayor non plus ».
Il a en outre ajouté que Adébayor « sera titulaire
face à l’Angola et face au Cameroun ».
La Rédaction |